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A moy que chault!

Des bras pour porter des idées

25 Décembre 2020, 15:32pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

En une vingtaine d'années, la droite radicale a totalement perdu la rue, quand elle ne l'a pas simplement abandonnée. S'il existe sans doute quelques contre-exemples ponctuels et locaux, le constat est sans appel et il suffit, pour finir de s'en convaincre, de comparer la capacité de mobilisation, d'influence et d'instrumentalisation de l'extrême-gauche lors les derniers mouvements sociaux et protestataire avec les rares récentes tentatives d'action publique, type manifestation, de la mouvance nationaliste et identitaire. « Il n'y a pas photo » pourrait-on dire.

La rue délaissée, les efforts militants se sont redéployés sur divers axes : le tout-médiatique, pour la frange électoraliste, la métapolitique pour d'autres et les diverses formes de réseaux sociaux pour beaucoup d'individus esseulés ou revenus de toutes les appartenances partisanes. Si chacune de ces voies a pu produire des « gains » et même obtenir certains succès, aucune n'a pu atteindre son but final, que ce soit la « prise de pouvoir », « l'entrisme médiatique » ou la « conquête des esprits ». Ainsi, on se retrouve aujourd'hui avec un parti « national » qui pèse dans les urnes mais est totalement exsangue idéologiquement et vidé de toute force militante, une sphère « intellectuelle » relativement active et foisonnante mais qui semble fonctionner en vase-clos et peine à offrir des perspectives concrètes à son auditoire, deux ou trois chroniqueurs télévisés « réacs » divinisés mais toujours aussi perdus et isolés dans la matrice journalistique libérale-libertaire dont ils ne sont que la caution, et des youtubeurs plus ou moins histrionnesques qui gèrent chacun leur petite épicerie pour le plus grand plaisir d'une masse croissante de cyber-consommateurs/commentateurs. Par ailleurs, nourri par le mépris réciproque des uns et des autres, le divorce entre les « grosses têtes » et les « gros bras » semble consommé, les premiers s'enfermant dans leurs salles de conférences tandis qu'une partie des seconds s'enfonce dans l'activisme stérile d'une violence provocatrice et nihiliste ou dans des démarches purement individualistes. Bref, à l'heure où les périls s'accumulent et s'accroissent, où la répression et le contrôle se renforcent, où les ennemis s'aguerrissent et s'organisent, et où le système accélère sa prise de contrôle de toutes les dimensions de l'existence, la situation n'est pas très brillante...

En fait, on peut penser qu'il est arrivé au milieu nationaliste/identitaire la même chose que, plus généralement, à l'ensemble de la modernité technicienne : un excès de « spécialisation ». Chacun en effet s'est peu à peu tourné vers un seul « rôle », une seule « fonction », et ne s'est plus consacré qu'à celui-ci, sur le plan du fond ou de la forme, en se coupant des autres dimensions d'une action politique « complète », « globale ». Les « cogneurs » cognent, les « intellos » débattent, les « pragmatiques » se présentent aux élections sous des couleurs délavées qui ne sont pas les leurs et chacun ignore l'autre, quand il ne le dédaigne ou ne le déteste pas, et tout le monde avance (ou recule) d'un pas lent et boiteux car privé d'un élément ou un autre nécessaire à la prise sur le réel, à l'efficacité politique. Un corps sans tête, une tête sans corps, des bras sans idées, des idées sans bras, pour les porter, pour les défendre, jusque dans la rue, cette fameuse rue désertée et pourtant vitale. On a en effet souvent répété que le temps n'était plus aux « partis de masse », ce n'est pourtant que partiellement vrai car si nous sommes en effet bien à l'heure du réseautage, des médias sociaux, des « influenceurs », du tout écran et du tout virtuel, on voit également bien comment les mobilisations « physiques », les mouvements de rue, parviennent encore à influer sur l'opinion publique, à peser sur le débat public, voire à intimider le pouvoir. On peut le constater que ce soit au travers des succès de l'activisme LGBT, « Blacks Lives Matters » ou encore des actions médiatiques des associations de soutien aux migrants clandestins... Si nous ne sommes plus au temps des « masses », nous sommes encore à celui des foules encadrées et cornaquées par des militants professionnels.

