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A moy que chault!

L'aventure, c'est l'aventure

29 Octobre 2026, 20:42pm

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Publié par amoyquechault.over-blog.com

Malgré toute sa (bonne) volonté, Julien ne parvenait pas trouver le chemin. Tout, autour de lui, n’était qu’épais entrelacs de broussailles et infranchissables barrières de ronces. Il devait l’admettre, il était paumé, complètement paumé. C’était d’ailleurs, finalement, la situation qu’il connaissait le mieux. A la ville comme ailleurs, se sentir égaré, perdu, incapable de trouver la route vers la destination qu’il avait d’ailleurs la plupart du temps déjà oubliée.

Des lectures à la con l’avaient poussé à prendre un sac à dos et à « partir à l’aventure » au hasard des éternels chemins noirs chers aux pèlerins et aux écrivains bien nés. Mais à peine deux heures après avoir quitté le gîte où il avait passé la nuit entre odeurs de chaussettes humides, flatulences, grognements et ronflements divers, il avait déjà mal aux pieds et se jurait de ne plus jamais lire autre chose que la carte des vins des brasseries de Montparnasse. Le ridicule redoublait son exaspération naissante, ayant refusé avec morgue l’invitation d’un petit groupe de randonneurs aguerris à les accompagner un moment…

Non, il voulait être seul, poète maudit et tourmenté se confrontant à la nature pour retremper son caractère dévoyé par le confort et les vices citadins. L’expédition salvatrice n’aura donc duré qu’une poignée de minutes… Déjà il rêvait d’alcool et de drogues diverses, effondré sur le skaï élimé de la banquette d’un bar miteux mais suffisamment populeux et bruyant pour donner l’illusion de la vie. Convaincu du renouvellement de ses forces au contact de la montagne et du grand air, il n’avait même pas emmené un paquet de clopes et se maudissait maintenant de cette absurde décision. Une de plus… Vouloir être seul, quel con… Alors qu’il en crevait, justement, de cette solitude, de cet isolement au monde, cette incapacité à communiquer avec les autres, à échapper à l’éternelle angoisse et au permanent mal être que nul ne pouvait percevoir ni encore moins comprendre. Et pourquoi faire d’ailleurs ? Chacun sa croix, chacun ses impuissances. Le monde n’est pas peuplé de médecins et de psys, et c’est heureux.

Il faisait beau pourtant, des oiseaux chantaient et les sous-bois bruissaient des milles murmures d’une flore foisonnante et richement habitée, composant un parfait chromos sylvestre, mais il était finalement parfaitement insensible à cette ambiance et cette esthétique qui l’avaient pourtant tant fait vibrer et rêver lorsqu’elles étaient enfermées dans les pages de ces livres qui avaient composé sa seule véritable existence. Le constat s’imposait, il resterait un petit urbain au corps fatigué, rongé par les excès, le manque, les pulsions insatisfaites, l’orgueil démesuré, la sédentarité et les facilités. Point de lutins ni de fées pour le sauver du confortable tombeau qu’il s’était patiemment construit. Plutôt que de l’élever, la force impassible de la nature l’écrasait, le ramenait à son insignifiante faiblesse.

Rebroussant chemin, il pensait regagner le gîte honni devenu salvateur mais ne reconnaissait rien, aucun arbre, aucun rocher, absolument rien… Complètement et totalement paumé… Quel guignol… Trébuchant tous les deux mètres sur une pierre ou une racine, aussi titubant que lorsqu’il rentrait d’un bar à putes de Pigalle, il déboucha soudain sur une route départementale. Il avait réussi à s’égarer à quelques centaines de mètres de la « civilisation ». Champion un jour, champion toujours.

