Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
A moy que chault!

RDV

24 Août 2016, 18:38pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

RDV

Voir les commentaires

Un ami

21 Août 2016, 02:18am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

J’ai un ami, appelons-le Gilles pour la commodité du propos, que j’ai toujours beaucoup aimé, pour de bonnes raisons, et souvent détesté, pour de mauvaises. Je l’ai aimé parce que c’est un homme brillant, fidèle, drôle, courageux, entier… Ajoutons à cela un degré non négligeable de folie et d’excentricité qui lui fait incarner l’aristocratie plus sûrement que tous les titres et les particules du monde. Je l’ai détesté parce qu’il est très beau et très intelligent, ce que je trouvais beaucoup pour un seul homme et de ce fait assez injuste et fort insupportable. J’ai haï, petitement, son charisme, sa présence, son aura, les sentiments qu’il suscitait légitimement auprès de la gente féminine. Même en considérant cela parfaitement logique et normal, cela restait agaçant.

Aujourd’hui, par une lubie qui lui est propre, il se lance dans une aventure lointaine et passablement absurde mais, bien sûr, aussi généreuse qu’improbable. Refusant l’ennui et l’embourgeoisement, il s’en va… Démontrant qu’il n’y a pas fatalité, que nous sommes simplement prisonniers de nos frilosités et de nos conforts, il essaye quelque chose… d’un peu con et de largement irresponsable mais peu importe !

Il part deux ans en tout cas. Il va beaucoup me manquer. Et je ne lui souhaite même plus de choper une maladie exotique qui le rendrait bossu et grêlé, c’est dire !

Voir les commentaires

Emmanuel

20 Août 2016, 23:32pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Comme le temps passe… Déjà un an qu’Emmanuel Ratier nous a quitté. Un an qu’il nous manque et que nous nous attendons encore à le croiser au hasard d’un dîner, d’un solstice, d’une fête communautaire, d’une réunion ou en poussant la porte de sa librairie, tant nous ne nous sommes pas habitués à penser son absence définitive.

Je n’étais pas un proche d’Emmanuel mais il faisait partie de ces personnalités qui marquent tous ceux qui l’approchent. Une générosité, une bienveillance, un humour, une volonté, un engagement et une capacité de travail hors du commun qui constituent cette race d’hommes qui font tant défaut à notre époque. Son amitié vous honorait, vous obligeait, vous poussait à vous montrer meilleur pour vous en montrer digne.

Dans un milieu porteur de tant de mesquineries, de laideurs et de déceptions, il était le grand frère lucide mais positif, exigeant mais encourageant, radical mais profondément humain.

Sans partager toutes ses options ni même toutes ses analyses, j’admirais sa capacité d’écoute et de soutien à toutes les initiatives, même les plus modestes, qui pouvaient « aider la cause », son indulgence avec les plus jeunes, son enthousiasme critique mais jamais feint, tellement éloigné de la posture de tant « d’anciens », semi-retraités pleins de suffisance et de mépris du haut du piteux amas de leurs défaites et de leurs reniements.

Au-delà de la politique, par sa bonhomie, sa culture, sa curiosité sans oeillières, son goût pour les joies de la table et de la commensalité, il était profondément, extraordinairement, français. Il n’aurait pas dépareillé à l’assemblée des tontons flingueurs…

Sur l’un de ses livres, il m’avait fait une dédicace « à un cadre NR exemplaire », sans doute imméritée mais que je conserve comme une glorieuse médaille.

Emmanuel me manque comme un membre de ma famille que je n’aurais pas suffisamment connu.

Souvenons-nous, honorons-le, mais surtout continuons à travailler et à nous battre pour ce en quoi il a cru. Je suis sûr que, là où il est, il surveille l’intensité de la flamme qui embrase nos cœurs… Emmanuel, présent !

Voir les commentaires

Pokemon m'a tuer...

