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A moy que chault!

Bientôt...

25 Mars 2016, 09:16am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

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Chronique d'une fin du monde sans importance

23 Mars 2016, 12:30pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Résistance !

Assis à la terrasse du Foutriquet, rue Oberkampf, le menton enfoncé dans son écharpe 100% cachemire naturel, les joues piquetées de petites rougeurs causées par la brise glaciale, une roupie commençant à perler à la commissure de la narine gauche, Jean-Marc résistait. D’ordinaire, il buvait plus volontiers du Coca Zéro mais aujourd’hui, face aux diktats des intégristes mahométans, il avait opté pour un verre de Sylvaner vendanges tardives de chez Chalaudié, une petite maison familiale qui faisait un travail remarquable sur la minéralité des saveurs, en biodynamie évidemment. Ils n’étaient pas nombreux à avoir sa trempe et à affronter les frimas du début d’hivers autour des quelques guéridons de faux marbre et ainsi adresser un gigantesque bras d’honneur aux tueurs de Daech. Les quelques courageux s’échangeaient toutefois des regards complices et déterminés. S’il fallait picoler jusque tard dans la soirée, voir jusqu’à l’aube, on pourrait compter sur eux. Dans le coin le plus opposé de la terrasse, une jeune femme poussait l’héroïsme jusqu’à arborer une mini-jupe écossaise ras la salle de jeux, éclatant symbole de liberté et d’émancipation dissipant un peu les ombres obscurantistes qui s’étendaient lentement sur la patrie du string et des droits de l’homme. Par contre, elle avait sagement caché sa petite croix de baptême sous le col roulé de son pull en mohair. Il ne faut pas non plus confondre résistance et provocation. En tout cas, ici, c’était clair, on ne passe pas ! On ne recule plus. On ne lâche rien. L’apéro et le rock progressif ne se laissent pas intimider aussi facilement ! D’ailleurs, surplombant l’entrée du bistrot, un drapeau tricolore avait rejoint le rainbow flag LGBT. Quelque chose était indéniablement en train de se passer. La civilisation relevait la tête.

Le vent redoublait. Les éternels pleutres pressaient le pas pour rentrer chez eux, sans même jeter un regard au glorieux estaminet. On serrait les dents. La certitude de la victoire compensait la froidure croissante. Quand vous êtes tolérant, anti-sexiste, citoyen mondial, écolo, libéral-libertaire, quand vous êtes l’homme nouveau de la société sans racines, sans religion, sans foi, sans frontières et sans sexe, que peut-il vous arriver d’autre que de triompher ? On ne vient pas à bout d’une armée de sourires béats, de cœurs généreux, de bras ouverts, de danseurs fraternels, de clowns humanistes, de bisous multicolores, de marcheurs blancs, de rondes silencieuses, de cheveux fleuris, de pianistes johnlennonesques, de pétitionnaires indignés, de ballons gonflables et de chapeaux-crayons…

Dans les séries télévisées américaines les morts-vivants finissent toujours par perdre, mais dans le monde réel les vivants-morts gagnent toujours.

Bien décidés à ne rien changer, ni dans leurs habitudes ni dans leurs certitudes, confiants en leur vision du monde et de l’avenir comme éternel présent, droits dans leurs bottines Finsbury, les Jean Moulin du kir/cacahuètes étaient transis mais sereins.

En face, les monstres étaient mus par un idéal délirant pour lequel ils étaient prêts à tuer et à mourir, les gentils, eux, avaient à défendre un mode de vie à la fois fun et raisonnable pour lequel ils étaient prêts à vider des bouteilles et à allumer des bougies. L’appel du DJ répondait à celui du Muezzin. Le choc s’annonçait titanesque, la lutte acharnée. Le beaujolais nouveau arrivait, les barbares n’avaient désormais qu’à bien se tenir.

Xavier Eman ( In revue Eléments)

www.revue-elements.com

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Tous unis contre la haine!

