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A moy que chault!

Enfants de France et d'Europe

19 Mai 2015, 16:07pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Les cors de chasse résonnent sous la voûte de pierre, le tumulte des invités s'apaise, on attend l'apparition du couple bientôt uni à jamais devant Dieu et les hommes.

Les chants provençaux s'élèvent sous le ciel d'azur, les invités resserrent leurs rangs, on attend l'arrivée du couple bientôt uni à jamais devant son Clan et sa communauté.

Un couple, dans l'humilité de la génuflexion, échange ses vœux et reçoit la bénédiction divine.

Un couple, debout dans sa gloire, échange ses promesses et reçoit les objets symboliques ancestraux.

Deux moments de joie, de communion et d'éternité, que seuls les perpétuels esprits sectaires et grincheux de chaque « camp » parviennent encore, en ce jour, à opposer, grinçant des dents entre deux sourires. Les cœurs plus élevés verront au contraire là une formidable jonction, un éclatant résumé d'identité française et européenne. L'exact contraire d'un mariage conventionnel et bourgeois.

Une mariée belle comme le jour, un marié qui a de la gueule, deux cœurs aventureux, deux âmes fortes, deux existences engagées et combatives et une formidable impression de vie et d'énergie qui se dégage de leur union.

C'est une joie immense, effaçant toute amertume, lorsque la flamme de l'espérance s'étouffe peu à peu en soi, de la voir resurgir et briller avec tant de force et de vivacité dans les yeux de jeunes gens aimés et respectés. Les ténèbres n'ont pas encore gagné. Demain leur appartient.

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Impasse

17 Mai 2015, 00:19am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Etre amoureux, c'est demander à l'autre de guérir ses blessures, sans se soucier des siennes.

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Dangers

14 Mai 2015, 03:36am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Qui est-ce qui pourrit vraiment ta vie? Le "terroriste islamiste" que tu vois au 20 heures ou le capitalo qui t'exploite, te sous-paye, te flique, te rackette et te demande, au fil des jours, de renoncer, un à un, à tous tes droits?

Et cela ne te surprend pas que ce soit le second qui t'invite désormais, avec tant de vigueur, à fixer ta rage sur le premier alors que c'est lui qui l'a fait venir?

Ton enfer quotidien, concret, réel, c'est la "charia" ou bien les contrats précaires, les CDD infinis, les loyers délirants, les prêts usuraires? Est-ce les Imams qui empoisonnent ta nourriture, couvrent tes murs de publicités, produisent des films qui t'insultent et te culpabilisent, abrutissent et endoctrinent tes enfants?

Veux-tu vraiment être la bonniche et le gros bras des employeurs des petites frappes qu'on t'incite à désigner comme ennemis principaux?

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12 Mai 2015, 16:49pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Réédition. Sortie le 4 juin 2015.

http://www.editions-actusf.fr/thierry-marignac/fasciste

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Rien

12 Mai 2015, 01:27am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Quand la patrie s'éteint, que la communauté se dissout, que l'glise ferme ou se tait, que le parti trahit, que la famille implose, il ne reste que l'homme. Et ce n'est vraiment pas grand chose.

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A quoi bon?

9 Mai 2015, 02:51am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Si je dois, pour me hisser à des « commandes » qui ne sont en fait bien souvent que des prébendes, louer les mêmes « héros » que les autres, réciter les mêmes prières mille fois entendues, sacrifier aux mêmes rites, agiter les mêmes images, les mêmes colifichets, adopter les mêmes postures, autant laisser la place à ceux qui le font naturellement, par goût ou par métier, et ne pas tout renier pour me conformer à des règles ontologiquement faites pour me combattre et m'annihiler. Si je peux encore moins en dire et en faire dans le succès et le triomphe que dans la minorité et dans l'exclusion, si je dois m'excuser de ce que je suis et donner les gages que je vais renoncer à l'être, je préfère les catacombes où règne au moins la chaleur de la sincérité.

Sachant qu'une fois ce fameux « pouvoir » obtenu – si tant est que cela arrive -, ce sera bien pire encore, plus frileux et rampant, puisqu'il s'agira alors de le conserver.

Si le prix de la victoire est le sacrifice de la vérité et de l'honneur, elle n'est pas seulement une défaite implicite mais bel et bien un désastre complet.

