Overblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
A moy que chault!

Prix des lecteurs de la presse française libre

16 Novembre 2021, 16:11pm

| 

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Votez pour le remarquable roman de Thomas Clavel

"Hôtel Beauregard"!

Voir les commentaires

Le triomphe posthume de De Gaulle

11 Novembre 2021, 14:12pm

| 

Publié par amoyquechault.over-blog.com

L'histoire est imprévisible et réserve d'étonnantes surprises. Ainsi, qui aurait pu penser que celui qui fût l'un des plus grands diviseurs des français deviendrait, un demi siècle après sa mort, le personnage le plus consensuel et le plus oecuménique du paysage politique national ?

En effet, aujourd'hui, d'un bout à l'autre de l'échiquier partisan, tout le monde se réclame de la « figure » du Général, véritable totem au pied duquel, désormais, tout candidat à une quelconque élection se doit de se prosterner. Au fil du temps, De Gaulle est devenu une icône républicaine, l'incarnation de l'Homme d'état avec un grand H, l'exemple indépassable, la statue du commandeur de tous les croyants en la démocratie, le « nec plus ultra » de l'expérience politique, le père tutélaire auquel tout les politiciens se réfèrent, dont tout monde revendique l'héritage.

Comme le notait récemment le journaliste britannique John Lichfield dans Politico, il est devenu « la divinité polycéphale qui préside aux destinées de la politique française » car il est censé représenter, entre autres, « la grandeur prédestinée de la France, la résistance à l’invasion étrangère, la reconnaissance de la volonté du peuple, la conscience sociale, un gouvernement central fort, des valeurs conservatrices sans ambiguïté... ». C'est pourquoi le 9 novembre donne lieu à un véritable « pèlerinage de masse » de prétendants à la présidentielle qui se rendent à Colombey-les-Deux-Églises pour rendre hommage à l'idole. De Zemmour à Montebourg en passant par Bertrand et Barnier, tout le monde s'y colle ! Même Marine Le Pen se croit obligée de participer au culte en affirmant « Nous avons la même vision de la France que de Gaulle : souveraine, indépendante, puissante », tandis que la socialiste Anne Hidalgo se définit comme « une gaulliste du 18 juin » et que le LR Christian Jacob déclare  « Nous sommes la famille politique du général de Gaulle. Notre responsabilité est de rétablir la grandeur de la France ».

« La course à l'échalote gaulliste ne pourrait être que ridicule si elle n'était pas basée sur la falsification mémorielle et l'amnésie historique. Oublié l'officier toujours battu, oublié le fusilleur de Brasillach, oublié le bradeur de l'Algérie française, oublié le sacrificateur des harkis, oublié le fuyard de Baden-Baden... Bénéficiant de la médiocrité et de la petitesse de ses successeurs, De Gaulle s'est progressivement imposé dans l'imaginaire collectif comme une figure mythifiée pourtant très éloignée de la réalité des faits.

Chaque époque a les modèles qu'elle mérite, la notre a décidé de vénérer la statue creuse du Général. On nous permettra de ne pas participer à cette grande tartufferie. »

Xavier Eman in Journal Présent

Voir les commentaires

Jusqu’ici, tout va bien…

26 Octobre 2021, 13:58pm

| 

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Pour son deuxième roman (après l’excellent et très original « Poids-lourd »), Paul Fortune nous emmènent sur les pas de Michael, un « petit blanc » de banlieue qui supporte de plus en plus difficilement son existence étriquée, bornée par le périphérique, le pavillon familiale et l’entrepôt où il confectionne des colis pour une grosse boite de vente en ligne. Beaucoup de béton, peu d’argent, peu de perspectives d’avenir, et le sentiment d’être un citoyen de seconde zone dans son propre pays. Un profil qui n’intéresse pas les médias, ni les sociologues, ni les « associations », ni les cinéastes engagés, ni les filles... Qui n’intéresse personne en fait. « Trop seul, trop pâle. Trop seul pour qu’on te craigne, trop pâle pour qu’on te plaigne » comme le chantait le groupe de rock identitaire français « Vae Victis ».

