Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
A moy que chault!

Bon anniversaire à oim

31 Mai 2016, 23:15pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Voir les commentaires

In Memoriam

27 Mai 2016, 22:25pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Je sais bien qu’ils ne sont musicalement pas les Rolling Stones ni même Noir Désir, mais, lorsque, le week-end dernier, à Rome, à proximité du Colisée, j’entends « A jamais idéaliste », je ressens le même enthousiasme, le même frisson, la même fièvre que lorsque, à 17 ans, j’écoutais les cassettes et les premiers CDs dans mon petit village de province, entourés de fans de Mario Kart et de fumeurs de joints, et que je me disais « Putain, je ne suis pas tout seul… ». Et voir aujourd’hui des camarades d’une nouvelle génération communier dans la même ferveur, la même chaleur, la même excitation est la preuve d’une véritable transmission, d’une vraie communauté, d’une appartenance qui n’est pas que de mots. « In memoriam » est un mot de passe, le code secret d’une confrérie qui n’est pas un snobisme mais une exigence. « In memoriam » rend impossible le cynisme et le dégoût dont je suis pourtant d’ordinaire un client un peu trop facile, un peu trop complaisant. Le monde n’est pas à l’image de mes faiblesses. Et voilà ce qu’est la bonne musique populaire, non pas technicité ou virtuosité, mais rencontre entre des textes, des mélodies et un public. Une alliance de sensibilités. Une aspiration et des rêves partagés.

Voir les commentaires

Manifestation à Rome - Vidéo officielle

27 Mai 2016, 15:43pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Voir les commentaires

Anniversaire

25 Mai 2016, 23:17pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Jamais complètement débarrassés des oripeaux de notre jeunesse, quand vient l’écueil des 40 ans, bien sûr que nous sommes un peu ridicules aux yeux de ceux qui se confondent désormais avec les costumes/cravates qu’ils prennent pour le symbole de la maturité quand il n’est que l’uniforme du reniement, de l’acceptation. D’évidence, ce sont eux qui ont raison, qui ont les meilleures armes, les plus solides PEL, les meilleurs plans de carrière et de vacances all-included. Il ne s’agit pas de les mépriser ou de les honnir, ils ont des mérites et des courages que nous n’avons pas, il faut bien de l’abnégation et de la constance pour vivre pleinement dans la réalité. Nous ne le pourrions pas. Ils nous moquent, nous les plaignons. Ils ne rêvent pas assez, nous rêvons trop. Ils nous voient comme des clowns, nous les savons morts-vivants. Ils nous traitent d’utopistes, d’idéalistes, de romantiques. Ils ont raison. Mais ces mots qu’ils prennent pour des injures, nous les considérons comme des étendards. Inadaptés, asociaux, excentriques pour avoir trop écoutés nos anciens et voulu, au moins un peu, leur ressembler. Nous ne chantons pas à la fin des banquets seulement parce que nous avons trop bu, mais parce que les paroles des hymnes glorieux résonnent en nous comme autant d’ordres et de promesses. Nous trébuchons sur un chemin escarpé, glissant, pentu, couvert de ronces qui peut sembler absurde mais que nous ne pourrions quitter sans déchoir. Nous ne sommes ni pires, ni meilleurs, nous avons bifurqués. Peut-être jouons-nous des rôles mais c’est parce que nous avons encore le goût de jouer. La vie ne peut pas être seulement ce qu’elle prétend être, nous voulons la bousculer, la forcer, la blesser pour qu’elle se révèle, se démasque. Nous avons trop pris les livres, les poèmes, les discours et les slogans au sérieux pour les reléguer sans en mourir dans la malle oubliée des souvenirs perdus.

Voir les commentaires

Osez le viol!

14 Mai 2016, 14:14pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

La salle de réunion du centre social Salvador Allende de Trappes était presque comble. C’était la première fois qu’une réunion de l’association rassemblait un public aussi nombreux. Apparemment, le thème de la soirée, « Approches sexuelles insistantes par des migrants : en parler sans discriminer ! » avait trouvé un assez large écho dans la population, succès dont Bérénice Delafosse, la présidente-fondatrice de « Osez le cuni! », ne pouvait que se féliciter. Son choix courageux - et contesté - de « délocaliser » les rencontres-débats de l’association (même si elle préférait l’expression « groupe de parole et d’investissement citoyen ») du 8e arrondissement jusqu’à Trappes semblait porter ses fruits. Il est vrai que les précédentes éditions avaient été assez peu mobilisatrices, les thématiques choisies - « Ma fille est un pédé comme les autres » et « La hiérarchie dans l’entreprise, un viol symbolique ? » - s’étant révélées par trop avant-gardistes et élitistes.