Aussi honteux qu’amusé par tant de nullité, il se mit à marcher le long du bitume, le pouce tendu. Le premier véhicule qui le dépassa s’arrêta quelques mètres plus loin, le conducteur lui faisant signe de monter par la fenêtre du vieux break Peugeot. C’était un gaillard d’une trentaine d’années dont la carrure rappelait les troncs d’arbre environnants, le crâne rasé et le sourire avenant. Il s’appelait Kevin et portait un tshirt Coca-Cola. Julien lui demanda de le déposer au prochain village.

- « C’est parti mon kiki ! » s’exclama Kevin en faisant vrombir le moteur fatigué de son antiquité.

Il conduisait de la seule main gauche, manœuvrant les vitesses avec une sorte de demi-moignon terminant son bras droit. Il surprit rapidement le regard mi fasciné mi horrifié que portait Julien sur son bras amputé et répondit à la question que celui-ci n’aurait jamais osé poser : « Accident de scieuse, ça arrive ! » avant de partir dans un rire aussi vaste que la gêne et l’embarras de Julien.

Arrivés après quelques minutes de rallye sur la place du village, Julien remercia le plus chaleureusement possible son sauveur qui l’invita alors à « venir boire un coup » ce qu’il accepta avec l’avidité gourmande du toxicomane en manque.

Entrant tous deux dans le Bar/Tabac/PMU/Epicerie/Poste/Retrait bancaires/Livraison colis qui faisait face à l’église, Julien se sentit immédiatement apaisé, retrouvant un environnement qu’il connaissait et maîtrisait parfaitement. On retrouvait ici tous les acteurs de la comédie humaine de tous les troquets du monde : les débris couperosés aux trognes rongées, plus confits que les prunes au calva croupissant dans le bocal posé sur le zinc, les spécialistes du PMU rêvant encore du Quinté+ dans l’ordre touché en 1997, les joueurs de dés excités comme s’ils participaient à une finale olympique, la veuve quinquagénaire à la jupe un peu trop courte pour son âge faisant saliver tous les poivrots du comptoir, le laborieux trentenaire fatigué du boulot mais pas pressé de rentrer à la maison affronter la sorcière et ses marmots, le vieillard seul et silencieux semblant perpétuellement attendre un convive qui ne vient jamais ...

Ne manquait finalement que lui, Julien, l’écrivain raté assis dans un coin, griffonnant des conneries sur un carnet, l’air inspiré, en enfilant les kirs et les ricards.

Kevin commanda d’autorité deux pintes de 1664 au grand dam de Julien qui ne buvait jamais de bière mais dont les vestiges de courtoisie mêlés au désir d’un quelconque shoot d’alcool firent taire les réticences. Ils trinquèrent. Kevin était forestier et donnait un coup de mains à la scierie de son beau-père. « Et quand je dis un coup de mains, c’est pas pour rigoler ! » hurla-t-il presque en agitant son moignon et déclenchant une grande vague de rire dans l’établissement… Sa femme, Stéphanie, était coiffeuse dans le bourg d’à côté. Elle était « chiante comme toutes les femmes » mais travailleuse et « vaillante sous l’homme », ce que sembla confirmer le patron en opinant gravement du menton, sans que l’on puisse savoir quelle partie de la sentence il validait ainsi…

- « Et toi, t’es quoi ? », interrogea Kevin « Un néo-rural, un bobo en manque de nature, un randonneur Decathlon, un hippie ? »

- « Un con... » se contenta de répondre Julien déclenchant l’hilarité de son interlocuteur qui s’exclama : « Bienvenue au club ! » avant de recommander une tournée alors que Julien avait à peine entamé son verre. Pour « rendre la pareille », et se faire plaisir, il commanda rapidement un tournée de ricards.

