Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
A moy que chault!

Déséquilibre

28 Août 2017, 17:38pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Pour tuer des innocents au hasard, pour écraser des femmes et des enfants, pour déchiqueter volontairement le corps de passants anonymes, pour égorger avec plaisir, fusiller avec jouissance, il ne faut pas être complètement équilibré... Merci aux médias de nous rappeler, avec une belle insistance, ce truisme, cette si banale évidence. Pourquoi, d'ailleurs, cet acharnement à faire un absurde distinguo entre certains actes terroristes et ceux prétendument commis par des « déséquilibrés » ?

Tout le monde le sait bien, il s'agit de chercher à gommer les autres éléments constitutifs du « portrait-type » des auteurs des actes barbares qui frappent l'Europe depuis maintenant plusieurs années... Ces derniers sont des arabes islamistes déséquilibrés. C'est ainsi. Simple constat, irréfutable, d'une absolue neutralité. Il est donc impérieux, pour le système, de faire disparaître deux des trois éléments de ce portrait aux yeux du bon peuple avec qu'il ne retienne que le dernier. Il n'y a pas de problème avec les arabes, il n'y a pas plus de problème avec l'Islam, il y a seulement, parfois, quelques problèmes avec certains « déséquilibrés ». Le terrorisme que nous subissons n'est donc aucunement lié à l'immigration ou au prosélytisme religieux mais est simplement une question d'ordre psychiatrique. Ce n'est pas une problématique politique et sociale mais une affaire médicale.

En cherchant à tenir cette position, on ne se borne pas à simplement nier le réel – vieille habitude dorénavant – mais on s'interdit surtout la moindre possibilité de trouver une quelconque solution efficiente et concrète au terrorisme. Que crèvent encore des innocents pourvu que continuent à vivre les dogmes de la tolérance et du vivre ensemble ! Dogmes auxquels adhérait d'ailleurs avec enthousiasme la plupart des victimes de ces ignobles tueries... La boucle est ainsi peut-être bouclée. D'un côté des tueurs sanguinaires, de l'autre des victimes qui refusent l'idée même d'être autre chose que cela et qui préfèrent le cercueil plutôt que l'odieuse idée de quitter le camp du Bien et des gentils. Le massacre des bisounours ne fait que commencer...

Voir les commentaires

Manifeste du Bastion Social

24 Août 2017, 15:48pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Voir les commentaires

Vieilleries...

24 Août 2017, 07:45am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Le gigot du dimanche

(Août 2007)

 

Le four poussé au maximum faisait craquer la peau délicieusement brunie du généreux morceau de viande dont les goûteuses effluves avaient attiré dans les jupes de Rose - la solide gouvernante bretonne au visage couperosé qui sans cette spécificité physique aurait continué à s’appeler Mélanie - toute la marmaille de la maison qu’elle chassait à grands coups de torchon à carreaux blanc et bleu.

Les gourmands ainsi mis en déroute et refluant en ordre dispersé vers le jardin emplissaient de leurs cris aigus la lourde maison de pierres dont on avait à moitié clos les volets pour tenter de préserver la fraîcheur chancelante des pièces.

Assises autour d’un petit guéridon qui s’enorgueillissait d’avoir été façonné sous Louis XV bien qu’il eut le poinçon d’une manufacture fondée en 1830, les mères levaient les yeux au ciel avec indulgence puis reprenaient le fil de leurs débats esthétiques et de leurs petites médisances.

On pouffait beaucoup, surtout en évoquant la régularité des pannes de chaudière de Madame Olivier, l’épouse du capitaine de frégate, qui nécessitait plusieurs fois par semaine l’intervention énergique de Mario, le plombier portugais.

De leur côté, les pères, écrasés dans le cuir légèrement élimé de fauteuils gigantesques, causaient gravement des affaires du monde en se resservant des verres de Banyuls.

