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A moy que chault!

RDV

23 Janvier 2017, 20:10pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

RDV

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Au-delà de la géopolitique : des hommes.

22 Janvier 2017, 21:20pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Le conflit russo-ukrainien est l’un de ces sujets clivants et passionnels dont raffolent les français depuis au moins l’Affaire Dreyfus. Chacun est ainsi invité à choisir son camp, à s’y tenir fermement, et à considérer celui qui a fait le choix opposé non pas comme un adversaire ou un contradicteur mais comme un ennemi absolu qu’il convient sinon d’éradiquer – cela demanderait trop d’énergie – du moins de mépriser et de haïr.

Une fois son drapeau de rechange choisi, plus question de nuance, de gradation et ou de prise de distance, sabre au clair et haro sur les lignes ennemies aussi redoutables que virtuelles ! Atlantistes stipendiés par la CIA d’un côté contre Poutinôlatres à la recherche d’une virilité par procuration de l’autre… On s’écharpe alors joyeusement sur ces réceptacles à vacuité que sont les réseaux sociaux, des anciens camarades s’injurient, d’autres se diffament, le « reductio ad hitlerum » vole bas, la mauvaise foi et l’insinuation fielleuse aussi… Tout le monde est vendu, acheté, loué par les officines les plus diverses et manipulé par les services les plus improbables, censés être « secrets » mais dont chacun connait apparemment parfaitement les agissements autant que les intentions… La hargne et la vindicte des uns et des autres sont en général proportionnelles à l’absence complète de toute influence sur la question, de la moindre interaction réelle avec la tragédie concernée. On plante des petits drapeaux sur une carte, on fantasme de grandes alliances futures, on évoque de nobles et belles idées (L’Europe ! Le monde multipolaire !), et de grands concepts (Eurasisme, anti-impérialisme…), sacrifiant allègrement au passage les hommes et femmes de chair et de sang qui se battent et se débattent sous cette avalanche de doctes analyses et de componctieux discours métapo-géopoltiques parfois passionnants mais trop souvent désincarnés.

Si je n’oublie évidemment pas que ces hommes et ces femmes, qui luttent et qui souffrent, se trouvent des deux côtés de la tranchée, j’évoquerais plus particulièrement le cas des nationalistes ukrainiens à qui, dans les milieux dits « dissidents », au nom « d’enjeux continentaux » déclarés primordiaux, l’on dénie péremptoirement tout droit à l’auto-détermination et à l’indépendance, et que l’on traîne ordinairement dans la boue. A leur encontre, on commet la faute et l’injustice de ne considérer que les conséquences étatiques et institutionnelles de leur engagement et de leur action, en balayant d’un revers de la main la nature et la légitimité originelle de ceux-ci. Un peu comme s’il était désormais interdit de se déclarer « nationaliste » ou « souverainiste » en France du fait de l’intégration de celle-ci à l’Otan et de la soumission de ses dirigeants successifs, de Sarkozy en Hollande, aux injonctions de Washington, et que cette situation nous condamnait impitoyablement à accepter de devenir une province vassale d’un autre puissant voisin. Si l’on ne jauge de l’honorabilité et de la justesse d’une lutte qu’à l’aune de ses conséquences « macro-politiques » à plus ou moins long terme, alors fort peu échappent à la condamnation… Ainsi les « dissidents » au communisme ont-ils été finalement les fourriers du néo-libéralisme le plus sauvage, les militants du Front National ont assuré pendant 20 ans la victoire de la gauche dite « socialiste » et les combattants anti-colonialistes ont fait le lit des dictatures militaires et de l’islamisme radical…