C’est alors qu’elle fit son apparition, entrant dans l’estaminet comme M. de Nemours au bal, suspendant un instant les conversations avant que le brouhaha alcoolisé ne reprenne ses droits. Elle devait avoir un peu plus de 35 ans, juste avant le basculement de la vieillesse, les joues piquées des rousseurs du soleil, les formes généreuses soulignées par la finesse de la taille, élégante malgré la simplicité d’un vêture composée d’un jeans et d’un pull col V dévoilant sans excès une poitrine dénuée de soutien-gorge. Julien en finit cul-sec son verre, d’autant plus vite que l’apparition se dirigea directement vers eux. Il se surprit alors à prier qu’elle ne soit pas Nathalie…

- « Hélène, ma sœur… » présenta Kevin sur un ton mêlant fierté et menace de sévices en cas de comportement inconvenant.

Elle embrassa Julien. Pour lui, elle sentait le foin, dont il ignorait l’odeur, et la confiture, qui peut en avoir une multitude.

On recommanda une tournée.

Hélène souriait, s’amusait, riait. Elle ne semblait pas, comme les autres, souffrir de son irradiante beauté, la considérer comme à la fois un insupportable poids et une formidable puissance l’obligeant à constamment faire la gueule, minauder, avoir l’air pincé et plaintif. Elle était l’une des rares bergères de la région et vidait son verre comme un homme. Le fantasme s’amplifiait à chaque minute.

Julien, rapidement rebaptisé « le parisien » comme il se doit, tentait de faire bonne figure, citait Vincenot, que personne n’avait lu, et essayait maladroitement de masquer son trouble et de ne pas trop balbutier. Chacun ajoutait sa tournée à la précédente, la musique, tantôt joyeuse tantôt nostalgique, nourrissait une bacchanale légère et retenue, faite de regrets et d’espérances, de remords et d’aspirations, de grands échecs et de petites victoires…

Bientôt Hélène fut rejointe par Olivier, son fiancé, un grand gaillard tout aussi vivant et souriant qu’elle, boucher de formation, qui bossait actuellement parallèlement sur des chantiers pour « boucler les fins de mois ».

Tout allait bien. Tout était parfait. Tout était à sa place.

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Dernières séances

17 Octobre 2026, 14:50pm

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Publié par amoyquechault.over-blog.com

Dans les innombrables films sur la seconde guerre mondiale et l’occupation (qui d’ailleurs se multiplient étrangement à l’approche de l’échéance de l’élection présidentielle…) on se plaît désormais à dépasser la simple exhibition de « monstres » nazis, cruels et inhumains, pour mettre désormais en scène la « médiocrité ordinaire », « l’ignorante lâcheté »,  et le « veule et tranquille aveuglement » de ces « petits collabos » qui ont participé à la grande tragédie sans trop savoir quel était leur rôle  et même, parfois, sans véritablement le vouloir… Les soutiers du mal, les petites mains actives des grands rouages, les troisièmes ou quatrième rôles, inconscients et ou volontairement aveugles quant à la finalité de leurs actions quotidiennes…
Version cinématographique, donc simplifiée, de la « banalité du mal » d’Hanna Arendt, cette vision des choses est évidemment loin d’être inintéressante mais, malheureusement, elle se borne à servir l’éternelle et facile condamnation de nos aînés, ou la grotesque mise en garde « antifasciste » contre un fantasmatique « retour de l’histoire », alors qu’elle devrait au contraire  nourrir notre réflexion sur le présent le plus immédiat, le plus concret, et sur nous-mêmes, nos agissements, nos silences, nos démissions…
Car, en effet, en quoi un cadre ou un actionnaire d’une entreprise qui exploite des enfants dans des conditions inhumaines à l’autre bout du monde, serait-il moins coupable, moins condamnable, moins « salaud » qu’un fonctionnaire de Vichy s’étant borné à tamponner des documents administratifs ? Pourquoi l’employé empressé d’un milliardaire qui finance des dictatures africaines sanglantes pour assurer ses bonnes affaires serait-il plus défendable qu’un journaliste ayant vanté les mérites d’un dictateur voulant conquérir l’Éthiopie ?
Pourquoi nous tous qui vivons tranquillement et consommons joyeusement dans un système entièrement basé sur l’exploitation, la spoliation, la destruction, les corruption, la spéculation et le vol, aurions des leçons à donner à qui que ce soit ?

