Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
A moy que chault!

L'Espagne, une, grande, libre, et riche de ses autonomies!

29 Octobre 2017, 15:36pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Je suis français. J'aime les accents régionaux, les coutumes et les spécificités locales. Je regrette la fin des locuteurs bretons ; la déperdition de l'usage de l'alsacien au sein des jeunes générations me navre. Je suis heureux de dormir dans la chaumière de ma grand-mère auvergnate et suis révolté de la destruction de la maison à colombages de mes ancêtres alsaciens. Mais je suis français. Giono m'émeut, Pagnol m'enthousiasme, Balzac me fascine, Flaubert m'impressionne. Ils sont fils d'une terre, fruits d'un particularisme, mais ce sont des écrivains français. Je ne suis pas Basque mais je ne suis pas un étranger lorsque je me trouve assis à la table d'une féria bayonnaise. Je ne suis pas Breton, mais je ne suis pas un importun lors d'un Fest-Noz à Quimper. Ceux qui prétendent le contraire seront mes ennemis. Je suis français. Le sang commun versé dans les tranchées de 14 sacralise sans doute plus tragiquement et fondamentalement que tout le reste cette union sacrée, ce pacte qui fonde un peuple et une nation.

Une identité forte et sûre d'elle peut pleinement s'assumer et s'entretenir dans le cadre d'une entité plus grande qu'elle. L'histoire nous le démontre en d'innombrables occasions.

L'autonomie me semble une quête légitime de reconnaissance et de responsabilité. L'indépendantisme se rattache davantage à un prurit égoïste et micro-jacobin qui lève des frères les uns contre les autres à l'heure des enjeux continentaux et civilisationnels.

Sa terre de naissance est une Patrie, la France est une Nation et l'Europe un Empire. On peut ressentir un attachement plus viscéral à l'une ou l'autre de ses appartenances, l'un ou l'autre de ses cercles identitaires – pour moi c'est donc la France -, mais il faut aimer et défendre les trois. Sous peine de faire le jeu des diviseurs, des chantres de l'atomisation et des promoteurs des nouvelles guerres civiles au service du rouleau compresseur mondialiste.

Voir les commentaires

La vie et rien d'autre

22 Octobre 2017, 21:05pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Tout le cynisme, toute la tristesse, et toute cette prétention frustrée qu'on appelle le « désespoir », s'effacent à intervalles réguliers devant certaines extraordinaires productions du vivant. Je parlerais volontiers des incroyables monstrations de la nature, ces spectacles vertigineux de grandeur et d'humilité, d'altière résignation dans leur immuable présence, mais je le ferais fort mal. Je n'y suis jamais convenablement parvenu, ne réussissant que fort maladroitement à retranscrire les impressions sensorielles et sensuelles. Je ne parlerais donc, peut-être un plus justement, que de l'humain dans son quotidien et ses parfois improbables expressions.

La misère de notre condition n'est pas un débat, c'est un fait indiscutable sur lequel il faut malgré tout tenter de construire une existence. Et lorsque la vôtre est trop médiocre ou trop bancale, il faut s'appuyer sur celle des autres pour ne pas renoncer et tenter dé découvrir les voies de la rédemption. Ces voies sont nombreuses mais elles ne portent finalement qu'un seul nom : « l'amour », terme qui fait sourire les fats et les imbéciles qui le confondent avec le romantisme névrosé de la modernité.

Tant que l'on aime, on est digne d'être vivant. Et c'est pour nous transmettre ce message que Jésus est mort en croix, pas pour calculer la longueur des jupes, fixer le menu du Vendredi ou pour imposer une morale sexuelle de tartuffes apprentis pédomanes.

Il faut donc se réjouir des lumières du monde et se battre avec le dernier acharnement contre tout ce et tous ceux qui cherchent à les éteindre. Peu importe que ces lumières soient parfois trop lointaines pour nous réchauffer au quotidien, peu importe notre place dans le scénario, notre reconnaissance ou nos récompenses, il faut lutter pour ce qui est encore beau. Le protéger, l'encourager, le célébrer. Avec nos faibles forces et capacités. Il y a des maîtres et des valets, mais il y  a aussi des maîtres indignes et des valets grandioses, l'honneur est du côté des seconds. Servir n'est pas un terme dégradant, c'est au contraire la gloire des humbles.

