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A moy que chault!

Pierre Gattaz, le cynisme et l’indécence

29 Mars 2016, 21:12pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Le président du Medef, l’homme qui souhaite la suppression du salaire minimal – cet horrible et insupportable frein à la croissance et à l’emploi -, trouve par contre tout à fait normal que le PDG de PSA, Carlos Tavares, double sur un an son déjà substantiel salaire, passant de 2,6 à 5,24 millions d’euros annuels. « Bravo, remarquable, c’est la rémunération de la réussite et en effet il faut savoir récompenser la réussite ! » s’exclame même joyeusement le numéro 1 des (gros) patrons avant de préciser : « l’entreprise automobile était en grande difficulté il y a quelques années, c’était société qui était en perdition, qui allait sur les rochers. Carlos Tavares a redressé en 18 mois un fleuron de notre industrie »

Ce discours pourrait éventuellement être audible si tous les acteurs du redressement de l’entreprise, du bas au sommet de la hiérarchie, bénéficiaient, dans la même proportion ou tout du moins de façon significative, des fruits de ce « renouveau » évoqué par Pierre Gattaz et de la nouvelle santé du constructeur. A moins de considérer, ce qui semble être le cas, que le PDG est le seul et unique artisan des meilleurs résultats de la société, le reste du personnel – ingénieurs, cadres, employés, ouvriers – n’étant que des pions interchangeables dont le travail n’a pas d’influence sur les bons ou mauvais bilans de l’entreprise.

Ce discours serait également peut-être acceptable s’il fonctionnait dans les deux sens, c’est-à-dire si, lorsqu’une entreprise connait des difficultés, au lieu de licencier des ouvriers et de supprimer des emplois ou de partir vers d’autres cieux en empochant ses stock-options et/ou en bénéficiant d’un parachute doré (retraite chapeau ou autres joyeusetés), les « patrons » divisaient par deux ou trois – voir plus – leurs salaires afin de participer à l’effort collectif et de « payer » leur responsabilité dans la mauvaise passe ou le naufrage.

Les deux conditions évoquées ci-dessus n’étant évidemment pas remplies le moins du monde, les propos de Monsieur Gattaz doivent être pris pour ce qu’ils sont : une méprisante et indécente démonstration de solidarité de classe, une tape sur le ventre entre parvenus contents d’eux-mêmes, un glaviot à la face de tous ceux à qui on explique sempiternellement – quels que soient les circonstances – qu’on ne peut augmenter leurs salaires dérisoires sous peine de perte de productivité et de catastrophe économique.

Austérité, précarité, flexibilité d’un côté, salaires et rémunérations de plus en plus indécents de l’autre… Pierre Gattaz et ses acolytes voudraient relancer une « lutte des classes » prétendument terminée qu’ils n’agiraient pas autrement… Le tout sous un gouvernement dit « socialiste », témoin passif et impuissant qui se borne à de fallacieux discours « moraux » de façade tout en menant une politique chaque jour plus libérale et favorable non pas à l’économie réelle et à l’entrepreunariat local des PME/PMI mais aux appétits toujours plus insatiables des oligarques, de la finance, des grands groupes et des multinationales.

Xavier Eman

www.parisvox.info

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Cendres

26 Mars 2016, 19:44pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

« D’un mois sur l’autre, il était devenu une toute autre personne. Cet âge où l’étudiant fier d’avoir des idées vire sa cuti pour s’installer dans l’âge d’homme servile, qu’il est laid… Je voyais autour de moi, succombant à cette peste, les meilleures de mes connaissances rentrer dans le rang, replier leurs idéaux comme des tentes qu’on démonte. Leurs colères s’espaçaient. Leurs rires, leurs moqueries, ils les rangeaient dans une armoire, entre deux boules de naphtaline. Ils mettaient de l’eau dans le vin que nous avions bu ensemble à la santé de l’impossible. Je les ai vus s’engouffrer diplôme en main comme la fleur au fusil, sous le porche des plus grandes sociétés. Je les savais s’épier désormais, se jalouser, ouvrant des trappes pour les canards boiteux, se dépassant, se surpassant. Et quand Damien bascula de l’autre côté, avec le plus grand naturel… »

Eric Faye, « Les cendres de mon avenir », Editions Stock

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C'est parti!

26 Mars 2016, 11:27am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

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Bientôt...