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Vivre

11 Octobre 2026, 16:07pm

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Publié par amoyquechault.over-blog.com

La vie est un long dévoilement, un progressif dépouillement. Peu à peu les artifices s’estompent, les illusions s’évaporent. On entre dans l’existence comme dans un mirifique parc d’attractions, riche de ses mille possibles, de ses infinies promesses, de l’espérance de tant et tant de fabuleuses aventures. Puis, rapidement, on découvre l’envers du décor, le carton pâte, la machinerie graisseuse, sifflante et soufflante, les clowns qui boivent de la 8/6 entre deux défilés féeriques, les cors au pieds dans les souliers de vair… Certains, les plus forts, après un bref accablement, s’intéressent aux mécanismes, se penchent sur les coulisses, veulent comprendre l’ingénierie du mensonge pour parvenir à la maîtriser. Ils passent imperceptiblement de l’excitation joyeuse face aux marionnettes au goût avide d’en devenir les marionnettistes… D’autres ne s’en consolent jamais et vivent éternellement au milieu de jouets cassés.

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Quand on aime...

5 Octobre 2026, 08:15am

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Publié par amoyquechault.over-blog.com

La passion xénophile de l’extrême gauche tendance LFI appartient clairement davantage à l’ordre de la psychopathologie affective qu’au domaine du politique, puisque cette inclination la conduit à bien souvent patauger, sur de nombreux sujets, dans la plus totale incohérence idéologique et à régulièrement se ridiculiser d’un point de vue « doctrinal», étant contrainte de se débattre maladroitement et piteusement dans d’inextricables contradictions.

C’est notamment le cas au sujet de la Corrida - mise à mort ritualisée de quelques centaines de taureaux par an -, à laquelle, bien sûr, LFI s’oppose vertueusement et vigoureusement, au nom de la lutte – fort légitime par ailleurs – contre la souffrance animale, tout en défendant avec autant, si ce n’est plus, d’ardeur la généralisation du « halal », c’est à dire de l’abattage sans étourdissement de millions de bêtes chaque année, et ce au nom du respect des « spécificités culturelles » (des autres). On pourra également penser aux grotesques et amphigouriques arabesques sémantiques et autres pathétiques gesticulations dialectiques visant à essayer de faire passer le voile islamique et le burkini pour de grandes avancées sociétales pour les femmes européennes…

Argumentaire bancal , mauvaise foi éhontée, approximations trébuchantes, mensonges assumés, balbutiements gênés et bottages en touche, tout est bon pour tenter d’assurer l’impossible grand écart entre un discours prétendument progressiste, émancipateur, laïc et égalitariste, et un amour immodéré et infini pour tout ce qui est issu du lointain et de l’immigration, culture patriarcale, communautarisme religieux et mœurs obscurantistes inclus.

Car la passion, on le sait, n’a que faire de la raison, elle est plus forte que tout. Et, chez LFI et consorts, celle de l’Autre, du migrant, de l’immigré, du racisé, quel que soit son profil et ses actes, est véritablement sans limite, elle s’impose à toute autre considération. Ce n’est même plus de l’amour, c’est de la rage. Une rage masochiste et expiatoire contre soi-même, sa culture, son histoire, son identité et mêmes ses principes et valeurs dont l’application s’arrête là où commencent les choix et volontés de l’intouchable icône immigré.

La gauche Lfiste ressemble à un pré-ado névrosé et contrefait, naviguant entre auto- dénigrement, auto-mutilations, scarifications et accès de haine et de violence à l’encontre de parents accusés de mauvais traitements qu’ils n’ont jamais commis, et cherchant à s’offrir en martyr à de vrais bourreaux pour tenter de punir symboliquement ceux qu’il a fantasmé.