Il paraît donc urgent de rompre avec l'atomisation et l'autisme qui prévalent trop souvent dans « nos milieux », de dépasser les divers « snobismes » et les inclinations personnelles, pour mettre en place des structures transversales et englobantes, impliquant tous les « types » de militants au service d'un objectif commun, comme cela a pu être être brièvement le cas au sein du Front National avant la scission. S'il n'est pas envisageable aujourd'hui que cette mise en commun des talents et des tempéraments se fasse sous l'égide d'un parti unique, on peut l'imaginer sous la forme de campagnes coordonnées, d'actions ponctuelles, de partage de compétences et de moyens entre groupes autonomes. Pour ce faire, il est indispensable que les gens se connaissent, se rencontrent, discutent, se fréquentent, se côtoient, sans souci des écarts générationnels, des différences sociales... Belles listes de vœux pieux, me dira-t-on. Pourtant des initiatives existent déjà en ce sens, il suffit de les encourager, de les soutenir, de les améliorer, d'en dépoussiérer certaines, d'en créer de nouvelles, de sortir d'une concurrence de chapelles pour passer à une fédération de chapelles, chacun conservant ses spécificités et son indépendance.... « L'unité » totale n'est pas à l'ordre du jour, trop de gens se sont déjà cassés les dents sur cette utopie qui nécessite sans doute des circonstances (encore plus) exceptionnelles et une ou des personnalités hors du commun, mais la mutualisation des forces sur des projets précis et concrets est autant possible que nécessaire. Une grande coopérative nationaliste et identitaire, où chacun trouvera son rôle et place, voilà mon souhait en cette période propice aux bonnes intentions qui ne restent pas toujours lettres mortes.

« Nos idées sont dans toutes les têtes »?! Peut-être... mais elles manquent tragiquement d'incarnation, de chair... Il leur faut, pour s'épanouir, de la vie et du tumulte, des cris sous les fenêtres et des étendards dans les rues ! C'est en les séduisant, les surprenant, les bousculant, les choquant même parfois, que nous sortirons nos compatriotes de leur torpeur mortifère. Pour cela nous avons autant besoin d'hoplites que de centurions, de penseurs et de poètes. La jeunesse, la fougue, parfois la violence, au service de l'intérêt commun et de la voie tracée par l'analyse et la réflexion.

 

 

 

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Noir c’est plus noir !

11 Décembre 2020, 12:28pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Est-il insultant, haineux, abject, en un mot « raciste », de désigner quelqu’un par sa couleur de peau ? Oui, si l’on en croit le psychodrame « antiraciste » qui a frappé le monde du sport et le landernau politico-médiatique à l’occasion de la rencontre de football entre le PSG et le club turc du Basaksehir (voir ici). Pourtant lorsque l’on veut désigner à l’attention d’autrui une personne dont on ne connaît pas le nom, n’est-il pas tout à fait logique et normal de la qualifier par le trait distinctif le plus parlant, le plus évident ? C’est bien sûr ce que la plupart des gens font quotidiennement. Si ce procédé d’usage commun peut paraître déplacé ou désobligeant lorsqu’il réduit la personne concernée  à un handicap ou à un trait particulièrement disgracieux (« le borgne », « la boiteuse »,  « le bigleux », « l’obèse »… etc… encore que généralement la personne n’est pas sensée entendre cette qualification…), il n’en est rien lorsqu’il s’agit de couleur de peau, celle-ci n’ayant rien de péjorative, de dégradante ou d’indigne en soi. A moins d’avoir honte de celle-ci, de la porter comme une disgrâce, une souffrance ou un boulet…  Or ce n’est pas le cas, puisqu’on nous rebat au contraire  quotidiennement  les oreilles avec l’affirmation  de la « fierté noire » (« Black lives matter ! », « Black pride ! », « Black power ! »…). Puisque les noirs sont  fiers de l’être, en quoi est-il raciste et injurieux de dire qu’ils le sont ? C’est  parfaitement absurde et profondément tartuffe,  mais nous en sommes pourtant  là… Pour quelle raison ? Et bien parce que l’antiracisme activiste est devenu si  vindicatif et totalitaire qu’il interdit aux blancs le droit même de prononcer un mot que seuls les principaux intéressés peuvent utiliser pour se qualifier. Evidemment cet interdit chromatico-sémantique n’est valable que dans un sens. Comme toujours.  « Je suis noir si je le veux, ce n’est pas au blanc de m’assigner à une couleur de peau dont pourtant je suis très fier ! »…  On voit bien que nous ne sommes plus là dans le domaine du débat rationnel mais dans celui des psychopathologies, dont l'une des expressions les plus fréquentes est l’hystérie. Une hystérie qui nourrit ce que l’on peut désormais  appeler sans exagération une nouvelle Terreur. Une Terreur « antiraciste » avec sa loi des suspects, ses condamnations arbitraires, ses procès sans avocat, ses lynchages collectifs, ses chasses à l’homme… Une Terreur où « l’antiracisme » n’est en réalité que le cache-sexe d’un autre racisme, anti-blanc celui-là, d’une volonté revancharde d’humiliation et de soumission des anciens prétendus « maîtres ».

