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A moy que chault!

Cultures en libertés sur Radio Libertés

23 Février 2017, 15:01pm

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RDV

22 Février 2017, 17:28pm

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Fermons les écoles!

20 Février 2017, 16:43pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Lorsque je les croise, tôt le matin, une émotion m’étreint immanquablement à la vue de ces gamins hauts comme deux pommes et demie, courbés sous le poids de leurs cartables gigantesques qui leur donnent des airs de tortues harassées, se rendant à l’école… Arrachés prématurément aux joies du sommeil, fagotés à la va-vite par des parents trop pressés, ils sont jetés sur les trottoirs les yeux encore chargés de brumes nocturnes et même de larmes refrénées pour certains… On les précipite ainsi vers les geôles zoologiques de l’Education Nationale où ils vont passer 8 ou 9 heures par jour, 5 jours par semaine, pendant au minimum 15 ans… Qu’ont-ils fait pour mériter une peine si lourde, si impitoyable, sans espoir de libération anticipée pour bonne conduite ?

Et tout cela – et c’est bien là le pire, le vrai tragique de la chose… - pour finir par ne rien savoir, ne rien avoir appris, ne rien maîtriser, ni leur langue, ni leur histoire, ni leur culture… Forçats d’une nouvelle inculture générale imposée à tous, ils iront à l’école plus longtemps que toutes les générations précédentes, auront souffert mille et mille matins, pour un résultat si piteux, si misérable qu’il ne peut que nourrir une sourde et noire colère envers les tortionnaires ubuesques qui leur imposent un tel traitement, un tel système. On leur vole leur enfance – déjà bien raccourcie par les salissures technologiques - sans plus rien leur donner en échange.

Qu’ils seraient mieux à dormir et à rêver ! Qu’ils feraient mieux de passer leurs journées à jouer et à courir, à se bagarrer et à sauter dans les flaques ! Les enfants de 2017 ne font plus cela ? Ils le referont bien vite dès qu’on les aura libérés de l’internement scolaire et de la tutelle prédatrice des écrans… Ces écrans maléfiques dont les adultes, désormais incapables de refuser quoi que ce soit à leur progéniture ni de voir plus loin que leur satisfaction à court terme, les entourent, les étouffent… Soi-disant pour leur « faire plaisir », plus sûrement pour s’assurer une tranquillité qu’ils recherchent éperdument tout en en ayant vaguement honte… Il faut libérer les enfants de l’inanité de leur condition actuelle, embrigadés dès le berceau dans une entreprise de robotisation massive qui leur lessive le cerveau, les prive d’espace, de respiration, de joie, d’enthousiasme et les transforment  peu à peu en néo-barbares vulgaires, névrosés, vains et prétentieux … Pour leur survie, pour leur bien-être, leur développement et leur épanouissement il faut fermer les écoles et les envoyer à la campagne profiter des bienfaits d’un néo-scoutisme ludique et hédoniste, où, entre jeux de piste, randonnées, cueillette, veillées et récits autour du feu, ils apprendront bien davantage – et bien plus utile ! - qu’en des années d’asservissement scolaire passé entre laideur du béton et médiocrité des enseignants… Il faut les emmener au cœur des forêts, sur les chemins de montagne, au bord des ruisseaux et des torrents, il faut leur gonfler le cœur et l’âme du grand air des terres de France… Il faut les laisser se perdre, s’écorcher les genoux, voler des pommes et faire la sieste dans les clairières… Il faut les laisser jouer, rire, chanter et se battre… Ainsi, peut-être, deviendront-ils un jour des hommes dont cette terre n’aura plus à rougir…

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Chronique littéraire du Cercle Non Conforme

19 Février 2017, 14:58pm

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Xavier Eman, Une fin du monde sans importance

(Editions Krisis, 2016)

 

Pour dépeindre l'esprit de notre époque, les chroniques de Xavier Eman n'ont pas leur pareil. Après avoir écrit plusieurs dizaines (voire centaines) de ces chroniques originales prenant la forme de nouvelles, courts récits et autres réflexions, l'auteur publie enfin son premier recueil. Une fin du monde sans importance nous permet ainsi de retrouver une bonne soixantaine de ses textes, extraits d'Eléments ou de son blog A moy que chault.

