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A moy que chault!

Chrétien ou Païen

21 Septembre 2016, 23:13pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

J'ai le plus grand respect pour mes camarades païens et les questions religieuses n'ont jamais été pour moi un critère permettant de jauger les gens (ce qui me m’offre la possibilité d'ailleurs d'être encore catholique...). Le paganisme fait évidemment partie de l’héritage culturel européen. Pour autant je refuse et rejette le concept de "pagano-christianisme" qui me semble, pour le coup, un syncrétisme typiquement moderne... Personne n'a vraiment tort, personne n'a vraiment raison... On prend d'un côté ou de l'autre ce qui nous convient, ce qui nous arrange... La "virilité" (supposée) et "l'ethnicisme" du côté païen, la transcendance et la charité côté chrétien... On se compose ainsi, comme au supermarché, sa « spiritualité » à la carte, bien conforme à ses engagements et ses penchants personnels et idéologiques (qui finalement priment sur tout…).

Je me souviens, il y a de longues années, jeune militant plein d’enthousiasme et de naïveté, avoir écrit dans « Réfléchir et Agir » un « appel à l’union des chrétiens et des païens contre les ennemis communs ». Un petit texte auquel Robert Dun, figure reconnue et respectée du milieu païen, avait répondu en expliquant qu’il comprenait cette aspiration sans doute noble bien qu’un peu béate, mais que cette « union » était impossible puisque le « christianisme » faisait partie du problème de l’Europe, que c’était « le ver dans le fruit » et que l’Europe ne pourrait revivre qu’en se débarrassant de celui-ci. J’en ai donc pris acte. Ce qui n’a rien enlevé à l’estime que je pouvais avoir pour mon contradicteur ni à l’idée que l’on puisse travailler avec des païens, hic et nunc, pour faire face à des dangers qui nous menaçaient tous deux. Mais la certitude d’une divergence fondamentale de vision de la vie et du monde ne m’a pas non plus quitté. Elle n’empêche nullement le véritable « vivre ensemble » entre gens issus d’une même culture et d’une même civilisation, mais elle mérite mieux qu’une sorte de « gloubi boulga » où, en en fait, on découvrirait, que « l’on est tous pareils, croyant finalement aux "mêmes choses sans le savoir…».

Je crois à la divinité du Christ, à sa Passion et à sa résurrection, à l’universalité de sa parole. Un païen n’y croit pas. Ni lui ni moi ne pouvons donc être « pagano-chrétien » sans nous renier partiellement.

Que ces divergences ne soient pas l’urgence du moment, qu’elles n’interdisent évidemment pas des rapprochements, des collaborations, des constructions communes, c’est une impérieuse évidence. Mais les nier ne reviendrait finalement qu’à participer platement au confusionnisme contemporain.

Il peut y avoir un « pagano-catholicisme » pour ceux qui considèrent le catholicisme comme une norme sociale ritualisée, mais il ne peut y avoir de « pagano-christianisme ».

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Ce qui compte

19 Septembre 2016, 22:45pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

N’ayant pas d’enfants, et désormais assez peu de chances d’en avoir, je suis peut-être plus particulièrement sensible à ces images mais rien ne m’émeut plus que de voir un camarade tenir dans ses bras un nouveau-né ou d’observer une famille joyeusement réunie autour d’une table. Le sens de la vie, il est tellement évident qu’il est là, dans cette continuité, dans cette construction. Des grands yeux hagards ouverts sur le monde, un petit être fragile et magnifique, une promesse, une pureté, une possibilité, un lien avec l’éternité.

Qu’un artiste génial, un guerrier sanguinaire ou un hédoniste absolu et pervers, aient d’autres objectifs vitaux, je peux le concevoir, mais en dehors de ces cas, et de ceux de la fatalité d’une impossibilité organique, je ne comprends pas un refus d’enfantement que je ne peux expliquer que par un nihilisme petit-bourgeois et terriblement moderne. Bien sûr le monde est abject, le présent précaire, l’avenir effrayant, mais tout vaut mieux que le néant. Quoi que nous affirmions ou prétendions, aussi grands soient nos désespoirs et nos déceptions, nous avons été heureux de vivre et de nous colleter avec les saloperies de l’époque, nous sommes heureux d’exister, ne serait-ce que pour pouvoir nous en plaindre et nous en affliger. Nous avons senti, ressenti, aimé, pleuré, haï, souffert, joui… Comment peut-on, par principe, refuser ces possibilités à d’autres ? Et même dans la plus sombre perspective, plutôt suicidé qu’avorté, avoir au moins la possibilité de faire un choix…

Toutes mes réserves de bile, de cynisme, d’amertume – et Dieu sait qu’elles sont vastes- s’effacent devant cet extraordinaire miracle, cette petite révolution, cette étincelle… Je suis si heureux de voir ces naissances autour de moi… Même pas jaloux - ou à peine - juste heureux.

