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A moy que chault!

Soldats

19 Janvier 2016, 22:45pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Cela doit vraiment être chouette d'aimer tellement intensément son travail que l'on ne peut parler exclusivement que de cela... Comment ne pas se faire cette réflexion en entendant la tablée voisine s'enthousiasmer pour un nouveau "process" mis en place afin d'optimiser la coordination du service clients et du service technique? Tous ne sont pas totalement d'accord sur l'ensemble des points du projet mais tous admettent que celui-ci va indéniablement permettre de fluidifier le relationnel interne et d'éviter les doublons au niveau des circuits informatifs. Ils semblent très impliqués, passionnés même. Cela fait chaud au cœur. D'autant que leur évidente motivation n'a pas l'air de leur rapporter grand chose financièrement si on en juge par leur vêture bas de gamme et l'énergie qu'ils mettent à se composer un menu ne dépassant pas d'un seul centime le montant de leurs tickets restaurants. Leur excitation laborieuse est donc un pur dévouement. Les 35 heures hebdomadaires ne suffisant pas à exprimer toute leur joyeuse et fébrile appétence pour leur "job", ils meublent leur temps libre de grandes odes à cette merveilleuse activité qui consiste, apparemment, à vendre du matériel anti-incendie à des sociétés de sécurité et de gardiennage. "Un secteur ultra-compétitif" a déclaré avec gravité l'un d'entre eux.

A leur table, bien sûr, pas d'apéro, pas de vin, pas de digeo... On n'est pas là pour rigoler, on a une mission, des objectifs à remplir... Pas un seul pour tenter de prolonger un peu la pause, pour grapiller quelques minutes, pas un pour commander un autre café... Tous contents et pressés d'y retourner. Peut-être est-ce là le secret du bonheur...

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Aristocratie (2)

19 Janvier 2016, 00:19am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

« Par des unions nombreuses et répétées, la vielle noblesse française s’amalgama aux descendants des maîtres des forges, des marchands de lorgnettes de Francfort et des régicides enrichis dans le trafic des biens nationaux. Un duc de Guiche, héritier des Gramont, et un prince de Wagram, petit-fils d’un maréchal de Napoléon, épousèrent chacun une Rotshchild. Un petit-fils de Masséna, duc de Rivoli, entra dans la famille du banquier Heine, bientôt imité par un duc du Richelieu ; le prince Albert Ier de Monaco épousa Marie Hélène que le duc de Richelieu avait laissé veuve. Un prince de Faucigny-Lucinge, descendant de Charles X, épousa la fille du banquier Ephrussi. Un comte Pastré s’allia, lui aussi, aux Rothschild en se mariant avec leur nièce, une Goldschmidt. Sa fille, épousant un comte de Vogüé, relia cette famille à celle des financiers internationaux. Un marquis de Chasseloup-Laubat épousa la fille du richissime « businessman » Pilie (200.000 dollars de dot) et son proche parent (peut-être son fils ou son neveu), la fille du banquier Stern. Ce financier israélite avait d’ailleurs un autre gendre, également noble, le baron Pierre de Langlade, et le comte Bertrand d’Aramon, député de la IIIe République, avait épousé l’une de ses nièces. Un prince de Polignac épousa la fille de M. Dupuy, le « patron » du Petit parisien ; un marquis de Salignac-Fénélon, la fille du banquier Opperheim (de Cologne) ; un vicomte de Noailles, la fille de l’homme d’affaires Bischoffsheim ; le comte Guy de Maillé, la fille du financier Kronacher ; un price de Talleyrand Perrigord, la veuve de Ferdinand Blumenthal, née Cécilia Ulman. Le financier Achille Fould entra dans la famille de Carayon La Tour en épousant une Dlle de Barbot. »

Henry Coston

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Fatigue

17 Janvier 2016, 21:37pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Ce qui est fascinant avec les "camarades" qui se plaisent à relayer, dans des hoquets théâtralement accablés et scandalisés, les récents propos du Pape favorables aux migrants - camarades dont on ignorait qu'ils étaient si attentifs aux positions du Vatican en règle générale - , c'est que le plaisir évident qu'ils prennent à avoir une nouvelle occasion et un nouveau moyen de dégueuler sur le christianisme est bien plus important que leurs "craintes" vis à vis des possibles conséquences réelles et concrètes (très vagues d'ailleurs, le Pape ne contrôlant pas encore les frontières européennes, ni les législations sur la nationalité où la régulation de l'immigration...).

Quant à ceux qui se demandent "comment peut-on rester chrétien" quand on est natio après ces déclarations, s’ils pouvaient comprendre qu'ils mettent en balance deux choses qui ne sont pas du tout sur le même plan - la foi en la vérité du Christ et de son message et les déclarations factuelles de l'un de ses représentants, temporaires, sur terre -, ils s’épargneraient des questionnements – n’en doutons pas – hautement douloureux.