Si Michael a le sentiment d’étouffer, c’est aussi parce que le spectacle de ce qu’est devenue la France le blesse et l’accable. L’omniprésence des immigrés, l’islamisation du quotidien, la peur qui rôde, les petites humiliations infligées par des racailles arrogantes… Son pays lui fait mal et c’est pourquoi il s’est engagé à « l’extrême-droite », dans un groupuscule nationaliste où il milite avec toute l’énergie du désespoir. Beaucoup de collages, beaucoup de discours, beaucoup de posture, beaucoup de bière et quelques bagarres, mais bien peu de résultats… Même cet engagement lui apparaît bientôt comme une impasse, une sorte de « jeu » sans prise sur le réel, une pantomime qui le renvoie à son impuissance face au délitement de la nation.  C’est dans la boxe – pratiquée dans un club de cité où il est l’un des seuls autochtones – qu’il trouve alors un exutoire et découvre la puissance libératrice et expiatoire de la violence et de la souffrance physique. Après un nouvel échec, celui d’une amourette condamnée d’avance par les différences sociales, Michael commence à penser qu’il n’y aura jamais rien pour lui, ni aujourd’hui, ni demain. La seule issue qu’il envisage alors est de provoquer un déclic, de forcer le destin par un événement extrême suscitant une rupture, un sursaut… Pour qu’enfin il se passe quelque chose… « La peur, la résignation, la rage silencieuse, tout cela éclaterait d’un coup en une immense déflagration qui ferait régner la terreur chez les autres. »

Dans un style efficace et sans fioritures, presque clinique, Paul Fortune nous narre donc, sans hagiographie mais sans jugement moral, la « dérive » de ce jeune français ordinaire abandonné par un pays qui n’a plus le souci de ses propres enfants. Un récit implacable et passablement glaçant qui ne manquera pas de trouver un écho chez nombre de militants confrontés eux-aussi à des moments de désespérance qu’il faut à toutes forces dépasser pour que les choses ne finissent pas aussi mal que dans les pages du roman.

Xavier Eman

« Dérive », de Paul Fortune, 242 pages.

 

Voir les commentaires

RDV

26 Octobre 2021, 13:56pm

| 

Publié par amoyquechault.over-blog.com

 

Voir les commentaires

CASSANDRE CONDAMNÉE, LA JUSTICE DÉSHONORÉE

22 Octobre 2021, 15:34pm

| 

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Le dernier clou sur le cercueil d’une justice honnête, indépendante et légitime vient d’être planté par le tribunal correctionnel de Metz. Celui-ci a en effet condamné Cassandre Fristot, la jeune enseignante qui avait brandi une pancarte marquée d’un « Qui ? » et d’une liste de noms lors d’une manifestation contre le passe sanitaire le 7 août, à six mois de prison avec sursis. Six mois avec sursis pour un bout de carton qui n’avait créé aucun trouble lors de la manifestation et qu’il faut toute la malhonnêteté intellectuelle des Torquemada de la bien-pensance, grands spécialistes de l’analyse des pensées secrètes et même des arrière-pensées, pour qualifier « d’antisémite ».

Comble de l’aberration, les juges sont même allés bien au-delà des réquisitions du parquet qui avait requis trois mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité contre la prévenue, qui ne s’était pas déplacée à l’audience le 8 septembre et n’était pas non plus présente mercredi à l’énoncé du jugement. Par cet acharnement, les magistrats messins – les mêmes qui se montrent si laxistes et compréhensifs envers les voyous et dealers des cités – démontrent qu’ils se sont plus que les hargneux matons de la citadelle idéologique « antiracisme-lutte contre l’antisémitisme », concepts fourre-tout et extensibles à l’infini, devenus des armes de destruction massive contre toute contestation et toute dissidence.