On espérait que la chute du Bloc de l’est allait entraîner le remboursement des emprunts russes et on fumait des cigarettes brunes en clignant légèrement des yeux.

Bientôt la clochette retentissait et dans une grande exclamation générale tout le monde se rangeait autour de l’immense table rectangulaire.

Le plat fumant était alors déposé sur la table sous les applaudissements admiratifs des convives qui finissaient de rendre écarlate la brave Rose qui tentait de se cacher derrière son tablier maculé d’innombrables et improbables tâches multicolores dignes d’une publicité pour la lessive.

Entre deux déglutitions, on évoquait alors les bulletins scolaires des enfants et Oncle Léon faisait quelques instants les gros yeux au petit Marcel avant de se lancer dans le récit de ses plus mémorables heures de colle et des ses plus folkloriques renvois.

Le vin coulait à flots et les marmots avaient le droit d’y plonger les lèvres.

L’assoupissement à horaire fixe du Père Abbé Guémano donnait alors le signal du déversement d’histoires grivoises et de tentatives d’élaboration rationnelle des futures unions familiales.

Le vieux prêtre était bientôt réveillé par les senteurs du Marc de Gewürtz dans lequel il aimait plonger sa gourmandise au travers d’une petite madeleine encore tiède.

Les enfants avaient depuis bien longtemps quitté la table et jouaient aux indiens à cheval sur le canapé. N’ayant pas fini leurs haricots verts ils avaient été privés de dessert mais étaient discrètement ravitaillés en pralines par grand père Dumont qui avait toujours été le libéral de la famille.

Après le café, on lançait quelques chants en l’honneur du Roi, puis, légèrement enivrés, on s’apprêtait à partir en promenade au bord de la marne.

Quelques garnements devaient se faire tirer les oreilles pour abandonner leurs jeux et épousseter convenablement leur beau costume du dimanche mais la petite troupe finissait par s’ébranler, bruyante et rigolarde, vers les rivages ombragés. A son côté, un petit chien efflanqué bondissait et jappait joyeusement.

 

Ô comme il l’avait méprisé ce petit bonheur bourgeois et étriqué, comme il avait rêvé « d’autre chose », comme il avait raillé et conspué la pesanteur monotone de ces réunions familiales, comme il avait maudit ces dimanches sans surprise ni nouveauté, comme il avait craché sur ces obligations sans remise de peine !

Ce soir pourtant, le regard plongé dans la barquette surgelée gisant dans son assiette déposée en face du regard bovin d’une Claire Chazal pérorant sur les aléas du CAC 40, bercé par le cliquetis enthousiaste du clavier informatique devant lequel Elise avait préféré dîner, son jugement était beaucoup moins tranché…

Voir les commentaires

Souvenirs...

23 Août 2017, 19:13pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Triangulaire

(Octobre 2010)

 

Son bouclier était maculé de souillures diverses, résidus d’œufs, de canettes, de crachats… Deux heures qu’il était là, immobile, à encaisser une pluie ininterrompue de saloperies provenant de la foule bigarrée et vociférante à quelques mètres de lui.

Les ordres étaient clairs : « Ne pas bouger. Pas de provocation. Contenir les manifestants à bonne distance du siège du Medef. »

Malgré l’expérience, le temps paraissait exagérément long à Michel qui jura vertement contre l’insolent soleil qui semblait s’être rangé du côté des manifestants et le faisait presque cuire dans sa tenue anti-émeutes. Légèrement indisposé par cette épaisse tiédeur, il laissa échapper un long rot gorgé d’Heineken qui le soulagea un peu.

  • « Avoir voté pour Sarkozy et recevoir les mêmes consignes que sous les socialos... si c’est pas malheureux… » pensat-il en caressant affectueusement son tonfa désormais inutile, définitivement émasculé depuis l’affaire Oussekine et qui ne retrouvait guère un peu de vigueur que face aux rassemblements de « fachos », malheureusement fort peu nombreux.
  • « J’aurais du poser une RTT… » maugréat-il, se souvenant avec envie qu’il avait reçu la veille le deuxième coffret DVD de « 24 heures chrono ».