18 Août 2016, 14:43pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

On croit avoir tout vu, tout entendu, tout déploré… mais on se trompe. Chaque jour, ou presque, l’époque parvient encore à nous sortir de son chapeau mité un nouvel objet de surprise et d’affliction. Son réservoir d’inepties et d’absurdités désolantes semble sans fond et sa capacité à se renouveler dans l’aberrant et le grotesque ne lasse pas d’impressionner. Dernier exemple en date, la mode hystérique des « Pokemons go » qui s’est répandue sur la planète presque aussi rapidement qu’une épidémie de grippe espagnole. Heureusement, cette nouvelle maladie, contrairement à sa grande soeur de 1918, ne tuera aucun homme puisqu’elle ne touche que les ectoplasmes qui les ont remplacés depuis maintenant de nombreuses années. Mais voyons, « Pokemons go » n’est qu’un jeu, c’est juste marrant et il n’y a vraiment pas de quoi se prendre la tête ! Faut-il être un sinistre grincheux et un affreux pisse-froid pour s’offusquer d’une si sympathique facétie ! Et quand bien même l’intérêt ludique de cette pratique nous échapperait, il suffit de s’en détourner en un haussement d’épaules ! Oui bien sûr, on pourrait – et sans doute devrait-on…- se borner à continuer de construire les murs de sa cabane hors du monde et rechercher dans la fréquentation des muses, de la luxure et des alcools les échappatoires nécessaires à la survie intellectuelle, mais lorsque l’on conserve, malgré tout, une once de respect et d’intérêt – ne serait-ce qu’au nom de ce qu’ils ont pu être…- pour ces hominidés qui occupent la même terre que vous et dont les obligations du monde rendent la fréquentation, même infime, obligatoire, on ne peut assister à leur avilissement croissant uniquement dans le silence et le fatalisme. Voir des individus, dont certains ont dépassé depuis deux ou trois décennies l’âge mongoloïde de l’adolescence, répondre avec une telle gourmande servilité aux moindres stimuli d’une quelconque multinationale du divertissement et s’adonner, avec un enthousiasme frisant la transe collective, à des pratiques qui seraient déjà à peine tolérables dans une cour de récréation d’école primaire, est un spectacle qui mène l’estomac même le plus accroché au bord des lèvres.. Soumission, infantilisation, abêtissement… tout y est… Sans même parler du degré d’intrusion dans la vie privée que représente ce nouveau gadget qui nécessite l’accès à l’historique de recherche Google et aux courriels… Il est vrai qu’étant donné ce qui la compose , leur « vie privée », ils peuvent en effet bien la dégueuler sur la voie publique, ça ne va pas éclabousser grand monde… Le plus troublant – terrifiant en vérité – est le fait que nombre de ces zombies hilares sont des parents, des travailleurs, des responsables, des étudiants… preuve que tous ces mots ont perdu tout sens et toute signification, du moins, en tout cas, qu’ils n’ont plus du tout le même contenu ni la même portée que jadis, quand nos grands-parents et nos arrières grands-parents les incarnaient. On a tué l’âge adulte et la maturité à grands coups de consoles de jeux, de psycho-pédagogisme, de Fast and Furious et de Transformers, d’Harry Potter, de Game of Thrones, de twitts et de facebook, de selfies et de Pokémons .. Il ne reste plus qu’à attendre le jour où, considérant qu’il est plus pratique et plus sympa de se chier dessus que de se déplacer aux toilettes, les post-ados définitifs de l’Occident triomphant remettront des couche-culottes pour s’en aller faire des pâtés de sable virtuels sur les grandes plages du cyber-divertissement sponsorisé par Nintendo et la CIA réunis en un même généreux et merveilleux holding…

Voir les commentaires

RDV

1 Août 2016, 18:25pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

RDV

Voir les commentaires

Combat

27 Juillet 2016, 17:47pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Que l'islamisme des islamo-racailles demi-pédés fumeurs de shit n'ait rien à voir avec un certain Islam, de savants, de poètes et d'universitaires est une vérité. Mais cela ne change rien à la problématique actuelle. Nous ne sommes pas dans un débat théologico-culturel mais dans une guerre de survie. De la même façon que l'on se contrefout que le communisme soit une "belle idée" en soi mais toujours mal appliquée. Ce qui compte justement, c'est l'application. C'est le hic et nunc. Nous ne sommes pas en guerre contre la maison de la Sagesse de Bagdad ou contre Guénon, nous sommes en guerre contre des hordes immigrées qui nous détestent et veulent nous soumettre ou nous supprimer. Ce n'est d'ailleurs nullement une guerre de civilisations, car nous n'en sommes plus une, et eux non plus. C'est une guerre d'enfants bâtards de la modernité. Que nous devons gagner, car nous voulons vivre pour bâtir autre chose.

