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A moy que chault!

Curiosité

29 Janvier 2016, 15:59pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Je suis étonné de constater que certains semblent encore penser que les gouvernements successifs cherchent réellement à résorber le chômage mais échouent tous malheureusement dans cette noble tâche (Parce que c’est hyper compliqué tu vois ! La conjoncture et tout !). Le chômage de masse, subventionné, est pourtant d’évidence l’un des plus efficaces et redoutables leviers de contrôle social. D’un côté, on fait venir une main d’œuvre immigrée malléable et corvéable à merci, prête à accepter des conditions de salaire et de travail que nos ancêtres (enfin les ancêtres de certains, pas forcément beaucoup parmi ceux des pantalons rouges de LMPT…) ont mis des années de combat à refuser, et de l’autre, on te file, à toi chômeur « de souche », entre RSA, RMI et allocs, de quoi survivre et passer tes journées devant Hanouna et la console de jeux. Et même te payer un ou deux extras de temps en temps, journée à Eurodisney ou concert de Johnny. Et tout le monde est content, chacun à sa place. La peur, la précarité, la perte d’autonomie, la dépendance absolue vis-à-vis de l’Etat sont les meilleurs moyens d’assurer la prorogation du système.

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Des nuits entières

29 Janvier 2016, 15:24pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

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Immobilier

29 Janvier 2016, 12:57pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

- « Ca y est j’ai trouvé un appart. Dans le 18e. »

- « Super ! En plus c’est un arrondissement à fort potentiel… »

- « Oui, et hyper vivant… »

- « Carrément, beaucoup de mixité, de diversité… »

- « Ouais, toutes ces couleurs, ces senteurs, ces bruits… »

- « Populaire… »

- « Avec une vraie vie de quartier… »

- « Authentique… »

- « En plus, j’ai fait une bonne affaire. Le mec voulait vendre au plus vite… »

- « Ha bon, pourquoi ? »

- « Je sais pas trop... des conneries... j’ai cru comprendre qu’il s’était vaguement fait agresser par une personne en situation de toxicomanie et avait dû retirer sa fille de l’école du quartier parce que des gamins s’amusaient à lui montrer leur sexe… »

- « Tout le monde n’est pas fait pour le vivre-ensemble… »

- « C’est clair ! »

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Artistique fiction

27 Janvier 2016, 15:29pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Ne pouvant rester indifférente aux incidents de la gare de Cologne, et surtout à leur abjecte récupération par l’extrême droite néo-génocidaire, l’artiste LeslyK (Ludivine Carpentier pour l’état civil) a décidé de se rendre dans la ville allemande pour y accomplir une performance citoyenne et réconciliatrice. Consciente que ces débordements, regrettables certes mains finalement compréhensibles, ne résultent que d’une incompréhension culturelle générée par des vestiges d’un ethno-différentialisme d’un autre âge, elle est convaincue, grâce à son action culturello-démocratique, de parvenir à dépasser les frictions communautaires pour entrouvrir la porte d’un vivre-ensemble à la fois non sexiste mais érotico-festif, débarrassé tout autant des excès – encore une fois bien compréhensibles – d’agressivité phallique et patriarcale des nouveaux arrivants que des excessives réticences à l’ouverture à l’Autre des jeunes femmes allemandes, jamais totalement débarrassées des pesanteurs – et puanteurs !- idéologiques du nazisme.

« Ce qu’il faut, c’est réconcilier le mythe de la grosse bite noire et le respect de l’intégrité féminine. La femme occidentale doit intégrer son désir de viol par des migrants, prolétaires exploités à gros chibre, mais sans que celui-ci lui soit imposer de l’extérieur. Cela doit être une démarche de libération vis-à-vis du carcan moral bourgeois xénophobe et non une intrusion agressive de type machiste. C’est de son plein gré et pour son épanouissement rédempteur des crimes passés que la femme allemande doit s’offrir à l’étranger – qui n’en est plus un dès lors qu’il se fond dans son corps – en manque tragique d’affection et d’acceptation érotique … » a-t-elle ainsi expliqué aux Inrocks avant son départ pour Cologne.

