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A moy que chault!

L'effondrement qui vient...

30 Septembre 2018, 15:31pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Pour bien commençer la semaine...

 

 

 

 

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J'y ai droit!

26 Septembre 2018, 17:42pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

La vie, c’est très injuste, on nait beau ou laid, intelligent ou limité, en bonne santé ou souffreteux,  dans une famille riche ou pauvre, un milieu cultivé ou ignare… Puis on grandit dans un environnement favorable ou hostile, avec des parents aimants, indifférents ou cruels, un entourage empathique ou odieux, des camarades enrichissants ou des sinistres connards, des expériences heureuses ou pénibles… etc. Que l’ordre social – et donc l’Etat – ait pour mission de tenter de corriger ou de compenser un certain nombre de ces inégalités est une évidence absolue. Soutien aux plus faibles, sécurité et protection, aides sociales, scolarité gratuite, accès à la culture, etc… Mais il ne peut – et évidemment ne doit – chercher à se substituer à la nature, et c’est là la frontière entre une politique de « justice sociale » et une course en avant « d’expérimentations sociétales ». Ainsi, de la même façon que certains couples hétérosexuels sont stériles, deux hommes ou deux femmes ne peuvent pas avoir d’enfants entre eux. C’est sans doute très triste pour les personnes concernées – parfois peut-être même tragiques – mais c’est ainsi. C’est la vie, avec ses limites, ses contraintes et son lot de fatalités. Vouloir dépasser et contrecarrer celles-ci est non seulement vain mais potentiellement dramatique et même criminel quand, par exemple, cela met en cause des enfants – à qui l’on a évidemment, de fait, rien demandé - qui vont naître dans des conditions artificielles et vivre dans des contextes qui ne sont pas faits pour eux. Ici on nie les droits des enfants au profit du « droit à l’enfant », concept absurde et délirant qui ouvre la porte à toutes les absurdités et les fantasmagories. Car si on admet le « droit à l’enfant », pourquoi ne pas imaginer le « droit à la femme » ou le « droit à l’homme », disons le « droit au conjoint » ? N’est-ce pas une situation terrible et douloureuse que le célibat forcé ? Une personne seule ne souffre-t-elle pas autant du « manque » d’un autre à ses côtés qu’un couple homosexuel de l’absence d’un enfant ? Est-il normal que dans une société progressiste et démocratique, certains soient laissés sur le bas-côté de l’autoroute du couple et de la famille ? N’est-il pas quelque part « fasciste » que les beaux gosses et les belles nanas séduisent plus et baisent davantage que les vilains et les grosses ? Ne faudrait-il pas là aussi légiférer ? N’est-ce pas urgent même, tant le nombre de personnes concernées est aujourd’hui important ?  De la même façon qu’on envisage d’acheter des ventres, pourquoi ne pourrait-on pas acheter des corps entiers dans le tiers-monde, des compagnes et des compagnons payés pour venir compenser l’extrême préjudice qu’est la « solitude » ? C’est d’ailleurs déjà en partie le cas, entre les pays de l’Est et l’Afrique… Et la pratique précédant toujours sa reconnaissance étatique, il ne reste donc plus qu’à la légaliser, la généraliser, la codifier, l’encourager aussi…

Le drame de notre temps est de confondre la recherche d’une égalité de moyens (on donne un cadre institutionnel et des droits communs à tous) à celle d’une égalité de situation (tout le monde doit pourvoir obtenir la même chose que l’autre, tous les désirs doivent être comblés par la création de droits « spécifiques » à chaque cas particulier…). En récusant l’ordre naturel et en refusant les aspects tragiques, irréfragables et irrémédiables de l’existence, on construit un monde de geignards névrosés et toujours insatisfaits, prenant n’importe quel prurit de leur ego pour un « droit » que la « société » doit venir valider et assurer. Un monde infantile et bruyant, frustré et envieux, plaintif et gueulard. Un monde proprement irrespirable.

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Affaire Méric : le retour de la justice d'exception

22 Septembre 2018, 16:25pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Le vendredi 14 septembre, la justice française, déjà mal en point, s'est gravement déshonorée.

En condamnant Esteban Morillo et Samuel Dufour à 11 et 7 ans de prison ferme, elle a révélé son vrai visage. Non pas celui d'une institution sereine, impartiale et équitable mais celui, hideux et grimaçant, d'une mégère hargneuse et cruelle, toute entière au service d'une basse vengeance politique. Car si Esteban et Samuel ont été frappés par des peines aussi lourdes – extravagantes au regard des sentences ordinairement prononcées pour ce type de faits, et même pour certains beaucoup plus graves et sordides...- c'est principalement, essentiellement même, parce qu'ils ont été désignés, qualifiés, identifiés comme étant des « skinheads », c'est à dire des individus incarnant – ou au moins singeant – l'idéologie du « mal ».

