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A moy que chault!

Radio Paris Vox

1 Avril 2020, 14:16pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Sur Méridien Zéro, l'émission des confinés qui ne veulent pas devenir des cons finis. (Copyright Almanach Vermot)

 

 

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Souvenirs d'enfance

21 Mars 2020, 22:44pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Je ne sais pas si j'ai beaucoup de souvenirs d'enfance... Pas mal de reconstructions, de récits extérieurs intégrés comme des images vécues, d'effacements, d'inventions, de distorsions... C'est le charme béni de la mémoire, elle sélectionne, elle trie, elle enjolive, elle refoule, bref elle « discrimine », ce mot maudit et pourtant si vital. Ce mot qui permet de se construire un petit panthéon d'enfance, qui n'a peut-être pas grand chose à voir avec la réalité mais qui constitue une fragile réserve de nostalgie et de bonheur dans laquelle on peut puiser – avec précaution – face aux difficultés et aux blessures du quotidien. C'est d'ailleurs pourquoi je n'ai jamais compris ces masochistes acharnés à faire ressurgir du passé – à grands coups « d'analyses » et de « psys » aussi névrosés que hors de prix - les ombres menaçantes, les salissures et les humiliations que la mémoire avait sagement enfoui dans les tréfonds de notre cerveau. Il n'y a pas de possibilité de bonheur, d'existence vigoureuse et libre sans capacité d'oubli. C'est ce que nous dit Nietzsche dans son aphorisme systématiquement cité et utilisé à contre-sens : « L'homme de l'avenir est celui qui aura la plus longue mémoire ». Mais « l'homme de l'avenir », c'est ici le « dernier homme », « l'homme du ressentiment » à qui appartient l'avenir immédiat (la modernité), l'homme tellement entravé par le poids d'une mémoire hypertrophiée qu'il ne peut plus accueillir la véritable nouveauté ni saisir le présent. Savoir d'où l'on vient, être riche d'un héritage, ce n'est pas tout conserver, se souvenir de tout, mais intégrer l'essentiel, choisir le meilleur. Ainsi l'enfance - sauf drame ou tragédie particulièrement grave et sordide – doit rester une image d'Epinal, un concentré d'idéal, un pieu et joyeux demi-mensonge...

Souvenons-nous donc des rires et des jeux, des balades en forêts, des matchs de basket ou de football, des gâteaux de la grand-mère qui en faisait ou n'en faisait pas, des médailles du grand-père qui en a eu ou pas, des petites filles toujours blondes et jolies, des feux de camps scouts qu'on a embrasé ou simplement contemplé dans les pages d'un « Prince Eric », des baisers volés ou rêvés, du rire des copains, des bagarres de cours de récré, des grandes guerres menées contre les fourmis, des barques branlantes sur des ruisseaux presque asséchés, des promesses et des serments sous la voûte étoilée...

Oublions les sanglots sous les draps, les cris des parents, les punitions, les coups injustement reçus, les mauvaises notes, la cruauté du groupe dont on était exclu, le dédain d'Aurélie en classe de CM1, la gêne se son corps, les petites trahisons alors immenses à l'aune de nos vies, la découverte de la laideur, les premières désillusions et les premières souffrances...

Nous avons tous eu de belles enfances puisqu'elles ont fait de nous ce que nous sommes, des hommes fiers et heureux malgré tout, amoureux de leur terre et de leur communauté, voulant vivre et combattre pour des valeurs collectives qui les dépassent.

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Ode au pays

18 Mars 2020, 18:18pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Mon pays, il était tout petit. Autant que je me souvienne, il ressemblait à une lourde maison de pierres grises, couverte de lierre, jouxtée d'un petit jardin où ma tente d'indien était bercée par un massif de roses et les branches épuisées du saule pleureur du voisin. Mon pays avait alors deux frontières, les bras doux et chauds de ma mère et le visage un peu sévère de mon père.

Puis mon pays s'est agrandit, il embrassait une grande cour de bitume et une salle de classe tapissée de dessins colorés. Il avait le visage d'une petite fille avec de longues tresses blondes, qui n'aimait pas qu'on la pince, et d'un instituteur barbu, qui n'aimait pas qu'on dépasse les lignes du cahier.

Ensuite mon pays s'est élargi encore, il a pris la forme de livres, d'idées, de films, d'histoires, de récits, de leçons et d'images.... Mon pays est sorti de la bouche d'un professeur de français évoquant Stendhal presque les larmes aux yeux, du geste d'un garçon de café me servant mon premier verre de vin, de la main d'une quasi-inconnue glissée dans la mienne dans l'obscurité d'une salle de cinéma...