Ce soir, c’était en tout cas une assistance dense et attentive qui se pressait sous les néons tremblotants du préfabriqué en attente de réhabilitation depuis 2003. Malgré la lumière crue et impitoyable des tubes lumineux creusant les rides et accentuant petites rougeurs et prémisses de furoncles, l’atmosphère était à la communion, sinon à l’enthousiasme. Mêmes les quelques hommes arrachés au confort footbalistique de leur téléviseur arboraient des mines aussi affables que concernées. C’est bien évidemment Bérénice qui introduisit la soirée - à « Osez le cuni! » il n’y a pas d’autorité imposée mais une préséance naturelle - en dressant un tableau aussi émouvant qu’empathique de la situation des populations migrantes mâles, déracinées, rejetées, dénigrées, confrontées à une presque complète « carence affective » pour ne pas dire un total « déficit affinitaire » pouvant conduire, parfois, à des comportements non-appropriés. Du moins tant que ceux-ci ne sont pas « correctement interprétés » par les individus en situation de féminité qui en sont la cible… Ainsi il fut clairement démontré que le sifflement égrillard du beauf européen blanc à la vue d’une jeune femme passant devant la terrasse où il est attablé n’avait absolument rien de commun avec le doigt malingre, souffrant et affamé introduit fugacement dans l’anus d’une passante sur le parvis de la gare de Cologne. Agression machiste et dégradante, vestige de l’oppression patriarcale occidentalo-bourgeoise dans le premier cas, cri de détresse et appel à la solidarité sexuelle transnationale dans le second. Une dichotomie confirmée par les témoignages qui suivirent, émanant de jeunes femmes confrontées à des « sollicitations érotiques énergiques » que leurs préjugés culturels et sociaux avaient pu leur faire percevoir, dans un premier temps, comme des « agressions ». Ainsi Anne-Marie, piquante blonde au léger strabisme, expliqua-t-elle, avec beaucoup de retenue et de dignité, que « ce qui la dérangeait le plus », ce n’était pas tant de se faire tripoter dans la rue mais le fait que cette palpation ne soit pas précédée d’une demande aimable et courtoise, en bonne et due forme. Cependant, elle admettait évidemment qu’étant donné le « fossé linguistique » ce préalable oral se réduise à sa plus simple expression et laisse finalement fort naturellement la place à une démonstration physique plus explicite. Il est bien sûr hors de question de condamner qui que ce soit pour des déficiences dans la maîtrise des langues étrangères. Quant à Laurence, jeune obèse magnifique d’acceptation de soi dans son legging moulant et son micro tshirt à paillettes, elle fût très applaudie lorsqu’elle déclara que « comme tout le monde », elle était fascinée par la grosse bite des fiers peuples subsahariens mais qu’elle se sentait insultée que ceux-ci pensent devoir la lui « imposer » alors qu’elle ne souhaitait que s’ouvrir et s’offrir à eux dans une démarche à la fois de rédemption vis-à-vis des crimes coloniaux passés et de sublimation festive sexuello-érotico-multiculturelle. « Nos frères du néo-prolétariat en état de mouvance n’ont pas besoin d’user de violence pour accéder à notre intimité charnelle, arme consciente et généreuse d’intégration massive ! Nos orifices accueillants sont autant de nobles fêlures dans le mur de haine et de rejet que tentent de construire le Front National et ses affidés ! L’ouverture à l’autre, à nous de l’incarner au quotidien, concrètement !» fut la conclusion de la dernière intervenante, saluée par la standing-ovation d’une assemblée au bord de la transe. Seul incident à déplorer, un individu de type masculin, qui exhibait l’indécence de son phallus de substitution - sa voiture, un break Renault odieusement familial - pour proposer à des participantes de les raccompagner chez elles, dût être exfiltré par la sécurité du lieu avant qu’il ne soit molesté par la foule. L’identité du provocateur n’a pas encore été révélée.

Xavier Eman, in revue "Eléments" numéro 159.

Voir les commentaires

Juste un peu de décence...