Or, dans un monde aussi résigné, veule et lâche que le nôtre, il serait bon de s’attarder aussi sur la « geste » d’un peuple jeune et courageux, sur sa valeur morale et éthique, sur sa capacité – devenue anachronique en Occident- de se battre et de mourir pour son drapeau et la foi en son histoire. Quand des jeunes gens à peine majeurs, sur les barricades de Maïdan, affrontaient avec des armes de fortune les forces spéciales de sécurité, qu’ils tombaient sous leurs balles, ce n’était pas pour toucher un chèque de la CIA ou pour complaire au vautour BHL, c’était pour leur dignité d’hommes libres, pour le droit de vivre dans un pays souverain et indépendant, selon le destin qu’ils ont choisi. Et quand le chanteur d’Opéra Wassyl Slipak abandonne le confort économique et social des salles de spectacle parisiennes pour aller combattre et mourir sur le front du Donbass, ce n’est pas pour servir on ne sait quel plan étatsunien d’encerclement de la Russie, c’est pour défendre ce qu’il considère comme étant le sol de la mère partie et mettre sa peau au bout de son identité.

Leur combat a été dévoyé, instrumentalisé, détourné ? Peut-être. Mais n’est-ce pas là d’ailleurs le destin de toutes les révolutions ? De toute façon, ils n’en sont pas moins des héros, de ces hommes différenciés, fiers et ardents, qui font tant défaut à notre temps de calculateurs et de boutiquiers.

Dire cela, ce n’est pas haïr la Russie – qui compte bien sûr elle aussi ses morts glorieux - ou dénier à Vladimir Poutine toute qualité politique, ce n’est pas davantage vouloir trancher de façon définitive un débat complexe et ardu que je laisse aux érudits et aux spécialistes, mais juste tenter d’appeler à la raison et à la justice ceux qui oublient un peu trop facilement les hommes derrière les théories et les idées.

Les nationalistes ukrainiens se sont révoltés et battus pour se débarrasser d’un gouvernement corrompu et vendu à l’étranger. Celui-ci a été malheureusement remplacé par un autre gouvernement corrompu, vendu à un autre étranger… Pour notre part, nous français, sommes également soumis à un gouvernement d’atlantistes corrompus, mais sans nous être ni révoltés ni battus. Ce simple constat devrait nous conduire à un minimum d’humilité et de respect.

Xavier Eman (in revue Eléments numéro 163)

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Chronique d'une fin du monde sans importance

22 Janvier 2017, 21:12pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Primaire

Le radio-réveil de la table de chevet indiquait deux heures trente du matin. Sylvain ne trouvait toujours pas le sommeil et s'agaçait de plus en plus, se retournant sans cesse sous une couette en véritables plumes de canards des Iles Kerguelen qui lui semblait soudain d'un poids insupportable. Ses mouvements secs et désordonnés ayant troublés le souffle régulier de son épouse qui se mit à maugréer, il se décida à se lever pour se rendre à la cuisine et se servir un grand verre d'eau. En tournant le robinet, il constata que ses mains étaient encore marquées par ces plaques d'eczéma qui se développaient sur toute la surface de son corps dans les périodes de stress et d'angoisse.

Cette situation ne pouvait plus durer. Il était impossible de continuer comme ça, de vivre en permanence dans l'inquiétude, le questionnement et l'incertitude. Il en avait perdu l'appétit, maintenant le sommeil, et même la fornication hebdomadaire avec sa moitié ne l'enthousiasmait plus comme avant. Non, vraiment, cela ne pouvait durer. Il ne pouvait plus reculer l'échéance, il devait trancher le dilemme, faire son choix.

Conscient maintenant de cette nécessité, Sylvain se passa un peu d'eau fraîche sur le visage et souffla longuement. Il allait enfin décider pour qui voter aux primaires de la droite et du centre.

Bien sûr, instinctivement, c'était Nicolas Sarkozy qui avait sa préférence. Son énergie, sa faconde, son goût pour les belles montres et les grandes connasses ne pouvaient que séduire l'ex-VRP en matériel médical qu'était Sylvain avant de devenir responsable des « grands comptes clefs » au siège de Promédica, le leader du marché. Mais cette appétence naturelle était toutefois contrariée par ses dernières vacances passées à Bordeaux qui lui avait permis d'admirer l'oeuvre d'Alain Juppé, et notamment le remarquable aménagement des quais de la Gironde qui plaçait d'évidence l'ex-maire de la ville parmi les grands bâtisseurs et les grands visionnaires.