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Psychodrame antiraciste au Parc des princes

10 Décembre 2020, 14:24pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Hier soir, les amateurs de football s'attendaient à assister à un match de haut niveau entre le PSG et les turcs du Basaksehir Istanbul avec, à la clef, une possible qualification du club parisiano-qatari pour les 8e de finale de la Ligue des champions. C'était sans compter sur le terrible drame qui allait interrompre la rencontre à la 13e minute...

C’est à cet instant que le monde du foot, pour ne pas dire le monde tout entier, basculait dans l’horreur et l’innommable. En effet, frappé d’un carton rouge pour un comportement inadapté (sur lequel absolument personne ne s’est interrogé jusque là….), un membre du « staff » de l’équipe turque affirmait avoir été traité de « négro » par le 4e arbitre. Entre incompréhension, hurlements divers, intervention des joueurs, s’en suivait un moment d’une grande confusion aboutissant sur le retour des deux équipes aux vestiaires et la plus grande incertitude quant à la reprise possible de la rencontre.

Face à cet incident, les journalistes entraient alors en transe  ! Sans qu’aucune vérification ni encore moins enquête n’aient été effectuées, ils n’avaient pas de mots assez forts pour dénoncer l’ignominie des propos tenus par le quatrième arbitre ni de mines assez compassées pour assurer de leur soutien et de leur sympathie la «  victime  » de ceux-ci. Le moment était grave, chacun semblait avoir perdu un être cher et un spectateur prenant le cours de la retransmission à cet instant aurait pu croire qu’un nouvel attentat islamiste avait été perpétré dans l’enceinte du Parc des princes. Mais non, il ne s’agissait que de mots, des mots «  abjects  » des «  mots  » honteux, peut-être, mais néanmoins des mots. Et quels mots d’ailleurs  ? Car si l’un a entendu «   négro  », l’arbitre principal, lui, affirme que son collègue lui aurait dit  : «  Il faut sanctionner l’homme noir là bas, son comportement est inadmissible  » . Or en roumain – la langue parlée par les 4 arbitres du match – «  noir  » se prononce «  negru  », d’où la possible confusion.

Terreur antiraciste

Bien sûr, on peut trouver la formulation maladroite, voire déplacée, on peut regretter que l’on désigne une personne par sa couleur de peau (qui n’a pourtant rien de honteuse…) mais cela mérite-t-il une telle hystérie, un tel déchaînement de réactions outrées (allant jusqu’au plus hautes instances du sport et de la politique !) et, au final, le report d’une rencontre internationale  ?

