Overblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
A moy que chault!

Comment finir par faire la promotion du KKK en prétendant lutter contre le racisme ?

6 Juin 2020, 11:30am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Une recette simple, facile, et efficace.

Prenez un fait divers tragique, comme par exemple l'arrestation houleuse d'un homme noir qui tourne au drame avec le décès de ce dernier. Avant toute enquête et tout jugement, faites de cette mort un meurtre raciste révélateur d'une discrimination structurelle et haineuse touchant les forces de l'ordre mais plus globalement toute la société occidentale et dont chaque blanc, où qu'il se trouve sur la planète, est à titre personnel en partie responsable et coupable.

Parallèlement, ignorez et feignez de méconnaître les innombrables agressions quotidiennes, les viols, les insultes, les tabassages, les humiliations, les meurtres gratuits, les coups de couteaux dont sont victimes des blancs de la part de membres de minorités. Déclarez posément que ça n'a rien à voir, que ça ne compte pas, que ce n'est pas le problème. Exigez de ces mêmes blancs qu'ils demandent pardon pour les crimes imaginaires et fantasmés de leurs lointains ancêtres et qu'ils rampent devant ceux-là même qui leur pourrissent la vie au quotidien bien qu'il n'aient aucunement souhaité leur présence sur leur sol, bien au contraire. Enfin, expliquer aux dits blancs qu'il n'ont qu'une seule et unique alternative : soit être de sales racistes à jamais coupables de tous les maux du monde et de tous les échecs des autres composantes de l'humanité, soit défiler à 4 pattes et en laisse à la prochaine manifestation « Black lives matter ».

Remuez-le tout et laissez exploser.

Voir les commentaires

Après la crise : le localisme, un impératif vital.

21 Mai 2020, 12:47pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Ma contribution au "Petit Daudet", mensuel de la Ligue du Sud.  

La crise du Covid-19, par son ampleur et sa gravité, a mis en lumière trois éléments majeurs, complémentaires, particulièrement intéressants pour tout patriote soucieux de rompre avec le système qui nous a amené là :

 

  1. La révélation de l'incapacité totale des instances et institutions transnationales, internationales - qu'elles soient européennes ou mondiales - à gérer la crise. Face au danger, chaque pays s'est refermé et a mis en place ses propres règles de gestion de crise (pour me meilleur ou le pire, c'est une autre question). On a ainsi assisté au retour de l'Etat-Nation qu'on nous disait mort et enterré.

  2. La prise de conscience par une grande partie de l'opinion des méfaits, impasses et dangers de la mondialisation. Le « Village global » qu'on vendait aux peuples s'est subitement transformé en un immense centre carcéral et, aujourd'hui, le système de la globalisation libérale est remis en cause par des voix de plus en plus nombreuses et d'horizons politiques divers.

  3. La mise à jour des mensonges de prétendues « obligations économiques », elle a révélé que les politiques d'austérité imposées aux populations européennes depuis des années n'étaient nullement des fatalités, mais bien le fruit de choix et de volontés politiques. En effet, alors qu'on nous explique depuis des années que les « caisses sont vides », qu'il n'y a plus d'argent pour nos retraites ou nos services publics, qu'il faut se « serrer la ceinture » et « faire des efforts », ce sont tout à coup des milliards d'euros qui sortent de partout, voir des dizaines de milliards qui sont annoncés par les gouvernements pour « faire face à la crise ». Le président Macron parle même d'effacer la dette africaine ! Hier, il n'y avait plus un sou pour payer les retraites de nos anciens, aujourd'hui ce sont des plans de plusieurs dizaines de milliards qui sont annoncés pour soutenir les entreprises et donc sauver le système ! Quand il est en danger , le capitalisme sait trouver des ressources ! Le mensonge libéral explose donc aux grands jours, on se moque de nous depuis des années, il n'y a pas de fatalité « économique », il n'y a que des options politiques au service des intérêts de l'oligarchie.