Devant son écran plat, dans son pavillon de Villeneuve-les-deux-garennes, avec son chien et son épouse, au moins tous ces métèques ne l’emmerdaient pas.

Michel n’aimait pas les métèques, tous ces traine-lattes venus d’on ne sait où.. A part Djibrill, Karim et Okama bien sûr. Mais eux, c’était différent, c’étaient des collègues. CRS avant tout !

Un mouvement de foule secoua la manifestation, une jeune fille blonde était à terre, rapidement submergée par une nuée de survêtements et de capuches lui arrachant son sac et une partie de ses vêtements.

  • « Bien fait pour sa gueule à cette gauchiste… » pensa Michel en crachant rageusement sur le sol.

 

Les poches déjà pleines de portables et de lecteurs MP3, Bounia ne put retenir un grand rire sonore en entendant les couinements du petit blanc à mèche sur l’œil et keffieh autour du cou, recroquevillé sur le sol, dans une sorte de position néo-fœtale, qui répondait au déluge de coups par d’horribles plaintes où l’incompréhension semblait presque dominer la douleur et la peur.

-« Je suis de gauche ! Je suis à l’unef ! » hurlait le gamin ensanglanté entre deux spasmes de douleur.

-« T’es surtout une merde de toubab » lui rétorqua Bounia en lui décochant un nouveau coup de pied dans les testicules, du moins à leur emplacement supposé.

Autour d’eux, des centaines de lycéens et d’étudiants contemplaient la scène, mi pétrifiés mi excités. Certains filmant complaisamment le supplice de leur camarade avec leurs téléphones portables, soulagés que cela ne soit pas, pour cette fois, tombé sur eux. D’autres, qui venaient pourtant de longuement les injurier, lorgnaient avec insistance du côté des forces de l’ordre, leur lançant même de silencieux encouragements à intervenir.

Bounia continuait à rire et à frapper, sous les encouragements de ses congénères de la cité des 400 et les divers cris hystériques qui nourrissaient sa testostérone.

Bientôt lassé, il repéra une nouvelle proie sur laquelle il fondit, suivi par sa meute.

 

Marc-Edouard était fier et heureux, un autocollant CGT collé sur chacun de ses joues. Il avait pris la tête de la coordination de blocage du Lycée Saint François des Béatitudes et défilait avec l’intense satisfaction de faire chier ses parents autant que le gouvernement. Ce grand chahut l’amusait beaucoup et le sortait enfin un peu d’une routine accablée que les cuites et le shit ne suffisaient plus à meubler.

Il hurlait ses slogans avec beaucoup d’enthousiasme, repensant bien sûr à mai 68, cette incomparable icône, ce grand souvenir nostalgique de tous les publicitaires, traders et autres journalistes à Libé. Cela y ressemblait un peu… Sauf qu’en mai 68, on baisait, et lui, depuis le début du mouvement, il ne baisait pas plus qu’à l’ordinaire. Enfin bon, cela viendrait peut-être… Il avait d’ailleurs déjà repéré, à l’atelier banderoles, une ou deux « militantes » plutôt accortes. Pour l’instant, celles-ci lorgnaient plutôt du côté des cogneurs des cités, mais après un ou deux passages télé en tant que « porte-parole », cela devrait le faire…

Marc-Edouard était presque perdu dans ces pensées métapolitiques quand il sentit une main qui lui parut gigantesque le saisir violemment par l’épaule tandis que l’autre tentait de lui arracher l’Iphone rangé dans la poche intérieure de son blouson.

 

Ce fut l’instant de la rencontre citoyenne entre Marc-Edouard et Bounia, sous les yeux blasés de Michel.