21 Mars 2016, 08:30am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

J’ai été ému par la nouvelle campagne télévisuelle d’information contre le racisme, montrant des membres de minorités – dans les épisodes que j’ai eu la chance de voir : des arabes et des noirs – se faire passer à tabac par des hordes identitaro-skinoïdes après que les propos stéréotypés et stigmatisants de souchiens imbéciles ont entamé le terrible processus. Le message est clair, rappelé toutefois par l’ultime slogan : « Le racisme, ça commence avec des mots, ça finit par des crachats, des coups et du sang. »

Emu donc, bouleversé même, par tant de réalisme, par le talent de réalisateurs ayant réussis à retranscrire à l’écran avec une si parfaite honnêteté, justesse et fidélité le quotidien de la France et des Français de 2016. Bravo à eux. Il était tant d’avoir le courage de dénoncer les véritables maux qui rongent notre société.

Habitant à Paris et y circulant, notamment en métro, je n’en pouvais plus de voir, dans les rames nocturnes notamment, ces jeunes arabes en survêtements baisser les yeux et se tasser sur leurs fauteuils, apeurés, à chaque entrée d’une bande de petits blancs arrogants et agressifs. Et quelle n’étaient pas ma honte et mon courroux quand, dans la rue, j’apercevais ces groupes de noirs rasant les murs, tremblants, abandonnant le haut du pavé à des blondinets vociférants et gesticulants. Et je ne parle même pas de la petite mama noire bousculée à la sortie de la poste par Jean-Baptiste et François voulant lui arracher son sac à main. Quant à la petite Fatima, pensant avoir le droit de sortir en jupe et se faisant insulter et cracher dessus par des catholiques intégristes, je préfère ne pas en parler tant l’émotion et la tristesse m’envahissent.

Il était, nous l’avons dit, vraiment plus qu’urgent que tous ces phénomènes odieux soient dénoncés avec force, avec une véhémence en rapport avec leur ampleur, et, en tant que contribuable français, je suis fier d’avoir apporté mon écot aux centaines de milliers d’euros dépensés pour traiter cette urgence politique et sociale.

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Meublé

18 Mars 2016, 09:59am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

J’habite un « meublé »… J’aime les « meublés ». Enfin le mot surtout… « Meublé », ça a un côté cinéma en noir et blanc, roman de Simenon... Ca fait désuet et pauvre. Pauvre, mais propre, bien tenu. Prêt à recevoir la visite du commissaire Maigret ou d ‘une cousine qui s’appellerait Hortense. J’habite un meublé… C’est très « France d’avant ». Ca sent un peu l’encaustique et le poulet rôti du dimanche. Poulet qui « fait » presque toute la semaine. Froid avec de la mayo le lundi, carcasse réchauffée le mardi, et ultimes restes en hachis le mercredi. J’habite un meublé… Ca fait vieux garçon qui lit des 10/18 jaunis dénichés chez le bouquiniste et qui repasse une chemise une fois par mois pour aller au théâtre et ensuite manger des huîtres dans une brasserie art-déco des Grands-boulevards, à la table du coin, celle qui permet d’observer la salle. J’habite un meublé... J’y vois une armoire normande aux portes bancales et grinçantes, j’entends le tic-tac d’une vieille horloge, le miaulement d’un chat… Un jour, j’habiterai un meublé.

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Hors-Série, en vente au Colloque de L'Iliade, samedi 9 avril

18 Mars 2016, 09:16am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Hors-Série, en vente au Colloque de L'Iliade, samedi 9 avril

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Affliction

17 Mars 2016, 12:01pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Quand l’esprit de clan prend le pas sur l’esprit de justice, voilà un spectacle tout à fait fascinant…

Voir les mêmes qui passent leurs journées à dénoncer les tendances pédomanes de leurs adversaires, à chasser les bouts de nichons ou de fesses dans les productions cinématographiques,qui dégueulent leur haine à chaque fois que Fdesouche fait état d’un tripotage de culotte chez les « muzz », prêts soudainement à blanchir n’importe quelle crapule ou malade du simple fait qu’il est « de leur côté », membre de cette pauvre institution si attaquée qu’est l’Eglise catholique, est vraiment un spectacle des plus accablants.

