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A moy que chault!

Lamartine

29 Décembre 2014, 02:11am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

(..)
" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.

" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

(...)

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La,la,la

29 Décembre 2014, 01:46am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

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Des monstres

29 Décembre 2014, 01:31am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Que sont désormais nos passions si ce n'est de simples jeux pour tromper l'ennui? Pour aimer il faut s'oublier dans l'autre, pour l'autre, or le moderne ne pense qu'à lui, ne voit que lui, n'imagine ni ne ressent rien au-delà de lui. C'est pour cela qu'il ne peut pas plus aimer qu'il ne peut croire, même quand il s'agenouille dans les églises, car ses seules pensées sont alors « qu'est ce que Dieu peut faire pour moi ? » et « qui me regarde prier avec tant d'intensité ? ». Tous ses actes sont des gestes de théâtre, toute sa vie est une laborieuse mise en scène. Infantile et tartuffe, il poursuit jusqu'au tombeau les jeux de rôles de la prime jeunesse, multipliant les masques et les hypocrisies avec la plus plus parfaite et satisfaite sincérité. D'un jour sur l'autre il peut être tout et son contraire, intransigeant et impitoyable dans chacun des personnages, dénonçant avec la verve la plus farouche ce qu'il accomplira le soir même. Schizophrène et fier de l'être, il se pardonne tout au nom d'une ontologique supériorité qu'il s'est auto-attribuée. La banalité de ses bassesses et de ses vices est couverte d'or par le simple fait que c'est lui et non un autre qui s'y vautre. Il n'y a plus d'hommes ni de femmes, il y a des profils facebook qui n'existent péniblement que dans les reflets las d'une multitude de regards virtuels.

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Absinthe

27 Décembre 2014, 00:00am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

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Joyeuses fêtes!

26 Décembre 2014, 21:42pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Joyeuses fêtes!

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Tout va bien

26 Décembre 2014, 13:56pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

  • « Mon problème, tu vois, c'est que je suis un libertin coincé dans un corps de pasteur protestant... »

  • « Ha merde... »

  • « Oui ,tu sais, moi au fond, je suis un soiffard, un viandard, un sensuel, un rabelaisien... »

  • « C'est vrai que ça ne saute pas aux yeux... »

  • « Tel est mon drame. Je suis gris. »

  • « Change de fringues peut-être... »

  • « Mais je ne te parle pas de ça ! Je te parle d'un gris métaphysique ! »

  • « Ha oui, bien sûr... »

  • « C'est comme les X-Men... tu connais les X-men ? »

  • « Heu... pas intimement... »

  • « Et bien y'a un des X-men, Iceberg, qui transforme tout ce qu'il touche en glace... Et bien moi, tout ce que je touche devient gris... »

  • « C'est ennuyeux... »

  • « Tu peux le dire ! Je rencontre une fille qui est danseuse de flamenco, elle décide de passer un concours pour devenir secrétaire administrative... Je prends ma carte dans un parti d'extrême droite, il devient chevènementiste et gay-friendly... Je vais à une partouze, les gens se mettent à jouer au scrabble... »

  • « Dur, dur... »

  • « Tu crois que c'est une malédiction, un truc par rapport à des fautes que j'aurais commises dans mes vies passées ? »

  • « Heu, je ne crois pas... enfin je ne sais pas... »

  • « Sinon, on se revoit quand ? »

  • « Noël prochain, ça me semble pas mal... »

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Plus jamais « d’Union sacrée » pour sauver le Capital et son oligarchie.

24 Décembre 2014, 18:20pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Zentropa

A l’heure on nous commémorons le centenaire de la grande guerre civile européenne de 14-18, ne nous limitons pas à l’hommage aux morts ni aux sempiternels « Plus jamais ça ! » mais tentons de garder réellement à l’esprit les leçons de ce terrible carnage. Elles sont d’une grande et cruelle actualité à l’heure où les mêmes qu’hier préparent de nouveaux conflits et de nouveaux charniers pour proroger leur pouvoir, leurs privilèges et leurs prébendes. Ce sont en effet les mêmes intérêts qui s’agitent en coulisses pour monter peuples, communautés et religions les uns contre les autres et les pousser à une confrontation sanglante et destructrice. Nulle vision « complotiste » dans cette affirmation, tout est ouvertement et clairement annoncé, expliqué même, il suffit de lire les déclarations des uns et des autres et de suivre l’enchaînement des événements pour s’en convaincre. La « guerre des pauvres », voilà le projet. D’un côté les peuples européens déculturés, en voie de précarisation, abêtis, drogués, épuisés et ne réagissant plus qu’à coups d’injections de peurs savamment entretenues et dirigées par les tireurs de ficelles, de l’autre les masses africano-maghrébines misérables et revanchardes, nourries dans leur haine par le discours des « élites » occidentales, poussées à l’exode par les ravages du néo-colonialisme capitaliste et le mirage de l’Eldorado du nord.

