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A moy que chault!

Solidarité avec Casapound

30 Octobre 2015, 11:54am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Rome – le 30 Octobre – A la demande du procureur adjoint Eugenio Albamonte, le juge Giovanni Giorgianni a émis un mandat d’arrêt à l’encontre de certains membres de CasaPound Italia suite aux affrontements avec les forces de l’ordre le 17 Juillet dernier aux alentours du quartier San Nicola. Les militants de Casapound s’étaient joints aux habitants de ce quartier populaire romain pour protester contre l’installation, au cœur d’une zone résidentielle de la périphérie, d’un centre d’accueil pour une centaine de « réfugiés », du moins s’autoproclamant comme tels.

Dès l’arrivée des premiers autobus remplis de clandestins, les membres du mouvement et les habitants s’étaient interposés en bloquant la rue, il s’en était suivi une violente charge des forces de l’ordre. Deux manifestants furent arrêtés immédiatement après l’affrontement. Des mesures restrictives furent ensuite émises contre d’autres participants, notamment l’interdiction d’assister à des manifestations sportives. Mesure qui elle-même fit parler ; ainsi la demande d’arrestation effective aujourd’hui ne manquera pas de soulever des interrogations.

« Vous vous souvenez des militants de Casapound qui avec les résidents du Casale San Nicola s’étaient opposés à l’arrivée des clandestins ? Ce matin, 6 d’entre eux ont été arrêtés. Alfano et la magistrature attaquent ceux qui défendent les italiens contre l’escroquerie des « centres d’accueil » et se font cracher au visage par ceux qui dévastent Milan. Buzzi et toutes les coopératives « d’accueil » les remercient… » a commenté à chaud Simone Di Stefano le vice-président de CasaPound Italia.

Solidarité avec Casapound

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Le but

19 Octobre 2015, 00:31am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

La littérature n’est plus qu’une méthode d’auto-promotion sociale. Personne, à commencer par ceux qui la font, ne la prend plus au sérieux. On fait des livres comme on paye une cotisation pour appartenir à un cercle, à un club d’happy few, comme on règle un péage, une quittance autorisant la péroraison et la prétentions infinies et absolues. Dis-moi par qui tu es édité, je te dirais quel est ton temps de parole ! Jacasser pour exister, pour séduire, pour baiser... Plus rien à dire sur les autres, sur le monde, sur la société… Même plus d’histoires à raconter, existences immobiles, étriquées, ratatinées dans l’exploration sans fin de son ego et de son ennui trop nourri… Quête de lecteurs comme autant de médicaments. Aimez-ce que j’écris à défaut d’aimer ce que je suis !

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In memoriam

14 Octobre 2015, 21:31pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Un homme est mort

Emmanuel Ratier était un ami de « Livr'arbitres » dont il honora de sa présence la quasi totalité des soirées de lancement des nouveaux numéros, que ce soit en y dédicaçant l'un de ses ouvrages (notamment le dernier brûlot « Le vrai visage de Manuel Valls » qui remporta un très large succès...) ou en venant simplement y partager quelques verres pour deviser avec un membre de la rédaction ou un auteur invité. Il ne manquait jamais non plus de signaler la parution de nos numéros dans sa remarquable revue confidentielle, « Faits et Documents », nous offrant ainsi une utile et précieuse publicité. C'était d'ailleurs là l'une de ses grandes et nombreuses qualités : la volonté de « donner des coups de main », d'encourager les entreprises qui lui paraissaient méritoires, de soutenir et de défendre ses cadets.

Emmanuel Ratier est donc décédé le 19 août dernier, à l'âge de 57 ans. On peine encore à y croire, percevant d'autant plus difficilement la réalité de cette disparition que l'on se souvient l'avoir croisé à peine quelques semaines auparavant, si plein d'énergie, d'enthousiasme et de projets. Nous savions bien qu'il avait des problèmes de santé mais finissions par ne plus y penser, emportés par la bonhomie hyper-active de cet homme toujours souriant et amical.

Emmanuel Ratier, journaliste, écrivain, archiviste, était une figure tutélaire de la mouvance patriote, identitaire et non-conformiste. Une personnalité à la fois discrète et omniprésente qui imposait le respect par la profondeur et la fidélité de ses engagements, son grand sérieux, son efficacité et son impressionnante capacité de travail. Un profil aux allures de quasi exception dans un milieu qui se complaît trop souvent dans le dilettantisme, la posture et la péroraison. Emmanuel était l'une de ces rares personnes qui « fait » et ne se contente pas de « dire ». Jamais pris en défaut d'optimisme malgré une grande lucidité sur la noirceur des temps, il incarnait de la façon la plus haute et la plus complète le beau mot de « militant ». Entouré de l'affection et du soutien de son épouse et de ses trois filles qui faisaient sa fierté, il représentait l'un de ces îlots de résistance de « la France d'avant », une France débout, fière de ses racines et de sa culture que l'on peine de plus en plus à croire « éternelle »

Mais foin d'accablement, une fois nos larmes séchées, retroussons-nous les manches, secouons nos vieilles mauvaises habitudes, enterrons les hachettes des guérillas intestines et mettons-nous au travail. C'est certainement ce qu''il aurait le plus voulu. Il y a un flambeau de taille à relever, c'est une vaste et ambitieuse mission. De là où il est, il nous encourage comme il l'a toujours fait. Emmanuel Ratier, présent !