Mais le temps n’est ni au bon bons sens et encore moins à la mesure. Il est à la terreur antiraciste, celle qui ne «  laisse rien passer  » qui applique la «  tolérance zéro  » (qu’on préférerait voir appliquer dans la rue pour la sécurité des citoyens), qui juge et condamne sans tribunal ni avocat. Peu importe la réalité des faits, des «  mots  » en l’occurrence, les circonstances ou les intentions des uns et des autres, l’inquisition antiraciste a immédiatement tranché  : le 4e arbitre est coupable du plus grave des crimes actuels, il doit être chassé, répudié, radié, en attendant une éventuelle condamnation pénale à la hauteur de l’abomination de sa faute.

Cette affaire est, hélas, loin d’être anecdotique, elle révèle un climat délétère nés de l’activisme «  antiraciste  » le plus exacerbé, avec ses génuflexions obligatoires et ses «  blacks lives matter  » compulsifs. La prétendue lutte contre le «  racisme ordinaire  » exprimée par une infime minorité d’individus aboutit peu à peu à la généralisation d’un «  antiracisme  » vindicatif, hargneux et au bout du compte totalitaire, qui surveille la moindre parole, le moindre écart de langage, qui punit impitoyablement le plus petit manquement à la doxa contemporaine, à la nouvelle religion «  vivre-ensembliste  », le tout sous les applaudissements de la foule en liesse. On pourra légitimement penser qu’il ne s’agit pas là d’un progrès. On pourra même juger cela très inquiétant.

Xavier Eman  ( Paris Vox

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"Le jour où..."

24 Novembre 2020, 16:15pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours entendu cette expression : "le jour où....". Même quand j'étais tout minot, sans vraiment parfaitement comprendre, j'avais saisi que ce fameux "jour où..", il allait se passer des choses, plein de choses même... Du sérieux... On allait voir ce qu'on allait voir...

Le "jour où" me fascinait donc, perspective exaltante, aussi excitante qu'inquiétante, parce que, en attendant, il ne se passait pas grand chose... Je ne savais pas alors que le principe du « jour où.. » est d'être indéfiniment reporté, passant d'une échéance à l'autre, « du jour où les blancs seront minoritaires dans les classes », au « jour où on interdira le porc dans les cantines », au « jour où ça pétera vraiment dans la rue... », au « jour où les pédés pourront adopter », au « jour où on touchera à un cheveu de ma famille », au « jour où on ne n'aura plus le droit de sortir de chez soi sans autorisation... », au « jour où on nous interdira la messe », au « jour où des drapeaux étrangers flotteront dans les rues... »...

Je pensais que « le jour où... » était un cri d'éveil, c'était en réalité une berceuse.

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Perspectives

17 Novembre 2020, 15:56pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Nous sommes soumis à la double injonction de l'efficacité productive et du culte du bien être, souvent artificiel, que celle-ci est sensé procurer. Non seulement nous devons être efficaces et "utiles" mais nous devons apprécier et louer le confort relatif que ces activités, souvent ennuyeuses, imbéciles et usantes, nous permettent de nous offrir. Métro, boulot, rigolo... Nous devons être heureux et satisfaits de notre sort et nous le serons encore plus après avoir vécu l'expérience du "Covid", le retour à une normalité relative nous apparaissant alors comme une panacée, un petit paradis enfin restitué. Les dernières vélléités de rébellion et de contestation des paradigmes économiques et sociaux de l'ère bourgeoise seront alors annihilées par la terrifiante perspective d'un possible ré-enfermement. Après nous avoir arrachés les quelques hochets divertissant un peu nos existences déracinées et déspiritualisées, on nous les restituera au compte-gouttes et sous conditions, en nous priant qui plus est de dire "merci". Notre demi-cauchemar d'hier est devenu notre rêve ultime pour demain.

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Pépé vieux

11 Novembre 2020, 21:33pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Chaque cérémonie liée à la guerre de 14/18 me fait penser à mon « pépé vieux » qui n'était pas mon arrière-grand-père mais le « deuxième homme » de mon arrière-grand-mère... Le premier, ivrogne et violent, n'ayant pas eu le bon goût de mourir, c'était une situation alors très scandaleuse au fin fond du Cantal... Mais ça, je ne ne l'apprendrais que plus tard, à l'âge qu'on dit de raison. Et à vrai dire, je m'en moque assez largement, pour ne pas dire complètement.