« Dénoncer les puissants »

C’est, rappelons-le, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin qui avait le premier sonné l’hallali en promettant que cette pancarte « abjecte » ne resterait pas « impunie » et en déployant, pour retrouver et embastiller la jeune femme, des moyens dignes de l’antiterrorisme. Son comparse du gang gouvernemental, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, avait pour sa part annoncé que l’enseignante serait suspendue, traitement hautement expéditif s’asseyant allègrement sur la présomption d’innocence. Interpellée le 9 août à Hombourg-Haut en Moselle, Cassandre Fristot avait expliqué pour sa part aux policiers qu’elle voulait « dénoncer les puissants, je leur reproche leurs décisions et non leur confession religieuse ». Des propos jugés intolérables et aujourd’hui criminalisés. Les choses sont désormais d’une très grande clarté : il est rigoureusement interdit de s’interroger sur les agissements des responsables politiques quant à leur gestion calamiteuse de la crise du Covid, ni même de simplement les nommer s’ils sont de confession juive. Cette décision ubuesque, nouvelle et énième restriction à la liberté d’expression, crée par ailleurs un inquiétant et dangereux précédent puisque ce ne sont ni des actes ni des faits qui sont condamnés mais des motivations supposées, prétendument mises au jour par de simples interprétations plus ou moins convaincantes. Ce n’est, ni plus ni moins, qu’un retour aux procès en sorcellerie.

Cassandre Fristot, privée de ressources et jeté en pâture à la vindicte générale, va bien évidemment faire appel de ce jugement inique. En espérant que les juges du second degré aient une laisse un peu moins courte que celle de leurs collègues du tribunal correctionnel. •

Xavier Eman in Journal Présent 

Voir les commentaires

Et le désert avançait, peuplé d'une multitude d'errants…

14 Octobre 2021, 17:11pm

| 

Publié par amoyquechault.over-blog.com

François cherchait avidement du regard un quelconque vestige auquel se raccrocher pour enfin ressentir cette joyeuse nostalgie qu'il était venu chercher en retournant, tant d'années après, sur la place du village qui l'avait vu naître.

Mais il ne trouvait rien. Pas même l'ombre du grand châtaignier qui maternait paisiblement ses jeux de marelle ni la vieille fontaine dont le cliquetis l'excédait lorsqu'il se concentrait pour remporter une partie de billes « à la tic ». Rien. Tout avait changé. Ou plus exactement, tout avait dépéri. La rue principale était déserte, aucun cri d'enfants ni vocifération de joueurs de pétanque ne venait troubler l'infâme grésillement télévisuel qui s'échappait des quelques fenêtres entrouvertes.

Les trois quarts des maisons du centre-ville étaient hermétiquement closes, mortes 10 mois par an depuis qu'elles n'étaient plus que les résidences secondaires de riches hollandais.

Tout le monde au village était attaché à son terroir, à ses traditions, à ses origines, mais on avait quand même préféré céder les maisons aux bataves pleins de pognon plutôt qu'aux enfants du pays pas très solvables ou aux quelques jeunes couples citadins qui rêvaient de « retour à la terre ». Il y a des priorités et on avait fait de bonnes affaires. L'atavisme paysan n'a pas que des bons côtés.

L'église avait fermé, comme partout, et finissait de se délabrer dans de grands soupirs qui faisaient régulièrement dégringoler quelques pierres de ses saintes et anachroniques statues.

Les impôts locaux payés par les nouveaux résidents avaient permis de ravaler la façade de la mairie qui exhibait maintenant l'indécente blancheur de son rayonnement républicain qui la faisait ressembler à un Pierrot hilare égaré au milieu d'un cimetière.

Les commerces avaient disparu, le boulanger s'était pendu, son fils passait un concours de catégorie B de la fonction publique.

Tout allait pour le mieux.

 

ZTP - Septembre 2009

Voir les commentaires

RDV

5 Octobre 2021, 15:52pm

| 

Publié par amoyquechault.over-blog.com

 

Voir les commentaires

Grande distribution vs Compagnies de transport maritime

29 Septembre 2021, 12:08pm

| 

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Dans le monde merveilleux de l’économie libérale mondialisée, chaque acteur cherche à maximiser ses intérêts et ses bénéfices à court terme sans se soucier des autres protagonistes ni d’un quelconque intérêt général. Et, dans cette guerre de tous contre tous, on assiste régulièrement à des basculements de rapports de force. C’est aujourd’hui notamment le cas entre la grande distribution et les groupes de transports maritimes.

