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A moy que chault!

RDV

2 Janvier 2017, 20:08pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

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Les amants laids

2 Janvier 2017, 17:32pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Ils tiennent une main et considèrent que c'est déjà une chance. Ils ne sont ni las, ni blasés, il sont ardents et précautionneux, un peu empruntés... Ils n'attendent pas la meilleure occasion, la prochaine opportunité mais se délectent de l'instant arraché à une solitude qu'on leur avait promise éternelle.

Ils se réchauffent mutuellement et l'image que leur renvoie l'autre les rassure et les réconforte. Miroir déformant et enfin indulgent, l'autre est à la fois un pansement et une sublimation. Lorsqu'ils s'embrassent, leurs traits lourds et ingrats semblent se lisser, du moins se confondent-ils dans une intensité tout autant timide que fébrile qui n'est pas le sel des passions cinématographiques ni le souffre enivrant des désirs érotiques mais qui est le ciment des durables constructions. Ils se veulent du bien. Ils se regardent avec douceur et affection. Ils sont seuls face au monde qui persifle et qui ricane. Ce sont les prolétaires de la sentimentalité, ceux qui doivent travailler pour bâtir, serrer les dents et avancer.  

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Michel Déon, bien au-delà des Hussards…

29 Décembre 2016, 13:33pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

 

michel déon.jpgL’écrivain et académicien Michel Déon s’est éteint hier, à l’âge vénérable de 97 ans et après avoir offert plus de 40 romans à la littérature française dont il restait l’un des plus élégants et brillants représentants.

Maurrassien, ancien secrétaire de rédaction de l’Action Française, Michel Déon n’était pourtant pas un esprit très politique, mais bien plus un romantique, un aventurier et un rêveur. Il se plaisait d’ailleurs à entretenir des amitiés et des centres d’intérêts dépassant les clivages idéologiques et les sectarismes partisans. Il était beaucoup plus sensible à la qualité humaine qu’aux étiquettes politiques et aimaient les hommes droits, fidèles, courageux et sensibles aux beautés comme aux failles du monde.

Si l’histoire retiendra son appartenance au fameux groupe des « hussards », en compagnie de Roger Nimier, Jacques Laurent et Antoine Blondin, il se plaisait lui-même à expliquer le caractère largement artificiel et ponctuel de ce « rapprochement ». Il n’aimait pas se sentir enfermé dans ce « concept » idéologico-publicitaire assez largement adolescent. Il aura même, à la fin de sa vie, des mots très durs sur la qualité littéraire et la pérennité de l’œuvre du dandy Nimier.

Au-delà de son œuvre, considérable, empreinte tout à la fois de fougue et de mélancolie, Michel Déon était également de ces hommes que l’on dit avec tristesse et nostalgie « d’un autre temps ». Cultivé, courtois, amical, élégant, frondeur… Très français, peut-être trop, ce qui peut expliquer son exil irlandais lui permettant d’échapper au spectacle de la déréliction et de la déliquescence de sa patrie tant aimée…

A l’occasion d’un numéro de la petite revue littéraire que je l’ai plaisir de co-animer avec le camarade Patrick Wagner, « Livr’arbitres », nous l’avions contacté pour solliciter un texte de sa main. Il s’était montré d’une grande disponibilité et d’une extrême amabilité… Depuis lors, il était devenu un « ami » de la revue et nous adressait régulièrement ses encouragements, ses conseils et ses vœux… J’avais bien évidemment été très touché par cette attitude et cette bienveillance qui contrastent tellement avec la morgue et la frénésie narcissique que l’on croise désormais si souvent chez les jeunes écrivaillons qui, après avoir publié deux autofictions pour trentenaires dépressives, se prennent pour des génies littéraires et ne rêvent que de passages chez Laurent Ruquier pour vendre leur soupe et baiser des fans... Autre temps, autres mœurs… Et c’est en faisant ce constat amer que l’on ressent encore plus douloureusement la disparition du grand écrivain.

Le meilleur moyen de lui rendre hommage, c’est bien sûr d’honorer sa mémoire à travers ses livres qu’il faut lire, relire et faire découvrir aux plus jeunes générations, en commençant peut-être par « Les poneys sauvages » ou le merveilleux « Je vous écris d’Italie ».

Xavier Eman / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

( Cercle Non Conforme )

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A jamais idéalistes?

16 Décembre 2016, 15:52pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

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Le populisme, opium des peuples...