Servies par une plume acerbe et un style d'écriture agréable, les chroniques de Xavier Eman témoignent d'un esprit aiguisé qui scrute le monde actuel avec amertume et réalisme. Pour cela, l'auteur utilise les scènes simples du quotidien, que ce soit une conversation avec les collègues de travail ou une visite au supermarché du coin. Le constat y est clair : le monde moderne est mou, petit, décrépi, minable même. L'obsession du paraître qui y règne n'a d'égal que le vide abyssal de ce qu'il a à proposer aux gens. C'est d'ailleurs ceux-ci, les gens qui nous entourent, les gens d'aujourd'hui, qui sont le principal sujet des réflexions et constatations de Xavier Eman. On pourrait même se demander si notre époque est comme elle l'est est à cause des gens ou si ceux-ci sont comme ça à cause d'elle...

Dans la plupart des chroniques, nous suivons le personnage de François, sorte d'anti-héros catalogué par ses contemporains comme « intello, réservé, assez laid, maladroit et taiseux ». Ajoutez-y un soupçon de cynisme et de méchanceté et vous y êtes ! C'est par les yeux et l'esprit de François que notre époque se voit analysée. Tous ses totems (le travail, la consommation, les loisirs, les petites habitudes...) sont mis à mal par l'ironie et la clairvoyance de François. Sorte de fataliste actif, il se débat, désabusé, entre les gens qu'il croise et côtoie au quotidien... Et que cette galerie de personnages emblématiques de notre temps est savoureuse ! Rebelles du dimanche, bourgeois suffisants, femmes modernes, couples et familles merdiques, tout le monde en prend pour son grade. François (l'auteur?) lui-même est traité à la même enseigne : il est loin d'être parfait, le sait et l'assume. Il constate la décrépitude d'une bonne partie de ce qui l'entoure mais a quand même la volonté d'évoluer... quand il ne s'enferme pas dans cet alcool-refuge qui lui paraît souvent être la seule manière de s'échapper de son environnement immédiat.

Ce qui est plaisant avec Xavier Eman, c'est que le lecteur peut se retrouver lui aussi piqué par une tirade assassine ou un trait d'esprit humoristique. Sommes-nous aussi parfaits que nous le pensons ? Sommes-nous vraiment ceux que nous disons être ? Vivons-nous en accord avec nos principes, avec nos valeurs ? Evitons-nous la facilité ? Avant de critiquer les autres, regardons-nous dans un miroir. Ce renvoi à certaines de nos imperfections est salvateur car il mène ceux qui veulent évoluer et grandir, ceux qui, surtout, en ont la volonté (un terme qui n'a jamais paru si inactuel) au chemin exigeant de la verticalité.