C’est pourquoi, sous l’hypothétique – mais hélas possible – règne de cette gauche là, la population historique française ne subirait pas seulement l’implacable rigueur autoritaire et liberticide des régimes communistes à son encontre mais également l’absolue indulgence vis à vis de tous les actes commis par les populations issues de l’immigration doublée d’une attention empressée à toutes leurs revendications et exigences. La double peine. De mort.

Xavier Eman

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Il n'y a pas d'ailleurs

19 Septembre 2026, 19:26pm

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Publié par amoyquechault.over-blog.com

"Aussi loin qu'on voyage, on n'est jamais ailleurs qu'en soi-même". Cette sentence, géniale, fulgurante, de Fernando Pessoa, le plus grand, sans doute, des "voyageurs immobiles", est l'une des antiennes qui me hantent et qui m'ont fort heureusement vacciné contre l'illusion des "voyages médicaments", du tourisme qui "change les idées", des lointains rédempteurs, et des exotismes qui ressourcent et qui revitalisent... J'en ai développé un dégoût,  sans doute excessif, pour les voyages et, surtout, pour le tourisme qui me semble l'une des pires abjections de la modernité... Des hordes d'incultes transportant leur veule médiocrité un peu partout dans le monde, feignant de s'esbaudir devant des vestiges dont ils ne savent ni ne ne comprennent rien, simplement soucieux de la qualité du buffet à volonté du petit déjeuner et de la taille de la piscine où aller faire pisser leurs bruyants mongoliens... De Marrakech à Dubaï, du Kenya au Vietnam, les mêmes shorts, les mêmes tongs, les mêmes commentaires à la con, les mêmes embrouilles, les mêmes clichés qui produisent les mêmes photos, les mêmes prétentions, les mêmes souvenirs... Et au final,  le même résultat, le même retour -  le seul vrai éternel retour-, à la maison, au pavillon, à la banlieue... Pas plus ni moins cons qu'en étant partis, tout pareil. Et Gérard, après avoir craqué le PEL pour céder aux exigences de Tiffany qui voulait "enfin faire autre chose" que le camping de La Tranche-sur-mer, se retrouve au point de départ. Même boulot à la con, mêmes embouteillages, mêmes factures, mêmes vergetures, même migraine, même belle-mère, mêmes reproches avant d'avoir à nouveau  3 francs six sous pour distraire la galerie... 

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Effondrement

19 Septembre 2026, 18:54pm

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Publié par amoyquechault.over-blog.com

Cette époque est abominable de simplisme et de bêtise, sous prétexte d'anti-wokisme, il faudrait applaudir des publicités de meufs à poil destinées à vendre une plateforme de paris sportifs... C'est le niveau zéro, nous sommes vraiment devenus des gros beaufs... Du pinard, des steacks saignants, de l'accordéon remixé en techno et des gros nichons américains, c'est notre identité! Trump uber alles!  Bien sûr Sydney Sweeney est plus agréable à l'oeil, pour ne pas dire autre chose, que je ne sais quelle obèse à moitié tordue utilisée comme égérie publicitaire ... mais on en est vraiment là?  Outre le fait que les paris sportifs et les jeux d'argent devraient être interdits par tout régime véritablement soucieux de son peuple, doit-on forcément prendre le contrepied, immédiat, systématique, pavlovien de n'importe quel mini emballement médiatique "gaucho -wokiste"? 
- "Ce qui les énerve, c'est qu'elle soit belle, blanche et blonde!"... Ha oui, peut-être, mais alors vous, les super racialistes qui êtes la grande mode du moment, ca ne devrait pas vous "énerver" aussi que la femme "belle, blanche et blonde" en soit réduite à ca? 
- "Puritain, coincé, pisse froid!"
Allons, soyons sérieux, dans votre monde d'onlyfans et  d'omniprésence pornographique, plus personne ne baise, les libertins ont cédé la place aux priapes frustrés et les filles généreuses sont aussi conspuées qu'au 19e siècle...