Je me moque que le prochain festival de Reggae-Dub-Slam soit sponsorisé par une mairie FN et que la 358945e place Charles de Gaulle soit inaugurée par un « mec de chez nous » .

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Radicaux

4 Mai 2015, 23:22pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

- "Tu fais des nuances, des subtilités, mais le jour où ça va péter, c'est pas ça qui va te sauver..."

- " Oui, mais en même temps, c'est pas toi non plus..."

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Je ne peux pas, j'ai mis mon pantalon rouge au pressing...

4 Mai 2015, 23:02pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Face à la submersion migratoire, le message de l'église est inaudible car il confond charité et masochisme suicidaire. Mais, contrairement à ce que se plaisent à prétendre aussi bien ses adversaires acharnés que ses suiveurs les plus demeurés, ce n'est nullement le seul discours qu'elle peut tenir tout en restant fidèle à ses dogmes. La véritable charité, ce n'est pas, et ça n'a jamais été, accepter béatement le chaos et se borner à un humanitarisme pleurnichard pour tenter d'en panser les plaies, c'est tout au contraire en combattre les causes et en punir les responsables. Il est plus que temps de chasser les marchands du temple de l'immigration, du déracinement et de l'exploitation ! Excommunication des traders et des banquiers, mise à l'index des Bouygues, des Gattaz et des Parisot ! « Veilleurs » devant la Bourse et le siège du Medef, manifs contre la loi Macron et le traité transatlantique, milices chrétiennes pour occuper les ports libyens aux mains des crapules esclavagistes, tribunaux inquisitoriaux pour les passeurs et les employeurs de clandestins, néo-templiers sur les limes de l'Europe...

Voilà ce que serait la véritable église du Christ ! Pas sûr que Charles-Edouard et Marie-Augustine soient encore tout à fait prêts, ou alors peut-être en cachette des parents, le week-end où ceux-ci sont à la Baule, et en tout cas après le mariage de cousine Elizabeth et avant les examens d'entrée à l'Essec...

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OK

26 Avril 2015, 21:54pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

- "T'imagines, ce salaud, il ne m'a même pas rappelé!"

-"Ha, merde..."

-"C'est vraiment minable!"

-"En même temps tu n'aurais peut-être pas dû le sucer ivre morte dans les chiottes du bar..."

-"Quoi? Mais au contraire! C'était un truc hyper passionnel, hyper fort ! Un truc de ouf! Un instant magique! Tu ne comprends rien..."

-"Ha, d'accord.."

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Je suis Charlot

26 Avril 2015, 13:46pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Comme pétrifiée devant son écran, Anne-Sophie, bouche entrouverte et regard halluciné, contemplait le petit écran sur lequel défilaient sans relâche les dernières images du massacre. Le ballet des voitures de police, toutes sirènes hurlantes, alternait avec les mines graves des journalistes commentant l'événement tragique qui frappait la France en plein cœur. Des morts à la télévision, elle en avait certes déjà vu, beaucoup même, des corps calcinés des enfants de Gaza aux soldats kurdes égorgés, mais c'était loin tout ça, au fin fond de pays qui puent la misère et la babouche sale et dans lesquels on aurait même pas idée d'aller en vacances, village Club Med ou pas. Ces cadavres là, ces nouveaux morts, étaient presque ses voisins, elle reconnaissait les rues, les magasins, les immeubles... Pour un peu elle aurait pu sentir par sa fenêtre l'odeur âcre de la poudre et du sang. C'était chez elle, désormais, qu'on se mettait à assassiner sauvagement ! Pas encore dans son cher 7ème arrondissement mais presque ! La folie meurtrière, elle non plus, n'avait désormais plus de frontières. Bien sûr, pour le moment encore, les fous d'Allah s'attaquaient à des gens un peu bizarres, des caricaturistes vulgaires et qu'on imaginait crasseux et des membres de la communauté israélite, mais un jour, c'était maintenant certain, ils s'en prendrait à des gens normaux, des bons français comme vous et moi ! Anne-Sophie tremblait. De ses doigts crispéts, elle saisit sur la table basse le dernier numéro de la revue « Causerie » qui dénonçait courageusement la terreur antisémite régnant actuellement en France, drame dont elle se sentait soudainement extrêmement proche et solidaire. Dans un geste éperdu, elle tendît le magazine en direction du téléviseur comme pour se protéger des balles qui menaçaient de surgir de l'écran plat 16/9e. Elle était si profondément bouleversée qu'elle n'entendit pas son mari entrer dans la pièce. Son pas la fit sursauter et elle se jeta à son cou en sanglotant.