Tout comme en 1914, banques, industriels et puissances financières ont poussé à la guerre pour briser le mouvement ouvrier, décapiter les peuples en voie d’insoumission, briser les tentatives de remises en cause du pouvoir de l’argent qui commençaient à prendre de l’ampleur aussi bien à « gauche» qu’à « droite », le capitalisme contemporain, de plus en plus contesté, ne parvenant plus à masquer les ravages de sa prédation, a besoin d’un nouveau cataclysme pour régénérer son pouvoir et refonder sa domination. Comment faire accepter aux peuples européens l’accroissement vertigineux des inégalités, le démantèlement du code du travail et du système social, la perte des acquis sociaux, la paupérisation, le bradage du patrimoine, l’empoisonnement alimentaire, la destruction écologique, le déclassement générationnel, le naufrage culturel ? Comment leur faire supporter l’existence et la morgue de cette hyper-classe obèse, parasite et profiteuse, n’en pouvant plus de crouler sous l’argent et le luxe et bénéficiant d’une totale impunité quant à ses vices et ses forfaits ? Comment si ce n’est en agitant le chiffon rouge d’une barbarie plus terrifiante encore, en annonçant le grand retour de l’obscurantisme et de la sauvagerie si son règne devait être contesté ? « C’est nous ou les barbus coupeurs de têtes, leurs burqas et leurs harems ! » voilà le message qu’ils essayent explicitement de nous imposer. Après les fascistes et les communistes, les islamises sont les nouveaux croquemitaines du capitalisme, leur folie, leurs exactions et leur présence menaçante, toujours habilement encouragés, sont sensé faire oublier, par comparaison dans l’abjection, toutes les saloperies d’un système inique qui a transformé en deux siècles les européens en une vaste et flasque armada de consommateurs neurasthéniques, médicamentés, surendettés, abonnés aux cabinets de psys et aux chaînes pornos, à demi-analphabètes, naviguant entre névroses et aboulie, et presque stériles en tous domaines.

Tomber dans le piège, c’est repartir pour un nouveau cycle de turbo-capitalisme triomphant, peut-être même entériner sa victoire définitive. Alors par pitié, pas de croisade contre l’Islam, au coude à coude avec la droite libérale, les sionistes, les francs-macs, les lobbys LGBT et tous les autres fossoyeurs de la France et de l’Europe que nous voulons aimer et faire renaître ! On ne défend pas une citadelle en s’associant avec ceux qui ont sapé ses fondations et saboté ses défenses. Même temporairement, même au nom de ces tragiques billevesées que sont « l’ennemi prioritaire » ou le « danger le plus imminent ». Il n’y a pas de hiérarchie à établir parmi les assassins de nos peuples, et ceux qui sont le plus discret ne sont pas pour autant les moins efficaces. Pas d’alliances contre-nature, ni dans un sens ni dans l’autre, dont on sort de toute façon toujours floués et cocus, le cul douloureux et l’honneur sali, pas d’aveuglement ni « d’emballement » face à des faits divers instrumentalisés, pas de naïveté face aux manoeuvres de séduction, aux visages désormais mielleux de ceux qui nous glaviotaient dessus encore hier, pas de fumeux « machiavélisme » qui n’est que le cache-sexe de la trahison, pas de prétendu « pragmatisme » qui n’est que l’autre nom du renoncement et de la soumission aux puissances du moment. Pour autant, pas de faiblesse, mais pas d’hystérie non plus, face à un Islam auquel nous opposons toute la fermeté de ce que nous sommes mais dont nous nous refusons aussi à faire le nouveau Golem, le nouvel et ultime épouvantail de la modernité face auquel il faudrait oublier tous nos autres combats, toutes nos autres valeurs avant qu’il soit terrassé.

Ne finissons pas, une fois de plus, par être les supplétifs empressés de ceux qui nous ont ruiné, humilié, acculturé et mené au bord du chaos.