Voir les commentaires

Chronique d'une fin du monde sans importance

17 Juillet 2016, 16:56pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

La révolution, si je veux !

22 heures, la place de la République est presque noire de monde. Ca sent le shit et la merguez, ambiance à la fois contestataire et détendue, quelque chose entre la fête de l’huma et un concert des Wailers. Arnaud est venu une nouvelle fois avec ses copains de fac parce que, comme eux, il est opposé à la loi sur le travail de la ministre El Kohmri, « El Konnerie » comme ils ont écrit sur l’une de leurs banderolse après un débat de plus de deux heures pour déterminer si on ne pouvait pas voir là une saillie aux relents odieusement racistes. Le travail, lui et ses potes ne savent pas bien ce que c’est mais ils sentent instinctivement qu’on veut la leur mettre à l’envers. Ils n’ont pas tort. Pourquoi bosser plus et dans de moins bonnes conditions au sein d’une économie où les milliards pleuvent comme vache qui pisse ? Toujours sur les mêmes, d’accord, mais justement, pourquoi ne pas mieux partager le gâteau, à défaut de renverser la table ? Ils sont gentiment naïfs… Valls et Gattaz leur ont pourtant bien expliqué pourquoi c’était absolument impossible, pourquoi le SMIG était un frein à l’emploi et le Code du travail un obstacle à la croissance... Mais ils n’ont pas été convaincus. Alors ils nuideboutent, comme ça, tous les soirs, sans trop savoir à quoi tout ça peut mener, juste pour dire qu’ils en ont marre qu’on les prenne pour des cons. Ce n’est déjà pas si mal. On boit des bières, on discute. Puis vient « l’assemblée général », on s’assoit par terre en rangs serrés et on commence à agiter les mains si on est d’accord et à croiser les avant-bras si on est en opposition, le tout dans une expression corporelle étrange, à mi-chemin entre le langage des signes et la danse contemporaine. Le plus souvent, on est d’accord, donc on passe de longues minutes à agiter ses mains en l’air comme de petites marionnettes surexcitées. Arnaud se sent un peu ridicule mais les autres semblent si sérieux que lui aussi s’efforce de prendre un air grave et concentré.

Tous les points de l’ordre du jour ayant été validés – dans un but qui échappe à presque tous les participants… – on peut retourner boire un coup et dragouiller un peu.

« Tiens, elle serait pas mal, elle, si elle se lavait les cheveux... » pense Arnaud à la vue d’un petite brune joviale portant une veste de treillis sur laquelle est planté un badge « Tous frères de misère ! ». Ayant un peu honte de sa réflexion qui lui fait penser aux habituelles remarques à la con de son père, il détourne vite son regard de la chevelure crasseuse pour se concentrer sur le visage de la jeune fille. Il a déjà vu ces traits quelque part, à la sortie d’Henri IV lui semble-t-il, mais oui, il connaît cette fille, c’est Hermione de Saint-Braisé, sa quasi-voisine qu’il côtoyait jadis au catéchisme. Avec son nombril à l’air et son anneau dans la narine, elle a plutôt bien évolué. Il lui adresserait volontiers la parole mais sa timidité le retient. Beaucoup de grands révolutionnaires sont aussi de grands timides, du moins paraît-il, en tout cas croit-il se souvenir…

Une pancarte « Pour le contrôle de la circulation des capitaux » croise un calicot « A bas les frontières ! », un type invective les CRS, de loin, deux autres jouent aux cartes sur le trottoir, de nombreuses têtes sont plongées dans leur smartphone, l’ennui commence à s’installer.

