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A moy que chault!

L'entretien

21 Avril 2017, 15:30pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

« Quelle est mon ressenti depuis ma prise de poste ? Quels ont été mes principaux « acquis professionnels » durant l'année écoulée ? Comment conçois-je le relationnel avec mes collègues ? Est-ce que je maîtrise suffisamment toutes les « dimensions » de mon poste pour « devenir force de proposition » ? Quelle est ma conception de mon rôle d'interface entre les collections et les lecteurs ? Suis-je intéressé par une formation qui « interroge nos métiers » ? »

Mi accablé, mi médusé, je m'enfonce légèrement dans mon fauteuil... Il faut que je réponde, c'est évident, que je dise quelque chose d'intelligent, du moins de sensé, de concerné en tout cas... C'est mon gagne-pain quand même... Le truc qui me paye mon HLM et mes cigarettes... Une chance par les temps qui courent... Il faut que je réagisse, que j'argumente, que je mette en avant la « pluralité et la pluri-disciplinarité » de mes tâches, que je vante ma capacité d'écoute vis-à-vis de mes N-1 et mon volontarisme enthousiaste quand aux idées et préconisations de mon N+1... Il faut en tout cas que j'arrête d'avoir l'air d'un débile aux trois-quarts autiste... Déjà l'entrevue a bien commencé :

-  « Ha, je suis bien contente de cet entretien, car on ne peut pas dire que vous soyez très causant au quotidien... ».

Il ets vrai. Ceci dit, je n'ai pas grand chose à dire.

Je gribouille sur le papier devant moi, je ne trouve toujours rien à dire... Pourtant, dans le passé, j'arrivais assez bien à faire semblant, à jouer les impliqués, les motivés, les intéressés... Mais là, je n'ai plus la force, plus l'envie... L'âge sans doute...

Elle me demande ma date d'arrivée dans l'établissement. Je n'en sais rien.

Mon échelon ? Aucune idée non plus.

Visiblement, c'est à son tour d'ête affligée, plongée dans les affres de l'incompréhension...

Et la réforme du statut, j'en pense quoi ? Disons pas grand chose... étant donné que j'ignorais qu'il y en eût une...

Le grand sourire du début s'efface un peu. Cela m'attriste légèrement, car elle est aimable, bienveillante, empathique, pleine d'entrain et de bonne volonté... Elle a l'air d'y croire. On voudrait lui faire plaisir.

Il faut vraiment que je dise un truc... Soudain, j'ai une fulgurance, j'évoque ma conception d'une « politique documentaire davantage tournée vers les acteurs sociaux et les nouveaux publics non-universitaires ». Elle semble intéressée mais je m'épuise vite... Bon, passons à mes perspectives de carrière alors... Mes perspectives de carrière ? Ben comme tout le monde ici je suppose, végéter dans un bureau à faire des trucs chiants jusqu'au jour où tu as gagné le droit d'attendre la mort en étant financé par l'Etat...

Suis-je intéressé par un rôle de formateur ? Ha ben, tu parles ! Vu que je n'ai jamais exactement compris ce que je faisais, ce serait assez amusant de l'apprendre à d'autres... Bon alors c'est acté, on m'inscrit à une « formation de formateurs » ? Ce serait bien, car - elle me le dit sur le ton de la confidence-, je suis l'un de ceux qui a suivi le moins de formations en 2016 et ça, franchement, ce n'est « pas terrible dans un dossier »... Alors, allons-y pour les formations ! En sus, j'opte pour « Accueil des publics handicapés » et « Gestion des conflits »... C'est un peu juste mais ça ira, si je rajoute un « Atelier Power Point » et un « Maîtrise d'Excel niveau 2 »... J'essaye de faire part de mon enthousiasme face à ces réjouissantes perspectives mais apparemment cela passe assez mal... « La formation, c'est uen chance vous savez ! » m'assène-t-elle d'un ton presque vexé. C'est bien mon drame, je n'ai jamais su saisir mes chances.

En tout cas, j'ai clairement perdu des points. Il faut que je me rattrappe si je veux espérer une « réduction d'ancienneté de trois mois », voir même une « promotion sur avis »... J'ai envie alors de m'inventer un drame familial ou une maladie orpheline qui justifierait mon quasi-autisme mais un reste de décence me retient. Moi, grosso modo, j'aimerai juste continuer à faire ce qu'on me demande de faire, ni plus ni moins, et si possible en ayant à communiquer avec le moins de gens possible. C'est une position assez peu défendable. Répandue, certes, mais peu souvent argumentée. Le silence devient lourd.