25 Mars 2016, 09:16am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Bientôt...

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Chronique d'une fin du monde sans importance

23 Mars 2016, 12:30pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Résistance !

Assis à la terrasse du Foutriquet, rue Oberkampf, le menton enfoncé dans son écharpe 100% cachemire naturel, les joues piquetées de petites rougeurs causées par la brise glaciale, une roupie commençant à perler à la commissure de la narine gauche, Jean-Marc résistait. D’ordinaire, il buvait plus volontiers du Coca Zéro mais aujourd’hui, face aux diktats des intégristes mahométans, il avait opté pour un verre de Sylvaner vendanges tardives de chez Chalaudié, une petite maison familiale qui faisait un travail remarquable sur la minéralité des saveurs, en biodynamie évidemment. Ils n’étaient pas nombreux à avoir sa trempe et à affronter les frimas du début d’hivers autour des quelques guéridons de faux marbre et ainsi adresser un gigantesque bras d’honneur aux tueurs de Daech. Les quelques courageux s’échangeaient toutefois des regards complices et déterminés. S’il fallait picoler jusque tard dans la soirée, voir jusqu’à l’aube, on pourrait compter sur eux. Dans le coin le plus opposé de la terrasse, une jeune femme poussait l’héroïsme jusqu’à arborer une mini-jupe écossaise ras la salle de jeux, éclatant symbole de liberté et d’émancipation dissipant un peu les ombres obscurantistes qui s’étendaient lentement sur la patrie du string et des droits de l’homme. Par contre, elle avait sagement caché sa petite croix de baptême sous le col roulé de son pull en mohair. Il ne faut pas non plus confondre résistance et provocation. En tout cas, ici, c’était clair, on ne passe pas ! On ne recule plus. On ne lâche rien. L’apéro et le rock progressif ne se laissent pas intimider aussi facilement ! D’ailleurs, surplombant l’entrée du bistrot, un drapeau tricolore avait rejoint le rainbow flag LGBT. Quelque chose était indéniablement en train de se passer. La civilisation relevait la tête.

Le vent redoublait. Les éternels pleutres pressaient le pas pour rentrer chez eux, sans même jeter un regard au glorieux estaminet. On serrait les dents. La certitude de la victoire compensait la froidure croissante. Quand vous êtes tolérant, anti-sexiste, citoyen mondial, écolo, libéral-libertaire, quand vous êtes l’homme nouveau de la société sans racines, sans religion, sans foi, sans frontières et sans sexe, que peut-il vous arriver d’autre que de triompher ? On ne vient pas à bout d’une armée de sourires béats, de cœurs généreux, de bras ouverts, de danseurs fraternels, de clowns humanistes, de bisous multicolores, de marcheurs blancs, de rondes silencieuses, de cheveux fleuris, de pianistes johnlennonesques, de pétitionnaires indignés, de ballons gonflables et de chapeaux-crayons…

Dans les séries télévisées américaines les morts-vivants finissent toujours par perdre, mais dans le monde réel les vivants-morts gagnent toujours.

Bien décidés à ne rien changer, ni dans leurs habitudes ni dans leurs certitudes, confiants en leur vision du monde et de l’avenir comme éternel présent, droits dans leurs bottines Finsbury, les Jean Moulin du kir/cacahuètes étaient transis mais sereins.

En face, les monstres étaient mus par un idéal délirant pour lequel ils étaient prêts à tuer et à mourir, les gentils, eux, avaient à défendre un mode de vie à la fois fun et raisonnable pour lequel ils étaient prêts à vider des bouteilles et à allumer des bougies. L’appel du DJ répondait à celui du Muezzin. Le choc s’annonçait titanesque, la lutte acharnée. Le beaujolais nouveau arrivait, les barbares n’avaient désormais qu’à bien se tenir.

Xavier Eman ( In revue Eléments)

www.revue-elements.com

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Tous unis contre la haine!

21 Mars 2016, 08:30am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

J’ai été ému par la nouvelle campagne télévisuelle d’information contre le racisme, montrant des membres de minorités – dans les épisodes que j’ai eu la chance de voir : des arabes et des noirs – se faire passer à tabac par des hordes identitaro-skinoïdes après que les propos stéréotypés et stigmatisants de souchiens imbéciles ont entamé le terrible processus. Le message est clair, rappelé toutefois par l’ultime slogan : « Le racisme, ça commence avec des mots, ça finit par des crachats, des coups et du sang. »

Emu donc, bouleversé même, par tant de réalisme, par le talent de réalisateurs ayant réussis à retranscrire à l’écran avec une si parfaite honnêteté, justesse et fidélité le quotidien de la France et des Français de 2016. Bravo à eux. Il était tant d’avoir le courage de dénoncer les véritables maux qui rongent notre société.

Habitant à Paris et y circulant, notamment en métro, je n’en pouvais plus de voir, dans les rames nocturnes notamment, ces jeunes arabes en survêtements baisser les yeux et se tasser sur leurs fauteuils, apeurés, à chaque entrée d’une bande de petits blancs arrogants et agressifs. Et quelle n’étaient pas ma honte et mon courroux quand, dans la rue, j’apercevais ces groupes de noirs rasant les murs, tremblants, abandonnant le haut du pavé à des blondinets vociférants et gesticulants. Et je ne parle même pas de la petite mama noire bousculée à la sortie de la poste par Jean-Baptiste et François voulant lui arracher son sac à main. Quant à la petite Fatima, pensant avoir le droit de sortir en jupe et se faisant insulter et cracher dessus par des catholiques intégristes, je préfère ne pas en parler tant l’émotion et la tristesse m’envahissent.