Qu’il ne faille pas « hurler avec les loups », c’est certain, qu’il faille tout autant respecter la « présomption d’innocence » (sur laquelle ils s’assoient d’ailleurs joyeusement lorsque le suspect s’appelle Moktar ou DSK…), bien entendu. Mais qu’il faille par réflexe pavlovien inverse à celui de l'adversaire chercher à minimiser des actes sordides et à justifier des camouflages qui le sont presque autant, c’est atterrant. Contre-productif en plus, évidemment, entretenant le soupçon et l’amalgame.

« Le Piss Christ », une pauvre « œuvre d’art » - déjà oubliée - réalisée par un artiste à la con défoncé à la colle à bois, voilà une injure suprême à notre Seigneur contre laquelle il faut se mobiliser et s’insurger farouchement !!! Par contre le tripotage ou l’enfilage de gamins, ce ne sont que des petites histoires internes sans grande importance et qui ne méritent pas tout ce foin… C’est ça être « catholique » ? « Tradi » en plus ?

Il semblerait bien que le Grand Inquisiteur ait définitivement gagné…

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Montjoie Saint Denis!

16 Mars 2016, 13:48pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

  • « Putain les gars, on est attaqué, vite serrez les rangs ! »
  • « Ha merde, qu’est-ce qu’on nous reproche ? »
  • « Des conneries de gauchistes… »
  • « Du genre ? »
  • « D’avoir couvert et minimisé des faits de pédophilie… »
  • « Et c’est vrai ? »
  • « Mais t’es con ou quoi ? On s’en fout ! Je te dis que ce sont des trucs de gauchistes pour salir notre mère la Sainte Eglise ! »
  • « Oui mais… »
  • « Putain ta gueule, on se serre les coudes, on serre les dents ! »
  • « Mais c’est quand même grave… »
  • « Ha ben ils sont bien placés pour parler, eux, avec leur Cohn-Bendit, leur Jack Lang et leur Frédéric Mitterrand ! »
  • « Heu... « On n’est pas plus pédophiles que vous ! », c’est ça la ligne de défense ? »
  • « Heu non... La ligne c’est « Encore ces sales gauchistes qui s’en prennent à l’église, ha c’est facile, pis c’est pas gentil, le mec il tripotait peut-être un ou deux scouts mais il distribuait des vêtements aux pauvres, de toute façon y’a toujours deux poids/deux mesures, nous les cathos on est persécutés, ça serait un Imam on en ferait moins d’histoires… »
  • « Ha ok… et la stratégie ? »
  • « On ferme les yeux, on se bouche les oreilles et on gueule bien fort. »

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L'impasse des populismes

14 Mars 2016, 19:21pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Zentropa

Les résultats des dernières élections régionales en Allemagne sont la nouvelle éclatante démonstration d’un phénomène politique européen dont nous devons nous défier bien plus que de nous en réjouir et que l’on pourrait appeler le « populisme circonstanciel sans conséquence ». En effet, si les mines déconfites des journalistes annonçant une « grande victoire de l’extrême-droite » pourraient de prime abord nous ravir et nous inciter à l’enthousiasme, il convient de ne pas être dupe de ces scènes théâtrales trop bien jouées.

Partout en Europe, à l’exception notable de la France, depuis plusieurs années, le scénario est identique. Tout d’abord, le mécontentement et la colère populaires, notamment face aux dégâts sociaux de la mondialisation et aux chaos ethnico-culturel causé par l’invasion migratoire, ne profitent pas aux partis nationalistes et identitaires « traditionnels » (BNP au Royaume-Uni, NPD en Allemagne…), présents dans le paysage politique national depuis longtemps, ancrés dans une histoire politique longue et disposant d’une véritable doctrine s’appuyant sur une colonne vertébrale idéologique rôdée par l’expérience et le temps.

Depuis une vingtaine d’années, ce ras-le bol des populations est récupéré, siphonné, par de nouvelles formations naissant comme des champignons, avec une « spontanéité » tellement systématique qu’elle en devient suspecte. Ces nouvelles formations sans enracinement, sans structure idéologique et sans cadres, sont toutes libérales économiquement et généralement mono-causales (anti-Islam pour la plupart). Elles n’apportent jamais de réponse globale et complète à la crise civilisationnelle que nous traversons, mais se bornent à pointer du doigt un phénomène – l’immigration/islamisation – tout en ignorant sciemment ses causes et ses bénéficiaires.

