Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
A moy que chault!

Tout et le contraire de tout

8 Mai 2016, 22:28pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Parce qu’il n’est pas aussi révolutionnaire stylistiquement qu’un Céline, moins « politique » qu’un Brasillach ou un Rebatet, Montherlant est un peu le parent pauvre des « écrivains maudits »…. Ex « superstar » des lettres (on peine aujourd’hui à imaginer ses tirages et sa popularité...), il est aujourd’hui largement méconnu, à peine lu… Pourtant, Montherlant incarne, peut-être jusqu’à son paroxysme, l’esprit européen, à la fois dans son intégration du classicisme et dans sa capacité à le transcender, pour ne pas dire à le subvertir… Dernière le masque grec souvent artificiellement brandi, se cache un auteur étonnamment moderne, un écrivain du doute, de la fêlure, de l’ambivalence… Chantre de la grandeur de l’être humain, il l’est aussi de sa faiblesse, et, finalement, de l’équivalence des deux. Homme complexe, meurtri par ses démons intérieurs (qu’il ne faut ni ignorer ni sur-interpréter), Montherlant est un fabuleux révélateur de l’âme et des arcanes de celle-ci, toujours plus subtiles que ne le le voudraient les chercheurs de vérités simplistes. Montherlant est un vrai écrivain, c’est à dire qu’il n’est ni philosophe, ni militant politique, ni théologien, ni sociologue, ni psychanalyste mais un peu tout ça à la fois. C’est un extraordinaire « montreur de vie », metteur en scène d’un spectacle que l’on ne veut pas forcément découvrir et qui explique sans doute assez largement l’actuel désintérêt un peu blasé et méprisant qu’il suscite.

Voir les commentaires

RDV

3 Mai 2016, 16:22pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

RDV

Voir les commentaires

Plus qu’hier, moins que demain…

2 Mai 2016, 22:26pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Je refuse cette idée « d’âge de raison » qui, fort curieusement, correspond à celui des reniements, des embourgeoisements, des conforts et des lâchetés. Je rejette ce tropisme universel qui devrait « naturellement » mener tout un chacun de la radicalité au compromis, de l’activisme au conservatisme, de l’exigence à la mesure. Je trouve odieuse la vision de la jeunesse comme un âge de la naïveté, de la bêtise exaltée et des utopies ridicules qui seraient, heureusement, corrigées par le passage des ans, l’apport de l’expérience et l’avènement de la « sagesse » vue comme une soumission bienheureuse et satisfaite aux diktats du temps. Que celui qui reste fidèle aux rêves et engagements de ses vingt ans soit considéré comme un hurluberlu ou un adolescent attardé est la pire des forfaitures, la plus indigne des mystifications, entretenue par tous les traîtres et les vendus, bien contents de moquer ceux qui n’ont pas « grandi », comme eux, en conformisme et en servitude. J’affirme comme purement moderne l’idée que les grands espoirs, les grands sacrifices, les grands engagements seraient réservés aux prurits irresponsables des « jeunes années »… Toute l’histoire, jusqu’à la misère de notre temps, démontre et prouve le contraire. Soit une idée est bonne, juste et vraie, soit elle ne l’est pas. Elle ne change pas de nature au rythme de l’accroissement de l’embonpoint, de la chute des cheveux, des exigences de bobonne, des avis d’impositions, des remarques de la belle-famille et des plans de carrière. Que le cœur batte moins vite avec les années, que le souffle se fasse plus court, c’est une chose ; mais dégueuler un discours moralisateur et condescendant, « pragmatique » disent-ils, pour justifier cette baisse d’afflux sanguin, en est une autre. Ce n’est pas à la jeunesse de changer le monde – pendant que l’on souscrit des assurances-vie tout en promulguant des conseils avisés de « prudence » - c’est à la flamme de la jeunesse d’embraser la triste plaine de notre époque en restant active et brûlante dans la poitrine de tous ceux qui en ont un jour ressenti la chaleur et crû à la nécessité du grand incendie qu’elle peut provoquer. La jeunesse n’est pas un exutoire, c’est un commencement. L’activisme n’est pas une branlette compulsive précédant l’abstinence sentencieuse. C’est une école, une étape, un passage. Les méthodes, les attitudes, les implications peuvent changer tant que l’intensité et l’intransigeance sont intactes. Il a toujours un moyen de donner, toujours un moyen de servir. Il ne s’agit pas d’être des héros mais d’humbles serviteurs d’une cause qui, si elle n’était que passagère, n’a jamais vraiment compté. Il n’existe pas d’anciens combattants d’une guerre qui n’a pas été menée jusqu’au bout. Un prétendu « ancien », quand il n’a pas 80 ans, vingt cicatrices et dix médailles, n’est rien d’autre qu’un retraité qui ne mérite que l’indifférence polie que l’on réserve à ceux qui ont renoncé.

Voir les commentaires

De quoi la Porsche est-elle le nom ?

