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A moy que chault!

RDV

29 Septembre 2017, 14:32pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

RDV

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Pauvreté

27 Septembre 2017, 14:13pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

« Dans certaines contrées peu favorisées sous le rapport du climat ou de la fertilité du sol, une certaine somme de pauvreté peut être considérée comme à peu près naturelle. Dans un pays à la terre féconde, généreuse, au ciel pur, comme la France, la misère est anti-naturelle. On remarquera que je n'établis aucune différence entre la pauvreté et la misère. Les deux termes sont synonymes, exactement. La distinction qu'on a voulu créer entre eux, bien qu'elle soit commode pour les souteneurs du présent état de choses, n'existe pas.

Des qu'on manque du nécessaire, on est pauvre; et dès qu'on est pauvre, on est misérable. Je ne crois pas que vivoter soit vivre; c'est agoniser. Je ne reconnais pas de degrés dans le dénuement. Je pense que tout être qui raisonne autrement que moi à ce sujet est un infâme menteur qui mérite la mort. »

George Darien, "La Belle France"

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Chronique d'une fin du monde sans importance

25 Septembre 2017, 08:54am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Macronite

La chaleur était écrasante, l’air moite et pesant, étouffant même, saturé de toxines, de pollution. Visiblement, l’interdiction de circulation pour les véhicules des pauvres ne répondant pas aux dernières normes écologiques n’avait pas suffi à améliorer sensiblement la qualité du climat parisien. Enfin, c’était déjà un premier pas…  Malgré l’ambiance caniculaire, Charles-Edmond se sentait bien. Appuyé à la rambarde de sa terrasse arborée, il dégustait, par petites gorgées gourmandes, un grand verre de rosé bien frais. Un rosé très pâle, à la fois sec et fruité, qui avait été distingué par la première place du dernier classement « Côtes de Provence » du Fig Mag. Il est quand même simple de ne pas se tromper…

Pour la première fois depuis bien longtemps, Charles Edmond était serein, presque totalement apaisé, confiant en un avenir enfin éclairci. Et ce nouvel et étonnant bien-être, il fallait bien le reconnaître, il le devait à l’annonce de la composition du gouvernement Macron. Un gouvernement équilibré, ouvert, technique, débarrassé des carcans idéologiques et des lourdeurs partisanes. Un gouvernement libéral assumé, affirmé, mais sans personnalités « clivantes ». Un aréopage lisse et séduisant ressemblant étrangement à un conseil d’administration de multinationale. Bref, un petit rêve enfin réalisé.

En récitant silencieusement les noms des divers ministres et secrétaires d’Etat, Charles-Edmond plissait légèrement les yeux de plaisir satisfait.

Bien sûr, il s’était tout d’abord enthousiasmé pour François Fillon, le candidat naturel de sa caste, un homme de droite bien comme il faut, sobre et discret, si soucieux de la famille qu’il s’était échiné à trouver des emplois confortablement rémunérateurs à l’ensemble de sa progéniture. Et puis un homme qui s’habille chez Cyrillus ne peut pas être totalement mauvais !

Mais face à l’acharnement médiatique contre le brave Fillon et son discrédit grandissant auprès des crétins d’électeurs, il avait bien fallu changer son fusil d’épaule… On n’allait quand même pas prendre le risque de se retrouver du côté des vaincus, des losers ! Il s’était donc rallié à la candidature du sémillant gérontophile, d’abord essentiellement « par défaut » puis gagné par un réel engouement, comprenant petit à petit qu’Emmanuel Macon était LE candidat qu’attendaient les siens depuis si longtemps ! Un candidat exclusivement préoccupé d’économie – seule raison de vivre, quoi qu’on en dise, des nations et des hommes-, s’entourant de « compétences » sans se soucier des étiquettes politiques de celles-ci, bien décidé à gérer la France avec la froide efficacité du chef d’entreprise. Aboutissement de cette logique, la composition du gouvernement constituait une sorte d’extase, presque une jouissance. Le directeur de l’Essec  - objectif programmé de ses deux fils de 7 et 9 ans- à la tête de l’Education Nationale ! Même dans ses songes les plus ambitieux et les plus aventureux, il n’aurait pas osé envisager une telle configuration ! En plus, l’homme avait eu le bon goût de saupoudrer ses discours de formateur de cadres commerciaux par quelques postillons « réacs », à propos du latin et du grec et de l’utilité du redoublement notamment, qui étaient même parvenus à réjouir bonne-maman, la momie « droito-gaulliste » de la famille ! Charles-Edmond, lui, était persuadé que la Princesse de Clèves allait prendre bien profond dans le cul – ce n’était d’ailleurs  que justice et il était grand temps que de pareilles inutilités soient véritablement remises à leur place-, mais il appréciait l’habileté tactique, stratégique, sémantique… Un génie ! Un génie au service d’un autre génie. D’un type qui avait « résisté à la poignée de main de Donald Trump », rien de moins ! Les poilus de Verdun pouvaient être fiers ! La France était belle et bien sauvée.