12 Mai 2016, 00:34am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Juste un peu de décence...

Voir les commentaires

Cannes 2016

10 Mai 2016, 20:31pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

« Et la palme d’or 2016 est attribuée à… Jörgen Sanjeeha pour « La souffrance en héritage » !!! »

Résumé : « Joseph, matricule 278 452 à Birkenau, termine ses jours paisiblement dans une petite ville du nord de la France, entre le souvenir de Judith, son épouse, violée, étranglée, écorchée, écartelée puis immolée par des miliciens, et sa collection de timbres, ultime passion, ultime réconfort. Mais sa tranquille fin de vie va être bousculée par un événement inattendu : l’arrivée dans la petite ville d’un groupe de migrants chassés de leur pays par la misère et la guerre. Dès leur arrivée, les réfugiés sont confrontés aux tracasseries administratives, à la méfiance de la population et à la brutalité de la police… Les volets et les portes se ferment. Les regards se détournent. Une indifférence peureuse qui lui en rappelle une autre.

Alors, malgré le poids des années, malgré la faiblesse physique et la maladie qui le ronge, Joseph va rompre avec son quotidien cotonneux pour porter assistance à une famille de migrants, la famille Azaroui, composée de Hussein, professeur de lettres classiques, son épouse Samia, chirurgienne cardiaque et leurs deux fils, Idir et Moktar, étudiants, l’un en philosophie comparée, l’autre en génie civile. Leur rêve : rejoindre l’Angleterre et y recommencer une vie paisible et honnête, loin de la haine et de la folie des extrémistes, dans un pays où le Front Patriote ne fait pas 30%. Un Front Patriote dont les gros bras, avec la complicité des forces de l’ordre, patrouillent la nuit dans les rues de la petite ville, armés de gourdins et barres de fer, pour rosser, parfois jusqu’à la mort, les rares migrants qui se hasardent en dehors de leur camp de fortune pour tenter de trouver quelques nourritures dans les poubelles des bourgeois barricadés derrière leurs portes blindées. Joseph va donc brûler ses dernières cartouches de vie pour permettre à cette famille de traverser la Manche. Un dernier combat qui va le rapprocher de sa fille, Sophia, exilée il y a plusieurs années à Paris pour pouvoir vivre son homosexualité loin des préjugés et des sarcasmes.

C’est dans ses bras que va mourir Joseph, le sourire aux lèvres, jetant un dernier regard vers la mer sur laquelle glisse la barque familiale qui entraîne les Azaroui vers leur nouvelle terre d’accueil. Une barque de bois blanc baptisée « Exodus ». »

- Critique : « Sans pathos ni manichéisme, le réalisateur finno-srilankais aborde courageusement un sujet à la fois original et ô combien délicat. Avec sensibilité mais sans sensiblerie, il dessine à petites touches le tableau aussi brillant qu'écrasant d’une société à bout de souffle, fermée et sclérosée qui ne parvient plus à gérer son rapport à l’Autre et qui n’est sauvée de l’abjection que par la révolte individuelle de ceux qui ont su tirer les leçons de l’Histoire. Une cruelle mais indispensable leçon d’humanisme. »

- Les réactions :

Doc Gynéco, président du Jury : « J’ai trop kiffé ! C’est à la fois hyper réaliste et grave poétique… Comme mes chansons quoi.… »

Booba, membre du jury : « Je l’ai pas vu, ça me fait trop chier... Mais vu ce que j’ai touché pour voter, je ne vais quand même pas me plaindre… »

Arnaud Goulde, critique à Libé : « Qu’est-ce que tu veux dire ? Tu prends ta claque et tu la fermes… Je pense que y’a deux/trois personnes qui sortiront de ce film le rouge au « front »… »

Happoline de Saint-Hilaire, journaliste à « Famille Gnangnan » : « Emouvant.. Fort…. Un appel à chacun à s’interroger… Comme un écho aux fortes paroles de notre Pape… Je regrette juste la scène où l’on voit plusieurs secondes la poitrine d’une jeune femme sur la plage… »

Julien, projectionniste: « Heu, je me suis endormi au bout de 15 minutes.. J’espère que je ne vais pas avoir de problèmes ?"