 

Les trois points que nous venons d'évoquer montrent une chose : la mondialisation libérale est fragilisée. Mais la bête n'est pas morte ! Le capitalisme a une extraordinaire capacité de résilience, d'adaptation. II a montré au cours du temps qu'il savait dépasser ses propres crises internes pour non seulement survivre mais souvent se renforcer. C'est pourquoi ceux qui crient déjà victoire, qui affirment que « plus rien ne sera comme avant » se trompent lourdement et risquent de terribles déceptions. Pour l'instant rien n'est fait, rien n'est joué. Etant donné la puissance du système, il y a même actuellement de grandes chances qu'au contraire, une fois la peur apaisée, tout redevienne comme avant, comme avant et même en pire, avec davantage de précarité sociale, moins de de droit du travail et toujours davantage de contrôle et de surveillance... C'est pourquoi il ne faut absolument pas rester actuellement passifs, attendre que les choses se fassent d'elle-même et que le système tombe tout seul... Au contraire il faut redoubler d'activisme politique et métapolitique pour faire entendre une voix dissidente et imposer dans le débat publique un modèle alternatif : celui du localisme.

 

Qu'est ce que le localisme ? Et bien c'est le contraire du mondialisme. Un journaliste français de gauche (pléonasme?) déclarait il y a peu, sur un ton de mépris, que le « localisme » c'était « le populisme appliqué à l'économie ». Et bien c'est un peu ça, c'est en effet un modèle économique au service du peuple et de la nation et non des intérêts financiers des actionnaires et des multinationales.

Le localisme consiste donc à privilégier ce qui est local, afin de favoriser la démocratie participative, la cohésion sociale et l'économie de proximité, donc l'emploi local et la préservation de l'environnement du fait d'une moindre empreinte écologique liée au transport de personnes et de marchandises.

Le principe qui la sous-tend est celui de la subsidiarité, c'est à dire que seul ce qui qui ne peut pas être fait à l'échelon local doit être recherché à l'échelon supérieur, régional, national, puis international. Les importations sont donc limitées strictement aux « choses » qui ne peuvent absolument pas être produites sur place, pour des raisons structurelles, géographiques ou climatiques par exemple. Ce principe a pour conséquence de rompre avec l'hyper-spécialisation, notamment en matière agricole, où la polyculture vivrière doit remplacer la monoculture intensive à visée commerciale et d'exportation.

L'augmentation des coûts de production et donc de vente liée à cette relocalisation des activités économiques doit être limitée et compensée par des mesures de protectionnisme économique et d'incitation fiscale. On peut ainsi imaginer une taxation (type TVA) indexée sur la distance de production du produit consommé. Plus le produit proposé a été fabriqué loin, plus la taxe est élevée (et inversement).

Ce localisme doit également, bien évidemment, être soutenu par la volonté et l'effort des populations qui devront comprendre l'augmentation du prix de certains produits. Cela induit de repenser nos modes de consommation dans l'optique de consommer moins, mais mieux. Cela induit une forme de « sobriété volontaire », débarrassée des gadgets et des achats inutiles voire toxiques, au profit d'un investissement plus important dans des produits utiles, locaux et sains. Sans ce changement de mentalité, sans cet effort individuel et collectif, il n'y aura pas de changement réel et significatif. C'est le consommateur qui doit imposer ses choix à la structure économique. Ca ne viendra pas d'ailleurs... Car non, il n'y aura jamais de tshirt « fabriqué en France » aussi peu cher qu'un tshirt « Made in Vietnam » fabriqué par des enfants-esclaves. Et, de la même façon, la tomate bio du maraîcher du coin coûtera toujours plus cher que celle importée de l'autre bout du monde ou de l'Eurrope, cultivée à grands coups de pesticides et de produits phytosanitaires dans des serres géantes chauffées au fioul, et, qui plus est, ramassée par des migrants clandestins.

Le localisme est donc une révolution économique, mais également morale, éthique et politique. Tous nos achats sont des actes politiques, à nous de les mettre à adéquation avec nos idéaux et nos espérances.

 

Xavier Eman

 

 

 

