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A moy que chault!

Un ami

30 Janvier 2019, 22:39pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Je connais un homme, appelons-le Pierre pour la commodité du propos, qui fait partie des grandes rencontres de ma vie. Bien né, dans l'honnête confort bourgeois fruit du travail, milieu qui n'a ni à rougir de ce qu'il a, ni à revendiquer d'être autre chose que ce qu'il est, il avait devant lui le parcours tout tracé qui représente pour beaucoup un rêve et un aboutissement : études à la Catho, doctorat, bon job, mariage avec la connasse qui le fait bien et 250 crétins triés sur le volet au vin d'honneur. Mais – au grand dam sans doute de ses parents – des rencontres, des aspirations, des expériences en ont voulu autrement... Le voilà aujourd'hui tenancier d'un bar fasciste à Rome, garant et pilier d'une aventure (peu) commune, travailleur inlassable, camarade affable et jovial, faux gentil mais vrai bon coeur... Pas toujours reconnu pour ses mérites, rarement mis en avant, (peu importe, ceux qui doivent savoir savent..), il est pourtant une véritable machine de guerre du militantisme sans qui beaucoup de choses auraient été impossibles....

Je n'ai pas réussi grand chose dans ma vie, mais si on me demande un jour un bilan, je pourrais dire que j'ai été l'ami de Sébastien, Chiara, Xavier, Géraldine, Gilles, JP, François, Charles, Thomas... et Pierre. Et ce n'est pas une mince fierté.

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Guider ou suivre le peuple?

28 Janvier 2019, 23:14pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Au-delà des très efficaces et drolatiques « infiltrations » de la manifestation des « foulards hermès rouges », les discours tenus par les authentiques participants à cette déambulation macronienne se sont révélés glaçants de mépris social, d’égoïsme économique et de morgue bourgeoise.

Il ne faut pas beaucoup d’imagination pour discerner, derrière ces « seniors » bien nourris et apprêtés, les grimaces hargneuses, postillonnantes d’imprécations génocidaires, des Versaillais de 1871 appelant à éventrer femmes et enfants afin d’éradiquer définitivement la « classe dangereuse » suante, puante, rebelle et bruyante.

Il est d’ailleurs fort probable que le camp d’en face, bien qu’il nous soit actuellement plus sympathique, en ait tout autant à leur service, et que le triomphe hypothétique des « gilets jaunes » entraînerait les mêmes excès et les mêmes atrocités qu’à chaque fois que le peuple sans guide se transforme en foule populacière, ivre d’elle-même, vengeresse et hystérique (du massacre des frères de Witt à l'épuration, en passant par la décapitation du gouverneur de Launay et la place Loreto…).

Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que l’on est aujourd’hui en présence de deux groupes de population absolument antinomiques, exaspérés, vindicatifs et, semble-t-il, irréconciliables.

Pourtant les deux constituent le « peuple » et ni l’un ni l’autre ne peut prétendre à la possession exclusive de cette appellation, le nombre n’entrant que secondairement en jeu puisque, à cette aune , le vrai et seul « peuple » serait, comme toujours, la masse des « attentistes », des « spectateurs », qui trouvent que les uns ont raison mais les autres pas complètement tort non plus.

C’est d’ailleurs l’une des impasses (et même des dangerosités) du « populisme » : qu’une partie quelconque (même éventuellement majoritaire) de la société s’arroge arbitrairement le titre de « peuple », excluant, de fait, toutes les autres composantes qui ne se reconnaissent pas en lui.

On se retrouve alors avec tous les ingrédients d’une véritable guerre civile, systématiquement induite par la lutte des classes lorsqu’elle portée à son paroxysme et contre laquelle se sont dressés les régimes organicistes et corporatistes de type fasciste. Contre la dictature du prolétariat, contre la tyrannie du Capital, la troisième voie nationale, sociale, identitaire, méritocratique et autoritaire qui ne peut se réduire à une simple soumission à la volonté majoritaire (si changeante, versatile, influençable et manipulable…), ou à un simple appel à une « démocratie directe » qui nous fera fusiller demain.

Ce dont nous avons cruellement besoin, ce sont des élites dignes ce nom, pas l’éradication de celles-ci au nom d’un égalitarisme absurde et délirant. C’est la nature des barreaux de l’échelle des valeurs de la hiérarchisation de la société qui faut revoir, et non pas abattre celle-ci.

Par réaction à l’abject mépris de l’oligarchie libéral envers nos compatriotes, nos parents et nos frères, ne sombrons pas dans la pire des démagogies « démocratico-populiste ». Non le peuple n’a pas toujours raison, et non la masse n’a pas vocation à se gouverner elle-même !