Alors mon pays est devenu bohème et turbulent, il ressemblât à des cafés, des concerts, des manifestations, des ivresses, des diatribes, des révolutions rêvées et des batailles perdues...

Enfin mon pays devint sombre et menacé, envahi, agressé, insulté, trompé et trahi de toutes parts. Mon pays, fatigué, tournait au cauchemar.

C'est alors qu'au cœur de ce pays j'en découvrais un nouveau, plus petit, plus improbable, mais porteur d'espérance. Ce pays s'appelait communauté, ses membres camarades. De mon ancien pays, il était le garant mais aussi l'avant-garde.

Ainsi mon pays est à la fois minuscule et immense, tragique et magnifique, fragile et orgueilleux, mon pays c'est la France.

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Ne pas mourir pour rien

16 Mars 2020, 20:50pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Que naissent au moins de cette crise folle, de ce « confinement » impensable, de ce gâchis, de cette gabegie politique, le renforcement de nos certitudes, la consolidation de notre croyance, désormais inaltérable, non seulement dans la justesse mais dans le caractère impérieux, vital, de ce qui n'a jamais autant mérité le nom de « notre combat » ! Sans aucune grandiloquence, juste en tirant la leçon des faits. Pour que les morts inutiles n'en soient pas pour autant vaines. Oui les frontières protègent, oui le « Village global » n'est qu'un vaste mouroir, oui les marchés financiers sont des mafias, oui la destruction des services publics est un crime contre le peuple... Mais que naissent aussi de ce temps de repli, de réclusion, de parenthèse potentiellement tragique, de nouvelles idées, de nouveaux paradigmes, de nouveaux chants, de nouveaux poèmes, de nouveaux hymnes, de nouveaux rapports humains, de nouvelles priorités, qu'un foisonnement créatif, productif, militant, révolutionnaire, réponde à l'état de siège qui nous est imposé. Cet « imprévu dans l'histoire » - qui confirme toutes nos analyses, valide tous nos constats - que la folie du système a suscité, ne doit pas - ne peut pas -rester qu'un énième accident sur la route criminelle du libéralisme mondialisé. On le voit, il n'y a pas d'issue dans la fuite individualiste, il n'y a pas d'espérance dans l'évasion personnelle, dans l'égoïsme et l'aveuglement du court-termisme. Ils n'y a de solutions que collectives et communautaires. Des solutions à inventer, à penser, à construire, à incarner. Nous ne mourrons pas de leur folie, de leur inconscience, de leur délire matérialiste, de leurs fausses utopies qui ne sont que des calculs financiers, nous ne mourrons que de notre passivité face à ceux-ci. Et si nous acceptons la mort, nous ne la tolérons qu'après avoir tout donné pour notre peuple, pour notre culture, pour notre civilisation, pour nos amours, pour nos enfants ou ceux de nos frères, et pour l'image que nous voulons emporter de nous-mêmes.

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Transfert

20 Janvier 2020, 22:15pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Mise en sommeil complet du blog.

 

Retrouvez moi (si vous le voulez) régulièrement sur:  https://www.revue-elements.com/

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Pano Actu

14 Janvier 2020, 13:08pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

 

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La chronique de Livr’arbitres : Xavier Eman persiste et signe !

15 Décembre 2019, 19:26pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Xavier Eman, entrepreneur en démolitions publiques, a encore frappé. L’écrivain et chroniqueur bien connu d’Eléments à Présent, en passant par « Le Lys noir » et A moy que chault !, aggrave son cas.

Il y a trois ans, il publiait un recueil de ses chroniques d’Une fin du monde sans importance. C’était drôle, mordant et lucide ; du vitriol allègrement déversé sur les hypocrisies et les délires du monde moderne, pour faire la vérité, pour réveiller les âmes et les esprits. Une profondeur légère, de la pure satire qui entend corriger les mœurs par le rire, dans la grande tradition française, celle des comédies de Molière ou des Caractères de La Bruyère. Autant dire un empêcheur de consommer en rond et de voter Macron.

Depuis, Xavier Eman a continué à écrire joyeusement ses chroniques acerbes, puisque le monde est encore plus dément et la réalité intarissable. La fête des fous n’est pas finie, elle n’en finit pas de finir, alors Eman continue à décrire et à ridiculiser la décadence pour hâter la renaissance. La Nouvelle Librairie a donc décidé de publier un second volume, augmenté d’une préface radieuse d’Olivier Maulin et d’une remarquable nouvelle inédite.

