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A moy que chault!

Soutien

17 Septembre 2018, 11:54am

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Lecture pour temps orageux

14 Septembre 2018, 09:19am

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Soutien

12 Septembre 2018, 14:30pm

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Soutien

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Famille?

9 Septembre 2018, 17:47pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Construire – et surtout maintenir – une famille traditionnelle dans une société qui ne l'est plus est une chose extraordinaire, un petit miracle. Non d'ailleurs, l'expression n'est pas bien choisie, car cela n'a rien d'un hasard, d'un « don », ce n'est pas « un coup de chance », un tirage heureux au grand loto de la vie, c'est une somme quotidienne d'efforts, de sacrifices, de travail, d'abnégation, d'oubli de soi... C'est un travail ardu, souvent ingrat, une œuvre jamais achevée. C'est d'ailleurs pourquoi ce qui autrefois était la norme la plus commune et la plus banale est devenu le privilège des êtres d'exception. La famille traditionnelle – imparfaite comme toute création humaine – reste l'élément de base d'une société saine et équilibrée. Il suffirait, pour s'en convaincre, de constater le nombre et la violence des attaques dont elle est l'objet – bien que désormais sublacquante sous nos latitudes – de la part de toutes les forces destructrices, déconstructivistes, et mortifères de la post modernité. Que ces offensives soient bien aidées par la tartufferie, le pharisianisme, l'insuffisance et les ridicules d'un certain nombre des défenseurs autoproclamés de cette institution – qui veulent sauver un décor quand il s'agit de sauvegarder une fondation – ne doit évidemment pas nous faire perdre vue cette vérité première : il n'y aura pas de véritable renouveau sans restauration de la famille traditionnelle, hiérarchisée, équilibrée, durable, solide. Il n'est donc pas question d'unir sa voix à celle des aboyeurs ni de participer à l'hallali envers le modèle familial classique. Cependant, un fois que l'on a dit ça, que l'on a posé cet indispensable préalable, on a rien dit, ou presque. Rien de politique en tout cas. Juste l'affirmation d'une position de principe, éthique et morale. Qui ne mange pas de pain. Un vœu pieu, pourrait-on dire. Le politique étant la prise en compte du réel et la recherche du moindre mal pour le Bien Commun, on ne peut se contenter d'imprécations et de regrets, de condamnations et d'affliction. Que faire ? Seule question fondamentale. Face au champ de ruines, face aux millions de familles recomposées/décomposées, de célibataires, de mères isolées, d'hommes allant chercher l'espoir marital en Afrique ou en Europe de l'Est... Que faire ? Que dire ? « Tant pis pour vous, il fallait faire une famille traditionnelle» ?

Il existe peut-être des solutions techniques pour tenter d'améliorer, à la marge, la situation, encourager une forme de stabilité familiale , notamment le salaire maternel … Il y en aurait d'ailleurs d'autres, comme l'interdiction du divorce, mais je ne pense pas que nos esprits modernes, au premier rang desquels les féministes (même celles dites « de droite »), soient favorables à cette mesure, même si elle fût, qu'on le veuille ou non, l'une des bases de la pérennité conjugalo-familiale des siècles passés (la nature humaine restant toujours inchangée). Quoiqu'il en soit, on voit bien que dans le contexte actuel, cela resterait largement insuffisant... En attendant de réformer les esprits, de juguler l'égoïsme, de limiter l'hédonisme et l'irresponsabilité – tâche immense si tant est qu'elle soit possible – encore une fois, que faire ?

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La dérision systématique ou le triomphe de « l’esprit Canal »

6 Septembre 2018, 12:57pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

L’entreprise Canal+ n’est pas économiquement au mieux de sa forme mais son « esprit » se porte fort bien, merci pour lui. Celui-ci a même si remarquablement essaimé dans l’ensemble de la société française qu’il est parvenu à imposer le règne de l’ironie obligatoire et de la blague automatique. La dictature du ricanement a ainsi peu à peu remplacé celle du sourire, chère aux publicitaires des années 80. Aujourd’hui, hors l’humour, point de salut ! Désormais il convient donc, pour briller en société – ou sur ce qui tend à la remplacer : les réseaux sociaux – d’être le premier, le plus adroit et le plus acerbe dans le commentaire drolatique, dans le persiflage comique, dans le bon mot… Et pour ce faire, tout est bon à prendre, aucun sujet n’est à écarter, pas de tabous ni de limites ! Le viol d’enfants, le meurtre, les violences conjugales, la maladie, le handicap… rien ne nous arrête, toutes les occasions sont bonnes pour déposer sa petite crotte humoristique. Parce que, voyez-vous, nous, nous avons de la distance, on ne nous l’a fait pas, on a de l’esprit et du second (troisième, quatrième…) degré, on n’est pas comme les bas du front qui prennent tout au sérieux ou au tragique ! On se prend pour de grands cyniques quand on est au final que des clowns incapables de faire autre chose que de ricasser névrotiquement en se croyant malins.

