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A moy que chault!

Carré

31 Mars 2015, 00:40am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Avoir tout raté est une façon de n'avoir pas fait les choses à moitié.

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Tricher

31 Mars 2015, 00:34am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

On caresse l'idée du suicide comme on se délecte d'un alcool un peu trop violent, pour se brûler les sens mais juste l'espace de quelques secondes. Un simple jeu pour secouer la torpeur et l'ennui. Croire que l'on maîtrise encore quelque chose, que l'on pourrait, si on le voulait, être courageux, au moins une fois. Et puis il suffit de croiser un ami, d'apercevoir une bannière, d'ouvrir un nouveau livre, d'effleurer une peau pour que la flammèche renaisse et que l'on soit encore avide d'innombrables matins et d'autant de soirs, même bancals, même mal foutus, même amers...

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A soutenir!

29 Mars 2015, 18:08pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Projet de développement agricole en pays Karenni.

Site: http://www.village-karenni.com/

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RDV

29 Mars 2015, 14:51pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Billetterie: https://www.weezevent.com/colloque-institut-iliade

Au moment où le fanatisme islamique détruit méthodiquement le patrimoine archéologique et artistique de l’Orient ancien, et où le prétendu « art contemporain » impose partout sa laideur et ses provocations dérisoires, il est devenu impossible de faire l’économie d’une réflexion sur le rapport que les Européens ont, au fil du temps, entretenu avec la beauté.

Beauté des paysages où se manifeste, de Delphes à Brocéliande, le souffle de l’esprit ; beauté des sanctuaires où, de Vézelay à Chartres, ils ont affirmé leur foi ; beauté des palais, de Cnossos à Schönbrunn, où le beau a légitimé le pouvoir.

Le temps est venu de nous réapproprier cet héritage, de le relire à la lumière des formidables défis qui s’annoncent, afin d’en faire l’un des socles sur lesquels rebâtir une « vue du monde » qui permette de relever le défi du chaos contemporain. Affirmer la singularité et la richesse de notre patrimoine, c’est y puiser la source et les ressources d’une affirmation sereine, mais déterminée, de notre identité européenne et française.

Conscient tout à la fois de l’importance et de l’urgence de l’enjeu, l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne a donc décidé de consacrer son deuxième colloque annuel – et le premier sous son nom – à « l’univers esthétique des Européens »

Après une introduction de Philippe Conrad, président de l’Institut, interviendront à la tribune Alain de BenoistL’art européen, un art de la représentation »), Slobodan DespotL’art européen et le sentiment de la Nature »), Christopher GérardLa beauté et le sacré »), Jean-François GautierLa polyphonie du monde ») et Javier PortellaLa dissidence par la beauté »), ces interventions étant entrecoupées de présentations dynamiques de hauts lieux européens par Duarte Branquinho (Portugal), Adriano Scianca (Italie), Philip Stein (Allemagne) et Marie Monvoisin (France/Bretagne).

RDV

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Mes voyages

25 Mars 2015, 23:03pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

En équilibre périlleux sur le petit bureau en simili-bois, une chaussure à la main, il n'eut besoin que de quelques coups pour défoncer le « détecteur de fumée » qui trônait au milieu du plafond de la chambre d'hôtel. Une fois éradiqué ce sale petit flic électronique qui prétendait l'empêcher d'enchaîner les gauloises, il pensa s'attaquer au téléviseur, histoire d'assurer définitivement sa tranquilité mais cet appareil, il suffisait de ne pas l'allumer. C'était plus raisonnable.

L'hôtel était « heureux de lui offrir un espace sans fumée » mais, lui, un espace sans fumée ne le rendait pas du tout heureux et il enculait donc cet hôtel de merde qui jouait les pensions de famille bourgeoises mais appartenait sans doute à une multinationale vendue à la juiverie internationale, ou à un enculé de millionnaire catholique breton, ce qui revenait au même. A 110 euros la nuit dans un bled aussi foutrement paumé, il pouvait bien s'encrasser un peu plus les poumons sans qu'on vienne le faire chier. Quand on impose à sa clientèle du papier peint à motifs floraux et des serviettes de bain rose, on ne la ramène pas avec des considérations hygiénistes. Curieuse époque où se taper une ligne de coke sur la table basse est parfaitement socialement intégré, voire valorisé, mais où il faut aller se geler les couilles à la fenêtre ou sur le balcon pour s'en griller une. Tas de bouffons, ramassis de connards.