30 Avril 2016, 11:40am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

En France, chaque année, des centaines, voire des milliers, de voitures de prolos sont intentionnellement brûlées par des racailles, un peu partout en France et en particulier dans les banlieues les plus déshéritées de l’hexagone et dans lesquelles, on l’oublie parfois, essayent encore de survivre un certain nombre de petits blancs et, plus globalement, de braves gens. Dans l’indifférence générale, absolue.

Ces autodafés sont devenus des coutumes, presque des traditions, que les médias évoquent avec ennui, d’un simple point de vue comptable, comparant froidement les statistiques d’une année par rapport à l’autre. Mais il suffit, un jour, que quelques manifestants belliqueux incendient, à Nantes, une Porsche garée le long d’un trottoir et l’on change immédiatement de registre, de gravité. On tire la sonnette d’alarme, les médias tirent en première page, on interroge la victime, sa famille, on ausculte leur « traumatisme », on compatit à leur « peine » et à leur « colère ». Les voitures de police (payées par les crétins de contribuables…) et les autolib’ (qui servent à ceux qui n’ont pas les moyens de s’acheter de véhicule personnel…), cramées les jours précédents dans le désintérêt le plus complet, auraient vraiment de quoi se montrer jalouses. Mais, avec la Porsche, l’incendie d’automobile se métamorphose pour devenir un crime terrible, un crime contre le temps, contre l’esprit du temps. Peut-être le pire de tous. Car en s’attaquant à une Porsche c’est au rêve plus ou moins secret, plus ou moins honteux, de tout un peuple, de tout un pays, auquel on s’attaque ! C’est à l’aspiration au luxe et au bling bling du smicard, de l’ouvrier et de l’employé de bureau que l’on s’en prend ! C’est le symbole de la réussite et du bonheur que l’on blesse, que l’on souille ! A quoi pourrait-on encre rêver dans un monde où même les gens qui roulent en Porsche ne sont plus en sécurité ? Les incendiaires de Nantes sont des salauds et des criminels car – contrairement aux racailles banlieusardes qui n’attaquent jamais le monde privilégié et luxueux auquel ils fantasment d’accéder – ils ne respectent pas l’argent et ces signes extérieurs. Ils s’excluent donc des bornes communes, et des désirs partagés. Peut-être est-ce par jalousie revancharde et par envie refoulée. Peut-être. Mais peut-être pas. On n’est pas obligé d’admettre systématiquement les explications psychanalytiques du cinglé en chef Freud. Peut-être est-ce un véritable appel à la décence, peut-être est-ce un vrai acte de « guerre des classes », une véritable façon de dire qu’un monde où des gens qui survivent dans des taudis avec le RSA cohabitent avec d’autres qui mettent 60 000 (ou bien plus...) euros dans un tas de ferraille n’est pas tenable, n’est pas supportable, pas viable à long terme, que les différences de qualités, de travail, de chance, de mérite – qui doivent être bien sûr être récompensées – ne peuvent pas pour autant justifier des inégalités aussi énormes, insanes, écrasantes… De tout façon, dans le doute, il faut condamner ces pyromanes, et sévèrement, car ils sortent de leur rôle habituel et le crime de lèse-majesté est trop important. D’ailleurs, les réactions scandalisées que l’on peut observer, à tous les coins de l’échiquier politique, montrent bien quels sont les véritables totems modernes. Alors fini de jouer, fini de rigoler. Casser les vitrines de petits commerçants de Bastille à Nation, passe encore, mais on ne touche à la dernière ambition, la dernière chimère, de l’occidental de 2016 A son ultime phare dans la nuit.

Xavier Eman (www.parisvox.info)

Voir les commentaires

Les véhicules anciens interdits à Paris

26 Avril 2016, 09:26am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Voir les commentaires

Ceux dont il faudrait essayer d'être dignes

25 Avril 2016, 23:24pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Voir les commentaires

Correspondance

25 Avril 2016, 22:05pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

En jetant un œil par le fin interstice de la boîte aux lettres, il voyait bien qu’elle était vide mais, encore une fois, il allait tout de même l’ouvrir pour passer lentement la main sur le fond métallique, caresser l’absence. On ne sait jamais… Il répétait l’opération deux ou trois fois par jour, au cas où la Poste ait ajouté récemment de nouvelles tournées de distribution… En vain. Toujours. Pourtant il savait que des gens reçoivent des lettres. Pas des factures, des avis d’imposition, des demandes de dons ou des publicités, non, de vraies lettres avec de vraies choses écrites dedans, des lignes personnelles, des questions, des réponses, d’écrasantes légèretés, de pénétrantes superficialités…. Il avait bien tenté de voler les missives des boites voisines mais il s’était blessé la main sans résultat. Lui, pourtant, avait écrit des centaines de lettres, des milliers peut-être, à des correspondants innombrables et anonymes qui n’avaient jamais daigné lui répondre.

Voir les commentaires

Elections municipales à Rome : sortir du chaos ?

15 Avril 2016, 12:30pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Rome, ville éternelle qui fait encore rêver tous les amateurs d’histoire, d’art et d’architecture dans le monde, est pourtant en train de traverser l’une de spires crises de son histoire moderne.