Ann et Rüdiger / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

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Déliaison sociale

16 Février 2017, 15:02pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Les diverses « affaires » qui accablent l’ex-héros de la droite conservatrice française, François Fillon, si instrumentalisées et finalement assez anecdotiques soient-elles, sont révélatrices de l’état de délitement de la morale publique dans notre pays. Ce n’est certes ni une révélation, ni une nouveauté, simplement une énième confirmation. Plus que la malhonnêteté du personnage, ces affaires révèlent d’ailleurs plus sa médiocrité, la petitesse de ses préoccupations, sa cupide mesquinerie de petit boutiquier, ses tristes calculs d’apothicaire de province… L’homme pense bas. Son collègue DSK, dont il pourrait d’ailleurs connaître le destin, pensait au niveau de sa braguette. Fillon lui pense à celui de son portefeuille. Il n’est bien évidemment pas le seul. Nous savons que ces tares touchent la quasi-totalité du personnel politique, d’un bout à l’autre du spectre jadis idéologique aujourd’hui simplement médiatico-folklorique. Les hommes politiques contemporains ne sont plus là pour servir mais pour se servir. Cela crève les yeux depuis des lustres. La politique est devenue l’un des rares moyens de gagner rapidement beaucoup d’argent sans qu’il soit nécessaire de posséder des qualités particulières autres que la souplesse de la colonne vertébrale, la dextérité de la langue et une absence complète de scrupules. « Arriver aux affaires » c’est un peu comme gagner au loto… Passe-droits divers, carrières rémunératrices assurées pour la famille et les amis, train de vie somptuaire, impunité… Bien sûr la révélation régulière de ce népotisme et de ces prévarications choque encore « le bon peuple » mais c’est bien souvent davantage par envie et jalousie que par condamnation morale. Car le véritable drame est bien là, c’est dans l’ensemble du corps social – et non seulement dans les prétendus « élites » - que la morale publique et le sens de l’intérêt collectif et général se sont désagrégés. Les vieilles lunes maurassiennes ont vécu, il n’y a plus de séparation – du moins dans le domaine des valeurs, aspirations, des ambitions, des goûts et désirs - entre le « pays légal » et le « pays réel » mais une simple séparation entre d’un côté les corrompus/corrupteurs et de l’autre ceux qui aspirent à l’être ou rêvent de le devenir. La « décence commune » du peuple n’est malheureusement aujourd’hui plus qu’un phantasme pour intellectuel bourgeois et nostalgique. Il suffit pour s’en convaincre de le fréquenter autrement que dans les livres ce bon peuple si « décent ». Le spectacle de la vie quotidienne est à ce titre particulièrement navrant. On constate aisément que toutes les catégories sociales reproduisent les comportements et les modes de pensées sensés être reprochés à la classe politique et à « l’oligarchie » : obsession matérialiste, individualisme forcené, arrivisme, égoïsme, goût pour la fraude, la « resquille », la tricherie… De sa feuille d’impôt qu’on falsifie à la file d’attente que l’on coupe en passant par le travail au noir et l’arnaque à l’assurance, tout est bon pour « se débrouiller », « s’en sortir », « niquer les autres », « se démerder », « profiter du système »… C’est le règne des combinards et des petits malins… Chacun pour soi et sauve qui peut ! Le contexte économico-social délicat n’est évidemment pas étranger à ce tropisme mais il est loin d’être la seule et même la principale explication. La cause majeure de cette névrose individualiste, de ce repli frileux et calculateur sur soi-même, unique finalité de l’existence, de cette guerre de basse intensité de tous contre tous est tout simplement la disparition pure et simple du peuple, désormais simple mot totalement vidé de substance et de réalité. Il n’y a plus de peuple, il ne reste désormais qu’une somme d’individus cohabitant sur un même espace et qui ne sont plus liés que par une appartenance commune purement légale, administrative et formelle. Le peuple a disparu sous les coups de boutoirs conjugués des deux phénomènes majeurs de la modernité : la marchandisation de l’existence et l’atomisation ethnico-culturelle. Dans un monde entièrement régi par l’échange marchand, indifférencié où que l’on soit sur la planète, et peuplé d’être déracines et mélangés, de toutes races, de toutes cultures, de toutes croyances et de toutes origines, il ne peut y avoir de peuple, l’appartenance commune ne peut-être que formelle, superficielle, artificielle, elle n’est plus intimement, charnellement, ontologiquement ressentie. Elle n’est plus, dans le meilleur des cas, que de l’ordre du discours. Plus de passé commun, plus de rites partagés autres que ceux, mondialisés, de la consommation, plus de mode de vie particulier, plus de vision du monde collective, plus de souvenirs rassembleurs, plus de commensalité intégrée, plus d’objectifs unificateurs… On ne reconnaît plus son voisin, l’homme que l’on croise dans la rue ou au bureau, comme un membre de sa communauté mais comme un individu autre, concurrent, qui pourrait être n’importe qui … Qui est cet homme qui ne s’habille pas comme moi, ne parle pas comme moi, ne mange pas comme moi ? C’est un étranger, il ne m’est rien… Je ne l’aime ni ne le déteste, il m’indiffère, je ne partage avec lui qu’une situation géographique, sans doute temporaire d’ailleurs. Les français, comme la plupart des autres européens, ne sont désormais plus que des consommateurs errants dans un vaste supermarché où déambulent d’autres zombies de tous les types ethno-culturels. Même caddie et même monnaie dans les poches, mais rien d’autre en commun, rien qui unie, qui rassemble, qui peut nourrir une véritable et concrète solidarité qui ne soit pas un simple slogan sans substance.

Les scandales politico-financiers mis en lumière médiatiquement ne sont donc finalement que les symptômes les plus visibles des maux qui rongent depuis de longues années une population de plus en plus hétérogène, privée de valeurs transcendantes et partagées et dont la longue dépression n’est plus guidée que par des intérêts privés et des appétits matériels.