Je me sens soudain une passion éperdue pour le revenu universel et une envie farouche de voter Benoît Hamon...

 

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Chances pour la France

21 Avril 2017, 14:04pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Esprit simple, voir simplet, je fais le constat suivant: le terrorisme sanglant qui frappe la France est le fait d'islamistes, immigrés récents ou issus d'une immigration plus ancienne.

Aux élections de dimanche, il y a une seule candidate qui s'oppose clairement à la fois à l'immigration et à l'islamisme.

Si on veut vraiment tenter de faire cesser le massacre, le choix devrait être fort simple, évident.

Mais peut-être le blessé n'est-il pas encore assez souffrant, le malade pas assez conscient de son état... Ou trop masochiste...

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Marine

19 Avril 2017, 15:59pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Rien de grand ne sort de la "marée des médiocrités" qu'est l'élection démocratique. Le Front National nous déçoit, est critiquable à nombre de points de vue et n'a évidemment rien d'un parti "révolutionnaire". Pourtant il faut voter pour Marine, sans passion ni espoir, mais par nécessaire appétence pour le "moindre mal" qui menace le pays. Parce que voter est un acte peu contraignant et peu impliquant et que Marine est sans doute la seule candidate pour qui le mot France n'est pas une pure abstraction. Parce qu'il y a encore dans son parti, au-delà de la flopée d'arrivistes, de gamelards, de pédés hystériques et d'antifas convaincus, quelques mecs carrés et respectables. Parce qu'une fois qu'on l'aura fait, on pourra passer à autre chose...

Donc Marine, forcément, obligatoirement. Dérisoirement...

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Relativisme

4 Avril 2017, 16:13pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

« La moraline a pris le pas sur la politique ! … Nous sombrons dans la tyrannie des juges ! … Les médias se substituent aux électeurs !... »

Depuis que François Fillon est confronté à une offensive médiatico-judiciaire spectaculaire et intensive, les « gens de droite », qui sentent une élection qui leur était promise leur glisser doucement entre les doigts, n’ont pas de mots assez durs et d’exclamations assez véhémentes pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une « cabale » visant leur champion. Pourtant, s’il est évident que le « système » a décidé de dézinguer Droopy pour tenter d’assurer l’élection de l’ectoplasme illuminé Macron, force est de constater que la plupart des affaires révélées sont bien réelles, reposent sur des faits avérés ou, tout au moins, des faisceaux d’indices plus que troublants. Bien sûr, on peut, en bon moderne blasé par la corruption et la vénalité généralisées, considérer que les dites « affaires » sont mineures, secondaires, que « les autres font la même chose » et que « c’est celui qui dit qui l’est »… Il n’en reste pas moins que cette accumulation de petits arrangements avec la légalité et la probité est révélatrice d’un état d’esprit, d’une nature même, pour le moins peu engageante, pour ne pas dire totalement répulsive, celle d’un homme avide, calculateur, excité par l’argent et le luxe, népotique et magouilleur. Il est vrai que c’est là un profil assez classique dans le personnel politique de la Ve République, mais il est tout de même assez étrange et étonnant de voir notre belle droite catho-versaillaise, qui aime tant se prétendre détentrice des nobles « valeurs » de la France éternelle, se montrer si indulgente envers ces peu ragoûtants travers. Ainsi la « génération LMPT », que le mariage homosexuel fait tourner de l’œil, s’apprête, sans la moindre gêne ni le plus petit scrupule, à voter Fillon et donc à placer à la tête de l’Etat un homme qui a fait la démonstration de la petitesse de ses préoccupations, de sa mesquinerie (le prétendu « remboursement » du mariage de sa fille…) et de sa déconnexion totale vis-à-vis du monde réel et des difficultés concrètes des français (voir l’indécent et odieux : « Je ne parviens pas à mettre de l’argent de côté… »). Il est vrai que, pour ces gens-là, il y a des choses bien plus importantes que l’honnêteté et le sens du bien commun et de l’intérêt général. Il y a la suppression de l’ISF et la réduction du nombre de fonctionnaires. Les trucs sérieux quoi, "non négociables"… Allez, à part l’éthique, « on ne lâche rien » !

 

 

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