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A moy que chault!

Des bras pour porter des idées

25 Décembre 2020, 15:32pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

En une vingtaine d'années, la droite radicale a totalement perdu la rue, quand elle ne l'a pas simplement abandonnée. S'il existe sans doute quelques contre-exemples ponctuels et locaux, le constat est sans appel et il suffit, pour finir de s'en convaincre, de comparer la capacité de mobilisation, d'influence et d'instrumentalisation de l'extrême-gauche lors les derniers mouvements sociaux et protestataire avec les rares récentes tentatives d'action publique, type manifestation, de la mouvance nationaliste et identitaire. « Il n'y a pas photo » pourrait-on dire.

La rue délaissée, les efforts militants se sont redéployés sur divers axes : le tout-médiatique, pour la frange électoraliste, la métapolitique pour d'autres et les diverses formes de réseaux sociaux pour beaucoup d'individus esseulés ou revenus de toutes les appartenances partisanes. Si chacune de ces voies a pu produire des « gains » et même obtenir certains succès, aucune n'a pu atteindre son but final, que ce soit la « prise de pouvoir », « l'entrisme médiatique » ou la « conquête des esprits ». Ainsi, on se retrouve aujourd'hui avec un parti « national » qui pèse dans les urnes mais est totalement exsangue idéologiquement et vidé de toute force militante, une sphère « intellectuelle » relativement active et foisonnante mais qui semble fonctionner en vase-clos et peine à offrir des perspectives concrètes à son auditoire, deux ou trois chroniqueurs télévisés « réacs » divinisés mais toujours aussi perdus et isolés dans la matrice journalistique libérale-libertaire dont ils ne sont que la caution, et des youtubeurs plus ou moins histrionnesques qui gèrent chacun leur petite épicerie pour le plus grand plaisir d'une masse croissante de cyber-consommateurs/commentateurs. Par ailleurs, nourri par le mépris réciproque des uns et des autres, le divorce entre les « grosses têtes » et les « gros bras » semble consommé, les premiers s'enfermant dans leurs salles de conférences tandis qu'une partie des seconds s'enfonce dans l'activisme stérile d'une violence provocatrice et nihiliste ou dans des démarches purement individualistes. Bref, à l'heure où les périls s'accumulent et s'accroissent, où la répression et le contrôle se renforcent, où les ennemis s'aguerrissent et s'organisent, et où le système accélère sa prise de contrôle de toutes les dimensions de l'existence, la situation n'est pas très brillante...

En fait, on peut penser qu'il est arrivé au milieu nationaliste/identitaire la même chose que, plus généralement, à l'ensemble de la modernité technicienne : un excès de « spécialisation ». Chacun en effet s'est peu à peu tourné vers un seul « rôle », une seule « fonction », et ne s'est plus consacré qu'à celui-ci, sur le plan du fond ou de la forme, en se coupant des autres dimensions d'une action politique « complète », « globale ». Les « cogneurs » cognent, les « intellos » débattent, les « pragmatiques » se présentent aux élections sous des couleurs délavées qui ne sont pas les leurs et chacun ignore l'autre, quand il ne le dédaigne ou ne le déteste pas, et tout le monde avance (ou recule) d'un pas lent et boiteux car privé d'un élément ou un autre nécessaire à la prise sur le réel, à l'efficacité politique. Un corps sans tête, une tête sans corps, des bras sans idées, des idées sans bras, pour les porter, pour les défendre, jusque dans la rue, cette fameuse rue désertée et pourtant vitale. On a en effet souvent répété que le temps n'était plus aux « partis de masse », ce n'est pourtant que partiellement vrai car si nous sommes en effet bien à l'heure du réseautage, des médias sociaux, des « influenceurs », du tout écran et du tout virtuel, on voit également bien comment les mobilisations « physiques », les mouvements de rue, parviennent encore à influer sur l'opinion publique, à peser sur le débat public, voire à intimider le pouvoir. On peut le constater que ce soit au travers des succès de l'activisme LGBT, « Blacks Lives Matters » ou encore des actions médiatiques des associations de soutien aux migrants clandestins... Si nous ne sommes plus au temps des « masses », nous sommes encore à celui des foules encadrées et cornaquées par des militants professionnels.