Voir les commentaires

Tout et le contraire de tout

8 Mai 2016, 22:28pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Parce qu’il n’est pas aussi révolutionnaire stylistiquement qu’un Céline, moins « politique » qu’un Brasillach ou un Rebatet, Montherlant est un peu le parent pauvre des « écrivains maudits »…. Ex « superstar » des lettres (on peine aujourd’hui à imaginer ses tirages et sa popularité...), il est aujourd’hui largement méconnu, à peine lu… Pourtant, Montherlant incarne, peut-être jusqu’à son paroxysme, l’esprit européen, à la fois dans son intégration du classicisme et dans sa capacité à le transcender, pour ne pas dire à le subvertir… Dernière le masque grec souvent artificiellement brandi, se cache un auteur étonnamment moderne, un écrivain du doute, de la fêlure, de l’ambivalence… Chantre de la grandeur de l’être humain, il l’est aussi de sa faiblesse, et, finalement, de l’équivalence des deux. Homme complexe, meurtri par ses démons intérieurs (qu’il ne faut ni ignorer ni sur-interpréter), Montherlant est un fabuleux révélateur de l’âme et des arcanes de celle-ci, toujours plus subtiles que ne le le voudraient les chercheurs de vérités simplistes. Montherlant est un vrai écrivain, c’est à dire qu’il n’est ni philosophe, ni militant politique, ni théologien, ni sociologue, ni psychanalyste mais un peu tout ça à la fois. C’est un extraordinaire « montreur de vie », metteur en scène d’un spectacle que l’on ne veut pas forcément découvrir et qui explique sans doute assez largement l’actuel désintérêt un peu blasé et méprisant qu’il suscite.

Voir les commentaires

RDV

3 Mai 2016, 16:22pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

RDV

Voir les commentaires

Plus qu’hier, moins que demain…

2 Mai 2016, 22:26pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Je refuse cette idée « d’âge de raison » qui, fort curieusement, correspond à celui des reniements, des embourgeoisements, des conforts et des lâchetés. Je rejette ce tropisme universel qui devrait « naturellement » mener tout un chacun de la radicalité au compromis, de l’activisme au conservatisme, de l’exigence à la mesure. Je trouve odieuse la vision de la jeunesse comme un âge de la naïveté, de la bêtise exaltée et des utopies ridicules qui seraient, heureusement, corrigées par le passage des ans, l’apport de l’expérience et l’avènement de la « sagesse » vue comme une soumission bienheureuse et satisfaite aux diktats du temps. Que celui qui reste fidèle aux rêves et engagements de ses vingt ans soit considéré comme un hurluberlu ou un adolescent attardé est la pire des forfaitures, la plus indigne des mystifications, entretenue par tous les traîtres et les vendus, bien contents de moquer ceux qui n’ont pas « grandi », comme eux, en conformisme et en servitude. J’affirme comme purement moderne l’idée que les grands espoirs, les grands sacrifices, les grands engagements seraient réservés aux prurits irresponsables des « jeunes années »… Toute l’histoire, jusqu’à la misère de notre temps, démontre et prouve le contraire. Soit une idée est bonne, juste et vraie, soit elle ne l’est pas. Elle ne change pas de nature au rythme de l’accroissement de l’embonpoint, de la chute des cheveux, des exigences de bobonne, des avis d’impositions, des remarques de la belle-famille et des plans de carrière. Que le cœur batte moins vite avec les années, que le souffle se fasse plus court, c’est une chose ; mais dégueuler un discours moralisateur et condescendant, « pragmatique » disent-ils, pour justifier cette baisse d’afflux sanguin, en est une autre. Ce n’est pas à la jeunesse de changer le monde – pendant que l’on souscrit des assurances-vie tout en promulguant des conseils avisés de « prudence » - c’est à la flamme de la jeunesse d’embraser la triste plaine de notre époque en restant active et brûlante dans la poitrine de tous ceux qui en ont un jour ressenti la chaleur et crû à la nécessité du grand incendie qu’elle peut provoquer. La jeunesse n’est pas un exutoire, c’est un commencement. L’activisme n’est pas une branlette compulsive précédant l’abstinence sentencieuse. C’est une école, une étape, un passage. Les méthodes, les attitudes, les implications peuvent changer tant que l’intensité et l’intransigeance sont intactes. Il a toujours un moyen de donner, toujours un moyen de servir. Il ne s’agit pas d’être des héros mais d’humbles serviteurs d’une cause qui, si elle n’était que passagère, n’a jamais vraiment compté. Il n’existe pas d’anciens combattants d’une guerre qui n’a pas été menée jusqu’au bout. Un prétendu « ancien », quand il n’a pas 80 ans, vingt cicatrices et dix médailles, n’est rien d’autre qu’un retraité qui ne mérite que l’indifférence polie que l’on réserve à ceux qui ont renoncé.

Voir les commentaires