Sylvain n'était pas insensible non plus au charisme de Bruno Le Maire dont il avait lu avec délectation les ouvrages légèrement coquins qui l'avaient beaucoup plus passionné que les livres-programmes des autres candidats. Lui aussi d'ailleurs, comme l'ancien ministre de l'agriculture, aimait bien se faire branler dans son bain. Le choix était définitivement cornélien. D'autant plus que Claire, son épouse, qui avait participé à une ou deux manifs pour tous avant de s'y casser un talon et de jurer de ne plus jamais participer à « ce genre de conneries », l'incitait à soutenir Jean-Frédéric Poisson, qu'elle considérait comme une sorte de « De Villiers en mieux ». C'était dire.

Plusieurs minutes, qui à cette heure tardive paraissaient des heures, s'étaient déjà écoulées et Sylvain était toujours en prise à l'hésitation et à la fébrilité. Il repensa alors à son fils Martin, militant à Greenpeace n'en ayant « rien à foutre de la politique politicienne », qui lui avait lancé à la fin d'un repas familial houleux : «Comme t'es raciste et que t'aimes le fromage et le pinard, pourquoi tu ne votes pas Marine Le Pen ? ». Il est vrai que cette éventualité l'avait déjà effleuré, surtout après le cambriolage de la maison du Morbihan par une bande de roms (c'était du moins ce qui lui avaient affirmé les gendarmes du coin, juste avant de préciser « qu'on ne pouvait rien faire. »). Une telle option aurait surtout eu le grand mérite de le libérer des affres de la primaire, mais, vraiment, le Front National, ce n'était pas possible, trop populeux, trop péquenot, trop sous-diplômé... Il avait déjà connu les plus grandes difficultés à faire oublier son passé de VRP au sein du Rotary Club de Meudon pour ne pas risquer de passer à nouveau pour le plouc de service. Bien sûr le vote est secret et il n'était pas obligé de revendiquer son choix mais il avait l'étrange sentiment qu'un tel acte laisserait des traces extérieures, qu'il en serait marqué physiquement, comme par un stigmate honteux visible par tous. Quand on fait désormais partie de l'élite, comme le croyait Sylvain depuis qu'il roulait en Crossover Mercédès et disposait de stock-options de sa société, on ne trahit pas sa caste. Il devait donc se concentrer sur cette « primaire de la droite et du centre » qui le torturait tant. Ses tempes lui faisaient mal, ses doigts tremblaient, il ressentait le besoin d'un verre d'alcool mais repoussa cette perspective qui risquait de troubler son jugement.

Effondré sur une chaise, il posa alors son front sur la fraîcheur du formica de la table de cuisine. C'est dans cette position que sa femme le trouva à son lever. Il s'était assoupi sans avoir pris une décision. Le cauchemar continuait.

Xavier Eman ( in revue Eléments 162)

 

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Beppe Grillo : la fin d’une illusion ?

20 Janvier 2017, 11:29am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

L’ex-humoriste Beppe Grillo avait soulevé un grand vent d’espoir en Italie avec son parti « populiste et anti-système, 5 Stelle » (5 étoiles). Accablée par l’impéritie des gouvernements successifs, de droite libérale comme de gauche, et par les récurrents scandales de corruption, une large part de l’électorat transalpin s’était rangée derrière la bannière de cet agitateur tonitruant qui promettait de « nettoyer les écuries d’Augias » et de faire face à la « submersion migratoire ».