14 Décembre 2016, 14:38pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

De Breixit en Trump, on a « le droit » (sacro-saint bien sûr!) de se réjouir de ces psychodrames médiatico-journalistiques et de se délecter des mines déconfites des petits soldats de la bien-pensance, tellement persuadés de faire partie du camp du Bien universel que chacune de leur contrariété est élevée au rang de tragédie mondiale… Bien sûr, on peut ricaner un peu, ouvrir une bouteille de champagne s’il nous reste un peu d’oseille,  se passer en boucle les visages déformés d’horreur des militants démocrates à l’heure de l’annonce de l’élection du grand méchant Trump et faire des petits sauts facétieux et satisfaits sur son divan face au téléviseur… Ca soulage et ça ne mange pas de pain… A condition toutefois de bien garder à l’esprit que ces soubresauts du système lui sont parfaitement intégrés, qu’ils ne surprennent et ne dérangent  que la piétaille abrutie du politiquement correct et nullement les véritables tenants de l’oligarchie (voir la réaction des Bourses mondiales à l’élection du milliardaire libéral Trump…) et qu’il ne s’agit au final que d’un nouvel épisode mélodramatique orchestré par la Société du spectacle, si bien décrite mais jamais totalement démasquée. Concrètement, pratiquement, effectivement, ordinairement, rien, absolument rien ne change (conséquences du Breixit sur le prolo de Liverpool ?), mais on maintient l’illusion que tout peut encore changer, basculer au gré d’une échéance électorale;  on nourrit la boite à  fantasmes « réformateurs », et, plus exactement, on continue à laisser penser que le changement et même « la révolution » peuvent venir du vote, des élections. Dans ces turbulences bouffonnes,  la fiction démocratique reste préservée, elle en sort même grandie. « Vous voyez, le peuple peut encore faire barrage au système ! Sa voix peut encore être entendue  et même s’imposer ! ». Au prix, fort raisonnable, de quelques grimaces de chroniqueurs de Libération et de chapelets de larmes d'étudiantes de Sciences Po, on proroge donc l’illusion démocratique, on maintient la contestation dans l’idée que « seule la voie électorale est porteuse d’avenir et de potentialité efficiente » et on continue joyeusement à sa goberger et à se partager les bénéfices.

Tous ces épisodes volontairement dramatisés, montés hystériquement en sauce, n’ont pas d’autres fonction que d’assurer la survie artificielle du cadavre de plus en plus décomposé et  puant de la démocratie représentative. Le bulletin de vote, il n’y a que cela, rien d’autre ! Regardez à quel point vous avez réussi à nous faire peur avec votre bulletin de vote ! Oulala, on en frémit encore dans les conseils d’administration et les couloirs de Wall Street ! Ne cherchez pas d’autres voies, ne travaillez pas dans d’autres directions, n’envisagez pas de vraies ruptures ni de concrètes sécessions, continuez à voter pour le prochain épouvantail populiste qu’on vous agitera sous le nez, de Beppe Grillo en Italie à Geert Wilders, en Hollande…  Vraiment ça nous terrorise, on se chie dessus, croyez-nous !

 

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Deux poids, démesure...

10 Décembre 2016, 22:44pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Etonnante tout de même la complaisance enthousiaste des médias et des journaleux boboïdes pour le personnage de « Rocco Siffredi » et le documentaire qui lui est consacré. Omniprésent sur les plateaux de télévision, interrogé avec indulgence et sympathie amusée par des chroniqueurs et chroniqueuses aux lèvres perlant de gourmandise, «Rocco » incarne pourtant au-delà de la caricature l'horrible « mâle blanc dominateur » qui défonce des gonzesses en leur mettant des torgnoles ou en leur plongeant le visage dans la cuvette des chiottes. Etonnant donc, disions-nous, que de voir tous ces habituels chantres du féminisme le plus sourcilleux, traquant d'ordinaire l'ignoble machisme jusqu'au plus innocent compliment, faire l'éloge et la promotion de « l'étalon italien ». Le fantasme serait-il plus fort que l'idéologie ? Il est vrai que se faire démonter par Rocco, ça doit être autre chose que se faire titiller l'entrée du con par la bistouquette asthmatique et cocaïnée de Yann Barthès, mais tout de même...  

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Le temps ne fait rien à l'affaire...