Faire découvrir John Wayne et Michel Audiard à son fils, surveiller les fréquentations de sa fille, lire Jules Verne et le Club des Cinq avec elle et lui, donner à apprendre, à savoir, transmettre, qu’est-ce qui peut concurrencer cela ? Il faut beaucoup de présomption pour croire avoir des missions plus élevées que celles-là… Ou alors, il faut le démontrer...

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Chronique d'une fin du monde sans importance

18 Septembre 2016, 13:39pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Quand la pluie cesse…

Le font posé sur la vitre de la fenêtre, Antoine contemplait avec mélancolie les eaux de la Seine qui se retiraient progressivement des quais qu’elles avaient envahis. Il ne pleuvait plus et un soleil pâle mais conquérant commençait doucement à s’imposer. Antoine soupira longuement, comme accablé. Partout la décrue était annoncée et les inondations ne seraient bientôt qu’un vague mauvais souvenir. Les gens semblaient s’en réjouir sans se poser le moins du monde la seule véritable question, pourtant la plus cruciale, celle qui justement occupait l’esprit d’Antoine et le rendait si sombre et fébrile : de quoi allait-on bien pouvoir parler maintenant ?

En effet, il restait encore près de 8 jours avant l’ouverture de l’Euro de football et Antoine, qui avait espéré que le déluge et son lot de dégâts des eaux occuperaient l’espace communicationnel jusque-là, se trouvait fort dépourvu face à cette longue semaine de conversations à meubler. Bon, avec sa femme, il n’était pas trop inquiet, les coliques du petit dernier, le cancer de belle-maman et les projets de vacances à l’Ile de Ré parviendraient assez sûrement à faire le lien jusqu’au premier match de l’équipe de France. Mais au bureau, cela s’annonçait autrement plus délicat et difficile… Bien sûr, il était toujours possible de ressortir le golem du terrorisme, d’une actualité désormais quasi-permanente, mais c’était un sujet encore top clivant, surtout depuis l’arrivée de Mokhtar au service compta. Mokhtar, le nouvel analyste financier qui se plaisait à répéter que les « terroristes sont souvent des résistants qui ont perdu la guerre », ce qui mettait immédiatement une fort mauvaise ambiance autour de la machine à café qui en perdait alors totalement son rôle « d’espace détente ». Mokhtar était pourtant un parfait exemple d’intégration puisqu’il portait des costumes et des montres de marques, parlait beaucoup d’argent, trompait sa femme avec la stagiaire et se bourrait la gueule le vendredi soir après sa semaine de travail. On ne comprenait donc vraiment pas le plaisir qu’il prenait à gâcher les belles conversations consensuelles du jesuischarlisme climatisé. Peut-être était-il en voie de radicalisation ? Il faudrait penser à le signaler à la hiérarchie.

Toujours est-il que Mokhtar ayant rendu inabordable le sujet du terrorisme, il convenait d’urgence de trouver autre chose, une autre matière à non-débat et à unanimismes bienheureux, et Antoine avait vraiment toutes les peines du monde à imaginer d’autres pistes. Il restait bien les blagues de cul mais comme il fallait désormais qu’elles ne soient ni homophobes, ni sexistes, ni ethnocentrées, ni racisées, cela serait bien insuffisant pour meubler toute une semaine de déjeuners à la cantine, de pauses cigarettes et d’attente à l’arrêt de bus… Pourtant, il aimait bien les blagues salaces. Il en connaissait plus particulièrement une avec un curé, un rabbin et deux putes qu’il trouvait hautement désopilante mais qui lui vaudrait sûrement aujourd’hui un passage devant le tribunal correctionnel si ce n’est un petit séjour à Fleury-Mérogis durant lequel il pourrait méditer sur l’ignominie de son rôle de propagateur de stéréotypes culturels et de pornocrate irrespectueux des croyances d’autrui. Alors, faute de public, il se la racontait parfois à lui-même, le soir, au lit, et riait seul sous les draps comme un enfant honteux.

Les blagues de cul elles-aussi écartées, Antoine, de plus en plus navré et agacé, ne voyait décidément pas d’issue… Il commençait à se demander s’il ne serait pas plus sage de feindre une quelconque maladie qui lui permettrait d’obtenir un arrêt de travail jusqu’à l’attendu coup de sifflet de France-Roumanie, mais la perspective de l’interminable tête à tête avec son épouse l’en dissuada.