Des gouttes de condensation perlaient sur les parois du verre de vin presque achevé, le soleil en marche était à son zénith, Charles-Edmond avait les yeux mi-clos.

Il pensait au fait que ses achats d’actions allaient désormais échapper au calcul de l’ISF. Il était tout simplement heureux.

Xavier Eman (in revue Elements numéro 167)

 

 

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L'esprit des lieux

23 Septembre 2017, 16:41pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Rome, l’éternité malmenée…

« Rome païenne s’enfonce de plus en plus dans ses tombeaux, et Rome chrétienne redescend peu à peu dans les catacombes d’où elle est sortie. » René de Châteaubriand

Arriver dans la capitale italienne par la gare centrale de Termini, c’est se confronter à la réalité et se heurter à ses misères avant de plonger dans les rêveries et les béatitudes que suscite immanquablement l’incomparable patrimoine architectural et culturel de la quatrième destination touristique mondiale. Ici, point de belles lettres, de poésie, d’évocation subtile et audacieuse d’une antiquité idéale... Bienvenue dans le joyeux, bienheureux, solidaire et apaisé 21ème siècle !

Les quartiers des gares des grandes métropoles sont rarement très reluisants, îlots sordides où s’échouent tous les paumés, les blessés et les perdants de la cité dans l’inconsciente espérance d’un improbable départ… Celui de Termini, l’Esquilino, lui, franchit incontestablement un seuil dans la décrépitude et la déréliction pour ressembler à l’un des cercles de l’enfer de Dante.

Naufragés de Lampedusa, des dizaines de migrants clandestins dorment, alignés à même le sol, tout autour de la gare. D’autres errent, visiblement sous l’emprise de l’alcool ou de substances hallucinogènes à bas coûts, telle la colle respirée dans des sacs en plastique, à la recherche de l’aumône ou du larcin qui leur permettra de survivre un jour de plus. Depuis quelques mois, l’insécurité a explosé dans la zone, entraînant notamment le départ ou le déménagement de nombreuses familles chinoises, « traditionnels » occupants des lieux depuis les années 80. Les agressions de touristes se multiplient, du simple arrachage de collier au viol collectif, et les ambassades donnent à leurs compatriotes des consignes d’évitement…

Malgré ces mises en garde, une jeune australienne rentrera chez elle avec comme souvenir une commotion cérébrale et plusieurs points de suture à l’anus. Les « week-ends à Rome » sont moins romantiques que par le passé. Ces choses-là ne sont certes pas très ragoûtantes à narrer, et j’aurais préféré, comme tant d’auteurs, d’esthètes et de beaux esprits, évoquer plutôt les beautés et les émotions des clochers et des édifices, mais ces faits-divers, aussi sordides qu'itératifs, méritent néanmoins d’être évoqués. Corps sali, vie brisée, les « vacances de rêve », vendues à grands coups de films hollywoodiens et de clichés littéraires, noyées dans le sang et dans la merde…

De Santa Maria Maggiore à Cole Oppio, les migrants défèquent entre les voitures en stationnement, se lavent les pieds dans les fontaines antiques et étendent leur linge sur les vestiges des temples. La puanteur de certains passages, aggravée par la chaleur étouffante, est parfois à la limite du supportable. La saleté, omniprésente, a visiblement remporté son combat face à des services de nettoyage municipaux sous-équipés, désorganisés et régulièrement secoués par des scandales de corruption. Les poubelles débordent, les bouteilles vides jonchent le sol, les détritus dansent entre les jambes des passants, au gré des coups de vents… Dans cet entrelacs de rues, un sentiment de chaos s’impose. Chaos ethnique, social, olfactif, visuel…

C’est au cœur de cette Babylone pouilleuse que se dresse, au numéro 8 de la Via Napoleone III, un bâtiment de 11 étages surplombé d’un drapeau rouge frappé d’une tortue stylisée noire : le siège historique de Casapound Italia, le mouvement de la droite radicale et sociale placée sous les auspices d’Ezra, le grand poète américain, infatigable contempteur de l’usure et de ses séides. « Ambassade d’Italie dans l’Esquilino », accueillant et logeant des familles romaines nécessiteuses, recouvrant les murs du voisinage d’affiches évoquant Gabriele d’Annunzio ou Dominique Venner, la Casapound, en ces lieux, est indiscutablement une incongruité. Un espoir aussi, peut-être…