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Trop de complotisme tue le complotisme! De l'esprit critique au délire: analyse d'un naufrage…

18 Septembre 2026, 19:31pm

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Publié par amoyquechault.over-blog.com

« Le Covid m’a tuer », voilà ce qu’aurait pu écrire, dans un dernier souffle et d’une main aussi tremblante qu’ensanglantée, le rationalisme français sur le mur de l’histoire de la pensée, tant il est vrai que la gestion calamiteuse, mensongère et totalitaire de la crise sanitaire a entraîné une rupture aussi spectaculaire que radicale du rapport des individus avec le « réel » et sa retranscription par les discours « officiels » et dominants.

En effet, l’immense opération d’ingénierie sociale qui a entouré la « crise du Covid » a fait basculer un nombre considérable de personnes, dans l’hexagone et partout à travers le monde, d’un scepticisme de bon aloi, teinté de prudence intellectuelle et d’esprit critique (attitude de recul et d’analyse déjà d’ailleurs parfois qualifiée de « complotisme » par les gardiens de l’ordre idéologique du système), à une forme aiguë de paranoïa conspirationniste entraînant la remise en cause systématique de toutes les « vérités » officielles, même les plus solidement et scientifiquement établies. Le principe de ce basculement est simple : « Comme les plus hautes autorités officielles et les prétendues « élites », politiques, médiatiques et médicales, nous ont menti, dupé, trompé sur un sujet aussi important et grave qu’une pandémie, c’est qu’elles peuvent nous mentir et nous manipuler sur TOUS les sujets, et si elles « peuvent » le faire, c’est qu’elles le font». On part ainsi d’un scandale indiscutable et avéré pour parvenir à une conclusion aussi boiteuse que dangereuse qui entraîne une surenchère délirante finissant – et c’est bien ça le plus grave – par décrédibiliser et délégitimer tout discours sérieux, sensé et argumenté, de contestation de tel ou tel agissement du système ou de telle ou telle manipulation ou forfaiture. Car s’ils se plaisent, et se complaisent, à se présenter comme les plus ultimes et farouches « résistants » au système, les « turbo-complotistes » en sont, au contraire, bien souvent, les plus efficaces garants en devenant des épouvantails folkloriques effrayant la masse des gens sensés et mesurés et la détournant des dissidences conséquentes et sérieuses.

Ne pas tout confondre et tout mélanger

Il est tout aussi absurde et vain de conspuer que d’idolâtrer, globalement et par principe, le « complotisme », car tout dépend, bien entendu, comme pour tous les « ismes » d’ailleurs, de ce que l’on range et rassemble sous cette appellation. Et le problème est justement qu’aujourd’hui, ses détracteurs comme ses sectateurs accolent cette dénomination à absolument tout et n’importe quoi. Et c’est bien sûr de cette confusion que se repaît le système pour remiser tous ses contradicteurs et opposants dans le même panier (à salades). Alors qu’il n’y a évidemment aucun rapport, non seulement de degré mais bien de nature, entre, d’un côté, un Assange, un Snowden, ou un Professeur Raoult, qui ont risqué leur carrière, leur liberté voir leur vie pour révéler, sur des bases factuelles issues d’un véritable travail d’investigation ou de recherche, des faits cachés au grand public, et l’armada des « geeks » anonymes relayant n’importe quelle élucubration et entretenant leurs propres obsessions à grands coups de posts facebooks et de vidéos Youtube plus fantaisistes et grotesques les uns que les autres, dans le seul but de paraître plus malin, plus lucide et mieux informé que le « vulgum pecus ». Car le « turbo-complotisme » nourrit aussi allègrement le narcissisme égotique individualiste qui est l’un des tendances (très) lourdes de l’époque. Sans avoir besoin d’avoir fait des études, d’avoir expérimenté, d’avoir travaillé, sans diplômes, sans légitimité professionnelle ou universitaire, chacun est désormais spécialiste de tout, de la virologie à la géopolitique en passant par la climatologie, bien sûr, la recherche nucléaire, l’astrophysique et la biologie moléculaire… Une sorte de populisme démagogique débarrassé de toute décence et de toute limite raisonnable, considérant que tout ce qui est établi doit être remis en cause et que sa propre opinion, déifiée, vaut vérité. « Ce qui importe, c’est ce que je crois. » En effet, personne n’a « concrètement prouvé » qu’il n’y avait pas d’unités commandos nord-coréennes qui s’entraînaient au Canada pour intervenir en cas de victoire de Donald Trump en 2020 (Pourquoi l’ont-il laissé gagner la fois suivante ? Mystère ! Sans doute a-t-il été remplacé depuis lors par un clone programmé par les reptiliens…), que tous les pilotes de ligne n’empoisonnent pas volontairement le monde entier (donc eux-même, leurs familles et leurs proches) en disséminant des gaz toxiques, que Michelle Obama et Brigitte Macron n’ont pas de bites, qu’il n’y avait ni 5G ni Sida dans les vaccins contre le Covid, ou que la Terre est ronde...