Soudain, une petite lueur d’espoir se ralluma dans l’œil morne et presque résigné d’Antoine. Certes, les inondations étaient terminées mais il en restait le commentaire, l’analyse… la recherche des responsables, l’évaluation des dégâts et, bien sûr, la critique des « escrocs d’assureurs » et des « lenteurs de l’Etat »…Avec ça, on pouvait aisément tenir une semaine, peut-être même dix jours ! Antoine était soulagé, rassuré, un léger sourire satisfait vint même illuminer son visage à nouveau presque apaisé.

Pour la suite, le long terme, le lendemain de la finale de l’Euro, il préférait ne pas y songer. A chaque jour suffit sa peine. Et puis, arriverait peut-être une vague de chaleur qui tournerait à la canicule. On peut toujours rêver…

Xavier Eman (in revue Eléments, numéro 161)

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Abel Mestre, la délation pour tous...

13 Septembre 2016, 11:54am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Qu’un site d’information régionale décide de participer à l’aventure d’un club sportif local qui accède à la division sportive supérieure en le «sponsorisant» (à hauteur de ses moyens et en échange d’un peu de publicité),quoi de plus normal ? Pour tout le monde : rien. Enfin pas tout à fait pour tout le monde…

Pas pour le vigilant et ombrageux Abel Mestre, ex-spécialiste de « l’extrême droite » au quotidien Le Monde, dont les qualités de journaliste et d’analyste politique ont été récemment récompensées par une mutation à la rubrique sportive du journal.

Ce dernier est en effet choqué et scandalisé par l’opération car les idées qu’il prête aux rédacteurs du dit site d’information régionale, en l’occurrence Breizh-info.com, lui déplaisent – ce qui est son droit – et donc ne devraient pas avoir leur place dans l’espace public – ce qui est beaucoup plus discutable et beaucoup moins démocratique.

Le petit Abel Mestre (dont on peut connaître la vie et l’oeuvre grâce à l’excellent portrait que lui a consacré l’OJIM),ne pouvant manquer une si belle occasion de réunir ses deux brûlantes et obsédantes passions, le sport et l’extrême-droite, a donc décidé d’écrire un bel article sur ce non-sujet sur le blog qui sert de réceptacle régulier à ses prurits délateurs.

Car dénoncer, nuire socialement et économiquement à ses adversaires, faire des fiches, des sous-entendus, Abel aime vraiment ça, c’est le nectar de ses jours… Heureusement d’ailleurs que c’est pour la bonne cause sinon on pourrait lui reprocher d’employer les méthodes ordinairement attribuées aux croquemitaines de cette extrême-droite tant haïe.

Le but d’Abel est simple (car l’article n’a objectivement aucun intérêt pour un lecteur lambda) : embarrasser le club signataire, alerter les habituelles associations subventionnées pour glapir contre la bête immonde et pousser les élus locaux – qui n’ont rien de plus urgent à faire – à intervenir pour faire capoter la convention et remettre en cause un contrat légalement signé.

Curieusement, Abel Mestre, le nouveau chevalier blanc du sponsoring sportif, ne s’est nullement intéressé aux possibles opinions politiques et hypothétiques engagements des autres, nombreux, annonceurs du club de rugby ; il a concentré sa vindicte et sa hargne uniquement sur Breizh-info, coupable à ses yeux de patriotisme identitaire.

Cette étrange fixation s’explique par le fait qu’Abel Mestre est avant tout un militant politique, activiste antifasciste revendiqué (engagement dont l’urgence et le courage n’échapperont à personne…) et figure bien connue de l’ultra-gauche parisienne. Son but n’est donc nullement d’informer mais de combattre son ennemi, à savoir le golem fantasmatique de l’hydre au ventre toujours fécond…

Un positionnement qui peut se concevoir mais qui délégitime assez largement sa prétention à dénoncer l’absence de neutralité et d’objectivité chez les autres. Une neutralité et une objectivité qui, rappelons-le, n’existent d’ailleurs dans aucun média, chacun ayant une ligne éditoriale et des journalistes qui, n’étant pas (encore) des robots, ont des visions du monde et des appréhensions de celui-ci qui leur sont propres.

C’est donc au nom de son idéologie que le sieur Abel Mestre est davantage outré par le fait qu’un média patriote et enraciné puisse participer, modestement d’ailleurs car ne bénéficiant pas des subsides des multinationales et des institutions à l’inverse du vertueux Le Monde, au développement d’un club de D2 de rugby que par celui qu’un Émirat obscurantiste et esclavagiste possède le club phare de la capitale française. On a les ennemis et les combats que l’on peut.