Ce second opus confirme le talent d’Eman pour l’humour noir et la forme brève, pour les apologues ironiques, les fables en prose grinçante, les contes moraux. En quelques traits, des personnages typiques sont saisis sur le vif, puis simplement livrés à eux-mêmes jusqu’à la catastrophe finale, lorsque les masques tombent et les zombies se fracassent lamentablement sur le réel. Tout est toujours juste et bien vu, imparable et impayable : dans un monde qui ose tout, Eman n’a pas besoin d’en rajouter. Il se contente de montrer que le roi est nu, il en exhibe les furoncles avec un petit sourire en coin. Il se moque sans pitié d’Hanouna et des bobos, des végans et des lesbiennes, des ados décérébrés et des managers hystériques, il balance les truies et les migrants. On se croirait dans un tableau de Bosch ou de Breughel, une Margot l’enragée moderne parcourant un monde apocalyptique et grotesque, grouillant d’homoncules nus, blêmes et scatologiques, sous un ciel embrasé d’incendies de fin du monde, avant d’entonner le grand air du crépuscule des cons.

Il a du style, du talent, il fait mouche, il est lu et on en parle. La rumeur enfle, et son petit livre bleu circule, goguenard, sous le manteau. Si ça continue, la France va se mettre à rire de ses apparatchiks et cambronniser toute la bien-pensance. Encore un pas, et on voudra changer les choses ! En attendant, voilà un cadeau de Noël judicieux, pour une fois quelque chose de drôle, intelligent et bien français.

Marcel Gaillard ( in Présent, samedi 14 Octobre 2019)

• Xavier Eman, Une fin du monde sans importance, volume II, éditions de La Nouvelle Librairie, 148 pages, 9,90 euros. •

 

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Tout nouveau, tout beau!

26 Novembre 2019, 12:06pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Un cadeau fun et sympa pour toute la famille!

 

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Vivre tranquillement

20 Novembre 2019, 15:01pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Des juifs qui expliquent ce que c’est qu’être français, des arabes qui énoncent les raisons pour lesquelles on peut éventuellement « avoir le droit » d’être opposé au voile islamique… Sans rien enlever à la justesse de certains de ces propos, ni même au relatif courage de ceux qui les tiennent, est-il définitivement devenu impossible qu’un « de souche » dise simplement qu’il voudrait vivre tranquillement sur sa terre, dans un pays qui lui ressemble et qui ressemble à celui que ses aïeux ont bâti ?  Sans haine, sans méchanceté, sans « phobie » quelconque… Juste dire que lui, avant les autres, a le droit de décider de ce qu’il accepte et de ce qu’il refuse sur son sol. Juste dire qu’il veut qu’on lui foute la paix, qu’on ne l’agresse pas, qu’on ne l’insulte pas, qu’on ne lui explique pas comment s’habiller, comment penser, quoi manger et quoi boire… Juste dire qu’il aime les villages avec des clochers, les bistrots, les filles en mini-jupe, les crèches à Noël,  les gens qui parlent la même langue que lui, partagent les mêmes repas, vibrent aux même souvenirs, aux mêmes évocations… Que ce n’est « contre » personne, mais que c’est comme ça. Est-ce devenu si odieux, si criminel ?

On peut, bien sûr, -quand on est une grande âme doublée d’un profond intellectuel -, considérer qu’il s’agit là d’une piteuse « étroitesse d’esprit », d’un incontestable « manque de curiosité et d’ouverture », de l’indéniable stigmate d’un front bas et d’une vision réduite… pourquoi pas ! Mais est-ce un délit ? Est-ce une odieuse abomination qui justifie ce flot permanent d’injures et de condamnations ?

Sans aucun doute, les cosmopolites, les mondialistes, sont des êtres supérieurs, leur âme embrasse la planète toute entière, leur sensibilité est universelle et leur générosité sans limite (surtout par procuration), mais ne peuvent-ils pas – du haut de leur piédestal – concéder que nous, les inférieurs, la plèbe, le « vulgum pecus », n’avons pas les moyens de leurs goûts nomades et de leurs appétences exotiques, et que nous voulons simplement – misérablement diraient-ils – vivre comme nos parents et nos grands-parents, en parlant nos langues, chantant nos chansons, commémorant nos morts et construisant notre avenir dans la fidélité à notre histoire ?  De bien petites choses, certainement, aux yeux des thuriféraires de la post-humanité trans-humaniste. Mais des choses sans lesquelles nous mourons. 

 

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RDV

18 Novembre 2019, 11:51am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

 

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