Il paraît donc urgent de rompre avec l'atomisation et l'autisme qui prévalent trop souvent dans « nos milieux », de dépasser les divers « snobismes » et les inclinations personnelles, pour mettre en place des structures transversales et englobantes, impliquant tous les « types » de militants au service d'un objectif commun, comme cela a pu être être brièvement le cas au sein du Front National avant la scission. S'il n'est pas envisageable aujourd'hui que cette mise en commun des talents et des tempéraments se fasse sous l'égide d'un parti unique, on peut l'imaginer sous la forme de campagnes coordonnées, d'actions ponctuelles, de partage de compétences et de moyens entre groupes autonomes. Pour ce faire, il est indispensable que les gens se connaissent, se rencontrent, discutent, se fréquentent, se côtoient, sans souci des écarts générationnels, des différences sociales... Belles listes de vœux pieux, me dira-t-on. Pourtant des initiatives existent déjà en ce sens, il suffit de les encourager, de les soutenir, de les améliorer, d'en dépoussiérer certaines, d'en créer de nouvelles, de sortir d'une concurrence de chapelles pour passer à une fédération de chapelles, chacun conservant ses spécificités et son indépendance.... « L'unité » totale n'est pas à l'ordre du jour, trop de gens se sont déjà cassés les dents sur cette utopie qui nécessite sans doute des circonstances (encore plus) exceptionnelles et une ou des personnalités hors du commun, mais la mutualisation des forces sur des projets précis et concrets est autant possible que nécessaire. Une grande coopérative nationaliste et identitaire, où chacun trouvera son rôle et place, voilà mon souhait en cette période propice aux bonnes intentions qui ne restent pas toujours lettres mortes.

« Nos idées sont dans toutes les têtes »?! Peut-être... mais elles manquent tragiquement d'incarnation, de chair... Il leur faut, pour s'épanouir, de la vie et du tumulte, des cris sous les fenêtres et des étendards dans les rues ! C'est en les séduisant, les surprenant, les bousculant, les choquant même parfois, que nous sortirons nos compatriotes de leur torpeur mortifère. Pour cela nous avons autant besoin d'hoplites que de centurions, de penseurs et de poètes. La jeunesse, la fougue, parfois la violence, au service de l'intérêt commun et de la voie tracée par l'analyse et la réflexion.

 

 

 

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Noir c’est plus noir !

11 Décembre 2020, 12:28pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Est-il insultant, haineux, abject, en un mot « raciste », de désigner quelqu’un par sa couleur de peau ? Oui, si l’on en croit le psychodrame « antiraciste » qui a frappé le monde du sport et le landernau politico-médiatique à l’occasion de la rencontre de football entre le PSG et le club turc du Basaksehir (voir ici). Pourtant lorsque l’on veut désigner à l’attention d’autrui une personne dont on ne connaît pas le nom, n’est-il pas tout à fait logique et normal de la qualifier par le trait distinctif le plus parlant, le plus évident ? C’est bien sûr ce que la plupart des gens font quotidiennement. Si ce procédé d’usage commun peut paraître déplacé ou désobligeant lorsqu’il réduit la personne concernée  à un handicap ou à un trait particulièrement disgracieux (« le borgne », « la boiteuse »,  « le bigleux », « l’obèse »… etc… encore que généralement la personne n’est pas sensée entendre cette qualification…), il n’en est rien lorsqu’il s’agit de couleur de peau, celle-ci n’ayant rien de péjorative, de dégradante ou d’indigne en soi. A moins d’avoir honte de celle-ci, de la porter comme une disgrâce, une souffrance ou un boulet…  Or ce n’est pas le cas, puisqu’on nous rebat au contraire  quotidiennement  les oreilles avec l’affirmation  de la « fierté noire » (« Black lives matter ! », « Black pride ! », « Black power ! »…). Puisque les noirs sont  fiers de l’être, en quoi est-il raciste et injurieux de dire qu’ils le sont ? C’est  parfaitement absurde et profondément tartuffe,  mais nous en sommes pourtant  là… Pour quelle raison ? Et bien parce que l’antiracisme activiste est devenu si  vindicatif et totalitaire qu’il interdit aux blancs le droit même de prononcer un mot que seuls les principaux intéressés peuvent utiliser pour se qualifier. Evidemment cet interdit chromatico-sémantique n’est valable que dans un sens. Comme toujours.  « Je suis noir si je le veux, ce n’est pas au blanc de m’assigner à une couleur de peau dont pourtant je suis très fier ! »…  On voit bien que nous ne sommes plus là dans le domaine du débat rationnel mais dans celui des psychopathologies, dont l'une des expressions les plus fréquentes est l’hystérie. Une hystérie qui nourrit ce que l’on peut désormais  appeler sans exagération une nouvelle Terreur. Une Terreur « antiraciste » avec sa loi des suspects, ses condamnations arbitraires, ses procès sans avocat, ses lynchages collectifs, ses chasses à l’homme… Une Terreur où « l’antiracisme » n’est en réalité que le cache-sexe d’un autre racisme, anti-blanc celui-là, d’une volonté revancharde d’humiliation et de soumission des anciens prétendus « maîtres ».