Béret, bretelles, casque colonial vissé sur la tête quand il utilisait sa mobylette, « Pépé vieux » était une sorte d'archétype de français, de caricature dirait sans doute un éditorialiste de Libé.

Il aimait pêcher, jouer à la belote et s'engueuler avec ses copains. Bedonnant et fumant cigarette sur cigarette, il n'aurait pas plu davantage aux adeptes de « l'homme nouveau », du « surhomme nietzschéen » et autres fanatiques des statues d'Arno Breker. Il avait fait la guerre, plusieurs fois décoré, notamment pour « s'être porté volontaire pour des missions particulièrement périlleuses ». Ce terme de « volontaire » le faisait beaucoup rire... « Aussi volontaire que quand ta mère te demande de mettre la table ou d'aller faire tes devoirs... » s'amusait-il.

Horloger de formation, ayant « perdu la main » durant ses années sous les drapeaux, il avait été embauché comme ouvrier dans une grosse manufacture de montres de la région. Après quelques mois, son patron, compagnon de tranchées, l'avait pris à part pour lui dire qu'il « se gâchait » et devrait se mettre à son compte. Il n'avait pas d'argent, le patron lui prêta le nécessaire pour acheter une boutique au centre d'Aurillac avec pour seule garantie de remboursement une solide poignée de mains.

«Pépé vieux » travaillait donc sur l'établi au fond de la petite « bijouterie/horlogerie » qui jouxtait le square où nous allions donner du pain aux cygnes. Quand nous venions le voir avec mon père, il fermait l'échoppe, quelle que soit l'heure, et nous partions nous promener. Il me semblait déjà avoir cent ans, il n'en avait guère moins. Je ne parviens pas exactement à discerner ce dont je me souviens véritablement de ce qui m'a été raconté par la suite, mais je garde de ces moments un sentiment de bien-être cotonneux, d'amusement émerveillé, de doux bonheur, un peu comme durant ce temps fugace et incertain qui suit un songe agréable... L'ai-je vraiment vu cracher sous les pieds d'un autre vieillard, boiteux, parce qu'il était l'un des « tondeurs et des assassins » qui avaient terrorisé la ville à l'heure de la « libération » ? Ai-je vraiment vu ses yeux briller de larmes à l'annonce de l'obtention de l'agrégation de lettres par le paternel ? L'ai-je vraiment entendu railler mon grand-père et sa « guerre de 40 » qu'il qualifiait de « grande course à pieds » ? Je ne sais... Peut-être pas... Sans doute pas...

Souvenirs épars et recomposés, il me reste en tout cas l'image du visage de cet homme et de ses mains, immenses et craquelées, dont je peine encore aujourd'hui à comprendre comment elles pouvaient réaliser des travaux aussi minutieux... Il me revient aussi son rire, ou celui que j'aurai voulu qu'il eût, peu importe après tout... Le rire d'une France disparue que j'entends résonner en contemplant ses médailles et pleurant ce que nous sommes devenus.

 

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Les ruines du Sacré Coeur

6 Octobre 2020, 13:37pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Le Sacré Coeur est un édifice assez laid et vulgaire qui domine Paris de toute sa lourde mollesse de grosse meringue alanguie. Le Sacré Coeur n'a de sens et d'intérêt qu'en tant que témoignage historique, en tant qu'élément et illustration de la mémoire nationale. Séparé de son contexte mémoriel, arraché à la chronologie du grand roman français, il n'est qu'une faute de goût architecturale que l'on ferait aussi bien de raser pour y rebâtir des maisons populaires.

Le grand-père assis sur un banc qui, d'un geste mécanique, donne du pain aux pigeons déjà obèses est un vieillard peu amène, solitaire et bourru. Il n'est un homme extraordinaire qu'en tant que maillon d'une chaîne familiale et d'une histoire collective, par son passé militaire, par ses aventures lointaines, là-bas au levant, par ses drames traversés, par ses victoires amères et ses glorieuses défaites... Mais si personne ne les raconte, ne les transmet, que même ses petits-enfants les ignorent, il n'est qu'un vieil homme fatigué, un laisser pour compte que l'on visite avec ennui et agacement deux ou trois fois par an.