De ce fait, exclus du camp du « bien », donc de l'humanité, ils ne méritaient non seulement aucune pitié mais également un acharnement à la hauteur de leur crime idéologique de lèse-bien-pensance. C'est pourqui, à une époque où la justice se gargarise de « seconde chance » de « réinsertion » et de « peines adaptées », il ne fallait pas uniquement punir mais surtout briser, éradiquer, broyer ces deux jeunes hommes sans antécédents criminels ni casiers judiciaires. Non pas pour ce qu'ils avaient fait – Samuel n'a même pas touché Méric!- mais pour ce qu'on leur reprochait de penser, pour les idées qu'on leur prêtait et pour ce qu'ils pouvaient incarner. Pour l'exemple.

Certains commentateurs ont également évoqué un « procès de classe », tant, il est vrai ,était criante l'opposition absolue entre les milieux sociaux des accusés et de la victime, entre l'humilité ouvrière un peu hagarde des parents d'Esteban et l'arrogance bourgeoise pérorante des parents de Méric. Mais il ne s'agit là que d'un élément accessoire. Si Esteban et Samuel ont été si durement châtiés, ce n'est pas parce qu'ils sont des « prolos » mais bien parce qu'ils sont des « fachos ». Vouloir mettre en avant, dans cette affaire, une sorte de nouvel épisode de la « lutte des classes » - prégnante en beaucoup d'autres occasions... -, c'est se voiler la face. Car ce qu'ont clairement voulu faire un avocat général en croisade et une juge suintant le militantisme, c'est bel et bien poursuivre la « chasse aux fafs » entamée dans la rue par Clément Méric et ses amis qui, rappelons le, constituent des groupuscules activistes et violents qui n'ont pas pour but la promotion d'un quelconque projet politique ou d'un modèle de société alternatif, mais uniquement et exclusivement l'éradication, y compris physique, des mal pensants. Ainsi d'ailleurs, les simili-milices « antifas », prétendument révolutionnaires et libertaires, ont montré leur parfaite connivence, pour ne pas parler de collaboration, avec l'appareil répressif étatique. Deux méthodes, un même objectif.

Ces sentences, odieuses, sont d'autant plus graves et inquiétantes qu'elles donnent de facto un blanc-seing à la violence d'extrême-gauche ( légitimée de façon délirante par les prétendues « belles idées humanistes » qui sont censées la motiver...) et ne laisse plus aux dissidents du politiquement correct qu'un seul choix : se laisser massacrer ou croupir en prison.

C'est pourquoi, tous ceux qui ne dénoncent pas avec la plus grande fermeté l'inanité de ce jugement, pour des raisons tactiques, « stratégiques » ou cosmétiques (cheveux trop courts, tatouages « craignos »...) font une grave et terrible faute qui se retournera contre eux lorsqu'ils seront à leur tour confrontés à cette « justice » fanatisée.

On annonce un nouveau procès, suite à l'appel du parquet. Espérons qu'il lave, au moins partiellement, l'honneur des magistrats. Mais ne rêvons pas trop...

 

 

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RDV

21 Septembre 2018, 14:06pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

RDV

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Une fin du monde sans importance

21 Septembre 2018, 13:19pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Boomerang

Ses ultimes affaires personnelles entassées dans un petit carton, Bernard contemplait son bureau désormais entièrement vide. La moquette était un peu râpée par endroits mais les dimensions de la pièce et la grande baie vitrée dominant l’esplanade de la Défense indiquaient clairement l’importance hiérarchique de celui qui l’occupait. Bernard s’était emparé de ce lieu prestigieux de très haute lutte, il y a plus de quinze ans, en évinçant habilement son concurrent direct pour le poste de « Directeur du pôle communication», un petit prétentieux à particule qui avait eu l’inconsciente stupidité de fréquenter des groupes extrémistes nationalistes durant quelques mois au cours de ses études juridiques. Une erreur de jeunesse qui avait été opportunément rappelée à la direction par un courriel aussi anonyme que bien documenté. Depuis lors, Bernard trônait dans ce que nombre de ses collègues n’hésitaient pas à appeler « l’un des plus beaux bureaux de toute la structure ». Mais maintenant tout était fini. Il devait quitter les lieux dans l’heure pour ne plus jamais y revenir. Licencié, limogé, viré comme un malpropre… A cinq ans de la retraite !