François aimait les petits hôtels de province. Dans ce décor médiocre et suranné, il se sentait plongé au cœur d'un roman de Simenon et pensait que si un jour le talent et l'inspiration devaient le frapper, ce serait certainement dans ce genre d'endroit. C'est pourquoi tous les mois, sous les prétextes les plus fallacieux et les plus incongrus (il est vrai que peu de gens se souciaient de son emploi du temps...), il disparaissait de Paris pour passer deux ou trois jours dans des lieux aussi improbables qu'Eymouthiers, Vic sur Cère, Granville, Montdidier ou Vittel. Deux ou trois journées à contempler la rue au travers d'une fenêtre à la propreté généralement douteuse, à boire, à manger des harengs/pommes à l'huile et à commencer des romans qu'il mettait à la poubelle avant de reprendre le train. Parfois, il se promenait un peu, découvrait les curiosités locales, la 47e dent de Saint Ursule, le bunker qui n'avait jamais stoppé aucun allemand, la maison où Napoléon avait fait caca en revenant d'Austerlitz... Il lui arrivait aussi parfois d'avoir des discussions, en général aussi intéressantes, sinon davantage, que celles qu'il avait d'ordinaire, à propos de la météo, des élections, des bougnoules-qu'on-a-rien-contre-mais-qui-font-chier-quand-même, de la crise économique, des jeunes qu'on ne comprend plus... Il appréciait tout particulièrement quand quelqu'un lui parlait avec un accent régional marqué qui rendait la conversation presque incompréhensible et tournait autour de la chasse ou de l'agriculture.

Bref il « faisait des rencontres », selon la formule convenue. Il avait même baisé quelques fois. Comme quoi il ne faut jamais sous-estimer la détresse et la solitude des autres, y compris les porteuses de chatte et de gros nichons.

Il avait aussi goûté tout un tas de « petits vins » dont il était sensé «dire des nouvelles » au tenancier ravi qui le servait d'un œil complice mais qui lui infligeaient presque systématiquement le même mal de crâne. « Après c'est comme tout, faut pas en abuser non plus » entendait-il alors arguer pour défendre le produit du cru. Certes, ce n'était pas faux, mais cela ne l'empêchait pas de penser que la viticulture française n'avait pas vraiment fait de grands progrès dans le domaine de la picrate pour prolos, se concentrant essentiellement sur les nectars à destination des faces de citron et autres cows-boys nouveaux riches.. La cirrhose du « de souche », tout le monde s'en branle.

De temps en temps, il assistait à l'enterrement d'un inconnu et ce spectacle le fascinait et l'émouvait au plus haut point. Ces vielles femmes en noir aux visages presque momifiés, ces larmes qui semblaient sincères, cette humble piété, cette économie de gestes et de paroles, cette solidarité soudaine d'une communauté qui suspend son activité pour accompagner l'un des siens dans sa dernière demeure... Ici chaque mort compte, tout le monde le connaît, l'a connu, l'a croisé... c'est un peu du décor quotidien qui disparaît.. une maison dont les volets se closent définitivement, un jardin qui ne sera plus entretenu... Lorsque le prêtre était jeune, c'était toujours catastrophique, il rompait à lui seul tout le charme du moment en déblatérant les mêmes conneries sirupeuses qu'on aurait pu entendre partout ailleurs et qui donnent envie de se convertir à n'importe quelle religion un peu moins tafiole. Mais quand le curé était presque du même âge que le défunt, qu'il l'avait fréquenté, accompagné de sa communion à son mariage et au baptême de ses enfants, c'était une toute autre histoire...On sentait le pain et le vin partagés, les confessions entendues, les conseils donnés, les doutes exprimés, les engueulades et les grands rires, et l'on pouvait subrepticement imaginer ce qu'était vraiment une communauté. François en chialait toujours abondamment, non pas tant sur le disparu qu'il ne connaissait pas mais sur l'image de l'anonyme fosse commune qui l'attendait, lui. Lui, et tous les autres. Les présomptueux, les egotiques, les modernes, les forts en thème et en gueule, les plus malins, les péremptoires, les paons, les bruyants, les agités, les parvenus et les grotesques...

Alors il buvait deux ou trois verres et n'y pensait plus. Il marchait dans les rués désertes dès 21 heures 30 et se disait qu'il aurait bien aimé naître là. Parce qu'il fallait y être né pour pouvoir y vivre. Mais le venin de Paris lui manquait déjà, le grand théâtre le rappelait, Guignol s'agitait, l'invitant à reprendre sa place parmi les autres ombres. Il est plus facile de n'être rien dans le tumulte que dans le silence.

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A bas l'électricité!

25 Mars 2015, 18:13pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

« Combien faudra-t-il de vraies longues soirées d'hiver à la lueur des tisons pour faire comprendre à ces clercs éblouis les trésors de l'ombre et les bienfaits de la nuit ? Ou combien de faux jours ajoutés aux vrais pour les écoeurer de lumières ouvrables ? C'est la peur de l'ombre qui les fait chanter victoire mais à la faveur des lumières froides et néons utilitaires la nuit s'épaissit, s'aggrave et s'approche. Aux siècles obscurs mais constellés on savait s'y prendre avec les ténèbres, on savait trinquer dans l'ombre et ce que valait l'aurore. Nous sommes de pauvres types libérés de la nuit, comme si la nuit ne regroupait pas quelque part des obscurités plus denses que jamais. Dopés de lumière et de bruit, que survienne le silence et la nuit, nous voilà tout couillon sinon tremblant. »

Jacques Perret, « Du tac au tac », Via Romana.