Si nous devons nous battre, prendre des coups, tomber en prison, et peut-être mourir, faisons-le pour tenter de bâtir notre monde, pas pour sauvegarder les ruines infectes du leur. Ce n’est pas une utopie, c’est un devoir, dicté par la dignité et la cohérence.

www.zentropa.info

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Le jour d'après

21 Décembre 2014, 12:38pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Si la grande « remigration » devait un jour avoir lieu, comme nous le souhaitons, il y a une conséquence de celle-ci à laquelle bien peu de gens semblent penser : la disparition consécutive des fafs. En effet, ainsi privés de notre principale voire unique préoccupation, de notre première cause d'engagement, de notre obsession journalière, de notre seul point commun, de notre « ennemi » épidermique, de l'objet de notre rage et de notre détestation, notre raison d'être en sera considérablement ébranlée.

Heureux mais désemparés, notre rêve ultime enfin réalisé, n'ayant plus aucune envie, nul désir autre et fort peu d'idées sur quoi que ce soit, nous retournerons alors à nos études de commerce, nos cabinets de notaires, nos soirées dandys-littéraires, nos consoles de jeux, nos séries héroic-fantasy, notre cocaïne et nos boites de nuits. Les supermarchés vidés de leurs rayons Halal redeviendront ses havres de bonheur et de félicité qu'ils n'auraient jamais dû cesser d'être, dans les écoles les petits enfants blancs pourront réapprendre le catéchisme libéral-libertaire en toute tranquillité et toute sécurité. Dans le métro c'est la tête haute que les smicards se rendront tous les matins au travail et ce n'est plus qu'une fois passée la porte de l'entreprise qu'ils auront à baisser les yeux. Seule ombre au tableau, le prix des nounous et des femmes de ménage augmentera sensiblement, ainsi que celui des prostituées, mais il faut bien faire quelques sacrifices pour la cause. D'autant que ce seront les derniers, l'empyrée ayant été atteint.

Nous pourrons alors enfin tranquillement mener les vies de petits bourgeois bonaces que les hordes barbaresques allogènes étaient venus si cruellement perturber.

Voilà pourquoi les antifas lucides et cohérents devraient soutenir avec énergie et enthousiasme le projet de remigration.

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Dormir

21 Décembre 2014, 01:11am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Rattrapé par l'adolescence, par ses frémissements, ses affres, ses ridicules, ses enthousiasmes et ses effondrements. Encore une fois. Toujours pas vacciné. Pas complètement. Misère des misères. François fumait sa millième cigarette de la journée, un livre ouvert au bout des doigts dont il aurait peiné à restituer le titre et le propos. Les livres ne sont pas si forts. Ils n'ont pas de grands yeux, pas de bouche, et leur peau est morte depuis trop longtemps. C'était la plus longue nuit de l'année, elle ne lui paraissait guère différente des autres. Il écoutait du Michel Jonasz sans trop savoir pourquoi. Il avait peur, aurait voulu prier mais n'osait pas, par crainte d'aggraver encore un peu plus son cas. Des cloches imaginaires résonnaient au lointain et les volutes tabagiques prenaient des formes menaçantes. Qui étaient-elles ? Que voulaient-elles ? Il entrouvrit la fenêtre pour les dissiper et la piqûre du froid lui fît légèrement reprendre conscience. Ses tremblements avaient maintenant une cause. Dehors, le monde semblait vide, seules quelques fenêtres illuminées veillaient dans l'obscurité. Il aurait voulu se jeter à travers elles pour tenter de se mêler à ces vies qu'il imaginait plus légères, plus simples, plus cohérentes et plus douces. A tort sans doute. Ou peut-être pas.

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Horizon

20 Décembre 2014, 17:38pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

En fait ce que la plupart des dits – et autoproclamés - « rebelles » et autres « anticonformistes » veulent vraiment, ce dont ils rêvent, c'est être invités sur des plateaux de télé pour y dénoncer la société du spectacle et la tyrannie médiatique, boire du champagne dans des cocktails où l'on peut pérorer sur la vacuité et l'inanité des mondanités, étaler sur papier glacé, entre une pub pour Hermès et une autre pour Louboutin, leur mépris du matérialisme moderne et leurs aspirations spirituelles éthérées, partager avec le plus grand nombre de gens possibles leur extrême originalité et leur goût aristocratique de la solitude, être grassement rémunérés pour faire l'éloge de la frugalité et de la simplicité volontaire et être reconnus et loués par toutes les instances et les petits marquis du système qu'ils prétendent critiquer. Bref être des bouffons de cour. Mais qui se prennent très au sérieux.

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