Bernard était encore sous le choc, écrasé sous les décombres d’une existence qui s’était effondrée en un instant, brisée par quelques mots… « Dites-moi Caroline, vous êtes drôlement sexy aujourd’hui ! », voilà quelle avait été la phrase du basculement, le déclencheur du drame, la sentence de mort sociale. Ensuite, tout était allé très vite… Dénoncé comme porc, convoqué devant le conseil d’administration, mis à pied puis renvoyé. Un mauvais cauchemar en vitesse accélérée.

Comment avait-il pu faire un tel impair, commettre une telle faute, lui qui avait toujours été si habile, si prudent, sentant remarquablement bien l’air du temps et s’y adaptant toujours avec merveille ? Un verre de trop à la cantine, une bouffée de « beauferie » trop longtemps refoulée, un mauvais dosage d’antidépresseurs ? Il ne trouvait aucune explication à cet incroyable « dérapage » si indigne d’un humaniste de gauche comme lui… Lui qui avait mis en place un cycle de formation à la prévention des comportements discriminants, lui qui avait embauché un jeune de Sarcelles au service courrier (dont ils avaient dû se séparer au bout de quelques mois suite à divers larcins, mais ce n'était pas la question...), lui qui avait invité un groupe de raï à la dernière soirée de Noël du CE et qui portait invariablement un pin's «Solidarité Sida » au revers de la veste... A l'évocation de ces souvenirs, l'abattement céda la place à l'agacement puis à la colère... Il avait tout fait, tout donné, appliqué toutes les directives, même les plus improbables, rampé, remercié, applaudi... Il avait même sponsorisé un char de la Gay Pride et assisté à un colloque des Indigènes de la République... Il avait également organisé des « after-work citoyens » où 20% du prix des coupes de champagne était reversé à une association humanitaire… Et malgré tout cela, tous ces efforts de servilité bien-pensante, on ne lui avait fait aucun cadeau, laissé aucune chance, jugé et condamné en quelques minutes, à peine écouté... Traité comme un vulgaire type d’extrême-droite… Et tout ça pour une demie pute qui ne portait que des jupes ras du cul ou des leggings lui moulant la chatte et qui avait gravi les échelons de l'entreprise en épongeant le chibre du moindre chef de bureau, du plus petit détenteur du plus infime pouvoir... Une salope qui se vantait d'avoir avorté trois fois et qui... Il suspendit soudain sa diatribe intérieure, horrifié par ses propres pensées. Il saisit alors avec désespoir et terreur que ce licenciement ne signifiait pas seulement qu'il quittait le monde du travail mais également qu'il était expulsé du camp du Bien. Ses mains se mirent instantanément à trembler et il ne put retenir ses larmes. C'est à ce moment que le vigile camerounais frappa à la porte pour lui signifier de se dépêcher de finir son rangement. « Enculé de nègre ! » hurla alors Bernard, les yeux injectés de sang, avant de porter sa main à la poitrine et de s'effondrer sur le bureau.

Xavier Eman (in revue Eléments numéro 173)

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Soutien

17 Septembre 2018, 11:54am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

 

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Lecture pour temps orageux

14 Septembre 2018, 09:19am

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Soutien

12 Septembre 2018, 14:30pm

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Soutien

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Famille?

9 Septembre 2018, 17:47pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Construire – et surtout maintenir – une famille traditionnelle dans une société qui ne l'est plus est une chose extraordinaire, un petit miracle. Non d'ailleurs, l'expression n'est pas bien choisie, car cela n'a rien d'un hasard, d'un « don », ce n'est pas « un coup de chance », un tirage heureux au grand loto de la vie, c'est une somme quotidienne d'efforts, de sacrifices, de travail, d'abnégation, d'oubli de soi... C'est un travail ardu, souvent ingrat, une œuvre jamais achevée. C'est d'ailleurs pourquoi ce qui autrefois était la norme la plus commune et la plus banale est devenu le privilège des êtres d'exception. La famille traditionnelle – imparfaite comme toute création humaine – reste l'élément de base d'une société saine et équilibrée. Il suffirait, pour s'en convaincre, de constater le nombre et la violence des attaques dont elle est l'objet – bien que désormais sublacquante sous nos latitudes – de la part de toutes les forces destructrices, déconstructivistes, et mortifères de la post modernité. Que ces offensives soient bien aidées par la tartufferie, le pharisianisme, l'insuffisance et les ridicules d'un certain nombre des défenseurs autoproclamés de cette institution – qui veulent sauver un décor quand il s'agit de sauvegarder une fondation – ne doit évidemment pas nous faire perdre vue cette vérité première : il n'y aura pas de véritable renouveau sans restauration de la famille traditionnelle, hiérarchisée, équilibrée, durable, solide. Il n'est donc pas question d'unir sa voix à celle des aboyeurs ni de participer à l'hallali envers le modèle familial classique. Cependant, un fois que l'on a dit ça, que l'on a posé cet indispensable préalable, on a rien dit, ou presque. Rien de politique en tout cas. Juste l'affirmation d'une position de principe, éthique et morale. Qui ne mange pas de pain. Un vœu pieu, pourrait-on dire. Le politique étant la prise en compte du réel et la recherche du moindre mal pour le Bien Commun, on ne peut se contenter d'imprécations et de regrets, de condamnations et d'affliction. Que faire ? Seule question fondamentale. Face au champ de ruines, face aux millions de familles recomposées/décomposées, de célibataires, de mères isolées, d'hommes allant chercher l'espoir marital en Afrique ou en Europe de l'Est... Que faire ? Que dire ? « Tant pis pour vous, il fallait faire une famille traditionnelle» ?