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La dame aux chlamydias

24 Mars 2015, 23:10pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

  • « T'es plutôt un littéraire toi non ? »

  • « Heu, je ne sais pas... ça veut dire quoi ? »

  • « Ben que t'es pas très doué pour faire du pognon quoi... »

  • « Ha oui.... D'accord. Ben vu comme ça oui, je suis assez littéraire... »

  • « Les matheux, en général, ils s'en sortent mieux... Sont plus chiants, c'est sûr, mais au moins sont rentables, ils t'emmènent pas en vacances au Creusot... »

  • « Je connais des littéraires très chiants... »

  • « Ha ben ils cumulent les enfoirés ! Ils doivent pas baiser souvent... »

  • « Ceux que je connais sont mariés... »

  • « C'est bien ce que je dis... »

  • « Ha... Mais sinon toi ? »

  • « Moi quoi ? »

  • « Ben t'es littéraire ? »

  • « Ha mais moi c'est différent, je suis une fille, toutes ces conneries, j'en ai rien à foutre... Après, boire des coupes de champagne au Salon du Livre et être présentée à Beigbéder j'ai rien contre bien sûr... »

  • « Bien sûr... »

  • « Et sinon c'est quoi ton projet de vie ? »

  • « Mon ? »

  • « Ben ...tes objectifs ? Ton plan ? »

  • « Pour ce soir ? »

  • « Ha ben non.. pour ça, j'ai une vague idée... mais sur le long terme ? »

  • « J'aimerai bien écrire un grand roman sur l'ennui... »

  • « Ca va être fun... »

  • « Assez. »

  • « Enfin si tu pouvais ne pas commencer l'étude tout de suite... »

  • « On va essayer.... »

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LA

23 Mars 2015, 22:04pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

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La soupe

23 Mars 2015, 21:08pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Afin de répondre aux accusations de « critiquer sans connaître » (étrange concept qui voudrait qu’il fût nécessaire d’ingurgiter de la merde pour savoir qu’on n’en apprécie pas le goût..) et à l'occasion d’un week-end familial durant lequel la télévision est un refuge, je me suis donc infligé, en intégralité, plusieurs épisodes de « Game of Thrones ». Je n’aurais pas dû. Vraiment pas. Grave erreur, lourde en conséquences. Car, avant cette expérience traumatisante, je pouvais encore, dans le doute, n’en ayant aperçu que des bribes et me laissant partiellement influencer par divers commentaires, conserver quelques traces de respect et de considération pour les défenseurs et autres thuriféraires de cette série qui n’est pas seulement nullissime mais proprement atterrante. Ce n’est désormais plus possible. C’est fort regrettable, car ma vie sociale, déjà assez largement désastreuse, va encore en prendre un coup. Quoi qu’il en soit, j’ai envie de dire, pour mettre le débat au niveau de son objet : « Non mais allo quoi ? ». On en est vraiment arrivé là ? On est vraiment tombé si bas qu’il faille trouver des qualités et des « aspects positifs » à une merde pareille ? A cette espèce de sous-jeu vidéo pour ados hydrocéphales ? Acteurs issus d’un casting de publicité pour Ultrabright, dialogues indigents, scènes de cul soft pour émoustiller le puceau et le frustré, violence banale et racoleuse… « Game of Thrones » c’est la session de rattrapage pour les demi-débiles qui n’ont pas tout compris au Seigneur des Anneaux mais qui aiment bien quand même les bonnasses, les chevaliers et les dragons…

Le pire étant que des français et des européens puissent perdre du temps de vie à regarder ce pur produit de l’industrie hollywoodienne, cet objet archétypal de la société du divertissement globalisé (passe partout, convenu, exportable dans tous les pays du monde…) tout en ignorant 95% de leur propre patrimoine cinématographique mais en fantasmant sur de prétendues valeurs traditionnelles et identitaires véhiculées (malgré elle ! diront les plus hallucinés devins…) par cette série 100% américaine et casher.

HBO, David Benioff et D.B Weiss (les créateurs du chef d’œuvre), à la rescousse de l’identité européenne ! Merci à eux d’avoir si habilement réveillé notre plus longue mémoire trop longtemps assoupie !

Si cette bouse hollywoodienne - formatée, simpliste, ripolinée, coruscante, hystérico-bruyante et démago … - a le moindre rapport avec l’imaginaire, l’esthétique, la sensibilité et la psychologie européennes, alors je préfère me faire naturaliser Bantou.

A ce compte là, « Le Retour du Jedi » est un magnifique prolongement de la chanson de geste, le couple R2D2/C3PO une remarquable transposition de Don Quichotte et Sancho Pansa, « Piège de cristal » une nouvelle lecture du mythe d’Hercule et « Kelly likes gang bang and says fuck off » une subtile évocation de l’éternel féminin européen et de son ancestrale liberté.

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Fashion

20 Mars 2015, 15:20pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Fashion

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