Cette ville que l'on habite, ces rues où l'on loge ou que l'on parcourt, on ne peut les aimer, les ressentir et les défendre que si l'on connaît ceux qui en ont foulé le pavé avant nous et dont nous sommes les successeurs.

Cette plaque commémorative poussiéreuse, accrochée à un mur, ce monument aux morts devant lequel on passe quotidiennement, ne sont que des éléments d'un décor factice et sans intérêt si les noms qu'on y lit ne réveillent pas notre longue mémoire, ne nous racontent plus l'histoire de notre terre et de notre sang, ne nous évoquent plus le fracas de batailles ou les joies de lectures passées.

La mémoire, la connaissance, la curiosité, l'apprentissage et la culture ne sont pas des ornements bourgeois, des parures de dîners en ville, des décorations d'ambiance ou des préoccupations d'oisifs trop nourris, ce sont les indispensables éléments constitutifs d'une possible vie commune, d'un véritable lien communautaire, le ciment fondateur d'une existence collective, organique, de cette fameuse «common decency » si chère à Orwell.

Car on ne peut véritablement aimer ni respecter un lieu anonyme, indifférencié, purement fonctionnel, pas plus que l'on ne peut aimer et respecter des hommes atomisés, clones sans âme ni passé, réduits à l'implacable banalité et à la sinistre médiocrité de leur individualité, simplement prolongée d'accessoires économiques. Il ne peut y avoir de solidarité, d'entraide et de projets collectifs simplement décrétés, imposés, exigés d'individus indifférents les uns aux autres, porteurs de leurs seuls besoins et désirs personnels, séparés de toute conscience réelle et charnelle d'appartenance à un être collectif.

S'il faut défendre, à toutes forces, la culture générale, l'enseignement de l'histoire et de la géographie, du grec et du latin, l'orthographe, la Princesse de Clèves, les concours et les grandes écoles, le cinéma d'auteur, la gastronomie, le prix unique du livre, la gratuité des musées et bibliothèques, le théâtre classique... ce n'est pas par snobisme de petits esthètes de salons mais parce qu’aucune société décente n'est possible ni viable sans ce trésor commun, trésor partagé, à des degrés divers, par tous.

Sans lui, aucune lutte à mener, aucune victoire envisageable car aucun ennemi à combattre, ceux-ci n'ayant plus rien à conquérir ni à piller...

Zentropa

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Ryssen

24 Septembre 2020, 22:09pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Le taux d'occupation des prisons françaises approche les 120%. On libère préventivement des multirécidivistes - dealers, braqueurs, cambrioleurs, violeurs...- pour « faire de la place » et on multiplie les «peines alternatives » à l'emprisonnement pour toutes les racailles de l'hexagone afin de ne pas « hypothéquer leur avenir » et ne pas les plonger dans « l'école du crime »... Mais pour un écrivain mal pensant, dérangeant, « révisionniste» - dont on a le droit de penser ce que l'on veut mais qui n'a ni sang, ni vol, ni agression ni malversation sur les mains -, on trouve aisément une place derrière les barreaux. Cette situation n'est pas seulement injuste, elle est aberrante, scandaleuse, imbécile et intolérable à tous les points du vue.

Nous le savions certes déjà, mais nous le constatons une fois encore, nous ne sommes plus dans un état de droit. Il n'y a plus aucune proportionnalité entre les délits et les peines, plus de cohérence dans les condamnations et plus de sérénité dans les tribunaux où l'idéologie a pris le pas sur l'équité et le droit. Personne n'est à l'abri. La solidarité est notre seule maigre force, au-delà des appétences personnelles, des divergences politiques et des antipathies ou inimitiés personnelles.

 

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Les libertés, principales victimes du Covid?

24 Septembre 2020, 15:23pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

L’alarmisme du gouvernement et sa gestion à la fois confuse et autoritaire de la crise du Covid 19 ont une nouvelle fois frappé hier soir par la voix du ministre de la santé, Olivier Véran. Au programme : une nouvelle série de restrictions et d’interdictions visant essentiellement le petit commerce et les loisirs des français.

