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A moy que chault!

Ne plus sortir

6 Décembre 2014, 17:38pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Même le soleil avait trahi. En rayonnant ainsi, il insultait un peu plus le spleen convenu et ridicule dans lequel François se complaisait en marchant les mains dans les poches au hasard des rues de cette banlieue qui, elles n'ont plus, n'avaient même pas le bon goût d'être vraiment sordides. Il y avait des enfants aux joues piquées par le froid malgré l'emmitoufflage parental qui courraient en riant sur le trottoir, des décorations de Noël d'un mauvais goût tranquille et assumé, des grosses bonnes femmes portant de lourds sacs de commission et pérorant entre elles. Il y avait de la vie. Cela sentait d'évidence le complot. Même la température ambiante, qui gelait les larmes naissantes aux commissures des paupières, se montrait complice. Les conditions d'une bonne et franche tristesse n'étant pas réunies, mieux valait retourner se coucher.

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Putain, j'en ai écris des conneries...

6 Décembre 2014, 17:18pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

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Néophyte

6 Décembre 2014, 13:21pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

  • « Bonjour Monsieur le dealer. »

  • « Quoi ? T'es qui toi bâtard, comment tu me parles ? »

  • « Je souhaiterai acquérir l'une des substances illicites dont vous faites le commerce... »

  • « Non mais t'es taré ou quoi ? Dégage ! »

  • « Si je puis me permettre, votre attitude agressive et belliqueuse ne me semble pas de très bon aloi. Sur un plan marketing j'entends. Je désire me lancer dans la toxicomanie et vous devriez au contraire encourager cette appétence dans le but de fidéliser à terme un nouveau client... »

  • « Et si j'enculais plutôt ta sœur ? »

  • « Je ne crois pas qu'elle soit adepte de sexe anal. Mais il est vrai qu'en ce domaine, il ne faut jamais préjuger de rien. »

  • « Bon, allez, bouge ou je te défonce la gueule. »

  • « D'accord, vous me contraignez donc à aller prendre langue avec la concurrence. »

  • « C'est ça, va sucer tes morts. »'

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Top ten des phrase à placer dans les soirées littéraires à la con

5 Décembre 2014, 23:00pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

  • « Contrairement à ce que beaucoup pensent, Proust est en réalité un écrivain extrêmement drôle et comique.. »

  • « Souvent, ceux qui aiment Dostoviesky n'apprécient pas Tolstoï... »

  • « L'écriture, quelque part, c'est une nécessité... »

  • « Céline est un bloc. Malgré l'horreur, on ne peut faire abstraction des pamphlets. »

  • «Il faut sortir de l'autofiction, renouer avec le récit... »

  • « Beaucoup de gens pensent que la littérature contemporaine, c'est les cocktails, la cocaïne, les fêtes, la superficialité.. mais avant tout, c'est beaucoup de souffrance... »

  • « Plus personne n'écrit comme Chateaubriand, heureusement ! »

  • « J'adore Bukowsky, son côté no limit, tu vois, en rupture, sans concession... le mec bourré chez Pivot, trop fort, trop punk quelque part... »

  • « Des fois, ce que j'écris me fait peur. »

  • « Rien ne remplacera la légèreté tragique des Hussards... »

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Noël? Connais pas.

5 Décembre 2014, 22:22pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Dans un pays où Noël n'est plus qu'une grande course à la bouffe et à la débauche matérialiste, l'hypocrite présence ou non de quelques crèches dans des lieux ou édifices publics m'est totalement indifférente. Au contraire, bas les masques, admettons ce que nous sommes devenus... Primes de fin d'année, vacances au ski, champagne, foie gras, bons d'achat... Tout le monde s'en branle du petit Jésus. On n'a pas attendu les muzz ni le néo- laïcisme pour faire crever Noël. Mettons un IPhone 6 dans un berceau de paille, entourée d'une pouffe en Ray-ban et diamants et d'un mec en train de gerber sa picole, on sera plus crédible.