Voir les commentaires

Vivre

18 Avril 2020, 00:24am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

La pandémie du Covid-19 nous rappelle, avec une fracassante âpreté, que nous pouvons mourir demain, que c'est peut-être injuste mais que c'est comme ça. Ni plus ni moins que hier d'ailleurs, où nous pouvions glisser dans notre salle de bain ( 20 000 morts par an d'accidents domestiques...) ou périr d'une rupture d'anévrisme, sans cause, sans raison, sans « culpabilité» de qui que ce soit. La vie est ténue, fragile et éphémère. Elle ne vaut donc pas par sa longévité, incontrôlable, ni par l'espérance de se donner les moyens – aléatoires - de la prolonger au maximum, mais par son épaisseur, par sa nature, par sa densité, par son intensité, par son sens... Cela nous rappelle – et combien de façon impérieuse ! - qu'il ne faut pas reporter les projets, enterrer les vocations, repousser les combats, les marques d'affection, les preuves ou déclarations d'amour, qu'il ne faut faut pas « attendre le bon moment  pour », mais faire les choses, les dire, les expérimenter, les hurler, qu'il ne faut pas croire au rassurant confort ni à la protection de l'habitude, mais garder à l'esprit que tout est précaire, que tout se joue sur le fil... Il faut tout donner, ici et maintenant, car demain est un possible, pas une certitude... Il faut prier, chanter, aimer, s'enivrer, construire, se battre, rugir, mordre, griffer ou caresser dans l'instant qui nous est offert... Tous les calculs sont futiles et vains, puisque ce n'est pas nous qui décidons de l'addition. Nous ne sommes pas une accumulation d'années passées sur terre, nous sommes ce que nous créons, ce que nous transmettons, ce que nous ressentons, ce que nous construisons, ce que nous produisons, ce que nous incarnons...

Que vaut une vie « confinée » ? Elle n'est plus que survie. Contre le confinement : l'explosion ! L'explosion des sens, des idées, des envies, des risques, des luxures, des excès, des choix, des affirmations, des refus, des violences, des espérances et des brasiers !

Quitte a à perdre sa vie, autant avoir vécu.

Voir les commentaires

L'économie légionnaire

7 Avril 2020, 21:10pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Nouvelle émission de "Radio Paris Vox" sur Méridien Zéro

 

 

Voir les commentaires

Eloge de Patrick W.

6 Avril 2020, 23:49pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

En ces temps sanitairement incertains, il n'est pas bon de reporter l'expression de ses sentiments amicaux, reconnaissants ou admiratifs... J'ai toujours pensé – et je crois m'être un peu employé à incarner cette idée – qu'il était important de ne pas attendre les enterrements et les tombeaux pour exprimer ses inclinaisons, ses affections, ses affinités, tout autant que ses détestations, ses haines et ses dégoûts. Il faut affirmer sa pensée à l'heure où ceux à qui elle est destinée, amis ou ennemis, sont encore là pour l' entendre. Les crachats sur les tombes n'ont pas plus d'utilité que les pluies de roses.

La pudeur des hommes les empêchent souvent de se dire les choses, qu'ils puissent au moins les écrire.

Je connais un homme qui tous les matins, à 6 heures, – en fait, il est vrai, deux matins sur quatre – enfile ses gants et son bleu de travail pour accomplir des tâches manuels et utilitaires. Durant sa journée de labeur, il fréquente des gens qui n'ont pas tous lu Chateaubriand, qui parlent fort et se tapent sur les côtes. Il boit des verres avec eux, s'amusent de leurs gauloiseries, en rajoute à son tour. Il est l'un d'entre eux. Il est aussi, par ailleurs, le créateur et l'animateur de ce qui est sans doute la meilleure, la plus riche et plus originale, revue littéraire française. Il ne fait partie d'aucune coterie, n'appartient à aucun salon, n'est invité nulle part, reconnu encore moins... Il n'écume ni le Café de Flore ni la Closerie des Lilas... Mais depuis des années, avec opiniâtreté et abnégation, il s'évertue à défendre farouchement la mémoire des grands noms de notre patrimoine littéraire et à en faire découvrir les jeunes pousses prometteuses... Sans jamais rien oublier, rien renier, de ce qu'il est, de ce en quoi il croit, de l'amour de son pays Messin à son admiration pour Jean-Marie Le Pen, avec l'ouverture d'esprit de ceux qui, justement, sont suffisamment solides sur leurs fondamentaux pour s'aventurer dans des terres inconnues... Son parcours n'est pas simplement incongru, il est improbable. C'est un être adorable et irritant, devenant autiste passé un certain degré d'alcool, un rêveur raisonnable, un pragmatique excessif, le meilleur des hôtes et le plus pénible des camarades à raccompagner tardivement d'un bar, persuadé qu'il est que son « destin » l'autorise à toutes les excentricités et toutes les provocations... C'est mon ami, et j'en suis drôlement fier.

Voir les commentaires

Fasciste?