Sectarisme et contradiction

Il est d’ailleurs intéressant, et amusant, de noter, qu’il paraît tout à fait cohérent au « turbo-complotiste » que les « maîtres du jeu », puissants parmi les puissants, disposent de moyens absolus et sans limites pour mettre en place leurs gigantesques et terrifiques stratégies secrètes, mais qu’il suffise à n’importe quel Rmiste de la Tranche-sur-Mer de disposer d’une bonne connexion internet pour éventer celles-ci, les connaître à fond et les dénoncer… Pas si forts, ni discrets, que ça, finalement, les sombres, omnipotents et maléfiques démiurges du monde !

Un autre problème est qu’il est impossible de débattre avec un « turbo-complotiste » puisque tous les arguments que l’on peut lui opposer sont balayés d’une revers de la main comme étant eux-mêmes des éléments du dit complot. Des statistiques ? Falsifiées ! Des photos ? Truquées ! Des témoignages ? Extorqués ! Des expériences ? Manipulées ! Dès lors que l’on sort du domaine de la raison, on tombe dans celui de la croyance, de la Foi… et croyance et Foi ne se discutent pas.

C’est ainsi que, par exemple, pour ma part, bien que non-vacciné, n’ayant jamais accepté d’exhiber un quelconque « pass sanitaire », vrai ou faux, aux autorités, et m’étant opposé, autant qu’il m’était possible de le faire, au « délire covidiste », je me vois régulièrement conspué et même parfois insulté (l’agressivité hargneuse étant aussi un spécificité du « turbo-complotiste » qui semble moins vouloir convaincre que démontrer sa « supériorité ») lorsque je me permets de contester, sur les réseaux sociaux, le fait de mettre, aujourd’hui, sans aucune preuve ni connaissance de la situation particulière, toute « mort prématurée » sur le compte de la vaccination, exactement comme, à l’inverse, les « covidistes » attribuaient n’importe quel décès, de l’accident de la route à l’Avc de grand-père, au virus. Me voici donc « crétin mouton », « macroniste bêlant », « prêt à la 7e dose », pour toutes ces grandes âmes et ces hautes intelligences qui « savent », et qui ne sont ni plus ni moins hystériques et bornées que les tenants du système auquel elles prétendent s’opposer.

Au delà du brouhaha d’internet, qui n’a finalement qu’assez peu d’importance, ce qui est peut-être le plus navrant dans cette dérive, c’est qu’elle nourrit, parfois grassement, tout un microcosme de « gourous » et d’escrocs qui détournent des énergies et des moyens fiannciers de combats autrement plus utiles et concrets, de lectures sérieuses et d’engagements effectifs.