Mais aux élites mondialisées, incultes, corrompues, vénales, arrogantes et perverties, substituons des élites enracinées, honnêtes, aimantes, altruistes et généreuses qui font passer le Bien Commun avant tout et sauront l’imposer malgré les modes et les aléas des mouvements d’opinions. Qu’elles aient des comptes à rendre bien sûr, mais qu’elles n’aient pas à soumettre chacune de leur décision à la roulette russe du vote !

Nous avons besoin de chefs dignes de ce titre et de cette responsabilité, pas d’une extension du domaine de la Suisse…

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16e arrondissement

28 Janvier 2019, 22:23pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

-          « Mon fils ne va plus pouvoir faire de badminton pendant trois semaines ! »

-          « Mais pourquoi donc ma chère Héloïse-Tudguale ? »

-          « Vous n’allez pas me croire… ils ont réquisitionné le gymnase du collège Saint-Vincent pour y loger des migrants ! »

-          « Je n’ose y croire ! »

-          « Mais puisque je vous le dis ! »

-          « En même temps, il faut bien les accueillir ces pauvres gens… »

-          « Mais bien sûr ! Je suis la première à le dire…  Des frontières, en 2018 ? Mais  ça n’a pas de sens… D’ailleurs mon mari m’a bien expliqué tout ça… La frontière, c’est la fin du commerce, alors vous imaginez… »

-          « Evidemment… »

-          « Ceci dit, je pense que ces malheureux seraient quand même mieux dans un environnement qui leur ressemble davantage, où ils puissent avoir leur repères… Ici, ils vont être trop dépaysés,  presque mal à l’aise… »

-          « Mais oui… alors que dans le 18e, c’est déjà quasiment comme chez eux… »

-          « Exactement ! Ha franchement, ces politiques sont des gens bien inconséquents… »

 
 
 
 

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Misogynie

26 Janvier 2019, 22:09pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Les imbéciles se plaisent à moquer la "misogynie" des grands auteurs homosexuels (Montherlant, Wilde, Bonnard...) sur l'air du "ben oui forcément...", alors que c'est justement parce qu'ils n'en attendent rien qu'ils peuvent juger et jauger les femmes avec une parfaite lucidité et honnêteté.

Ainsi, la "misogynie" d'un Houellelbecq, si brillante et pertinente soit-elle, est très différente, elle est amplie d'aigeur, du ressentiment de l'homme laid qui n'a pas séduit comme il l'aurait désiré, et qui, en tant que "perdant", fait d'implacables constats - qui n'en sont pas moins très justes - mais qui ne sont pas autant détachés et semblent toujours suggérer "j'attends qu'on me prouve le contraire"... Il y a un côté déception et cri de désespoir qu'on ne trouve pas dans le jugement implacable de l'aristocrate inverti.

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RDV

26 Janvier 2019, 09:26am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

RDV

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Actualité

15 Janvier 2019, 23:48pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

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"Sens de l'effort"

12 Janvier 2019, 22:55pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Je ne fais pas partie des gens qui considèrent que le « travail » est une valeur positive en soi. C'est le sens, l'intérêt, la finalité et l'utilité de celui-ci qui font qu'il devient (ou pas) une activité honorable, respectable, voire admirable. Il est en effet fréquent que des gens « travaillent » beaucoup, voir énormément, à des tâches inutiles, absurdes quand elles ne sont pas carrément néfastes ou même criminelles. Et dans ce cas – à moins de ne raisonner qu'en termes de rentabilité financière – ils ne valent pas mieux (et peut-être même moins) que les « parasites » qu'ils se plaisent si souvent à dénoncer.

Le monde se porterait en effet sans doute mieux sans une certaine frénésie d'activités n'ayant d'autres buts que de satisfaire des ambitions matérielles à jamais inassouvies...

Ceci étant dit, il n'est pas faux que peu de choses s'obtiennent sans « effort » mais il est vraiment tragi-comique d'entendre l'éloge de celui dans la bouche d'un homme à la tête d'un Etat fruit d'un système entièrement construit sur la concussion, le pantouflage, l'endogamie, la prévarication, le copinage, le passe-droit, les sinécures, le piston, les emplois fictifs, l'arrosage de subventions, le conflit d'intérêts, les régimes spéciaux, l'irresponsabilité grassement rémunérée, les parachutes dorés, les planques et privilèges... Ce n'est même plus l'hôpital qui se fout de la charité, c'est le tenancier de bordel qui joue le prude et farouche gardien de la morale publique.

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