Déplorer cette situation, cette existence transformée en un interminable sketch du Djamel Comedy Club, ce n’est évidemment pas pour autant faire l’éloge des pisse-froids et de l’esprit de sérieux. Bien sûr, l’humour est l’un des précieux sels de l’existence et le rire l’un des attributs ontologiques de la nature humaine. Mais la bouffonnerie n’est pas la joie et la moquerie pavlovienne, exigée, imposée, automatique n’est qu’un des masques du festivisme morbide de la modernité. En voulant expulser la gravité, le sérieux, la dignité, la solennité de notre environnement mental, on franchit une nouvelle étape dans la virtualisation et la déréalisation du monde. On vide les choses, les événements, les faits-divers de leur contenu concret, de leur potentiel dramatique, pour les réduire à des sujets de galéjades. Tout devient relatif, plus rien n’a de véritable importance. Derrière la raillerie s’efface l’empathie et la légitime colère ou révolte qu’elle pourrait induire.  

« Mieux vaut en rire qu’en pleurer » diront certains, réduisant la question à un choix étroitement binaire. Et pouquoi, d’ailleurs, serait-il toujours préférable de rire? Il y a des choses qui méritent que l’on pleure, des faits qui appellent des larmes, des cris, des hurlements…

Non, il ne faut pas rire de tout.

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Communauté

28 Août 2018, 00:15am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Grâce au fascisme j'ai des camarades spécialistes d'Heidegger, d'autres qui maîtrisent le grec et le latin, d'autres qui savent démonter des moteurs ou refaire un parquet, des pères de familles nombreuses, des libertins, des patrons de bistrots, des agents de sécu, des bouchers, des tatoueurs, des paysans, des serruriers, des fans de foot, des abonnés à l'opéra, des écrivains, des doux, des bastonneurs, des poètes, des cathos, des païens, des athées, des grandes gueules, des timides, des aristos, des chtis… certains pouvant bien sûr faire partie de plusieurs catégories... Et lorsque nous nous croisons ou nous retrouvons, il n'y a ni gêne, ni embarras, ni hiérarchie sociale, ni incompréhension... Nous avons toujours quelque chose à nous dire, un souvenir à faire revivre, un projet à construire... Parce que nous partageons une même flamme, une même aspiration... Parce que ce qui nous unit transcende les professions, les origines, les milieux... Nous avons les mêmes héros, les mêmes chants, les mêmes refus, les mêmes espoirs... La vrai diversité, la voilà. Je ne suis pas sûr que beaucoup de « progressistes super open » puissent en dire autant...

 

 

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Les salauds

27 Août 2018, 22:45pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Au nom de la « tolérance », du « vivre ensemble » et de l'utopie mondialiste du « village global » :

Ils ont nié les maux liés à la submersion migratoire et la souffrance des autochtones face à celle-ci, ils récoltent le communautarisme social des riches et les ratonnades des pauvres acculés par la peur et le désespoir...

Ils ont insulté les patriotes et les nationalistes politiques, ils récoltent des générations de pleutres frustrés, dévorés d'aigreur et de ressentiment, prêts à la haine la plus aveugle à la première occasion « légitimée » et sans risque...

Ils ont nié les peuples, ils récoltent le sous-tribalisme des quartiers, des cités, des bandes et des ghettos...

Ils ont nié le mot race, ils récoltent les prémisses de la guerre ethnique...

Ils ont nié l'attachement à la terre, à l'histoire, à la culture, ils récoltent les exilés fiscaux et les migrants économiques...

Ils ont nié a transcendance, ils récoltent les drogués de la consommation, les toxicos de l'avoir, les shootés au pognon...

Ils ont nié la transmission et la recherche de la vérité historique, ils récoltent des troupeaux d'incultes et d'illettrés, de crétins diplômés, d'ignares prétentieux exposés à n'importe quelle manipulation plus ou moins habile (aujourd'hui la leur, mais demain?)...

Ils ont nié l'intimité et la sacralité d'éros, ils récoltent des hordes de clébards qui ne jouissent que sur écran et baisent moins que leurs grand-parents...

Ils ont nié la différence et la complémentarité des sexes, ils récoltent des armadas de célibataires névrosés, de familles décomposées et d'ados « Drag Queen » défilant une plume dans le cul sous les applaudissements de vieilles salopes libidineuses...

Ils ont nié l'inégalité des talents et des mérites, ils récoltent le népotisme bourgeois, le copinage et l'endogamie des privilégiés..

 

Ce sont des destructeurs, Des semeurs de haine. Des faiseurs de guerres.

 

 

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Le petit dernier!

16 Août 2018, 14:59pm

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Le petit dernier!