Pour exprimer cette fulgurante pensée, LeslyK, assisté de son ami l’artiste allemand «Never again » , s’est installée sur le parvis de la gare, nue à 4 pattes, écartant des deux mains ses fesses bombées en signe d’ouverture et de désir de l’Autre. « Nerver again », nu lui aussi mais peint entièrement en noir, avait pour mission de lui asséner des coups de godemichet d’un rythme varié dans l’anus. Quand ceux-ci étaient précautionneux et doux, la jeune artiste gémissait de plaisir, mais lorsqu’ils étaient trop forts et violents, elle hurlait de douleur et déféquait sur le sol, marquant ainsi son rejet de toute imposition excessivement agressive.

Une œuvre particulièrement ambitieuse et puissante qui fût malheureusement trop rapidement interrompue par un début d’émeute et l’intervention de la police.

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Voyous?

27 Janvier 2016, 13:31pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Les gens de droite qui qualifient immédiatement de « voyou » toute personne qui, lors d’une manifestation politique ou d’un mouvement social, brûle un pneu, égratigne une voiture (sacrilège absolu ! la bagnole merde !) ou bouscule quelqu’un, démontrent, encore une fois, leur caractère totalement inoffensif vis-à-vis du pouvoir, quel qu’il soit, « dictature socialiste » comprise. Par ailleurs, ils font également, par ces dénonciations outrées, la démonstration qu’ils n’ont jamais eu à lutter pour quelque chose de fondamental, de vital pour eux, une cause, un projet ou une idée qui dépasse les conventions sociales, le vernis bourgeois, qui implique un engagement total et qui mérite qu’on lui sacrifie un peu plus que de beaux discours plus ou moins enflammés. N’ayant à craindre ni le déclassement, ni la pauvreté, ni la précarité, ni la violence ou la promiscuité, ils resteront toujours du côté de l’ordre, si injuste voir abjecte soit-il, même absolument contraire à leurs prétendus « principes ». C’est pourquoi, lors de leurs rares velléités d’engagement collectif, ils seront à jamais fidèles à la méthode « Manif pour tous », ballons rose et bleue, musique du monde et sourires joyeux…. Avec les résultats que l’on sait…

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Les crétins immobiles contre les salauds qui marchent

26 Janvier 2016, 20:01pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

J’aime beaucoup le concept désormais omniprésent « d’immobilisme ». Dans le langage politco-médiatique contemporain, est « immobiliste » toute personne qui s’oppose à la détérioration de ses conditions de travail, à la baisse de son salaire, à la suppression des minimas sociaux et à la facilitation du licenciement. C’est un crétin passéiste et bas du front qui n’en a cure des injonctions des agences de notations internationales et se montre insensible aux analyses du Financial Times tout autant qu’aux péroraisons visionnaires des gourous de la BCE. Le « passéiste » est tellement tragiquement bouché qu’il ne perçoit nullement les intérêts macro-économiques de sa nation, et pousse même l’égoïsme jusqu’à se contrefoutre du fait que la baisse du SMIG améliorerait l’attractivité française à l’internationale, se bornant mesquinement à constater que cette baisse nuirait à sa possibilité de rembourser le crédit de son pavillon de banlieue et d’ainsi ne pas être exproprié. Con comme une brique, il peine à saisir – alors que la moitié de sa famille pointe à Pôle Emploi– pourquoi il est nécessaire et urgent de faire venir des millions de migrants pour « relancer une économie » qui se refuse à employer ses fils et ses frères. C’est un être étriqué, ingrat et égocentré, dénué de toute empathie pour les affres et douleurs des grands patrons devant affronter au quotidien la violence de la « concurrence internationale », les privant misérablement des bonnes armes pour cette lutte épique et glorieuse en n’acceptant pas les mêmes conditions de travail qu’un Tamoul ou un Bengladais. De plus, ce sinistre personnage est dénué de toute ambition et de tout sens de l’aventure, ne percevant pas tout l’intérêt de licenciements successifs, merveilleuses opportunités permettant de découvrir de nouvelles facettes du monde du travail. Il rechigne même à tout nomadisme, révélant par là ses tendances arriérées, sans doute identitaires et même à la limite du fascisme. « L’immobiliste » est l’homme d’un autre temps, l’homme de la France rancie, l’homme de trop, le boulet à remplacer d’urgence par de nouvelles populations ouvertes à l’innovation, habituées à la mobilité, pleines d’énergie et d’enthousiasme pour suivre et soutenir les projets progressistes et humanistes des bienfaiteurs de l’humanité que sont les dirigeants du Medef.