En effet, la grande distribution a longtemps bénéficié du faible coût du transport maritime lui permettant d’importer massivement de l’autre bout du monde des marchandises à très bas prix revendues par la suite avec des marges importantes. Elle ne s’est d’ailleurs jamais montrée très regardante sur les raisons expliquant ces coûts peu élevés (navires poubelles, marins exploités, normes sanitaires et environnementales non respectées, pavillons de complaisance…). Mais les choses changent aujourd’hui et les prix du fret maritime s’envolent, menaçant l’économie de la grande distribution. La situation est pour elle si préoccupante que Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E.Leclerc, demande une enquête parlementaire sur cette augmentation.

Michel-Edouard Leclerc évoque une augmentation des coûts de l’ordre de 85 % et affirme être « en mode combat pour qu’il n’y ait pas d’inflation dans les centres Leclerc ». Pour l’homme d’affaires cette hausse vertigineuse n’est pas normale et il met en cause les géants du transport maritime parmi lesquels on trouve l’armateur français CMA CGM.

Les hausses de coût concernent notamment l’approvisionnement en jouets dans la perspective de Noël et font même craindre une pénurie accompagnée d’un envol des prix. Face à cette situation, Michel-Edouard Leclerc dénonce un véritable « chantage sur le transport » dont feraient l’objet les réseaux de distribution. Un mauvais esprit verrait sans doute là un nouvel épisode de l’éternelle histoire de « l’arroseur arrosé », la grande distribution étant souvent accusée d’user des mêmes méthodes vis-à-vis de ses fournisseurs, notamment les producteurs et agriculteurs locaux, afin d’obtenir des prix toujours plus bas.

Quoi qu’il en soit, l’affaire est d’importance car elle touche à l’un des moteurs centraux du commerce mondialisé. D’ailleurs, aux Etats-Unis, l’administration Biden a chargé la FMC (Federal Maritime Commission) d’enquêter sur cette explosion des prix dont la raison principale est pourtant simple : privés de sorties et de loisirs du fait des diverses restrictions « sanitaires », les Occidentaux ont « compensé » en achetant en masse des produits en tous genres. Selon la logique libérale classique de l’offre et de la demande, les armateurs débordés, qui assurent 90 % du transport international des marchandises sur leurs porte-conteneurs, ont augmenté leurs prix, engrangeant pour 2020 presque 16 milliards de dollars de profit soit deux fois plus que leurs bénéfices cumulés des cinq dernières années.

Et si, face à cette course folle et à cette dangereuse dépendance, on commençait à mettre réellement en application les beaux discours sur le localisme et la relocalisation entendus aux débuts de la crise du Covid ?

Xavier Eman in Journal Présent

 

Voir les commentaires

Les banques européennes accrocs aux paradis fiscaux

8 Septembre 2021, 12:13pm

| 

Publié par amoyquechault.over-blog.com

A chaque nouvelle crise économique et financière, qui plonge des pans entiers de la population dans le chômage et la précarité, on nous promet une oxymorique « moralisation du capitalisme ». Mais rien ne change. De la même façon, à chaque élection, on nous assure que l’on va enfin lutter efficacement contre le scandale de l’évasion fiscale et des « paradis fiscaux ». Et il ne se passe également jamais rien. Une impéritie (volontaire ?) des politiques une nouvelle fois démontrée par une étude publiée lundi par un bureau de recherche indépendant qui révèle que les banques européennes, malgré les beaux discours et les grandes promesses des uns et des autres, n’ont aucunement réduit leur présence dans les paradis fiscaux.

Rien n’y fait, les « affaires » (Panama Papers, LuxLeaks…) se succèdent mais les banques européennes continuent à investir leurs profits dans des pays plus ou moins exotiques à la fiscalité des plus complaisantes. Ce sont ainsi plus de vingt milliards d’euros qui sont placés chaque année dans les paradis fiscaux par les principaux établissements bancaires du continent. Une somme qui représente environ 14 % de leurs bénéfices globaux. Un chiffre qui n’a pas baissé depuis 2014. Les « paradis » les plus appréciés des banquiers sont les Bahamas, les îles Cayman, Jersey, Hong Kong et le Luxembourg.