5 Décembre 2016, 17:47pm

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Jadis, c’était l’électorat des « vieux »  qui votait pour le Front National et les jeunes qui « emmerdaient le F-Haine » en pogotant sur du Bérurier Noir ou en militant à l’Unef.  Aujourd’hui, les « vieux» conservateurs, attachés à leur mode de vie, leurs traditions et à leur patrimoine culturel, porteurs d’une vision « classique et enracinée » de la France, ont cédé la place aux ex-soixanthuitards hédonistes, égoïstes et jouisseurs, libéraux-libertaires en couches hygiéniques anti-fuites urinaires. La tendance s’est donc inversée.  Les « jeunes » confrontés à la violence de la rue occupée par les allogènes, à la précarité et au dumping social produit par la mondialisation, tentent de sauver les derniers meubles de l’héritage et se rattachent au « vote FN », tandis que les vieillards cools et bougistes à grosses retraites continuent à branler leurs queues sous Viagra en rêvant d’un « village planétaire » et d’un « monde sans frontières », supermarché global pour joyeux déracinés dopés au consumérisme et au divertissement pour tous.  Mais ne nous y trompons pas, cette césure générationnelle n’est que circonstancielle. Les « jeunes » ne sont pas subitement devenus plus  intelligents ou « lucides » que leurs aînés, ils sont simplement plus pauvres et davantage dans la merde.  Leurs hochets sont cassés et on a largement tapé dans leur plan épargne. Ils retrouvent donc quelques bons réflexes face aux dangers croissants mais ne sont malheureusement pas mus par un idéal de rupture avec le modèle socio-économique  qui  les a menés là. Ce sont des petits capitalistes frustrés, pas des révolutionnaires, ni même aspirants à l’être. Un peu d’emploi et de pouvoir d’achat, saupoudré de quelques miettes de sécurité, en viendra bien vite à bout.

 

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RDV dimanche

5 Décembre 2016, 09:31am

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Stand Livr'arbitres à la table Ronde de Terre et Peuple, dimanche 11 décembre. Que du bon!

(Espace Jean Monnet, 47, rue des Solets, Rungis)

 

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A droite toute!

28 Novembre 2016, 10:05am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Le temps médiatique est fabuleux… Ainsi François Fillon, vieil habitué du système, de ses couloirs et de ses prébendes, que tout le monde considérait depuis toujours comme un pâle libéral, s’est mué en champion de la droite des valeurs, voire de la droite « dure », en moins de 15 jours… Depuis qu’il est en pleine lumière, ce perpétuel second rôle à la triste figure a totalement changé de nature.. Personne, ni ses collaborateurs, ni ses collègues, ni ses administrés, ne s’en était rendu compte jusque-là mais en fait Fillon est un gros dur, un pit-bull prêt à incarner une « droite chimiquement pure ».

Une nouvelle fois, le système se montre d’une redoutable efficacité. C’est d’ailleurs à peu près toujours le même scénario: dès qu’il se sent acculé, au bord d’une rupture véritable, que le peuple paraît au bord de la sécession, il nous sort de sa poche un improbable « homme du renouveau » qui siphonne tout le vote contestataire ou du moins une part suffisamment conséquente pour stériliser toute velléité de changement réel et effectif.  A l’étranger, ce sera le bouffon Beppe Grillo en Italie, aux Etats-Unis, le « milliardaire excentrique » Trump, et chez nous, où l’on fait désormais tout en plus terne et plus médiocre, on nous repeint à la hâte un sous-chef de bureau en super-héros de la droite de conviction et de la révolution conservatrice

Et ça marche ! Bien sûr ! Toujours ! Des bourgeois cathos prétendument écolos et sociaux de la revue Limite (qui n’a jamais si bien porté son nom) aux franges de la faferie la plus soi-disant radicale, on applaudit, on se félicite, on frétille, on s’est même déplacé pour verser son écot et participer à la grande fête ! Il faut dire que 2 euros pour se faire enculer, c’est un tarif sans concurrence... Même dans les recoins les plus sordides du Bois de Boulogne, l’amateur ne trouvera pas une telle promotion.

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Les ricanants

22 Novembre 2016, 23:13pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

L'humour, cet allègement des jours, n'a rien - ou du moins si peu - à voir avec le ricanement aigre et méprisant qui constitue désormais le fond sonore de notre temps.  Cet arrosage permanent de postillons rigolards expulsés par des bouches torves, des lèvres en cul de poule bouffies d'autosatisfaction plantées au beau milieu de grosses têtes de premiers de la classe vissées sur des corps étiques et débiles secoués de spasmes d'hilarité onaniste. Insupportable ironie morbide des "chroniqueurs", "commentateurs" et journaleux télévisuels divers, tendance Canal+ ou autre sous-produit TNTesque. Ces histrions, mi clowns, mi Saint-Just, confits dans la bien pensance et la soumission grassement stipendiée aux dogmes, se prennent néanmoins pour la quintessence de la transgression et de l'irrévérence. Larvesques jusqu'au seuil de la sédimentation, ils se congratulent mutuellement de leur fielleuses saillies sur cibles autorisées et se cooptent d'un plateau à l'autre, d'un hochement de tête et d'une tape dans le dos. Toujours en se gaussant, en se poilant, car ils sont sympas, funs et cools. Ce sont les joyeux petits marquis du bas-empire putrescent.

Une cachinnation de Yann Barthès ressemble à une vomissure de blatte.

Cette époque a même réussi à rendre le rire sordide.

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