Las, aujourd’hui, c’est le temps du bilan et des désillusions, les larges succès électoraux du parti « 5 Stelle » n’ayant abouti à aucune réforme d’envergure ni même à de quelconques améliorations de la situation des italiens qui s’enfoncent toujours plus dans le marasme de la crise économique et de la précarité sociale. Confrontés aux difficultés de la « real politique », les beaux discours du bateleur de foire se sont évaporés pour laisser apparaître la réalité d’un mouvement profondément hétérogène, sans doctrine ni colonne vertébrale idéologique, incapable de faire régner une quelconque discipline dans ses rangs et par là, de mettre en place une politique cohérente et crédible. Plus grave, dans de nombreux endroits, les élus locaux de « 5 Stelle » mènent des politiques exactement contraires aux promesses électorales de leur leader. C’est notamment le cas à Rome où le nouveau maire, Virginia Raggi, triomphalement élu (plus de 67% des voix) sur les ruines du scandale « Mafia capitale » par un électorat de plus en plus inquiet de la pression migratoire et de l’insécurité régnant dans la ville éternelle, a perdu toute crédibilité en à peine quelques mois. Le chaos règne en effet en maître dans l’équipe municipale où plusieurs proches du nouveau maire sont déjà impliqués dans des affaires de corruption et de conflits d’intérêts. Par ailleurs, Virginia Raggi ne cesse de tenir vis-à-vis de l’immigration un langage « d’accueil » et « d’intégration » totalement « politiquement correct » et en décalage complet avec les aspirations protectionnistes et patriotiques de son électorat, notamment le plus populaire, confronté directement aux conséquences de l’explosion migratoire dans la capitale. De plus, le maire, qui multiplie les réquisitions d’immeubles et l’ouverture de centres d’hébergement, n’a pas hésité, contrairement à ce qu’elle avait promis durant sa campagne, à expulser manu miltari des familles italiennes en difficultés. Une situation dénoncée par le mouvement de la droite radicale et sociale Casapound dont le vice-président Simone Di Stefano et une dizaine de militants passent actuellement en procès pour s’être opposés physiquement à ces expulsions de familles romaines. « Les italiens d’abord ! Alors que nous accueillons tous les jours de nouveaux immigrés clandestins, nous n’acceptons pas qu’une seule famille italienne se retrouve à la rue ! » a notamment déclaré Di Stefano peu avant son arrestation.

Au niveau européen, les choses ne vont guère mieux pour Beppe Grillo et ses troupes. A Bruxelles, trois députés « 5 Stelle » sont prêts à claquer la porte après la tentative d'alliance ratée avec les libéraux du groupe ADLE de l'ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt. Une tentative qui a finit de décontenancer les soutiens du leader populiste. Par ce biais, Guy Verhofstadt souhaitait obtenir l'abandon du référendum sur la sortie de l'Italie de la zone euro inscrit dans le programme du mouvement « Stelle » tandis que Beppe Grillo voyait là une possibilité d'offrir à son parti un peu de « respectabilité » (vous avez dit « dédiabolisation ? »). Une stratégie perçue par beaucoup comme une trahison, tournant même à la pure et simple débâcle, voir au grotesque, après son échec complet et la nécessité de faire amende honorable auprès des ex-alliés de l'UKIP dont on souhaitait se débarasser...

Naviguation à vue, opportunisme, guerres intestines, instabilité, compromissions … le destin de Beppe Grillo et de son parti révèle toutes les failles et faiblesses de ces « mouvements populistes spontanés », comme en il en apparait un peu partout en Europe, faits de brics et de brocs, sans ossature intellectuelle ni doctrinale, et dont on finit par se demander s'ils ne sont pas leurs meilleurs alliés du système, permettant de détourner la légitime colère et le ressentiment populaires d'un vote pour les tradtionnels partis de droite nationale et identitaire ou les mouvements véritablement radicaux.

 

Xavier Eman (in Présent du jeudi 19 janvier)

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RDV

2 Janvier 2017, 20:08pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

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Les amants laids

2 Janvier 2017, 17:32pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Ils tiennent une main et considèrent que c'est déjà une chance. Ils ne sont ni las, ni blasés, il sont ardents et précautionneux, un peu empruntés... Ils n'attendent pas la meilleure occasion, la prochaine opportunité mais se délectent de l'instant arraché à une solitude qu'on leur avait promise éternelle.

