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A moy que chault!

L'alouette

18 Décembre 2014, 00:38am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

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A modern hero

18 Décembre 2014, 00:24am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

A l'heure où Zemmour vend 300 000 livres par quart d'heure, où Marine frôle les 98% d'opinions favorables et où Têtu envisage de devenir l'organe officiel du Front National, il est vraiment très noble et courageux de sortir un bouquin sur la soumission de la France à l'Islam. Mais au delà du courage, c'est surtout tellement vrai et juste. Prenons le milieu que Michel Houellebecq connaît sans doute le mieux - en dehors des boites à partouzes et des cabinets de psys, deux autres fiefs mahométans-, celui de l'édition. N'est-ce pas là l'environnement archétypal où l'on peut constater au quotidien la lente mais venimeuse progression de l'islamisme rampant ?

Qui pourrait feindre d'ignorer que les oukazes du Coran s'imposent dans les cocktails et les soirées littéraires et que ce sont les imams qui décernent les prix de rentrée en fonction de la conformité des ouvrages aux injonctions de l'Oumma ? La critique, elle, est depuis belle lurette totalement phagocytée par des plumes aux patronymes outrageusement salafistes. Du Point à Marianne en passant par Le Monde et l'Express, c'est à qui se prosternera le plus devant le Hamas et ses affidés. Il se dit même que les jeunes écrivaines en manque de célébrité ne sucent désormais plus qu'au travers d'ignobles et dégradantes burkas et que l'on envisage, dans les caves de Gallimard, de couper la main de toute personne ayant consommé de l'alcool ou une drogue quelconque. Il était vraiment temps que quelqu'un ose mettre les pieds dans le plat. Bravo et merci Michel.

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Ne pas rompre

16 Décembre 2014, 23:11pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

La pleine conscience des laideurs du monde, le nécessaire dépouillement de nos illusions puériles, l'arrachage de tous les masques et le dévoilement de toutes les plus ignobles et banales tartufferies ne doivent en aucun cas être des excuses à la démission ou au repli mais, au contraire, des pierres d'appui sur lesquelles aiguiser nos armes et nos outils. Il faut connaître la réalité du temps, non pas pour s'en dégoûter – nous n'en avons pas de rechange – mais pour agir efficacement en son sein. L'abjection face à nous n'est pas un écrasement, c'est un défi. Comment puis-je m'en extraire, même partiellement ? En quoi suis-je différent de ceux que je condamne ou dénonce ? Qu'ai-je fait, dit, produit, accomplit pour tenter de desserrer la nasse ? Ai-je puni les méchants, récompensé les bons ? Suis-je aussi sensible que n'importe qui aux honneurs aux rabais, aux émétiques récompenses et aux piteux colifichets d'un « système » que je ne dénonce que lorsqu'il ne me célèbre pas ? M'interdis-je de parler mal des gens dans leur dos, de médire, de calomnier pour briller en société ? Suis-je entier et franc ou un caméléon m'adaptant aux circonstances et aux auditoires ? Cette « décence commune » que je loue dans les livres est-elle ma règle de vie au quotidien ou est-ce que j'attends qu'elle s'impose globalement par un coup de baguette magique venu on ne sait trop d'où ?

Nous sommes fatigués, maladroits, malades, boiteux, mais nous sommes vivants, avec des bras, des jambes, un cerveau et un cœur pour construire un possible îlot au milieu de la boue. Une fleur fait oublier tous les chardons, des centaines de trahison sont rachetées par une seule fidélité, un acté héroïque peut réveiller une armée de lâches et le soleil invaincu renaît des pires orages.

Le monde, si profondément souillé qu'il soit, est parsemé de grandeurs et de merveilles qui se révéleront ou non en fonction de notre volonté, de notre travail, et de notre foi. A chacun d'entre nous de tenter d'être un petit miracle, un heureux étonnement pour les âmes les plus sceptiques et les plus affligées.

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Pour écrire aux camarades incarcérés

16 Décembre 2014, 16:13pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Pour écrire aux camarades incarcérés

ERVIN DI MAULO
EDOARDO FANTI
DIEGO GAGLINI
Casa Circondariale di Viterbo
Strada Santissimo Salvatore
01100
Viterbo
ITALIA

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La,la, la

15 Décembre 2014, 23:29pm

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Noël, connais pas.

15 Décembre 2014, 01:30am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Tous les flics, les pompiers, les assistantes sociales, les infirmières et les bistrotiers le savent : Noël est une sale période pour les gens seuls. Comme si la lumière crue des décorations et des vitrines soulignait avec plus de violence et d'impudeur qu'à l'ordinaire la misère de ceux qui n'existent pour personne d'autre qu'eux-mêmes. Non pas qu'elles soient toujours à plaindre, ces ombres du temps, ces silhouettes sans consistance, sans avenir, certaines ayant échoué dans le cloaque de l'indifférence et de l'isolement par excès d'égoïsme, de vanité ou de veulerie. Mais d'autres y croupissent par hasard, malchance, erreur d'aiguillage, accident ou trahison... Tragédies romanesques ou naufrages ordinaires, ils ont essayé et n'ont pas réussi. Et Noël leur crache à la gueule ses flons-flons, ses discours publicitaires, ses débauches mercantiles, sa ferveur familiale factice mais effrénée ... Tout ça pour soi disant célébrer un Christ sensé être venu pour eux. Mais il n'y a plus que des parvenus et des privilégiés qui se pressent aux messes de minuit devenues de simples conventions sociales à l'horaire aménagé pour ne pas interférer avec la grande ripaille.