Lorsque, en 1936, le Pape Pie XII saluait la « Croisade » de l’armée franquiste contre les forces dites « républicaines » en Espagne, sa prise de position n’avait pas plus de lien direct avec les fondements du christianisme que les présentes déclarations du Pape François. Les deux d’ailleurs dévoyant sans doute tout autant, dans des sens opposés, leur rôle et leur mission.

L’Eglise, institution humaine, a été successivement – et parfois même parallèlement – réactionnaire, progressiste, d’extrême-droite, démocrate-chrétienne, ouvriériste, bourgeoise… Ce ne sont là qu’aléas circonstanciels qui, s’ils ne sont évidemment pas anodins, n’ont qu’une importance superficielle pour le croyant… Le christianisme n’est pas un programme politique auquel on adhère ou dont on s’écarte en fonction des modifications cosmétiques qu'y apporterait l’un ou l’autre de ses porte-paroles.

Il est vrai qu’il est plus aisé de se référer à un passé pré-historique fantasmé et reconstruit auquel on peut faire dire ce que l’on veut et que l’on peut parfaitement et idéalement adapter à ses choix idéologiques contemporains puisqu’il est silencieux depuis des centaines d’années…

Libre à certains de penser que nos grands ancêtres chevelus étaient des sortes de proto-waffen SS et que l’Europe serait aujourd’hui une grande citadelle spartiate si elle n’avait été souillée par le « poison chrétien ». Mais qu’ils aient au moins, dans leur grand rêve de virilité altière et de dépouillement guerrier - qu’ils incarnent d’ailleurs généralement si bien au quotidien – la décence de ne pas glavioter avec trop de gourmandise sur une foi et une religion qui ont suscité depuis 2000 ans à peu près tout ce qui est digne de mémoire dans notre civilisation et qui n’a pas besoin d’eux aujourd’hui pour crever tristement… Mais la décence, elle aussi, est peut-être une odieuse marque de faiblesse, un purulent stigmate du désert.

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Acca Larenzia 2016

17 Janvier 2016, 15:03pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

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Crabe

15 Janvier 2016, 15:00pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Le cancer est devenu la silicose des travailleurs du tertiaire climatisé. Hécatombe entre le photocopieur et la machine à café, ça tombe vraiment comme des mouches ! Malgré le « progrès », malgré le « confort », malgré des dépenses médicamenteuses individuelles de l’ordre du budget national d’un petit état africain, malgré des firmes pharmaceutiques obèses, vomissant leurs milliards à la gueule de la nouvelle armada des « chimiotisés »… Qui n’a pas eu son petit cancer avant 40 balais n’est pas occidental. Mais ne vous inquiétez pas, la plupart se guérit très bien ! On vous passe au micro-ondes, vous perdez vos cheveux, vos dents, et vous développez deux ou trois maladies annexes mais après tout va bien ! Jusqu’à la prochaine fois. La pollution de l’eau, de l’air, de la terre, l’empoisonnement alimentaire, l’omniprésence des ondes, la manipulation du vivant... tout ça c’est des fantasmes d’écolos gauchistes dreadlockeux ! Il est tout à fait normal que désormais tout le monde soit malade, car aujourd’hui on « détecte beaucoup mieux les pathologies ». Avant, les cons, ils se croyaient en bonne santé et crevaient sans même savoir pourquoi. Maintenant on sait très tôt qu’on est malade mais on vit 10 ans de plus en se soignant pendant 40. Miracle de la science qui parvient à atténuer d’une main les syndromes qu’elle provoque de l’autre.

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Aristocratie

14 Janvier 2016, 15:45pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

« Une aristocratie, c’est la persévérance d’une tradition. Un privilège ne s’acquiert pas une fois pour toutes. On doit le renouveler à chaque génération en le méritant par l’excellence de ses services. Sans quoi la chaîne se rompt, et la supériorité à laquelle fût lié l’octroi du privilège, se dégrade en vanités que régit le souci mondain de l’étiquette et des préséances. L’hérédité n’est pas le vrai sacre. Un héritage se transmet, mais il ne se conserve que par la passion et le labeur des héritiers. C’est une vertu humble et obstinée que l’aristocratie du sang. »

Pol Vandromme, « Une indifférence de rébellion »

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Hip hop

14 Janvier 2016, 15:16pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

L’homme seul finit fou. Ou peut-être est-ce sa folie qui l’a progressivement isolé. Ou l’orgueil d’une folie fantasmée qui n’était finalement qu’une maladresse à vivre. L’homme seul attend des choses qu’il n’espère plus, chaudement emmitouflé dans le confort de ses immuables habitudes. Le monde le navre mais ne l’agresse plus, ne le fait plus réagir. Il accepte une vie d’aiguille d’horloge qui n’a même plus besoin d’être épisodiquement remontée. Même les livres, trop vivants, finissent par lui tomber des mains. Il singe les gestes de la foi pour oublier qu’il ne croit plus. Le château en Espagne s’est mué en taudis banlieusard et l’ivresse conquérante en ivrognerie résignée. Eructant un mépris sénile et sentencieux, arborant ses échecs comme autant de médailles, il feint d’être incompris alors qu’il ne l’est que trop bien. Les rires qui parviennent à ses oreilles le blessent comme des lames. N’étant plus en colère, il devient méchant.