Ils se réchauffent mutuellement et l'image que leur renvoie l'autre les rassure et les réconforte. Miroir déformant et enfin indulgent, l'autre est à la fois un pansement et une sublimation. Lorsqu'ils s'embrassent, leurs traits lourds et ingrats semblent se lisser, du moins se confondent-ils dans une intensité tout autant timide que fébrile qui n'est pas le sel des passions cinématographiques ni le souffre enivrant des désirs érotiques mais qui est le ciment des durables constructions. Ils se veulent du bien. Ils se regardent avec douceur et affection. Ils sont seuls face au monde qui persifle et qui ricane. Ce sont les prolétaires de la sentimentalité, ceux qui doivent travailler pour bâtir, serrer les dents et avancer.  

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Michel Déon, bien au-delà des Hussards…

29 Décembre 2016, 13:33pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

 

michel déon.jpgL’écrivain et académicien Michel Déon s’est éteint hier, à l’âge vénérable de 97 ans et après avoir offert plus de 40 romans à la littérature française dont il restait l’un des plus élégants et brillants représentants.

Maurrassien, ancien secrétaire de rédaction de l’Action Française, Michel Déon n’était pourtant pas un esprit très politique, mais bien plus un romantique, un aventurier et un rêveur. Il se plaisait d’ailleurs à entretenir des amitiés et des centres d’intérêts dépassant les clivages idéologiques et les sectarismes partisans. Il était beaucoup plus sensible à la qualité humaine qu’aux étiquettes politiques et aimaient les hommes droits, fidèles, courageux et sensibles aux beautés comme aux failles du monde.

Si l’histoire retiendra son appartenance au fameux groupe des « hussards », en compagnie de Roger Nimier, Jacques Laurent et Antoine Blondin, il se plaisait lui-même à expliquer le caractère largement artificiel et ponctuel de ce « rapprochement ». Il n’aimait pas se sentir enfermé dans ce « concept » idéologico-publicitaire assez largement adolescent. Il aura même, à la fin de sa vie, des mots très durs sur la qualité littéraire et la pérennité de l’œuvre du dandy Nimier.

Au-delà de son œuvre, considérable, empreinte tout à la fois de fougue et de mélancolie, Michel Déon était également de ces hommes que l’on dit avec tristesse et nostalgie « d’un autre temps ». Cultivé, courtois, amical, élégant, frondeur… Très français, peut-être trop, ce qui peut expliquer son exil irlandais lui permettant d’échapper au spectacle de la déréliction et de la déliquescence de sa patrie tant aimée…

A l’occasion d’un numéro de la petite revue littéraire que je l’ai plaisir de co-animer avec le camarade Patrick Wagner, « Livr’arbitres », nous l’avions contacté pour solliciter un texte de sa main. Il s’était montré d’une grande disponibilité et d’une extrême amabilité… Depuis lors, il était devenu un « ami » de la revue et nous adressait régulièrement ses encouragements, ses conseils et ses vœux… J’avais bien évidemment été très touché par cette attitude et cette bienveillance qui contrastent tellement avec la morgue et la frénésie narcissique que l’on croise désormais si souvent chez les jeunes écrivaillons qui, après avoir publié deux autofictions pour trentenaires dépressives, se prennent pour des génies littéraires et ne rêvent que de passages chez Laurent Ruquier pour vendre leur soupe et baiser des fans... Autre temps, autres mœurs… Et c’est en faisant ce constat amer que l’on ressent encore plus douloureusement la disparition du grand écrivain.

Le meilleur moyen de lui rendre hommage, c’est bien sûr d’honorer sa mémoire à travers ses livres qu’il faut lire, relire et faire découvrir aux plus jeunes générations, en commençant peut-être par « Les poneys sauvages » ou le merveilleux « Je vous écris d’Italie ».

Xavier Eman / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

( Cercle Non Conforme )

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A jamais idéalistes?

16 Décembre 2016, 15:52pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

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Le populisme, opium des peuples...