Abandonnant l’Esquilino pour les quartiers plus « bourgeois» situés autour de la Via del Corso, où les boutiques de luxe, identiques à celles de toutes les grandes villes du monde, s’égrènent le long des trottoirs, on constate que les migrants hagards et les clochards délabrés cèdent la place à un autre type de post-humanité. Trottinant sur des talons immenses, se pressent en tous sens des femmes plus ou moins jeunes, aux seins aussi refaits que leurs lèvres pneumatiques et opulentes, énormes bubons écarlates qui leur donnent immanquablement, quelle que soit leur beauté originelle, des airs de terrifiantes créatures trans-humaines, modifiées sous injonctions médiatico-télévisuelles à grands coups de scalpels par les docteurs folamour de la post-modernité. Les hommes qui les accompagnent, quant à eux, se bornent, pour le moment, à lutter avec acharnement contre toute forme de pilosité – jusqu’aux sourcils soigneusement épilés – qu’ils remplacent par une accumulation de tatouages « tribaux » japonais ou polynésiens.

L’élégance italienne ne semble plus qu’un lointain souvenir, le coruscant négligé des uniformes mondialisés occupe désormais l’espace aussi sûrement que dans n’importe quel autre centre urbain occidental. Restent les pierres, bien sûr, et quelques-unes des plus remarquables réalisations du génie européen. Mais même les palais et les amphithéâtres ont perdu de leur superbe, faute d’entretien mais aussi de ferveur, lassés d’être arpentés par des touristes obèses et suants, pressés d’aller se faire photographier aux côtés d’un pakistanais clandestin déguisé en centurion de parc d’attractions.

Ballet incessant des autobus gigantesques jouant frénétiquement du klaxon pour parvenir aux aires de déversement d’une masse grouillante et piaillante, hérissée de perches à selfies, nouveaux glaives d’une populace toujours prête à égorger un hypothétique patricien ayant miraculeusement survécu à l’avènement des temps démocratiques.

Planté au pied du Colisée, un père de famille, d’un anglo-saxonisme agressif et vociférant, s’esbaudit et s’exclame qu’il est particulièrement impressionnant et émouvant de voir ce que parvenaient à construire les hommes « il y a plusieurs milliers d’années ». Sa progéniture ne semble guère impressionnée. L’un des gamins n’a même pas retiré le casque audio qui crachote des sons binaires et saturés sur un large périmètre autour de lui. Sa sœur, de son côté, continue à fourrager avec avidité et persévérance dans ses larges narines à la recherche d’un trésor plus exaltant. Tous sont trop gros, trop gras, affaissés, répandus, presque liquides… Ils ressemblent étrangement aux glaces à la crème multicolores qui débordent des cornets qu'ils agrippent avec fièvre et qui dégoulinent peu à peu sur leurs doigts boudinés...

En quelques années, un voile grisâtre est tombé sur la cité éternelle, ville encore séduisante mais déjà triste, à la fois fière et fatiguée, bancale et glorieuse, à l’image de ces femmes mûres rayonnant encore des derniers éclats de leur beauté passée mais dont on discerne déjà le basculement tragique dans l’irrémédiable flétrissure.

Victime de gestions municipales successivement catastrophiques, avec comme point culminant l’actuelle incurie de la « populiste » Virginia Raggi (Mouvement 5 Stelle), de politiques migratoires suicidairement laxistes et de l’aveuglement mortifère du Vatican, Rome est devenu un parfait exemple, à la fois éclatant et glaçant, de la situation générale de l’Europe. Un chef d’œuvre en péril. Peut-être même déjà à demi trépassé…

Xavier Eman ( in revue Eléments, numéro 167)

 