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Les dindons de la Force

30 Juillet 2018, 22:20pm

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Une fin du monde sans importance

25 Juillet 2018, 18:10pm

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La voie virile

Depuis qu'il avait raccroché le combiné téléphonique – il avait toujours tenu à conserver un appareil fixe à fil, que sa compagne, Noémie, trouvait « délicieusement vintage » -,  Jean-Philippe sentait que l'enthousiasme ressenti au cours de la conversation cédait peu à peu la place à l'inquiétude,  à une forme de désagréable fébrilité, pour ne pas dire à un début d'angoisse. Pourtant, l'appel de Fabrice, ce vieux camarade perdu de vue depuis trop longtemps, l'avait ravi au plus haut point et, en échangeant souvenirs et anecdotes avec lui, il avait eu le sentiment de rajeunir de près de  20 ans. Mais maintenant, c'était l'anxiété et la gêne qui s'étaient installées. Comment allait-il annoncer à Noémie qu'il avait accepté, en pleine semaine et alors qu'il avait déjà bu une bière lundi avec des collègues à la sortie du bureau, qu'il avait accepté un rendez-vous au Harry's Bar le lendemain ? Ses mains, qu'il ne cessait de frotter nerveusement entre elles, en étaient devenues moites et poisseuses... Bien sûr, lorsque Fabrice avait fait cette audacieuse proposition, Jean-Philippe avait été tenté d'user de sa réponse habituelle – mi ironique mi résignée - en ce genre de circonstances, « Il faut que je demande  à la patronne ! », mais face à celui avec qui il avait rêvé de révolution, passé des nuits entières de collages et de bagarres, avec qui il avait tant de fois refait le monde lors de leurs pérégrinations éthylico-estudiantines, hurlant des poèmes dans la rue et jurant d'abattre ce monde vétuste et sans joie,  il ne s'en était pas senti capable. Il n'avait pas voulu lui révéler si vite, si tôt, ce qu'il était devenu.

L'heure du retour de Noémie approchait. Jean-Philippe marchait en long et en large dans le salon encombré de meubles de designer et de babioles exotiques rapportées de voyages dont ils étaient les seuls souvenirs, l'ennui aseptisé des clubs all-inclusive ayant effacé le reste. Noémie tenait à vivre « dans un environnement qui lui ressemble ». Jean-Philippe se retrouvait donc à habiter dans un appartement étriqué, prétentieux, artificiel et coûteux. Ses souvenirs à lui, les vestiges se son passé, les drapeaux, les banderoles, les fanzines, les recueils de poésie, les manifestes, étaient remisés à la cave dans des cartons rongés par l'humidité. « Il faut grandir un jour ! » lui avait déclaré Noémie. Il avait évidemment acquiescé. Noémie, elle, n'avait pas grandi jusqu'à vouloir être mère – cet esclavage – mais avait investi toute sa maturité dans une connaissance approfondie des dernières tendances de la décoration et du design d'intérieur.

La porte d’entrée claqua soudain, sans que Jean-Philippe ait eu le temps d'établir une quelconque stratégie. A peine entrée, Noémie s'effondra sur le canapé, les bras chargés de paquets et de sacs estampillés des plus belles enseignes « classes moyennes supérieures » de la capitale. Epuisée. Forcément épuisée.

Les choses ne s'annonçaient pas au mieux... Le plus raisonnable était d'attaquer directement, frontalement, sans attendre, d'une voix qu'il voulait ferme et volontaire :

- « Chérie, demain, je sors avec un vieux copain... »

- « Quoi? Encore ! Et sans moi je suppose ! » rétorqua Noémie qui semblait avoir soudain retrouvé toute son énergie.

- « Non, non, tu peux venir bien sûr... Mais j'avais pensé que ça ne t'intéresserait pas... »

-  « Ce n'est pas à toi de préjuger de ce qui m'intéresse ! »

-  « Bien sûr... Donc, tu veux venir ? »

  • « Ha non merci ! Tu m’excuseras, j’ai quand même d’autres choses plus importantes à faire… »
  • « Et quoi donc, décongeler des plats de chez Picard ou te repeindre les ongles des pieds  devant la télé? »

Cette dernier phrase, Jean-Philippe ne la prononça évidemment pas à haute voix mais elle résonna méchamment dans son for intérieur, provoquant le mélange d'aigreur et d'acidité d’un crachat ravalé qui lui fît presque très légèrement bouger la lèvre inférieure. C’était le maximum dont il était capable.

Quoi qu'il en soit, Jean-Philippe pensa qu'il avait miraculeusement remporté la victoire, presque sans combattre, quand Noémie s'exclama:

- « Ha mais non, demain ce n'est pas possible, Maman vient dîner à la maison. Il faut décommander ton copain... »

-  « Mais il n'est à Paris que demain... » tenta timidement Jean-François...

- « Et bien vous vous verrez à son prochain passage... Bon, moi je vais prendre une douche ! » conclut fermement Noémie en quittant la pièce.

En cet instant, Jean-Philippe eut un profond sentiment d'empathie, peut-être même d'affection, pour tous les Jonathann Daval du monde. Mais il chassa bien vite ces abominables pensées et dérocha le téléphone pour annuler son rendez-vous.

Xavier Eman (in revue Eléments numéro 172)

 

 

 

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