Calquée sur un néo-conservatisme anglo-saxon plus ou moins adapté aux goûts locaux (Bouffonerie pérorante façon « Comedia dell’arte » avec Beppe Grillo en Italie, brushing gay friendly et ultra-libéralisme diamantairophile pour Geert Wilders aux Pays-bas…), ces coruscantes et bruyante formations « composites » - pour ne pas dire fourre-tout- sont les réceptacles et les amplificateurs des mécontentements, souffrances et inquiétudes des populations les plus exposées à la démolition mondialo-capitaliste. Mais elles ne sont que cela. Des porte-voix circonstanciels et temporaires dont l’écho des vociférations se perd rapidement dans l’immensité de l’inutilité pratique. Elles ne contestent pas le système mais se bornent à aboyer contre certains de ses symptômes. Bien loin de « renouveler le paysage politique » comme elles le prétendent, elles le parasitent et le troublent, empêchant l’émergence d’une véritable contestation de fond, organisée autour de mouvements structurés intellectuellement et porteurs d’une véritable « vision du monde » alternative. D’ailleurs qu’elles soient « mouvement de rue », comme L’English Defense League, ou parti à vocation électoraliste comme le mouvement «5 Stelle », ces excroissances artificielles disparaissent ou se rallient aux tenants du système aussi rapidement qu’elles ont fait irruption sur la scène politique, une fois remplie leur mission de détournement et d’annihilation des vélléités protestataires voire révolutionnaires d’une part non-négligeable, et croissante, de la population.

Ces baudruches, régulièrement gonflées par les médias et lâchées dans le ciel bas des laissés pour compte de la mondialisation afin de les faire encore un peu rêver à de possibles solutions et changements par les urnes, sont incontestablement l’une des dernières et plus efficaces armes du système pour proroger son existence et son pouvoir.

Tant que les malheureux, les exploités et les révoltés s’amusent à jouer avec elles, ils ne pensent et ne travaillent pas à l’élaboration d’une véritable contre-société, alternative autonome basée sur la communauté, le localisme, l’écologie, la production culturelle indépendante, l’enseignement hors-contrat, le réenracinement territorial (rural), la réinformation, les solidarités concrètes. En offrant des défouloirs, le système s’offre de nouveaux sursis. Refusons ce jeu de dupes, laissons les urnes truquées aux margoulins politicards, et travaillons aux constructions, sans doute d’abord modestes mais concrètes, au sein desquelles pourra s’épanouir notre idéal.

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Entrepreneuriat et justice sociale

10 Mars 2016, 01:14am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

« Il y a une lutte des classes, évidemment, mais c'est ma classe, la classe des riches qui mène la lutte. Et nous sommes en train de gagner. »

Warren Buffet

Zentropa

Contrairement à ce que se plaisent à répéter les libéraux de tous poils qui constituent la quasi-intégralité de la classe politique contemporaine ( des libéraux-conservateurs (sic) aux post-socialistes gouvernementaux en passant par les libéraux-gaullistes et autres libéraux centristes), la « lutte des classes » n’est aucunement une notion périmée, un concept anachronique tout juste bon à ranger au musée des vieilles idéologies rancies d’avant la merveilleuse « fin de l’histoire ». Dans le contexte de crise globale que nous connaissons, elle est au contraire d’une totale actualité et d’une absolue acuité. Elle a simplement assez largement changé de forme. Elle se joue en effet aujourd’hui à front double, et son curseur interne s’est passablement déplacé. La lutte des classes de 2016 n’est donc évidemment pas la réplique fidèle et exacte de celle du 19e siècle, de Thiers et des maîtres des forges face au socialisme français proudhonien et aux marxisme révolutionnaire, mais elle n’en reste pas moins une réalité centrale et connaît même une intensité des plus importantes aujourd’hui, au moment où, en France, le Medef et ses domestiques gouvernementaux montent à l’assaut du Code du Travail et où, à l’échelle globale, une poignée de milliardaires accaparent une part toujours plus importante des biens et richesses de la planète.