5 Avril 2020, 16:53pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Pour répondre à la question lancée ici « Comment suis-je devenu fasciste », pour ma part, je ne l'ai jamais été... J'ai souhaité l'être, j'ai aspiré à l'être, espéré l'être, mais je ne l'ai jamais été. Si je l'avais été, je n'aurai pas supporté l'ignominie de cette époque, de cette société, je n'aurais pas accepté ces humiliations quotidiennes, cette médiocrité, cette laideur. Si je l'avais été, j'aurais sacrifié ma vie à cet idéal, j'aurai renoncé à tous les conforts, à toutes les facilités, pour essayer de me montrer digne de tous ceux qui ont soufferts et sont morts en son nom. Trop grande pour moi, trop digne pour n'être qu'un déguisement, je laisse la chemise noire à ceux qui l'ont maculée de leur sang.
Trop bien nourri, trop fatigué et trop lâche, je ne suis qu'un romantique reconnaissant, un mauvais fils admiratif, qui peut au moins travailler à ce qu'on ne crache pas trop sur ses glorieux anciens. C'est une tâche qui n'est pas inutile ni dérisoire. 
Mais suis-je fasciste ? Non. Seuls mes rêves le sont. 

Voir les commentaires

Radio Paris Vox

1 Avril 2020, 14:16pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Sur Méridien Zéro, l'émission des confinés qui ne veulent pas devenir des cons finis. (Copyright Almanach Vermot)

 

 

Voir les commentaires

Souvenirs d'enfance

21 Mars 2020, 22:44pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Je ne sais pas si j'ai beaucoup de souvenirs d'enfance... Pas mal de reconstructions, de récits extérieurs intégrés comme des images vécues, d'effacements, d'inventions, de distorsions... C'est le charme béni de la mémoire, elle sélectionne, elle trie, elle enjolive, elle refoule, bref elle « discrimine », ce mot maudit et pourtant si vital. Ce mot qui permet de se construire un petit panthéon d'enfance, qui n'a peut-être pas grand chose à voir avec la réalité mais qui constitue une fragile réserve de nostalgie et de bonheur dans laquelle on peut puiser – avec précaution – face aux difficultés et aux blessures du quotidien. C'est d'ailleurs pourquoi je n'ai jamais compris ces masochistes acharnés à faire ressurgir du passé – à grands coups « d'analyses » et de « psys » aussi névrosés que hors de prix - les ombres menaçantes, les salissures et les humiliations que la mémoire avait sagement enfoui dans les tréfonds de notre cerveau. Il n'y a pas de possibilité de bonheur, d'existence vigoureuse et libre sans capacité d'oubli. C'est ce que nous dit Nietzsche dans son aphorisme systématiquement cité et utilisé à contre-sens : « L'homme de l'avenir est celui qui aura la plus longue mémoire ». Mais « l'homme de l'avenir », c'est ici le « dernier homme », « l'homme du ressentiment » à qui appartient l'avenir immédiat (la modernité), l'homme tellement entravé par le poids d'une mémoire hypertrophiée qu'il ne peut plus accueillir la véritable nouveauté ni saisir le présent. Savoir d'où l'on vient, être riche d'un héritage, ce n'est pas tout conserver, se souvenir de tout, mais intégrer l'essentiel, choisir le meilleur. Ainsi l'enfance - sauf drame ou tragédie particulièrement grave et sordide – doit rester une image d'Epinal, un concentré d'idéal, un pieu et joyeux demi-mensonge...

Souvenons-nous donc des rires et des jeux, des balades en forêts, des matchs de basket ou de football, des gâteaux de la grand-mère qui en faisait ou n'en faisait pas, des médailles du grand-père qui en a eu ou pas, des petites filles toujours blondes et jolies, des feux de camps scouts qu'on a embrasé ou simplement contemplé dans les pages d'un « Prince Eric », des baisers volés ou rêvés, du rire des copains, des bagarres de cours de récré, des grandes guerres menées contre les fourmis, des barques branlantes sur des ruisseaux presque asséchés, des promesses et des serments sous la voûte étoilée...

Oublions les sanglots sous les draps, les cris des parents, les punitions, les coups injustement reçus, les mauvaises notes, la cruauté du groupe dont on était exclu, le dédain d'Aurélie en classe de CM1, la gêne se son corps, les petites trahisons alors immenses à l'aune de nos vies, la découverte de la laideur, les premières désillusions et les premières souffrances...