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PROFS

20 Septembre 2017, 15:29pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

J'ai longtemps cru que les profs insultés, bousculés, ridiculisés ne se révoltaient pas par aveuglement idéologique, par refus de remettre en question leurs engagements de toujours, par jusqu'au-boutisme politique, mais en fait je crains que cela soit beaucoup plus basique et prosaïque que cela. Ils ne se révoltent pas parce qu'ils n'en ont simplement plus la capacité, ni physique ni morale, parce qu'ils n'ont plus l'énergie vitale nécessaire, parce qu’à force de se chier dessus quotidiennement, on finit vidé de tout, parce que ce sont des loques qui espèrent juste tenir jusqu’à la retraite où la mutation, parce qu’ils ne sont bons à rien d’autre aussi, bien souvent …. Le mépris qu’ils se prennent chaque jour au travers de la gueule ne les surprend ni le les choque même plus puisque eux-mêmes se vomissent, se détestent, abhorrent leur identité, leur couleur de peau, leur histoire… Ils pensent mériter leur sort, être de trop… Leur masochisme s’est mué en pulsion de mort. C’est pourquoi, alors que n’importe quel individu normalement constitué confronté à un tel déferlement de vulgarité, de bêtise, de violence et de haine aurait  bien évidemment démissionné, quitte à devoir faire la plonge, casser des cailloux ou braquer des banques  pour payer la bouffe et le loyer, ils restent là, immuables, à supporter les crachats, les injures et les coups,  comme de pathétiques punching-ball. Inertes, passifs, abouliques… A peine font-ils quelques allers/retours en maison de repos ou en congé de maladie, mais ils reviennent toujours jouer leur rôle, tenir leur place.

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Les nouveaux monstres

18 Septembre 2017, 14:31pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Les nouveaux monstres

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Tu as le droit de vouloir lire un Valeurs Actuelles "rock'n roll" mais quelques précisions...

17 Septembre 2017, 22:44pm

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Un Iphone ou mourir

17 Septembre 2017, 20:11pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Plus de 1000 euros... Voilà le prix du nouvel Iphone, téléphone sans doute remarquable de technologie (fruit du génie européen sans cesse tourné vers l'accomplissement de son rêve prométhéen diront sans doute certains, jamais avares de circonvolutions argutiques pour justifier toutes les saloperies modernes au nom de la Grèce antique...).. Grosso modo un Smig. Un prix prohibitif qui, en pleine prétendue époque de « crise » et « d'austérité », n'empêchera nullement son fulgurant succès et la rupture de stock programmée. Nous assisterons sans aucun doute aux habituelles files d'attentes vertigineuses devant les « Apple Store » encore clos, les foules se pressant, fébriles et haletantes, pour acquérir le précieux gadget. Des foules composées de gagnes-petits, de demis-pauvres, de sous-bourgeois, de prolos et de rmistes, les gens « qui ont les moyens » disposant de méthodes un peu moins dégradantes pour obtenir le dit appareil.

Cela est évidemment navrant. Mais si l'on se contente d'être navré, de dénoncer le « consumérisme », « la soumission au modes », la « colonisation de l'imaginaire par la marchandise »... on passe à côté du tragique de cet état de faits. Oui, bien sûr, c'est tout cela ! Mais ce n'est pas que cela. C'est au-delà de ça. L'Iphone, c'est désormais à la fois le rêve et la reconnaissance sociale. Emblème factice d'une réussite fictive, objet de désir d'un monde blasé. C'est une « nouveauté », c'est à dire « quelque chose qui se passe » dans des existences absolument prévisibles, routinières, mécaniques, ennuyeuses à en crever. C'est l'irruption, pendant un bref instant (avant que tout le monde possède le même), de la possibilité de se distinguer, de se différencier enfin. D'où l'importance de se précipiter, de se ruer, de faire toute une nuit la queue pour être dans les premiers à saisir le Graal... Ce qui compte ce n'est pas l'usage de l'appareil mais sa valeur symbolique. J'ai le dernier Iphone donc j'existe. Je suscite la curiosité, l'intérêt, voire l'envie. Jusqu'à la prochaine version. Si l'on était Freudien, on dirait que l'Iphone es un substitut phallique. Plus concrètement, on dira que l'acquisition du dernier Iphone est une petite perfusion d'excitation dans un quotidien qui ressemble de plus en plus à une sentence pénale, une condamnation définitive aux travaux forcés. L'Iphone fait partie des derniers stimuli qui agitent encore le corps sublacquant du monde occidental. L'homme de 2017, esclave d'un travail débilitant et absurde, embourbé dans des aventures sentimentales grotesques où la psychanalyse le dispute à l'hystérie, acculturé et drogué de toutes parts, émasculé de toute foi et de toute transcendance, se saisit de l'Iphone comme d'un ultime jouet gratifiant... Un hochet. Le doudou des morts-vivants.

 

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MODEM

15 Septembre 2017, 00:02am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Je souffre d'une forme de détestation viscérale et violente de l'humanité dans son expression contemporaine, équilibrée par l'amour immense que je porte à mes amis. Finalement, je suis un centriste.

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Histoire

14 Septembre 2017, 23:09pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

"Peaux de bêtes sur les épaules, haches rondes à la main, les migrants débarquent en Gaule, quittant les rives du Rhin..."

 

 

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