Tout à coup un tumulte dans un coin de la place, des jeunes de banlieues sont venus faire leurs courses. Ils bousculent, arrachent quelques téléphones, quelques paquets de cigarettes, distribuent aussi quelques claques aux rares récalcitrants… La peur et la soumission qu’ils inspirent les fait rire à grands éclats. Ils se savent intouchables en ce lieu de vénération de leur martyr minoritaire, presque admirés. Des membres du service d’ordre leur demande poliment de s’éloigner, ils vocifèrent quelques insultes, pour la forme, puis s’en vont vers d’autres activités plus sérieuses. Le calme est revenu. Il ne s’est rien passé. Le réel a été évacué. On recommence à parler de mixité sociale, de centres d’accueil, de village global et de fraternité universelle…

Le petit matin approche maintenant dans une pâleur discrète. Le Grand Soir est une nouvelle fois reporté. La Nuit Debout va se coucher, ne laissant derrière elle qu’un monceau de déchets et de détritus divers et variés que quelques vrais prolétaires habillés de vert viendront bientôt ramasser tandis que les fils de pharmaciens et les étudiants en sociologie sombrement doucement dans les limbes glorieuses d’un sommeil bien mérité.

Xavier Eman (in Revue Eléments, numéro 160)

Voir les commentaires

Rire et rêver avec Olivier Maulin

16 Juillet 2016, 16:52pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Il faut incontestablement une forme de « génie » pour parvenir à faire rire – parfois aux éclats – en littérature. Olivier Maulin possède indéniablement celle-ci. Il l’a déjà prouvé dans ses précédents ouvrages et récidive brillamment avec son nouvel opus, « La fête est finie », nouvelle saga bouffonne et poétique au cœur de son Alsace natale. On retrouve ici tous les codes, les archétypes et les chevaux de bataille – pour ne pas dire les obsessions - de l’auteur qui, pour autant, parvient à ne pas se répéter et à ravir le lecteur, même habitué de sa prose, de la première à la dernière ligne. C’est que Maulin a réussi à créer un genre à lui tout seul : la farce écolo-déjantée. Une nouvelle fois, l’écrivain rabelaisien nous narre donc les aventures épiques et tragi-comiques d’une joyeuse bande de bras-cassés, déclassés et mal-foutus, partant en guerre contre la modernité et ses abominations. Révolte contre le monde moderne chez les chômeurs en fins de droit et les paysans alcooliques ! Au cœur de cet improbable combat, on croisera un nain Grand d’Espagne, une pianiste bossue, un colosse idiot amoureux de Bach, un cerf dépressif, une jolie et peu farouche sauvageonne, et d’autres personnages hauts en couleurs unis par leur attachement commun à la nature, à leur terre et leurs traditions, au « monde d’avant » et à sa magie, ainsi que – il est vrai - par leur goût « non modéré » pour les boissons à haute concentration éthylique. Car Maulin n’aime pas l’époque telle qu’elle va, son imposition technologique, son tourisme zombifié, son bétonnage, son hygiénisme, ses « winners » bien peignés, une calculette à la place du cœur et un bilan comptable dans le cerveau... Maulin est du côté de ceux qui ont fait un pas de côté, refusant la fuite en avant consuméro-productiviste, l’urbanisme concentrationnaire et l’esclavage salarié, les laissés pour compte de la croissance, les réfractaires au matérialisme et à la course à l’apparence… Il est du côté des poètes, des fous et des petits oiseaux, orphelin d’un monde ou les forêts abritaient des lutins et où les fées se baignaient dans les sources sacrées. Il y a incontestablement du Vincenot chez Maulin, mais un Vincenot qui aurait croisé Frédéric Dard.

En ces temps sombres et accablants, entre menaces et tragédies presque quotidiennes, la lecture de « la fête est finie » est une parenthèse enchantée. Elle nous ouvre les portes d’un monde fantasque, joyeux, bancal et solidaire auquel on veut croire et qu’on souhaiterait ne plus quitter.

Xavier Eman (in quotidien Présent - Chronique de Livr'arbitres - samedi 9 Juillet )

« La fête est finie », Oliver Maulin, Editions Denoël, 240 pages, 18,90 euros.

Voir les commentaires

RDV romain

12 Juillet 2016, 17:04pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

RDV romain

Voir les commentaires

RDV

30 Juin 2016, 18:24pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Vendredi 8 juillet à 20 heures, soirée Livr'arbitres pour la sortie du nouveau numéro (nouvelle formule), à 20 heures au Mareyeur, 38 rue de Vaugirard, 75006 Paris.

RDV

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 > >>