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Bientôt disponible!

26 Janvier 2016, 11:45am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Vialatte, Parvulesco, littérature

Vialatte, Parvulesco, littérature

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In Memoriam

25 Janvier 2016, 21:41pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

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Migrants

25 Janvier 2016, 18:00pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Ils étaient venus, ils étaient tous là, alignés sur le canapé Empire, face au téléviseur. Convoqués par une Anne-Sophie au bord des larmes, toute la famille suivait dans un silence recueilli le reportage de France 2 consacré aux migrants déversés par milliers sur les côtes grecques et italiennes. On les voyait maintenant entassés dans une sorte de gymnase, couchés à même sol et jouant avec leurs smartphones pour tromper l'ennui. « Quelle misère ! Quelle misère ! » ne cessait de répéter Anne-Sophie. « Tu m'étonnes, ils en sont encore à l'Iphone 4... » pensait Héloïse, qui, certes, compatissait grandement au terrible drame humain mais commençait malgré tout à un peu se faire chier. « Des armées de noirs désespérés, quand on en a vu une, on les a toutes vues... » maugréait-elle intérieurement en commençant à lorgner l'avancée des minutes sur la montre Chaumet de sa mère. Son frère, Louis-Frédéric, avait décroché depuis déjà un bon moment et s'était définitivement perdu dans la contemplation des moulures du plafond. Il faut dire qu'ils avaient droit au même cérémonial à chaque nouveau journal télévisé. Cela devenait légèrement redondant. Maria, la femme de ménage, mobilisée elle aussi – il ne faut jamais manquer une occasion d'édifier le bon peuple -, contemplant cette masse de corps en haillons confinés entre quatre murs, se disait surtout que ça devait drôlement sentir la chaussette sale dans ce hangar, mais elle comprenait bien que ce n'était pas le genre de réflexion qu'on attendait d'elle et se contentait donc d'opiner de la tête à chaque nouvelle exclamation éplorée de sa patronne, imitée en cela par Jacques-Henri, le patriarche, qui était certes un patron de gauche mais regrettait tout de même un peu de ne pas avoir eu une réunion urgente et tardive au boulot...