Grâce à son petit billet numérique, Abel Mestre ira sans doute se coucher fort satisfait et heureux, persuadé d’avoir accompli un nouvel acte d’une résistance particulièrement glorieuse (le logo de Breizh-info n’apparaîtra peut-être pas sur le ballon de deux matchs du championnat ! Sonnez hautbois, résonnez musettes!),et il s’endormira tranquillement, espérant rêver à de nouveaux faits d’armes aussi grandioses et à de beaux tribunaux d’inquisition, citoyens et démocratiques bien sûr.

Quant aux autres, les gens normaux, retenant un bâillement devant tant d’agitation hystérique, ils hausseront les épaules et retourneront à de vraies activités et de vrais problèmes, aspirant pour leur part à une société apaisée où, au delà des discours de convenance, chacun aurait vraiment le droit d’exprimer ses idées et de participer à la vie communautaire locale sans craindre les foudres et les oukazes des sycophantes à jamais enfermés dans leurs névroses et le confort bien-pensant de leurs vigies parisiennes.

Xavier Eman in http://www.breizh-info.com

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MZ

9 Septembre 2016, 21:08pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

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Un couple

5 Septembre 2016, 23:16pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Le cynisme le plus fermement construit et quotidiennement consolidé n’est jamais à l’abri de coups de boutoirs aussi imprévus que désagréables pour ses plus profondes certitudes.

Ils sont un couple, ils sont beaux. Ils sont gentils et drôles. Ils s’aiment. Ils vivent dans un pays de cocagne à leur image : solaire et lumineux. Rien n’a été simple ni tracé pour eux, pas plus que pour quiconque, ils ont travaillé, ils ont construit.

Tout n’est pas dégueulasse, tout n’est pas pourri. Il ne faut pas confondre son monde, celui que l’on produit, que l’on suppure, et le monde tel qu’il est. Sa prétendue laideur n’est finalement que le reflet de notre âme. La vie, la vraie, est belle et peuplée de belles personnes.

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Jérôme

5 Septembre 2016, 16:40pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Lorsque j’étais à l’école primaire à Amiens, nous étions toujours deux à batailler pour la première place de la classe… Moi le fils de bourgeois de droite, et lui le fils de prolos communistes… Nous nous entendions très bien, à l’exception des jours de remise des bulletins ou, invariablement, je le coiffais au poteau de quelques dixièmes de point… chose que je trouvais sans importance mais qui le plongeait dans de grands accès de rage suivis de profondes afflictions…

Je me souviens qu’il se levait tous les matins une heure en avance sur l’horaire nécessaire pour lire rigoureusement, page à page, le dictionnaire Larousse tandis que, pour ma part, je restais sous la couette le plus tardivement possible, déjà fatigué, ennuyé…

Je l’ai revu il y a quelques années, il travaillait dans la fusion-acquisition pour une banque internationale. Il avait une jolie une femme et deux beaux enfants. Il avait réussi sa vie quand j’avais très largement raté la mienne. Il faisait la fierté de ses parents quand je faisais leur désespoir. Nous ne nous comprenions plus et n’avions plus grand-chose à nous dire. Il considérait mes engagements politiques et mon anti-libéralisme viscéral comme une posture d’ex-gamin trop nourri, je voyais son parcours comme un reniement et une revanche sociale que je pouvais comprendre mais que j’espérais que l’on puisse dépasser. Nous nous estimions encore mais faisions partie de deux mondes beaucoup plus éloignés que ceux de notre enfance.

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Migrants, derrière l'accueil, l'exploitation?

30 Août 2016, 15:04pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Paris Vox (Tribune) – A l’heure ou, selon la mairie, entre 80 et 100 migrants clandestins arrivent chaque jour à Paris (combien sur l’ensemble du territoire national ?) et où Anne Hidalgo s’apprête à investir toujours plus d’argent public pour l’ouverture de deux nouveaux centres d’accueil dans la capitale (qui seront très rapidement insuffisants et submergés si le flux d’arrivées n’est pas interrompu), on voit poindre derrière cette « crise humanitaire », le visage ricanant du capital et des intérêts financiers sonnants et trébuchants qui s’en nourrissent.