« Mais comment peut-on être aussi barbares ? » murmurait-elle entre deux reniflements poisseux. Armand, ancien médecin militaire reconverti dans la chirurgie esthétique, plus habitué aux monstruosités diverses, semblait sensiblement moins horrifié que son épouse qu'il tenta de calmer en lui caressant doucement les cheveux. Dans un état quasi second, Anne-Sophie entraîna alors son mari dans la chambre. Après avoir refermé la porte d'un coup de pied, elle releva d'une main sa longue jupe plissée et posa l'autre contre le mur, se cambrant autant que sa sciatique récurrente le lui permettait. Agitant frénétiquement sa chevelure jusqu'à se débarrasser de son serre-tête, elle se mit ensuite à hurler « Prends-moi comme un salafiste ! ». Peu habitué à ce genre de démonstration mais émoustillé par la perspective, Edouard déboutonna son pantalon, branla un peu son sexe fatigué par trop de cocktails mondains et se mit consciencieusement à l'ouvrage. Après quelques minutes de pilonnage intensif, rythmé par les encouragements d'Anne-Sophie - « Je suis une salope ! Je suis Charlie la salope ! Vas-y fort ! Punis-moi ! », les deux époux atteignirent simultanément l'extase et s'effondrèrent sur le lit voisin, haletants et épuisés par ce premier acte de résistance à l'obscurantisme mahométan.

Rhabillés et à nouveau presque calmes, ils décidèrent de rejoindre l'un des « rassemblements solidaires » qui déjà s'organisaient dans les rues de Paris. Ils prirent à peine le temps de modifier leurs avatars facebook respectifs en « Je suis Charlie » - c'était bien là la moindre de choses – et se retrouvèrent au milieu de la foule compatissante qui envahissait les rues malgré la grisaille et le léger crachin.

Au cœur de cette masse, Anne-Sophie était rassérénée, presque heureuse. Elle devait d'ailleurs admettre que, depuis la fin des Manifs pour tous, ce genre de grandes inutilités collectives lui manquaient un peu. Entourée de jeunes gens portant des chapeaux en formes de crayons ou des nez de clown, elle sentait, comme elle l'avait entendu à la télévision, que « le rire serait toujours plus fort que les balles » et que toute cette joyeuse niaiserie, cet infantilisme ludique, constituait une infranchissable barricade. Le cortège se répandait sur les boulevards, hâtivement rejoint par des hommes politiques de tous bords, à l'exception bien sûr des salopards du Front National qui, à force de prévoir et de prédire les drames de l'immigration les avaient sans doute en partie suscités. On annonçait aussi pour bientôt la venue de chefs d'états et de gouvernements étrangers, tous les plus beaux fleurons de la démocratie et de la défense des droits de l'homme, du doux Netanyahou au tendre Abdallah II... C'est le monde entier qui serait bientôt Charlie !

Les rangs de la manifestation se faisaient plus compactes, on entonnait la marseillaise et on applaudissait avec fougue les représentants des forces de l'ordre... Anne-Sophie était dorénavant tellement excitée et galvanisée par cette marée humaine qu'il n'aurait pas fallu la pousser beaucoup pour qu'elle aille caillasser la devanture d'un kebab ou renverser l'étal de l'épicier du coin. Mais ça n'aurait pas été un spectacle très adéquat pour sa progéniture, Apolline et Edouard, qui l'avaient rejointe et agitaient si joyeusement leurs petits drapeaux tricolores. Rien ne devait venir gâcher la fête de la gentillesse et de l'amour républicain. Seul bémol, à quelques mètres d'eux, une gamine blonde d'une dizaine d'année, sans doute mal préparée à l'événement par ses parents, avait confondu, face caméra, les arabes et les terroristes. Ce n'était pas bien grave, on couperait au montage.

Le soleil avait maintenant fait son apparition et déversait généreusement ses rayons sur la foule citoyenne émue par elle-même. Cette éclaircie était attendue, inévitable, car sur l'île aux enfants, c'est tous les jours le printemps.

Xavier Eman

(In revue Eléments, numéro 154)

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