Rassurez-vous, chers lecteurs parisiens, vous pourrez par contre continuer à vous entasser matin et soir dans les transports en commun pour vous rendre sur vos lieux de travail et en revenir  ! Dans ce domaine, pourtant crucial si on croit les appels frénétiques à la «  distanciation  », aucune annonce.  Mais par ailleurs, pour vous délasser à la fin de la journée ne comptez plus sur les salles de sports, les salles de fêtes, ni mêmes les réunions familiales dépassant 10 personnes. Vous pouvez encore –pour le moment – aller grignoter un morceau au resto du coin mais on vous conseille d’oublier l’entrée et de zapper le digestif  car à 22 heures, c’est le couvre-feu  !

Une fois encore on pourra noter l’extrême cohérence du dispositif présenté. Mais ayez confiance, c’est pour votre bien  ! Il ne faudrait pas en effet que le méchant Covid, qui vous a épargné durant votre heure de RER et de métro passée agglutiné à une foule compacte venue d’un peu partout, ne vous fauche impitoyablement alors que vous dégustez un navarin d’agneau attablé avec votre compagne ou que vous assistez au baptême du petit neveu  ! Soyons sérieux, l’heure est grave  !

D’ailleurs tout le personnel politique, dans un bel unanimisme républicain, applaudit chaque nouvelle mesure coercitive. Il n’y a guère que la nouvelle maire de Marseille pour râler un peu, vexée de n’avoir pas été consultée avant que l’on annonce l’assassinat des restaurants et des bars de sa cité… Il est vrai qu’elle n’imaginait sans doute pas que la vengeance anti-Raoult du gouvernement serait si sévère.

Mais sinon personne ne moufte. Face à une vie de plus en plus réduite au triptyque jadis dénoncé «  Métro, Boulot, Dodo  », face à la destruction volontaire des derniers liens familiaux, face à la disparition programmée du petit commerce et de l’hôtellerie/restauration indépendante (ne vous inquiétez-pas, les multinationales ont déjà les plans de remplacement…), face à la suspension des libertés publiques et privées… rien ne se passe.

Certes, le gouvernement peut compter sur des forces de l’ordre particulièrement zélées pour faire appliquer ses mesures de contrôle sociale, des policiers et gendarmes aussi efficaces et intransigeants face aux récalcitrants au port du masque permanent qu’ils sont discrets et impuissants face aux racailles qui ensanglantent quotidiennement nos existences.

Mais la peur du gendarme n’est pas la seule explication. L’aphasie du peuple français, sa soumission servile, et même parfois enthousiaste, aux injonctions les plus absurdes et les plus contradictoires, doivent nous pousser à nous interroger. Jusqu’où est-on prêt à aller dans l’acceptation d’une infantilisation autoritaire nous privant peu à peu de toute autonomie et de tout droit à faire nos propres choix  par crainte – largement irrationnel lorsque l’on a pas de pathologies ni un âge avancé – pour notre « santé » ? Quel est l’intérêt de  « préserver sa santé »  pour vivre une insipide existence de reclus ? La vie n’est-elle que la survie ? Vit-on uniquement pour ne pas mourir ?

Et par ailleurs, pendant combien de temps et jusqu’à quelle nouvelle aberration, va-t-on avaler et prendre pour argent comptant, sans analyse critique, sans réfutation, les déclarations d’un personnel politique qui a maintes fois fait la démonstration de son indifférence au sort des français voir de son hargneuse hostilité envers ceux-ci (répression des gilets jaunes, organisation de la submersion migratoire, laxisme sécuritaire et judiciaire…)  ?

L’instauration progressive d’une tyrannie sanitaire nous oblige à nous poser ces questions, et surtout à y répondre rapidement, avant qu’il ne soit trop tard.

Xavier Eman

 

(Source: Paris Vox)

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Le T-Shirt de l'été!

11 Juillet 2020, 14:06pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Idéal pour la plage.

En soutien à la revue Zentromag.

25 euros port compris (France). contact: zentromag@gmail.com

 

 

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