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Psychodrame antiraciste au Parc des princes

10 Décembre 2020, 14:24pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Hier soir, les amateurs de football s'attendaient à assister à un match de haut niveau entre le PSG et les turcs du Basaksehir Istanbul avec, à la clef, une possible qualification du club parisiano-qatari pour les 8e de finale de la Ligue des champions. C'était sans compter sur le terrible drame qui allait interrompre la rencontre à la 13e minute...

C’est à cet instant que le monde du foot, pour ne pas dire le monde tout entier, basculait dans l’horreur et l’innommable. En effet, frappé d’un carton rouge pour un comportement inadapté (sur lequel absolument personne ne s’est interrogé jusque là….), un membre du « staff » de l’équipe turque affirmait avoir été traité de « négro » par le 4e arbitre. Entre incompréhension, hurlements divers, intervention des joueurs, s’en suivait un moment d’une grande confusion aboutissant sur le retour des deux équipes aux vestiaires et la plus grande incertitude quant à la reprise possible de la rencontre.

Face à cet incident, les journalistes entraient alors en transe  ! Sans qu’aucune vérification ni encore moins enquête n’aient été effectuées, ils n’avaient pas de mots assez forts pour dénoncer l’ignominie des propos tenus par le quatrième arbitre ni de mines assez compassées pour assurer de leur soutien et de leur sympathie la «  victime  » de ceux-ci. Le moment était grave, chacun semblait avoir perdu un être cher et un spectateur prenant le cours de la retransmission à cet instant aurait pu croire qu’un nouvel attentat islamiste avait été perpétré dans l’enceinte du Parc des princes. Mais non, il ne s’agissait que de mots, des mots «  abjects  » des «  mots  » honteux, peut-être, mais néanmoins des mots. Et quels mots d’ailleurs  ? Car si l’un a entendu «   négro  », l’arbitre principal, lui, affirme que son collègue lui aurait dit  : «  Il faut sanctionner l’homme noir là bas, son comportement est inadmissible  » . Or en roumain – la langue parlée par les 4 arbitres du match – «  noir  » se prononce «  negru  », d’où la possible confusion.

Terreur antiraciste

Bien sûr, on peut trouver la formulation maladroite, voire déplacée, on peut regretter que l’on désigne une personne par sa couleur de peau (qui n’a pourtant rien de honteuse…) mais cela mérite-t-il une telle hystérie, un tel déchaînement de réactions outrées (allant jusqu’au plus hautes instances du sport et de la politique !) et, au final, le report d’une rencontre internationale  ?

Mais le temps n’est ni au bon bons sens et encore moins à la mesure. Il est à la terreur antiraciste, celle qui ne «  laisse rien passer  » qui applique la «  tolérance zéro  » (qu’on préférerait voir appliquer dans la rue pour la sécurité des citoyens), qui juge et condamne sans tribunal ni avocat. Peu importe la réalité des faits, des «  mots  » en l’occurrence, les circonstances ou les intentions des uns et des autres, l’inquisition antiraciste a immédiatement tranché  : le 4e arbitre est coupable du plus grave des crimes actuels, il doit être chassé, répudié, radié, en attendant une éventuelle condamnation pénale à la hauteur de l’abomination de sa faute.

Cette affaire est, hélas, loin d’être anecdotique, elle révèle un climat délétère nés de l’activisme «  antiraciste  » le plus exacerbé, avec ses génuflexions obligatoires et ses «  blacks lives matter  » compulsifs. La prétendue lutte contre le «  racisme ordinaire  » exprimée par une infime minorité d’individus aboutit peu à peu à la généralisation d’un «  antiracisme  » vindicatif, hargneux et au bout du compte totalitaire, qui surveille la moindre parole, le moindre écart de langage, qui punit impitoyablement le plus petit manquement à la doxa contemporaine, à la nouvelle religion «  vivre-ensembliste  », le tout sous les applaudissements de la foule en liesse. On pourra légitimement penser qu’il ne s’agit pas là d’un progrès. On pourra même juger cela très inquiétant.

Xavier Eman  ( Paris Vox

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