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No man's land

14 Janvier 2016, 01:09am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Il n’y a plus de peuple. On le sent. On le sait. La guérilla de tous contre tous est là, omniprésente. Chacun pour soi et Dieu pour personne. La solidarité n’est plus qu’un slogan publicitaire à usage exclusif de contrées lointaines et famélique. La fraternité n’est même plus un souvenir, à peine un vestige, une ruine mystérieuse, incompréhensible. Chacun pour soi et Dieu mange tes morts. On s’invective pour un démarrage trop lent à un feu rouge, s’injurie pour un siège dans le métro, les regards excédés et les moues haineuses fusent au moindre frôlement… L’autre nous bouffe l’air, occupe notre espace vital, nous impose son odeur, ses bruits, sa gueule aussi morne et renfrognée que la nôtre… Tout le monde nous épie, nous jauge, nous juge, cherche à nous passer devant, à nous piquer notre place, à nous niquer, nous enculer… Du serrurier qui casse volontairement la porte qu’il pourrait simplement ouvrir avec une radiographie au garagiste qui remplace moult pièces en parfait état de marche en passant par le médecin qui matraque son patient de dépassements d’honoraires ou le banquier qui conseille des investissements toxiques pour toucher sa commission de fin de mois, tout le monde cherche à baiser tout le monde… Marcher sur les autres, juste sauver sa gueule, faire deux ou trois billets de plus en magouillant, en trichant, en mentant… Rien à branler, rien à foutre... Le voisin est un concurrent, le proche un possible adversaire… L’autre est une gêne, une menace, une odieuse limite à notre individualité, unique finalité de nos jours…Tout ce qu’il a est quelque chose qu’il nous a volé, tout ce qu’il obtient nous serait normalement dû…

Même plus simples colocataires d’un même pays, juste prisonniers contraints à une irritante promiscuité. Les plus friqués se font la malle à la première occasion, les autres subissent en maugréant et en jurant, en attendant d’être remplacés par de nouveaux venus, encore un peu plus étrangers…

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Des héros très discrets...

12 Janvier 2016, 15:57pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Pendant plus de 40 ans, ils ont travaillé sans relâche au service de la France et risqué jusqu’à leur vie de l’autre côté du rideau de fer, pourtant personne ne les connaît, ou presque. Qui sont-ils ? Les membres de la mission militaire française auprès du Haut-commandement soviétique en Allemagne.

C’est à ces militaires français, dont il a fait partie, que le général Patrick Manificat consacre ce très bel ouvrage basé sur son expérience personnelle ainsi que de nombreux témoignages, et illustré par près de 1 000 documents photographiques, la plupart inédits.

Créée en 1946 dans le cadre d’accords bilatéraux, la mission militaire française de Postdam va jouer, durant tout le temps de la guerre froide, un rôle majeur de renseignement, de surveillance et d’observation des forces du pacte de Varsovie. Chargés officiellement d’un rôle diplomatique de « liaison », parcourant quotidiennement les routes d’Allemagne de l’Est, les « missionnaires » n’auront de cesse que de sortir des parcours balisés, de s’extraire des zones autorisées et des routes surveillées pour parvenir à noter, enregistrer ou photographier les mouvements de troupes, les déplacements des convois de matériel et les diverses manœuvres de l’ennemi communiste.

A l’heure où l’on pouvait craindre une offensive imminente sur le « monde libre », ce rôle s’avérait fondamental. A la fois récit historique, témoignage et hommage, riche en anecdotes et d’une iconographie précieuse, cet album trouvera sa place dans la bibliothèque de tout amateur d’histoire contemporaine, comblant indiscutablement un vide entourant la vie et les exploits de ces « soldats de l’ombre ».

Xavier Eman, in journal Présent, samedi 9 janvier

Au cœur de la guerre froide, la mission militaire de Potsdam, Patrick Manificat, Histoire&Collections, 200 p., 39,95 €. En diffusion sur Livres en Famille : http://www.livresenfamille.fr/p11590-general_patrick_manificat_au_coeur_de_la_guerre_froide.html

Des héros très discrets...

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Icônes

11 Janvier 2016, 17:38pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Boire, se droguer, baiser des putes, gagner plein de pognon en tendant le bras de temps en temps ou en collectionnant les uniformes de la seconde guerre mondiale, on comprend assez bien pourquoi Bowie et Lemmy sont si populaires chez les fafs...

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