Ni l’exemple ni la solution ne viendront du haut, d’une classe oligarchique qui se nourrit de cette situation qui assure la prorogation de son règne. S’il existe une voie permettant d’échapper à ce lent délitement social, elle passera par la refondation de véritables communautés porteuse de sens et de valeurs, bâties autour d’affinités communes et de projets collectifs. Une modèle qui devra vraisemblablement rompre avec l’entassement urbain comme avec l’aliénation salariale afin de recréer de nouvelles formes d’existence collective et de chrématistique naturelle.

L’avenir est à un communautarisme de combat.

 

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C'est ainsi

16 Février 2017, 02:49am

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Rester chez soi

15 Février 2017, 23:59pm

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De toutes mes tares, l'une des plus abjectes, l'une des plus insupportables est sans doute mon peu d'appétence pour le « voyage », le graal moderne... Ce dysfonctionnement psycho-pathologique lourd me range définitivement dans la catégorie des ploucs obtus, fermés, butés, des crétins congénitaux insensibles aux charmes de l'exotisme et de la découverte, bref des bouseux qui ne voient pas plus loin que le cul de leurs vaches. C'est sans doute vrai. Si je n'y avais pas été obligé par des raisons familiales, amicales ou de volonté de prolongation de relation copulatoire ( l'élément féminin est très friand de « voyages »... Il ne connaît ni ne comprend généralement rien à rien mais tient à vérifier que c'est bien le cas sous tous les climats...), je n'aurais jamais quitté les frontières de la France... où à peine... Disons que Rome est mon horizon le plus lointain... Le Québec aussi il est vrai, bien trop éloigné, certes, mais qui a le bon goût de parler français... Mais sinon, le luxe climatisé ne m'attire pas plus que le faux authentique et le fait de promerner mon statut de porte-monnaie sur pattes chez les miséreux ne m'excite pas davantage... Je n'ai jamais aimé les zoo, qu'on y expose des animaux ou des restes de peuples ou de civilisations... Je trouve qu'il n'y pas de statut plus humiliant que celui de touriste et l'on a beau faire appel à tous les subterfuges et toutes les prétentions (« Non mais attends, moi, c'est un voyage hors des sentiers battus... On a pris un thé à la menthe avec un vieux gardien de chèvreq impressionnant de sagesse... »), on n'est jamais, aujourd'hui, dans ce monde fini entièrement couvert par la Matmut, les antennes paraboliques et les agences de voyages, autre chose que cela. Center Parc ou trecking au Kenya, même combat.  

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Paradis occidental

12 Février 2017, 17:05pm

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C'est le matin, pourtant les visages sont déjà las et fatigués. Un peu agressifs aussi à l'approche de la rame de métro dans laquelle il va falloir jouer de l'accélération foudroyante et du coup d'épaules tactique pour s'assurer une place. Entassés, épuisés, abrutis, isolés dans la contemplation de l'écran portable ou l'autisme protecteur des écouteurs audio... Rien ne ressemble moins à un peuple que cette masse d'individus transhumant de logements aseptisés et trop étroits à des bureaux climatisés aux finalités absurdes... Analystes en gestion du risque, conseillers en marketing direct, formateurs en communication entrepreunariale, chargés de missions imbéciles, chefs de services indéfinis, compilateurs de notes, producteurs compulsifs de power-points, stakhanovistes du tableau Excel, incontinents du mailing et du brainstorming, toxicos de la réunionïte, compilateurs de dossiers, accumulateurs d'ordres du jour, d'objectifs et de prospective... Vacuité, vanité, logorrhée, verbiage, mise en scène, agitation, aliénation...

Tout ça pour finir à 8 heures du matin entre un clodo qui se tripote les cors aux pieds et un nègre taré qui vocifère des imprécations incompréhensibles, et faire semblant de trouver ça parfaitement normal... Enfin surtout pour payer le loyer il est vrai, le prix du mètre carré de cellule ayant sérieusement augmenté ces dernières décennies, et puis avoir de quoi se bourrer la gueule une fois par semaine et partir une fois par an se tremper le cul dans un bout de mer plein de pisse et de déchets radioactifs jouxtant un pays dont les habitants n'ont qu'un rêve : nous piquer nos merveilleuses existences de zombies.  

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RDV

8 Février 2017, 15:45pm

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Bientôt, sur Paris Vox...

3 Février 2017, 10:28am

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