Nous avons tous eu de belles enfances puisqu'elles ont fait de nous ce que nous sommes, des hommes fiers et heureux malgré tout, amoureux de leur terre et de leur communauté, voulant vivre et combattre pour des valeurs collectives qui les dépassent.

Voir les commentaires

Ode au pays

18 Mars 2020, 18:18pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Mon pays, il était tout petit. Autant que je me souvienne, il ressemblait à une lourde maison de pierres grises, couverte de lierre, jouxtée d'un petit jardin où ma tente d'indien était bercée par un massif de roses et les branches épuisées du saule pleureur du voisin. Mon pays avait alors deux frontières, les bras doux et chauds de ma mère et le visage un peu sévère de mon père.

Puis mon pays s'est agrandit, il embrassait une grande cour de bitume et une salle de classe tapissée de dessins colorés. Il avait le visage d'une petite fille avec de longues tresses blondes, qui n'aimait pas qu'on la pince, et d'un instituteur barbu, qui n'aimait pas qu'on dépasse les lignes du cahier.

Ensuite mon pays s'est élargi encore, il a pris la forme de livres, d'idées, de films, d'histoires, de récits, de leçons et d'images.... Mon pays est sorti de la bouche d'un professeur de français évoquant Stendhal presque les larmes aux yeux, du geste d'un garçon de café me servant mon premier verre de vin, de la main d'une quasi-inconnue glissée dans la mienne dans l'obscurité d'une salle de cinéma...

Alors mon pays est devenu bohème et turbulent, il ressemblât à des cafés, des concerts, des manifestations, des ivresses, des diatribes, des révolutions rêvées et des batailles perdues...

Enfin mon pays devint sombre et menacé, envahi, agressé, insulté, trompé et trahi de toutes parts. Mon pays, fatigué, tournait au cauchemar.

C'est alors qu'au cœur de ce pays j'en découvrais un nouveau, plus petit, plus improbable, mais porteur d'espérance. Ce pays s'appelait communauté, ses membres camarades. De mon ancien pays, il était le garant mais aussi l'avant-garde.

Ainsi mon pays est à la fois minuscule et immense, tragique et magnifique, fragile et orgueilleux, mon pays c'est la France.

Voir les commentaires

Ne pas mourir pour rien

16 Mars 2020, 20:50pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Que naissent au moins de cette crise folle, de ce « confinement » impensable, de ce gâchis, de cette gabegie politique, le renforcement de nos certitudes, la consolidation de notre croyance, désormais inaltérable, non seulement dans la justesse mais dans le caractère impérieux, vital, de ce qui n'a jamais autant mérité le nom de « notre combat » ! Sans aucune grandiloquence, juste en tirant la leçon des faits. Pour que les morts inutiles n'en soient pas pour autant vaines. Oui les frontières protègent, oui le « Village global » n'est qu'un vaste mouroir, oui les marchés financiers sont des mafias, oui la destruction des services publics est un crime contre le peuple... Mais que naissent aussi de ce temps de repli, de réclusion, de parenthèse potentiellement tragique, de nouvelles idées, de nouveaux paradigmes, de nouveaux chants, de nouveaux poèmes, de nouveaux hymnes, de nouveaux rapports humains, de nouvelles priorités, qu'un foisonnement créatif, productif, militant, révolutionnaire, réponde à l'état de siège qui nous est imposé. Cet « imprévu dans l'histoire » - qui confirme toutes nos analyses, valide tous nos constats - que la folie du système a suscité, ne doit pas - ne peut pas -rester qu'un énième accident sur la route criminelle du libéralisme mondialisé. On le voit, il n'y a pas d'issue dans la fuite individualiste, il n'y a pas d'espérance dans l'évasion personnelle, dans l'égoïsme et l'aveuglement du court-termisme. Ils n'y a de solutions que collectives et communautaires. Des solutions à inventer, à penser, à construire, à incarner. Nous ne mourrons pas de leur folie, de leur inconscience, de leur délire matérialiste, de leurs fausses utopies qui ne sont que des calculs financiers, nous ne mourrons que de notre passivité face à ceux-ci. Et si nous acceptons la mort, nous ne la tolérons qu'après avoir tout donné pour notre peuple, pour notre culture, pour notre civilisation, pour nos amours, pour nos enfants ou ceux de nos frères, et pour l'image que nous voulons emporter de nous-mêmes.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 > >>