Double front donc, car aujourd’hui, le travailleur doit faire face à deux ennemis presque aussi redoutables l’un que l’autre (même si le premier est instrumentalisé et cornaqué par le second) :

1) Le lumpen-prolétariat d’importation étrangère dans le but de casser les modèles sociaux avancés et de faire pression à la baisse sur les salaires et les revendications sociales tout en brisant l’homogénéité minimale nécessaire à la « décence commune ».

2) Les financiers internationaux et le patronat « hors-sol », dirigeants de multinationales sans autres attaches que le rendement pur et l’accumulation du Capital, actionnaires sans foi ni loi, obsédés par leur intérêt pécuniaire le plus étroit, oligarques sans devoir, se plaçant au-dessus des lois qu’ils édictent puis manipulent.

Changement de curseur également puisque, aujourd’hui, une bonne part du patronat et de la bourgeoisie se retrouvent du même côté de la barricade (ou en tout cas devraient se trouver…) que les ouvriers et les employés, partageant d’indéniables intérêts communs et faisant face aux mêmes ennemis (dérégulation, concurrence sauvage, dumping social, abus de situations de monopole…). Il est ainsi évident que les artisans, tout comme les patrons de TPE ou PME/PMI, partagent beaucoup plus de préoccupations et d’aspirations, de difficultés aussi, avec leurs employés, leurs ouvriers, mais aussi les travailleurs précaires ou les chômeurs de leur ville, de leur région, qu’avec des PDG du CAC 40 ou des traders internationaux pour qui ils ne sont que des variables d’ajustement au sein de vastes plans de rémunération des actionnaires.

La lutte des classes, ce n’est donc plus « le patron contre l’ouvrier » mais le « travailleur contre le parasite (du haut comme du bas) », le « créateur contre l’usurier », « l’artisan contre le banquier », « l’entrepreneur contre l’actionnaire », « le paysan contre Monsanto »… Ce sont les classes laborieuses, du prolétariat jusqu’à la moyenne bourgeoisie, classes sédentaires et enracinées, contre les nomades de l’hyper-classe mondialisée et le lumpen-prolétariat apatride.

C’est pourquoi, s’il est impératif de combattre l’hyper-finance et ses chiens de garde du Medef, s’il est vital de réduire les inégalités à une proportion décente, justifiée et acceptable par chacun, il serait vain, et même mortifère, de sombrer dans un « ouvriérisme » angélique ou une « chasse au riche » (qu’il faudrait déjà définir…) dans le cadre d’une vision des rapports sociaux et économiques pour le coup totalement désuète et improductive, une vision sclérosée et impuissante dans laquelle finissent de s’enterrer des syndicats de prébendiers et de professionnels de la connivence.

Ainsi, s’il est urgent et indispensable de taxer les transactions financières internationales, de plafonner les primes et rémunérations indécentes et autres « parachutes dorés » de certains hauts-dirigeants, de criminaliser les « patrons-voyous » (délocalisation sauvage, emploi de main d’œuvre clandestine…) et de mettre en place une politique d’augmentation salariale, il l’est tout autant de totalement refonder le RSI, d’alléger la fiscalité des PME/PMI ainsi que les arcanes administratives entravant la création d’entreprise, de revaloriser la figure de l’entrepreneur comme maillon fondamental de la communauté, d’assurer un protectionnisme économique européen et la défense de nos savoir-faire, de nos labels, de nos techniques et de nos patrimoines. Bref, il convient de promouvoir une économie organique et localiste, axée sur la proximité et l’implication de tous ses acteurs, la participation et la juste rémunération de chacun, sous le contrôle d’un Etat fort, garant et arbitre, mais laissant s’appliquer la plus complète subsidiarité et le respect de l’initiative privée tant qu’elle ne contrevient pas à l’intérêt général. Viendra alors, peut-être, le temps de la paix des classes.

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Si tu veux dépenser tes sous avec humour et goût (pour une fois)...

8 Mars 2016, 22:47pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

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