Car le complotisme « systémique » est fondamentalement anti-politique, il encourage la passivité et le fatalisme, l’individu n’étant qu’un jouet impuissant dans les mains de forces immenses et obscures disposant de pouvoir si gigantesques que l’on ne peut rigoureusement rien contre elles. Reste alors simplement à morigéner et à « dénoncer » sur les réseaux sociaux et autres sites internet dédiés (avec trois VPN et douze adresses mails anonymes et éphémères…) avant d’aller tranquillement se coucher avec la satisfaction narcissique et béate d’être un « élu », un « sachant » parmi les ignorants, un « voyant » au milieu des aveugles, alors que, hélas, on est qu’un illuminé prétentieux et péremptoire, tout aussi impuissant que la masse des « moutons » que l’on se plaît à moquer et dénigrer à longueur de journées.

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L'Ennui

21 Juillet 2026, 00:42am

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Publié par amoyquechault.over-blog.com

Collant, poisseux, dégoulinant, sirupeux, glissant et se répandant sur toute chose, il est là du réveil au coucher, maître omniprésent et impitoyable, rappelant sans cesse l'absolue prévisibilité des jours, l'absence programmée d'une quelconque bonne nouvelle, d'une hypothétique surprise... Plus fourbe et cauteleux que la souffrance ou le désespoir, il s'insinue partout, sans apparente agressivité, et change de nom au hasard des jours: conventions, habitudes, quotidien...     Parfois il pousse même le vice jusqu'à se parer de titres plus glorieux: maturité, raison, responsabilité... Il devient l'horizon et le but: que rien ne se passe, que tout se déroule sans aspérité, sans brutalité, sans soubresaut... Tout va bien, une nouvelle journée sans intérêt s'est terminée.

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Sang

3 Juillet 2026, 23:39pm

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Publié par amoyquechault.over-blog.com

Du sang. Du sang plein les mains. Vivre normalement dans ce monde abjecte fait de chacun un complice, un meurtrier par omission, par silence, par passivité. Tous coupables de "non assistance à peuple en danger". Du sang plein les mains, plein la gueule, à force de se repaître de faits divers, d'agressions, de viols, des crimes les plus abominables... Sans jamais rien faire, que des mots, à part un avalanche de mots, un torrent de commentaires, une logorrhée de colère blasée, de révolte sans énergie...  En voilà d'ailleurs une de plus... Un petit crachat de sang, un glaviot globuleux dans l'infini d'une virtualité impuissante. Les corps s'amoncellent, le sang se répand, rien ne bouge... Du sang plein l'âme, plein les yeux, dans une indifférence hypocrite... Ivre de sang, jusqu'à en dégueuler, jusqu'à en crever à son tour. 

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France apaisée

7 Décembre 2025, 20:22pm

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Publié par amoyquechault.over-blog.com

Après plusieurs minutes à vérifier les papiers d'identité de Francis, de son épouse et le leur deux enfants, le capitaine des parachutistes, le visage grave, donna l'ordre à deux soldats cagoulés de déplacer une ligne de fils barbelés pour laisser le passage au Citroën Picasso familial ayant été au préalable longuement et intégralement fouillé. Dès le barrage militaire franchi, la petite famille fut prise en charge par deux motards de la gendarmerie qui la guidèrent vers le parking souterrain sécurisé où la voiture fut garée.  Après que leurs empreintes digitales ont été relevées par les deux pandores, Francis, Julie et les deux bambins purent retourner à la surface et prendre leur place dans la longue file d'attente qui conduisait aux portiques de détection de métaux, dernière étape avant l'accès aux premiers chalets couverts de guirlandes et d'étoiles lumineuses. 
Francis était prêt à  beaucoup de sacrifices pour le plaisir de sa famille mais il devait néanmoins reconnaître que, cette année, pour se rendre au "Marché de Noël", il fallait quand même être sacrément motivé...

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