En effet, le personnel politique municipal ayant été balayé par des affaires de corruption de grande ampleur (notamment le scandale « Mafia Capitale » qui a éclaboussé tous les partis du système), la capitale italienne est depuis plusieurs mois en déshérence, quasiment à l’abandon. Eclairage public défectueux voir absent dans certaines rues, ordures ménagères non ramassées, parcs et jardins non entretenus… la ville offre désormais un bien piètre visage, notamment aux touristes qui repartent choqués d’une telle dégradation. La presse internationale, et notamment américaine, s’est d’ailleurs largement fait l’écho de cet état de délabrement latent de la cité de Romulus et Remus, ce qui ne risque pas d’arranger la situation économique de la ville dont le tourisme est l’une des principales ressources. Si on l’ajoute à cela, l’afflux grandissant d’immigrés clandestins en provenance notamment de Lampedusa, la multiplication des « centres d’accueil », qu’il entraîne, et la hausse de la délinquance qui l’accompagne, l’état des lieux est aussi inquiétant que consternant. Ainsi, le quartier de la gare centrale de Termini n’a-t-il désormais pas grand-chose à envier à notre jungle calaisienne… S’y promener le soir ou même simplement traverser la nuit tombée est devenu une expérience à hauts risques.

Pour tenter de sortir de l’ornière, des élections municipales anticipées auront donc lieu en juin. Après la démission, en octobre 2015, de la majorité du conseil municipal menée par Ignazio Marino (Parti démocrate, centre-gauche), un boulevard semblait ouvert pour une reprise en main de la ville par la droite. Mais c’était sans compter sur la capacité de tergiversations et de de division de celle-ci. On assiste en effet aujourd’hui à une multiplication des candidatures, également à gauche il est vrai, mais principalement à droite.

Ainsi, Forza Italia, le parti de l’increvable Silvio Berlusconi, soutient Guido Bertolaso, l’ancien chef de la protection civile, qui, juste après son annonce de candidature, a fait des déclarations en faveur des immigrés et a exprimé sa sympathie pour son adversaire de centre-gauche. Pas vraiment le genre de discours que le peuple romain « de droite » veut entendre dans l’état actuel des choses…

Ensuite, on trouve Giorgia Meloni, ancien membre du Mouvement Social Italien, qui a initialement soutenu Bertolaso, mais s’est depuis déclarée candidate. Francesco Storace, ancien président de la région du Latium et figure du « post-fascisme », est également candidat.Quant à la Ligue du Nord, elle a décidé de soutenir Giorgia Meloni.

Enfin, le mouvement de droite radicale et sociale Casapound, présentera également un candidat en la personne de Simone di Stefano, comptant sur son travail quotidien aux côtés des citoyens romains, notamment face à l’afflux migratoire, pour jouer les trublions dans ce scrutin.

Un paysage politique passablement morcelé donc, qui laisse toutes les portes ouvertes quant à l’issue d’une élection qui se jouera sans doute dans les coulisses, par des accords entre partis de centre-droit. Des « arrangements » entre amis qui non pas grand-chose à voir avec le grand coup de balai et de renouveau politique dont la ville a clairement besoin. Quoiqu’il en soit, celui qui se retrouvera à la tête de la majorité municipale aura d’imposants chantiers devant lui et pas de droit à l’erreur, sous peine de voir la Cité antique s’enfoncer un peu plus dans une tragique et mortifère tiers-mondisation. D’ailleurs certains commentateurs n’hésitent pas à dire qu’aucun candidat n’est véritablement pressé et enthousiaste à l’idée de récupérer ce cadeau empoisonné.

Xavier Eman (in Présent du 14 avril 2016)

Voir les commentaires

Lo Zar non è morto

13 Avril 2016, 20:20pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Voir les commentaires

Super catho vs Moyen catho

13 Avril 2016, 14:44pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Je suis fasciné par les gens qui se disent, s’affirment publiquement, « très catholiques ». C’est ce « très » qui me « questionne », comme l’on dit, beaucoup. Dans la bouche de Mère Thérèsa ou de Charles de Foucauld, il me surprendrait déjà, mais dans celle de gens qui sont – malgré leurs sans doute éminentes qualités… – assez éloignées de ce genre d’existences et de ce niveau de don de soi, j’avoue que cela me plonge dans des abîmes de perplexité, pour ne pas dire d’affliction.

D’abord, bien entendu, parce que cela évacue toute notion d’humilité, qui me paraît pourtant un élément assez essentiel du fameux catholicisme dont ils se disent les « champions », mais ensuite, et surtout, parce que cette expression introduit une hiérarchie interne (auto-proclamée) justement totalement étrangère, voire antinomique, au dit « catholicisme »

« Je suis TRES catholique » signifie en réalité « je cultive avec particulièrement d’ostentation les signes extérieurs d’un catholicisme social ». C’est tout. Ce n’est pas très grave, il y a pire crime de nos jours, mais cela ne mérite néanmoins pas une oralisation aussi satisfaite que répétitive. Cela crève les yeux de tous de toute façon: tu joues en effet TRES bien les cathos.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 > >>