 

 

 

 

Voir les commentaires

La jeunesse d'Ile-de-France rencontre Lousi XVI

23 Août 2017, 19:02pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Source: La Croix

Source: La Croix

Source: La Croix

Voir les commentaires

De la bombe

20 Août 2017, 19:11pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Voir les commentaires

C'est ainsi

15 Août 2017, 01:22am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Voir les commentaires

Les saints et les hommes

13 Août 2017, 17:22pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

« Etre humain consiste essentiellement à ne pas rechercher la perfection, à être parfois prêt à commettre des péchés par loyauté, à ne pas pousser l’ascétisme jusqu’au point où il rendrait les relations amicales impossibles, et à accepter finalement d’être vaincu et brisé par la vie, ce qui est le prix inévitable de l’amour que l’on porte à d’autres individus. Sans doute l’alcool, le tabac et le reste sont-ils des choses dont un saint doit se garder, mais la sainteté est elle-même quelque chose dont les êtres humains doivent se garder. »

George Orwell, 1949.

Voir les commentaires

La gerbe....

11 Août 2017, 23:12pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Deliveroo ou l'esclavage "sympa" à base de tutoiement et de coolitude dans l'enculage...

 

« 600 livreurs à vélo vont voir leur mode de rémunération changer en septembre. Certains doivent manifester ce vendredi soir à Paris, Bordeaux et Lyon car ils redoutent une perte de revenus. Nous publions en avant-première le courrier que la direction leur adresse ce vendredi après-midi.

Calmer le jeu. Alors que les coursiers de Deliveroo qui s’opposent au changement de tarification organisent ce soir de nouvelles manifestations à Paris, Bordeaux ou encore Lyon, la direction française de l’entreprise de livreurs à vélo va leur envoyer ce vendredi après-midi un courrier que nous révélons. 600 livreurs, soit 10% des effectifs qui travaillent pour Deliveroo, seront payés à partir de septembre uniquement à la course (5 euros ou 5,75 euros à Paris) alors qu’ils profitaient jusqu’à alors d’une double tarification, à l’heure et à la course. Ils dénoncent une « précarisation » de leur métier.

Dans cette missive au ton amical et dans laquelle le tutoiement est de rigueur, Deliveroo ne fait pas de concession par rapport aux revendications des livreurs, comme par exemple une hausse du tarif à la course. La direction, qui se dit « consciente que [les livreurs] sont à la recherche de plus de visibilité sur leur chiffre d’affaires », s’engage en revanche sur certains points. La start-up anglaise, arrivée en France en 2015, assure avoir « développé et testé à travers la France une fonctionnalité permettant aux coursiers de planifier leurs créneaux horaires qui combine la visibilité et la liberté qu’ils recherchent ».

En réponse aux craintes de certains coursiers de ne pas pouvoir réaliser suffisamment de courses, la direction met en avant son algorithme qui « prédit la demande côté client et le nombre de bikers correspondant dans une zone donnée à une heure donnée ». « Cela signifie qu’il n’y a pas trop de bikers (et donc pas suffisamment de courses) ni pas assez (et donc une mauvaise expérience pour les clients) », assure Deliveroo.

La direction assure enfin rester à l’écoute des coursiers, qui peuvent la contacter « que ce soit sur nos heures de permanence, par téléphone ou par mail ». Et le courrier se conclut avec la signature suivante : « Bien à toi, Hugues, General Manager, Deliveroo France »

Reste à convaincre les principaux intéressés. Le collectif des livreurs autonomes de Paris (Clap), co-organisateur du rassemblement parisien prévu ce soir place de la République, dénonce dans ses communiqués « des conditions de travail qui n’ont eu de cesse de se dégrader et les rémunérations de baisser ».

 

(Source : Le Parisien)

Voir les commentaires

Odieux déferlement d'homophobie, de racisme et de sexisme à la télévision française en 1983...

11 Août 2017, 21:44pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

https://www.youtube.com/watch?v=uyS7EAQ0VJ0

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 > >>