Il existe peut-être des solutions techniques pour tenter d'améliorer, à la marge, la situation, encourager une forme de stabilité familiale , notamment le salaire maternel … Il y en aurait d'ailleurs d'autres, comme l'interdiction du divorce, mais je ne pense pas que nos esprits modernes, au premier rang desquels les féministes (même celles dites « de droite »), soient favorables à cette mesure, même si elle fût, qu'on le veuille ou non, l'une des bases de la pérennité conjugalo-familiale des siècles passés (la nature humaine restant toujours inchangée). Quoiqu'il en soit, on voit bien que dans le contexte actuel, cela resterait largement insuffisant... En attendant de réformer les esprits, de juguler l'égoïsme, de limiter l'hédonisme et l'irresponsabilité – tâche immense si tant est qu'elle soit possible – encore une fois, que faire ?

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La dérision systématique ou le triomphe de « l’esprit Canal »

6 Septembre 2018, 12:57pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

L’entreprise Canal+ n’est pas économiquement au mieux de sa forme mais son « esprit » se porte fort bien, merci pour lui. Celui-ci a même si remarquablement essaimé dans l’ensemble de la société française qu’il est parvenu à imposer le règne de l’ironie obligatoire et de la blague automatique. La dictature du ricanement a ainsi peu à peu remplacé celle du sourire, chère aux publicitaires des années 80. Aujourd’hui, hors l’humour, point de salut ! Désormais il convient donc, pour briller en société – ou sur ce qui tend à la remplacer : les réseaux sociaux – d’être le premier, le plus adroit et le plus acerbe dans le commentaire drolatique, dans le persiflage comique, dans le bon mot… Et pour ce faire, tout est bon à prendre, aucun sujet n’est à écarter, pas de tabous ni de limites ! Le viol d’enfants, le meurtre, les violences conjugales, la maladie, le handicap… rien ne nous arrête, toutes les occasions sont bonnes pour déposer sa petite crotte humoristique. Parce que, voyez-vous, nous, nous avons de la distance, on ne nous l’a fait pas, on a de l’esprit et du second (troisième, quatrième…) degré, on n’est pas comme les bas du front qui prennent tout au sérieux ou au tragique ! On se prend pour de grands cyniques quand on est au final que des clowns incapables de faire autre chose que de ricasser névrotiquement en se croyant malins.

Déplorer cette situation, cette existence transformée en un interminable sketch du Djamel Comedy Club, ce n’est évidemment pas pour autant faire l’éloge des pisse-froids et de l’esprit de sérieux. Bien sûr, l’humour est l’un des précieux sels de l’existence et le rire l’un des attributs ontologiques de la nature humaine. Mais la bouffonnerie n’est pas la joie et la moquerie pavlovienne, exigée, imposée, automatique n’est qu’un des masques du festivisme morbide de la modernité. En voulant expulser la gravité, le sérieux, la dignité, la solennité de notre environnement mental, on franchit une nouvelle étape dans la virtualisation et la déréalisation du monde. On vide les choses, les événements, les faits-divers de leur contenu concret, de leur potentiel dramatique, pour les réduire à des sujets de galéjades. Tout devient relatif, plus rien n’a de véritable importance. Derrière la raillerie s’efface l’empathie et la légitime colère ou révolte qu’elle pourrait induire.  

« Mieux vaut en rire qu’en pleurer » diront certains, réduisant la question à un choix étroitement binaire. Et pouquoi, d’ailleurs, serait-il toujours préférable de rire? Il y a des choses qui méritent que l’on pleure, des faits qui appellent des larmes, des cris, des hurlements…

Non, il ne faut pas rire de tout.

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