Certaines banques se distinguent plus particulièrement dans cette stratégie d’évasion fiscale. C’est notamment le cas de la banque britannique HSBC qui investit pas moins de 62 % de ses bénéfices dans ces zones « d’optimisation » fiscale. Elle est suivie par l’italienne Monte dei Paschi avec 50 % des bénéfices échappant à la fiscalité locale. Pour la France, les chiffres sont moins élevés, légèrement inférieurs à la moyenne européenne, avec notamment la Société générale (13,8  %), le Crédit agricole (11,5  %) et BNP Paribas (7  %).

Une situation qui reste néanmoins aussi choquante que scandaleuse, représentant de considérables pertes de rentrées fiscales pour les Etats, à l’heure où les services publics sont sacrifiés « faute de moyens » et où le contribuable lambda, pressuré, ne peut, lui, échapper au matraquage de l’impôt.

Mais comment espérer une réponse effective et efficace de la part d’un personnel politique de plus en plus intimement lié au milieu des affaires dont il est bien souvent issu et où il retourne généralement pantoufler grassement une fois ses services rendus ?

Certains observateurs espèrent néanmoins que ces pratiques puissent être au moins partiellement limitées par la réforme de la fiscalité des multinationales en cours de finalisation sous l’égide de l’OCDE. On peut toujours rêver… •

Xavier Eman in journal Présent

Voir les commentaires

Des milliers d’aliments contaminés à l’oxyde d’éthylène !

1 Septembre 2021, 11:46am

| 

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Alors que, pour gouvernants et médias, la santé publique semble entièrement et uniquement liée à la question de la Covid-19, les consommateurs découvrent avec effarement un nouveau scandale alimentaire aux conséquences potentiellement dramatiques.

En effet, toutes les enseignes de la grande distribution ont été contraintes de retirer en urgence de leurs rayons plus de 10 000 aliments contaminés par l’« oxyde d’éthylène », un pesticide cancérigène. Un chiffre qui n’a cessé d’augmenter jour après jour depuis des mois dans un assourdissant silence médiatique.

Ces aliments sont visés par un rappel de la Répression des fraudes car leur teneur en oxyde d’éthylène est supérieure à la limite autorisée. L’oxyde d’éthylène est un gaz utilisé par l’industrie chimique comme pesticide mais il est interdit en Europe car classé depuis 1994 parmi les agents cancérigènes pour l’homme par le Circ (Centre international de recherche sur le cancer).

Détectée dans des graines de sésame d’Inde, cette contamination touche aujourd’hui de très nombreux produits, y compris dans les gammes « bio » des grandes surfaces telles que Auchan, Biocoop, Carrefour, Casino, Franprix, Leader Price, Leclerc, Picard, Système U, U Bio…). La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) recommande aux personnes qui détiendraient les produits contaminés (la liste est disponible sur son site internet) de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente où ils ont été achetés à fin de remboursement. Il s’agit d’un scandale de très grande ampleur qui révèle la faillite totale des systèmes de contrôle et de traçabilité de notre alimentation.

Plus choquant encore, on apprend, grâce au magazine Que Choisir, que fin juin les produits alimentaires contaminés n’étaient plus rappelés des rayons des supermarchés français, du fait d’un flou juridique dont auraient profité plusieurs pays européens. Il faudra attendre mi-juillet pour que la Commission européenne impose le retrait systématique de ces produits à l’ensemble des Etats membres de l’UE. Durant ce laps de temps, les grandes enseignes ont donc sciemment exposé la santé de leurs clients, démontrant une nouvelle fois que le profit et la rentabilité passent pour elles avant toute autre considération. Des faits d’une extrême gravité qui devraient déboucher sur une mise en accusation des divers protagonistes de l’affaire afin d’établir les responsabilités de chacun et de veiller à ce que de telles pratiques soient efficacement et définitivement éradiquées.

Mais curieusement, cela ne semble pas être la priorité de notre gouvernement, pourtant prétendument si soucieux de notre petite santé. Il est vrai qu’il est plus facile d’imposer un vaccin expérimental au vulgum pecus et de supprimer les libertés des récalcitrants que d’entamer un bras de fer avec les géants de l’industrie agro-alimentaire et de la grande distribution afin qu’ils cessent de nous empoisonner au quotidien. •

Xavier Eman in journal Présent 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 > >>