C’est sans doute en Allemagne que ceux-ci se révèlent avec le plus de clarté. En effet, dans le but affiché et prétendu de « faciliter l’intégration des migrants récemment arrivés dans le pays », l’Allemagne a annoncé son intention de leur proposer des emplois rémunérés 80 centimes de l’heure. Le gouvernement aurait l’intention de créer ainsiquelques 100.000 postes de ce type au cours des trois prochaines années.

Il est vrai que l’Allemagne – dont les libéraux de tous poils se plaisent à vanter sans cesse le « modèle économique » – est spécialiste dans le domaine des rémunérations dérisoires (notamment pour les chômeurs de longue durée), mais les travailleurs allemands perçoivent quand même, eux, au minimum 1,05 euros de l’heure. Grâce à l’arrivée massive de migrants clandestins – qui apparemment ne sont pas tous bardés de diplômes comme le prétendent les gros médias -, l’Allemagne et ses employeurs disposent désormais d’une nouvelle main d’œuvre encore plus bon marché et encore davantage corvéable à merci. Comment mieux illustrer la thèse d’Alain de Benoist parlant de l’immigration comme « armée de réserve du Capital » permettant de faire pression à la baisse sur les salaires en mettant en concurrence les travailleurs européens avec une masse de nouveaux arrivants prêts à accepter presque n’importe quelles conditions de travail et de rémunération.

En 2011, 20 % des salariés allemands étaient déjà payés à un niveau inférieur au Smic horaire français et 40 % avaient un salaire mensuel net inférieur à 1000 euros. En 2012, l’Agence allemande pour l’emploi (BA) a estimé à 7,4 millions le nombre de “mini-jobs”, des contrats à temps partiel rémunérés 450 euros par mois maximum. Des « mini-jobs » qui permettent à peine de survivre (en cumulant souvent plusieurs…) mais qui, selon de nombreux observateurs, se substituent progressivement à des « vrais emplois » et pénalisent donc le marché du travail « normal » désormais soumis à la concurrence du travail « low-cost » largement alimenté par cette immigration tant vantée et réclamée – et on comprend bien pourquoi – par les Thénardiers du Medef.

Si l’on ajoute à cela les actuelles attaques – de plus en plus intenses et répétées, notamment en France – contre la législation du travail et plus particulièrement contre le salaire minimum obligatoire, on perçoit aisément les terribles menaces qui planent sur l’avenir de la situation économique et sociale des travailleurs français et européens confrontés au travail de sape des oligarques du grand Capital assistés de leurs idiot utiles gaucho-immigrationnistes qui, au nom d’un humanisme dévoyé et d’une sensiblerie aveugle, se font les fourriers empressés du patronat le plus avide et le plus rétrograde.

« L’arrivée des migrants est une opportunité économique. » déclarait récemment l’ex-banquier d’affaires Emmanuel Macron. C’est très certainement vrai, mais uniquement pour une infime clique de profiteurs de la finance et d’exploiteurs de la misère, certainement pas pour l’immense majorité des ouvriers et employés européens dont on est en train de faire voler en éclats les dernières protections économiques et sociales, tout en ruinant parallèlement le cadre de vie traditionnel et l’environnement culturel.

Xavier Eman

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RDV

24 Août 2016, 18:38pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

RDV

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Un ami

21 Août 2016, 02:18am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

J’ai un ami, appelons-le Gilles pour la commodité du propos, que j’ai toujours beaucoup aimé, pour de bonnes raisons, et souvent détesté, pour de mauvaises. Je l’ai aimé parce que c’est un homme brillant, fidèle, drôle, courageux, entier… Ajoutons à cela un degré non négligeable de folie et d’excentricité qui lui fait incarner l’aristocratie plus sûrement que tous les titres et les particules du monde. Je l’ai détesté parce qu’il est très beau et très intelligent, ce que je trouvais beaucoup pour un seul homme et de ce fait assez injuste et fort insupportable. J’ai haï, petitement, son charisme, sa présence, son aura, les sentiments qu’il suscitait légitimement auprès de la gente féminine. Même en considérant cela parfaitement logique et normal, cela restait agaçant.

Aujourd’hui, par une lubie qui lui est propre, il se lance dans une aventure lointaine et passablement absurde mais, bien sûr, aussi généreuse qu’improbable. Refusant l’ennui et l’embourgeoisement, il s’en va… Démontrant qu’il n’y a pas fatalité, que nous sommes simplement prisonniers de nos frilosités et de nos conforts, il essaye quelque chose… d’un peu con et de largement irresponsable mais peu importe !

Il part deux ans en tout cas. Il va beaucoup me manquer. Et je ne lui souhaite même plus de choper une maladie exotique qui le rendrait bossu et grêlé, c’est dire !

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