Une fois le reportage terminé, Anne-Sophie reposa lentement la télécommande sur la table basse et prononça la phrase que tout le monde redoutait depuis plusieurs jours : « Il faut que nous fassions quelque chose... ». « Mais nous compatissons déjà ! » s'empressa de te tempérer Jacques-Henri, sans grand espoir de calmer aussi facilement son épouse. « Non, il nous faut agir concrètement, nous investir, nous ne pouvons rester passifs devant un tel drame humain... » déclara-t-elle d'une voix presque ferme mais encore légèrement chargée de sanglots étouffés. Bien qu'étant resté passif jusque-là devant pas mal de drames humains divers et variés, à commencer par les deux suicides qui avaient suivi le plan de licenciements que lui avait imposé ses actionnaires il y a deux ans, Jacques-Henri comprit qu'il ne pouvait qu'acquiescer et promit qu'il ferait dès demain un chèque à une association d'aide aux clandestins... « Aux migrants ! » hurla Anne-Sophie, l'œil mauvais, arrachant Louis-Frédéric à sa fascination autiste des ornements du plafond. « Oui, oui, aux migrants bien sûr.. » corrigea Jacques-Henri en baissant légèrement les yeux. « C'est bien, poursuivit Anne-Sophie, mais ce n'est pas suffisant, nous devons nous impliquer personnellement, offrir à ces gens, à ces frères, ce qui leur manque le plus : de l'attention, de l'écoute, de la chaleur humaine... ». A ces mots, Hélöise se demanda si c'était vraiment vrai tout ce qu'on racontait sur les bites énormes des noirs et si c'est à cela que maman pensait en parlant de « chaleur humaine ». Etre la seule lycéenne de Stanislas à avoir sucé un noir qui ne soit pas fils d'ambassadeur, ça pouvait lui valoir son petit succès. A voir. Jacques-Henri, que le concept de « chaleur humaine » avait lui aussi intrigué, ne put masquer un léger agacement en rétorquant qu'ils n'allaient tout de même pas en loger chez eux, vu qu'ils étaient déjà à l'étroit dans ce 150 mètres carrés mal agencé et encombré de meubles et de bibelots. « On pourrait leur prêter la chambre de bonne... » suggéra Anne-Sophie. « Et cousin Antoine qui l'occupe actuellement, on en fait quoi ? » rétorqua Jacques-Henri, évoquant l'un de ses lointains cousins que, suite à un divorce difficile, ils « dépannaient » en lui laissant la jouissance du studio du 6e étage pour la modique somme de 750 euros par mois, un geste véritablement chrétien pour un 9 mètres carrés avenue de Wagram. « Cousin Antoine, cousin Antoine... Est-ce qu'il est migrant cousin Antoine ?? » s'emporta Anne-Sophie. « Ben, il vient quand même du Limousin... » répliqua Louis-Frédéric, provoquant un petit éclat de rire chez son père et sa sœur. Sa mère elle, les dents serrées, le fusilla du regard. Les temps n'étaient plus à la rigolade. Plus du tout. Pour calmer la fureur maternelle, il fut entendu qu'on parlerait rapidement à cousin Antoine d'un possible départ anticipé. Maria demanda alors si elle pouvait retourner à son repassage, ce qui lui fut accordé d'un petit geste de la main, tandis que les deux enfants rejoignaient leurs chambres respectives. Anne-Sophie n'était pas pour autant entièrement satisfaite et poursuivit à l'attention de son mari qui esquissait un début de retraite stratégique: « Et toi, tu pourrais en embaucher quelques-uns dans tes ateliers, non? ». « Si peu de temps après le plan social... je ne pense pas que cela passerait très bien... » se permit de faire timidement remarquer Jacques-Henri. « Et auprès de qui ? D'une bande de prolos égoïstes qui ne voient pas plus loin que le bout de leur bulletin de paie et dont les trois quarts doivent voter Front national ? C'est toi le patron ou non ? ». Oui, c'était lui le patron. Il envisagerait donc la possibilité d'une embauche. En attendant il voulait prendre une douche et se changer. C'était bientôt l'heure du bridge.

Xavier Eman, "Chronique d'une fin du monde sans importance", in revue Eléments

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Attention école

20 Janvier 2016, 15:55pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Bien que je fus bon élève, je n’ai jamais aimé l’école. La grande du moins, celle où l’on ne fait plus la sieste et où l’on ne joue plus, ou si peu. C’est dans le bus de ramassage scolaire transbahutant sa quarantaine de condamnés qu’est née au fond de moi cette boule d’angoisse, de crainte diffuse et indéfinie, qui ne devait plus jamais me quitter.