Xavier Eman

(in revue "Livr'arbitres" , n°18, http://www.livr-arbitres.com/)

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Guerrier 2.0

9 Octobre 2015, 15:57pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Sur le champ de bataille depuis l'aube, les yeux fatigués par l'agressivité lumineuse de l'écran de son Mac, Edouard pensa qu'il pouvait s'autoriser une courte pause. Dès le réveil, renonçant à un quelconque petit-déjeuner, il avait vaillamment combattu, enfonçant le bataillon Azov sur Fabecook et ridiculisant les hiérarques corrompus du régime fantoche ukrainien via Twitter. Vladimir Poutine, l'homme-ours, le nouveau Tsar, mi-politicien, mi divinité, ultime espoir du monde libre - dont le visage à la fois viril et rayonnant d'intelligence malicieuse faisait office de fond d'écran - semblait lui sourire avec confiance et gratitude.

Edouard, à 21 ans, était déjà profondément déçu par la politique. Nationaliste radical, membre successivement de trois groupuscules qu'il avait été contraint de quitter suite à des divergences idéologiques insurmontables, il avait préféré « prendre du recul » et ne croyait plus vraiment à la « cause ». Il avait donc peu à peu renoncé au militantisme traditionnel auquel il avait tant sacrifié, ayant même été collé au concours d'entrée de l'ESSEC suite à une dénonciation politique qu'il n'avait jamais pu prouver mais qui n'en était pas moins évidente et certaine. Désormais, toutes ses espérances reposaient à l'Est, dans la figure du maître du Kremlin dont - il le savait maintenant - les chars seuls pourraient un jour libérer sa bonne ville de Montauban de l'occupation mahométane qui le contraignait à vivre quasiment barricadé dans l'appartement familiale dès que la nuit était tombée. Il fallait bien être le dernier des vendus à la CIA pour ne pas se rendre compte et admettre que l'avenir de la civilisation européenne se jouait dans le Donbass, région dont il ignorait l'existence il y a deux mois encore et dont il envisageait aujourd'hui de se faire tatouer le drapeau sur le muscle, timide mais nerveux, de son bras droit.

Harassé par les confrontations de la matinée, il s'octroya donc un moment de répit bien mérité. Sur Google, les recherches « Marion Maréchal nue » et « Marion Maréchal sex-tape » n'ayant donné aucun résultat, il se rabattit sur Youporn et un classique « Pregnant teen gang bang ». Après quelques instants de frénétique copulation collective et un léger gémissement satisfait, il interrompit la vidéo. Son sexe mollissant dans sa main encore légèrement tremblante, le foutre répandu sur le contreplaqué du bureau, il pensa qu'on trouvait vraiment des choses dégueulasses sur internet et qu'il serait sans doute bon d'écrire un petit billet pour dénoncer cet état de fait, nouvelle preuve de la décadence occidentale. Enfin, il ferait ça lorsque la guerre lui laisserait un peu de temps... Rasséréné et apaisé, il pouvait maintenant remonter au front. Il n'était que temps d'ailleurs car, depuis Saint Martin en Ré, Werwolf88 avait lancé une contre-attaque d'envergure en diffusant une vidéo montrant de membres présumés du FSB sodomisant des chatons devant les yeux ruisselants de larmes de leurs légitimes propriétaires. Le coup était d'importance car le post avait déjà été « liké » plus de trente fois et une quinzaine de commentaires rivalisaient dans l'exclamation horrifiée et le haut-le-coeur scandalisé ! « Egorgez-vous entre vous tant que vous voulez, tas de barbares, mais ne touchez pas aux animaux, si mignons et si innocents ! » était l'idée plus ou moins centrale. Personne ne remettait en cause l'authenticité et la fiabilité de l'information. Edouard se devait de réagir, rapidement et efficacement. Il hésita entre la diffusion du témoignage d'un paysan ayant observé des membres du Pravy Sektor jouant au football avec la tête d'un prisonnier pro-russe ou celle d'un article du blog « Je kiffe la Russie » expliquant que les bataillons de volontaires ukrainiens étaient en fait commandés par des officiers SS cryogénisés en 1945. Ne parvenant pas à trancher, il publia les deux textes, non sans adresser un doigt d'honneur rageur à Werwolf88 et à sa clique altantico-européiste !

L'ennemi paraissait passablement sonné par la fulgurance et l'efficacité de sa réaction. Il restait sans réponse. Le cliquetis des souris électroniques semblait suspendu, peut-être étaient-elles enrayées. Le fumet de la victoire s'exhalait des réseaux sociaux et couvrait presque celui du tas de linge sale qui jouxtait le bureau. Le doux soleil d'Austerlitz glissait au travers des persiennes mi-closes. C'était le moment idéal pour s'égarer dans quelques escarmouches sur des sujets moins tragiques et fondamentaux. Une petite note pour expliquer comment Jean-Marie Le Pen aurait dû gérer le Front National depuis 20 ans, une brève lamentation sur la destruction des églises, ces précieux symboles de notre culture et de notre identité où il ne mettait jamais les pieds, un bref commentaire discrètement scabreux sur la photo d'une jeune militante en maillot de bain, une citation de Drieu et une de Bloy, pour la forme, quelques réflexions sur l'importance du grec et du latin à l'école, la défense de la corrida, la nécessaire sévérité dans l'éducation des enfants...

Edouard était en verve, exalté par son nombre quotidiennement croissant de « followers » et « d'amis », mais il fût bientôt interrompu dans son offensive tous azimuts par la voix maternelle l'invitant à se rendre à table pour dîner.

- « Doudou, viens vite, ça va refroidir ! »

On reprendrait les hostilités un peu plus tard, après la tarte au citron meringuée et la finale de « Master chef ».

Xavier Eman

(In revue Eléments, numéro 156)

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