 

Voir les commentaires

Destins

22 Octobre 2017, 16:53pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

« Quelques années avant la guerre, deux étrangers très obscurs arrivèrent en Suisse. Ils se ressemblaient, sans se connaître. Pareillement épuisés, hâves, inquiets,traînant sur la terre d'asile leurs souliers couleur de grand'route, c'étaient des proscrits ignorés, de pauvres hères, presque des vagabonds. L'un venait de l'est et gagnait Zurich ; l'autre entrait par le sud pour se rendre à Lausanne.

Durant de longs mois, au fond des bas quartiers, ils endurèrent la faim. Pour ne pas mendier, ils acceptaient les plus décourageantes besognes. Pourtant, le soir, regagnant tout rompus de fatigue leurs noirs logis, ils montraient des visages d'hommes heureux. C'est qu'ils allaient retrouver pour un moment l'oubli de leur misère et sa récompense : des livres, du silence, le droit d'être seuls et de penser.

Chaque nuit, deux lampes éclairaient des fenêtres sans rideaux de deux mansardes. Deux hommes veillaient. L'un à Zurich, l'autre à Lausanne. Accoudés à des tables grossières, ils posaient dans leurs mains des front pareillement hauts et dévastés. Comme ils se ressemblaient ! Mêmes crânes, mêmes regards. Ces yeux, également durs et mobiles, remplis d'un feu sombre et d'éclairs errants, que cherchaient-ils dans les recoins obscurs des garnis ? Quels chimères, quels fantasmes ? A quoi pensaient ces hommes venus de si loin ? Quels espoirs les enfiévraient ainsi, avant que les jetât tout vêtus sur leurs grabats ?

L'un de ces hommes, celui de Zurich, s'appelait Wladimir Illitch Lenine ; il quitta sa chambre meublée pour aller tuer le tzar et mourir sur son trône ? L'autre, celui de Lausanne, s'appelle Benito Mussolini. Il discte ses volontés à Rome. L'Italie ose à peine lever les yeux vers la fenêtre du palais, où, parfois, il vient appuyer son front pensif.

N'est-il pas doublement miraculeux, ce hasard qui fit vivre côte à côte, au temps de leur errante pauvreté, l'homme des drapeaux rouges et l'homme des chemises noires, le prophète et le condottiere, le pape des Soviets et le due du Fascio – les meneurs des plèbes nouvelles, les dictateurs enfin, « les hommes qui voulurent être rois »- ceux-là seuls qui, dans la vieille Europe libérale et parlementaire, osèrent à l'heure où croulaient les monarchies, se déclarer partisans d'un pouvoir sans tolérance et sans contrôle ? »

 

Henri Béraud, « Dictateurs d'aujourd'hui », 1933.

 

Voir les commentaires

Des sous pour la réinfo!

22 Octobre 2017, 14:52pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Voir les commentaires

L'affaire Weinstein

15 Octobre 2017, 21:48pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Même quand elles visent une grosse merde comme Wenstein, les curées ont toujours un arrière-goût vomitif… Tous ces gens qui savaient et qui se sont tus; qui, par leur silence, sont en fait partiellement complices des agissements du gros porc et qui aujourd’hui se posent en procureurs et en accusateurs publics… Toutes ces actrices qui, pour des rôles, pour de l’argent, pour de la gloire, ont participé, toléré et cautionné ce système de corruption perverse, et qui jouent aujourd’hui les pauvres victimes traumatisées, les oies blanches souillées par le super vilain de l’histoire, un peu comme des tapins du bois de Boulogne qui se retourneraient contre leur proxo parce que celui-ci a cessé de leur reverser leur part des bénéfices… A gerber.
C’est tout le monde du cinéma qu’il faut passer au napalm.

Une actrice, c'est un fille qui suce et se fait tamponner par un producteur pour avoir un rôle. Une victime de harcèlement et d'agression sexuelle, c'est une fille qui suce et se fait tamponner par un producteur mais n'a pas le rôle.

En matière de "harcèlement", la présomption d'innocence est donc objectivement supprimée.
Au-delà des cas sans doute avérés et bien sûr odieux liés à un milieu totalement pourri, désormais n'importe quelle frustrée, hystéro, amoureuse transie, maîtresse répudiée, mythomane, ambitieuse perverse peut librement dégueuler, accuser, salir n'importe qui, sans preuve autre que sa parole sacrée, et être applaudie pour cela.

Amusante (façon de parler...) cette société qui n'a de cesse, d'un côté, de dénoncer les "heures les plus sombres de notre histoire" tout en entretenant avec assiduité et même frénésie, d'un autre côté, la vieille tradition de la délation française ("dénonce les racistes", "dénonce les "porcs"", "dénonce les méchants"...).

 

Voir les commentaires