Je n’aimais pas l’école. Les longues heures d’ennui à tracer des triangles isocèles ou à torturer des souris. Les petites brutes sadiques, héros de la cour de récréation. Les profs neurasthéniques, dépressifs, malodorants. Et le supplice du sport, bien sûr, quand on est malingre et maladroit… Classé dans la catégorie « intello », qu’il me fallait absolument briser pour survivre, j’y ai aussi découvert que la méchanceté, la cruauté même, pouvaient rendre populaire. Moquer et humilier les plus faibles, les plus tordus que soi, pour faire ricaner les gros cons et être invité à leurs « boums » afin d’y tripoter quelques prémisses de nichons et y être « dépucelé de la bouche » par un vague boudin délaissé par les forts en football et les détenteurs de mobylettes. L’école m’a appris la bassesse et la médiocrité plus sûrement que l’arithmétique et la grammaire.

Il y avait les jolies filles aussi, bien sûr, celles qu’on n’avait jamais. Et puis la jolie fille qu’un jour, va savoir pourquoi, on a, mais dont, finalement, on ne sait que faire.

Il y avait des éclaircies aussi. Les convocations chez le proviseur où l’on s’étonnait « de vous retrouver en pareille compagnie », les engueulades au conseil de classe entre le prof de français et le prof de maths, l’un affirmant que vous étiez « exceptionnellement doué», l’autre « quasiment demeuré ». Les deux se trompant tout autant mais s’invectivant joyeusement. Puis les premiers joints, les premières bitures, la première pipe… Finalement, avant le Bac, on a déjà fait le tour de tout ce qu’il y a d’intéressant dans l’existence.

Il y avait aussi Monsieur Demillac, le prof qui parvenait à faire aimer la littérature au plus farouche des collectionneurs de vignettes des « crados ». Une caricature de « hussard noir de la république » égaré en plein naufrage… Le mec qui invitait ses élèves chez lui en fin d’année – pour leur lire des extraits de Phèdre et d’Antigone – sans même chercher à leur toucher le kiki…

Il y avait les amitiés « à la vie, à la mort » qui disparaissaient au premier déménagement, à la moindre bifurcation…

Et il y avait, déjà, pas mal de solitude et d’incompréhension. Les premiers vertiges suicidaires, complaisamment ressassés.

Les grands bâtiments carcéraux, la piteuse défécation du « 1% culture » plantée devant l’entrée, la bruyante vulgarité d’une meute déjà à demi décivilisée, la nourriture d’hôpital, « l’arbre de la liberté » aux trois quarts crevé, l’odeur de pisse et d’ammoniac des couloirs, les premiers graffitis, le cours d’histoire après 2 heures d’EPS dans une ambiance de vestiaire à faire dégueuler un migrant...

Et l’endoctrinement bien entendu, la Shoah en suppositoires pluri-hebdomadaires, le racisme à toutes les sauces, les gentils, les méchants, les mensonges citoyens, la culpabilisation historique, les « travaux pratiques autour de la question du Sida » qui valent un renvoi si l’on suggère l’organisation d’une partouze, le « conseiller d’orientation » qui a échoué là parce qu’il se faisait caca dessus devant une classe de 25 élèves et dont on se mord les lèvres pour ne pas lui demander si quelqu’un, un jour lui a osé lui « conseiller » ce boulot de merde…

Usine à conformisme, à conformité, l’école est une vaste escroquerie. Elle bride, formate, émascule. Elle n’apprend pas à raisonner mais à être raisonnable, à penser petit, à survivre. Elle est triste et lugubre comme un plan de carrière, comme un formulaire d’inscription à l’ANPE. A mi-chemin entre la garderie et le centre de rééducation, elle ne sert à rien d’autre qu’à reproduire à l’infini le même modèle social. Avec elle, aucun risque que quelqu’un quitte la place que lui a attribué sa naissance. Fumisterie obèse et coûteuse, elle ne produit plus que des chômeurs aigris, des étudiants analphabètes et des semi-lettrés outrageusement prétentieux… Enfin bref, je n’ai jamais aimé l’école.

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