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AD

14 Décembre 2014, 19:58pm

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Evolution

14 Décembre 2014, 02:41am

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Début de soirée :

  • « Moi, tu sais, je n'ai eu que deux ou trois histoires. Parce qu'à chaque fois je m'investis complètement, je m'implique à fond. Je cherche à construire. »

Après l'apéritif :

  • « Oula, il faut que je fasse attention à ne pas trop boire, car quand je picole, je deviens super coquine et je fais n'importe quoi. »

En fin de soirée :

- « Moi, en fait, ce que j'aime, c'est être traitée comme une chienne... »

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YAM

14 Décembre 2014, 01:35am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Je veux des crèches partout. Pas seulement dans les bâtiments publics, mais à chaque coin de rue, sur les places de village, sous les abri-bus, dans les bistrots... Je veux l'obligation pour toute personne qui se dit française d'avoir une crèche chez elle. Je veux des patrouilles de Croisés pour vérifier la bonne application de cette directive. Je veux des étendards à sacré coeur sur tous les immeubles, sur le moindre édifice, et je veux de grands bûchers pour tout ceux à qui cela déplaît et qui me cassent les couilles. Parce qu'ici c'est comme ça, c'est la France, c'est les santons de Provence et le petit Jésus. Ni mieux ni pire qu'ailleurs, mais c'est ici. Des millions de crétins se sont fait tuer pour avoir le droit de vivre comme leurs ancêtres. Alors quand on vient ici, on s'essuie les pieds, on ôte son chapeau, on s'accommode et on ferme sa gueule. On profite en remerciant le ciel, ou ce qu'on veut, d'avoir le droit d'y être. Des pays il y en a plein, et pour les mécontents, il y a les vols low-cost. Ici c'est chez moi et je vous emmerde. Partez à Londres si la fiscalité vous déplaît où à Téhéran si le menu de la cantine ne vous convient pas, mais débarrassez-moi de vos mines geignardes et revendicatives. Laissez-nous entre beaufs, entre consanguins, entre aigris, entre ploucs. Faites profitez d'autres contrées de vos mirifiques apports. Mais foutez-moi la paix. Laissez moi végéter entre la petitesse de mon clocher, la poussière de ma bibliothèque et la mythologie des batailles de mes pères. Cette terre qui ne vous parle pas, ces pierres qui vous indifférent, ces mets qui vous indisposent, ces coutumes qui vous heurtent, laissez-les moi et cherchez ailleurs un havre pour vos rites, vos passions, vos projets, vos combines, vos pulsions... Ici c'est Notre-Dame, Lourdes, Chartres, Surcouf, Jeanne D'arc, Victor Hugo, Louis Rossel et une armée de fils indignes de tout cela mais qui ne pourraient respirer sans ces ombres gigantesques. Alors, nomades ethniques ou financiers, laissez-nous, trouvez ou retrouvez la route qui est la vôtre. Avant qu'il n'y ait plus d'autre solution que de vous haïr.

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Delirium tremens

12 Décembre 2014, 23:49pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

L'âge où l'on cesse de rêver éveillé, où l'on admet le monde tel qu'il est, où les constructions mentales laissent place à l'expérience du quotidien, se situe en général à la fin de l'adolescence. C'est d'avoir trop longtemps repoussé cette nécessaire transition qui avait conduit François aux bords du gouffre de la folie. Sans se soucier des mises en garde et des conseils, il avait continué à vivre en confondant l'existence avec un livre que lui-même écrirait, en pensant posséder le pouvoir d'échapper aux fatalités et aux conventions par la force stérile de ses illusions, de ses visions et de ses projections romanesques. Résultat de courses, il vivait bien davantage dans les divers scénarios que son cerveau produisait que dans le fil concret des jours et confondait les gens qu'il côtoyait avec les personnages qu'il aurait voulu qu'ils soient. Cette sorte d'enfance perpétuelle dans laquelle il se mouvait, qui lui faisait encore croire que les mots ont un sens, que les sentiments s'incarnent au delà de l'instant où ils sont exprimés, que tout est possible et que la beauté et la passion existent, se doublait d'une haine rageuse contre tout ce qui venait contredire cette naïveté coupable. Il détestait donc l'ensemble dumonde à commencer par lui-même dont les vices et les faiblesses ne correspondaient pas à l'image de l'homme qu'il croyait être. Schizophrène conspuant la schizophrénie de l'époque, il se heurtait violemment à tous les miroirs qui persistaient à ne pas refléter le contenu de ses songes.

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