14 Décembre 2016, 14:38pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

De Breixit en Trump, on a « le droit » (sacro-saint bien sûr!) de se réjouir de ces psychodrames médiatico-journalistiques et de se délecter des mines déconfites des petits soldats de la bien-pensance, tellement persuadés de faire partie du camp du Bien universel que chacune de leur contrariété est élevée au rang de tragédie mondiale… Bien sûr, on peut ricaner un peu, ouvrir une bouteille de champagne s’il nous reste un peu d’oseille,  se passer en boucle les visages déformés d’horreur des militants démocrates à l’heure de l’annonce de l’élection du grand méchant Trump et faire des petits sauts facétieux et satisfaits sur son divan face au téléviseur… Ca soulage et ça ne mange pas de pain… A condition toutefois de bien garder à l’esprit que ces soubresauts du système lui sont parfaitement intégrés, qu’ils ne surprennent et ne dérangent  que la piétaille abrutie du politiquement correct et nullement les véritables tenants de l’oligarchie (voir la réaction des Bourses mondiales à l’élection du milliardaire libéral Trump…) et qu’il ne s’agit au final que d’un nouvel épisode mélodramatique orchestré par la Société du spectacle, si bien décrite mais jamais totalement démasquée. Concrètement, pratiquement, effectivement, ordinairement, rien, absolument rien ne change (conséquences du Breixit sur le prolo de Liverpool ?), mais on maintient l’illusion que tout peut encore changer, basculer au gré d’une échéance électorale;  on nourrit la boite à  fantasmes « réformateurs », et, plus exactement, on continue à laisser penser que le changement et même « la révolution » peuvent venir du vote, des élections. Dans ces turbulences bouffonnes,  la fiction démocratique reste préservée, elle en sort même grandie. « Vous voyez, le peuple peut encore faire barrage au système ! Sa voix peut encore être entendue  et même s’imposer ! ». Au prix, fort raisonnable, de quelques grimaces de chroniqueurs de Libération et de chapelets de larmes d'étudiantes de Sciences Po, on proroge donc l’illusion démocratique, on maintient la contestation dans l’idée que « seule la voie électorale est porteuse d’avenir et de potentialité efficiente » et on continue joyeusement à sa goberger et à se partager les bénéfices.

Tous ces épisodes volontairement dramatisés, montés hystériquement en sauce, n’ont pas d’autres fonction que d’assurer la survie artificielle du cadavre de plus en plus décomposé et  puant de la démocratie représentative. Le bulletin de vote, il n’y a que cela, rien d’autre ! Regardez à quel point vous avez réussi à nous faire peur avec votre bulletin de vote ! Oulala, on en frémit encore dans les conseils d’administration et les couloirs de Wall Street ! Ne cherchez pas d’autres voies, ne travaillez pas dans d’autres directions, n’envisagez pas de vraies ruptures ni de concrètes sécessions, continuez à voter pour le prochain épouvantail populiste qu’on vous agitera sous le nez, de Beppe Grillo en Italie à Geert Wilders, en Hollande…  Vraiment ça nous terrorise, on se chie dessus, croyez-nous !

 

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Deux poids, démesure...

10 Décembre 2016, 22:44pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Etonnante tout de même la complaisance enthousiaste des médias et des journaleux boboïdes pour le personnage de « Rocco Siffredi » et le documentaire qui lui est consacré. Omniprésent sur les plateaux de télévision, interrogé avec indulgence et sympathie amusée par des chroniqueurs et chroniqueuses aux lèvres perlant de gourmandise, «Rocco » incarne pourtant au-delà de la caricature l'horrible « mâle blanc dominateur » qui défonce des gonzesses en leur mettant des torgnoles ou en leur plongeant le visage dans la cuvette des chiottes. Etonnant donc, disions-nous, que de voir tous ces habituels chantres du féminisme le plus sourcilleux, traquant d'ordinaire l'ignoble machisme jusqu'au plus innocent compliment, faire l'éloge et la promotion de « l'étalon italien ». Le fantasme serait-il plus fort que l'idéologie ? Il est vrai que se faire démonter par Rocco, ça doit être autre chose que se faire titiller l'entrée du con par la bistouquette asthmatique et cocaïnée de Yann Barthès, mais tout de même...  

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