Il était, nous l’avons dit, vraiment plus qu’urgent que tous ces phénomènes odieux soient dénoncés avec force, avec une véhémence en rapport avec leur ampleur, et, en tant que contribuable français, je suis fier d’avoir apporté mon écot aux centaines de milliers d’euros dépensés pour traiter cette urgence politique et sociale.

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Meublé

18 Mars 2016, 09:59am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

J’habite un « meublé »… J’aime les « meublés ». Enfin le mot surtout… « Meublé », ça a un côté cinéma en noir et blanc, roman de Simenon... Ca fait désuet et pauvre. Pauvre, mais propre, bien tenu. Prêt à recevoir la visite du commissaire Maigret ou d ‘une cousine qui s’appellerait Hortense. J’habite un meublé… C’est très « France d’avant ». Ca sent un peu l’encaustique et le poulet rôti du dimanche. Poulet qui « fait » presque toute la semaine. Froid avec de la mayo le lundi, carcasse réchauffée le mardi, et ultimes restes en hachis le mercredi. J’habite un meublé… Ca fait vieux garçon qui lit des 10/18 jaunis dénichés chez le bouquiniste et qui repasse une chemise une fois par mois pour aller au théâtre et ensuite manger des huîtres dans une brasserie art-déco des Grands-boulevards, à la table du coin, celle qui permet d’observer la salle. J’habite un meublé... J’y vois une armoire normande aux portes bancales et grinçantes, j’entends le tic-tac d’une vieille horloge, le miaulement d’un chat… Un jour, j’habiterai un meublé.

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Hors-Série, en vente au Colloque de L'Iliade, samedi 9 avril

18 Mars 2016, 09:16am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Hors-Série, en vente au Colloque de L'Iliade, samedi 9 avril

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Affliction

17 Mars 2016, 12:01pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Quand l’esprit de clan prend le pas sur l’esprit de justice, voilà un spectacle tout à fait fascinant…

Voir les mêmes qui passent leurs journées à dénoncer les tendances pédomanes de leurs adversaires, à chasser les bouts de nichons ou de fesses dans les productions cinématographiques,qui dégueulent leur haine à chaque fois que Fdesouche fait état d’un tripotage de culotte chez les « muzz », prêts soudainement à blanchir n’importe quelle crapule ou malade du simple fait qu’il est « de leur côté », membre de cette pauvre institution si attaquée qu’est l’Eglise catholique, est vraiment un spectacle des plus accablants.

Qu’il ne faille pas « hurler avec les loups », c’est certain, qu’il faille tout autant respecter la « présomption d’innocence » (sur laquelle ils s’assoient d’ailleurs joyeusement lorsque le suspect s’appelle Moktar ou DSK…), bien entendu. Mais qu’il faille par réflexe pavlovien inverse à celui de l'adversaire chercher à minimiser des actes sordides et à justifier des camouflages qui le sont presque autant, c’est atterrant. Contre-productif en plus, évidemment, entretenant le soupçon et l’amalgame.

« Le Piss Christ », une pauvre « œuvre d’art » - déjà oubliée - réalisée par un artiste à la con défoncé à la colle à bois, voilà une injure suprême à notre Seigneur contre laquelle il faut se mobiliser et s’insurger farouchement !!! Par contre le tripotage ou l’enfilage de gamins, ce ne sont que des petites histoires internes sans grande importance et qui ne méritent pas tout ce foin… C’est ça être « catholique » ? « Tradi » en plus ?

Il semblerait bien que le Grand Inquisiteur ait définitivement gagné…

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Montjoie Saint Denis!

16 Mars 2016, 13:48pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

  • « Putain les gars, on est attaqué, vite serrez les rangs ! »
  • « Ha merde, qu’est-ce qu’on nous reproche ? »
  • « Des conneries de gauchistes… »
  • « Du genre ? »
  • « D’avoir couvert et minimisé des faits de pédophilie… »
  • « Et c’est vrai ? »
  • « Mais t’es con ou quoi ? On s’en fout ! Je te dis que ce sont des trucs de gauchistes pour salir notre mère la Sainte Eglise ! »
  • « Oui mais… »
  • « Putain ta gueule, on se serre les coudes, on serre les dents ! »
  • « Mais c’est quand même grave… »
  • « Ha ben ils sont bien placés pour parler, eux, avec leur Cohn-Bendit, leur Jack Lang et leur Frédéric Mitterrand ! »
  • « Heu... « On n’est pas plus pédophiles que vous ! », c’est ça la ligne de défense ? »
  • « Heu non... La ligne c’est « Encore ces sales gauchistes qui s’en prennent à l’église, ha c’est facile, pis c’est pas gentil, le mec il tripotait peut-être un ou deux scouts mais il distribuait des vêtements aux pauvres, de toute façon y’a toujours deux poids/deux mesures, nous les cathos on est persécutés, ça serait un Imam on en ferait moins d’histoires… »
  • « Ha ok… et la stratégie ? »
  • « On ferme les yeux, on se bouche les oreilles et on gueule bien fort. »

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