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Se perdre

30 Novembre 2014, 00:53am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

De taciturne, François était passé à franchement sombre, de nerveux à constamment agacé, de susceptible à violemment irritable et de peu amène à totalement asocial. La faute à des nuits trop courtes hantées par une faute non commise mais déjà culpabilisante. L'image de cette femme que la raison et le bon sens ne parvenaient pas à chasser de son esprit fatigué et honteux. Comment ce désir coupable, impossible et imbécile, avait-il pu naître et aussi tyranniquement grandir ? De bonne foi ,il avait cherché à le repousser, à l'éradiquer, à se moquer lui-même de son propre ridicule... Jamais il n'aurait envisagé une telle aberration. Mais tout ce que sa volonté écartait avec dédain et même courroux revenait à l'assaut dès qu'il fermait les yeux. Elle était là. Sa peau ambrée, ses lèvres ourlées, ses longues mains et la rieuse tristesse de son regard envahissaient son esprit et martyrisaient ses sens.

Il ne pouvait désormais plus s'endormir sans imaginer son corps nu frémissant sous d'indécentes caresses. Il ressentait l'envie violente de la posséder, de l'embrasser, de lécher sa peau, sans autre perspective, sans autre projet, sans autre ambition que de mêler son corps au sien. Une flamme brûlante et absurde qui creusait chaque jour un peu plus l'abîme de son malheur puisqu'elle s'était portée, malgré ses efforts pour la diriger vers d'autres cibles, sur un objet inatteignable et interdit. Etait-ce là une forme de masochisme, une appétence morbide pour l'échec ? Egaré, il ne se comprenait plus, se détestait davantage, et en venait à se demander s'il était amoureux ou s'il devait simplement entamer une cure de bromure.

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Un prélude à l'enfer

30 Novembre 2014, 00:37am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Passant aux abords de la Porte de Clignancourt et de son « marché aux puces » à mi chemin entre Bamako et Blade Runner, j'aimerai beaucoup que l'une de ces salopes de bobos bien pensants m'explique en quoi cet étalage de misère crépusculaire est un « enrichissement mutuel », une « chance » et une « opportunité » pour qui que ce soit. Des nègres à quatre pattes vendant des demies paires de chaussures, des bouts de ferraille et des souvenirs de lampes repêchés dans les poubelles des bourgeois, tentant d'extorquer deux ou trois sous à d'autres puent-la-sueur entassant leurs précieuses acquisitions dans des sacs Tati... c'est quoi exactement l'idée, le concept, le projet ? La prolifération d'un lumpen prolétariat déraciné pourrissant le quotidien et l'environnement d'une population autochtone en voie de précarisation ? La création des conditions d'un chaos civil et d'une guerre entre pauvres assurant la prorogation du règne des nantis accapareurs qui chantent les louanges de ce crime contre les identités et les peuples ?

Mais non, encore une fois, c'est moi qui n'ai rien compris. Si les immigrés et les clandos sont contraints de vivre comme des crevards, armée d'ombres aussi pathétiques qu'inquiétantes, c'est à cause du racisme et de la xénophobie de la société française, sans cela ils seraient tous ingénieurs en astrophysique, professeurs de lettres ou banquiers vivant dans de confortable lofts du 17e arrondissement.

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Ump hardcore

30 Novembre 2014, 00:29am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

  • « Tiens, tiens, prends ça, dis-le que t'es une salope de socialiste... »

  • « Oh oui, Enguerrand, je suis une petite pute collectiviste... »

  • « T'as voté Hollande hein cochonne ? T'aimes ça l'avoir dans le cul ! »

  • « Oh oui, oui, baise-moi comme une syndicaliste CGT ! »

  • « Tu la sens la Réaction, tu la sens la France éternelle ? »

  • « Ouiiiiiiiiii, bourre-moi les 35 heures ! »

  • « Je vais te rougir tes fesses de communiste ! »

  • « Vas-y, fais ton Pierre Gattaz, mets-la moi profond ! »

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Vanité

28 Novembre 2014, 22:58pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Nous avions conservé nos pleurs tels des trésors

Pensant un jour ou l'autre pouvoir les monnayer.

Nos larmes égoïstes comme autant de pièces d'or

Retenues dans le coffre de nos âmes torturées.

.

Riches de fausses souffrances et bouffis de regrets

Méprisant la misère des gens semblant heureux

Derrière nos pâles grimaces de gargouilles trop fardées

La glaçante sécheresse des cœurs présomptueux.

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Comme un goût amer dans la bouche

28 Novembre 2014, 22:24pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Il y a peu de choses plus désagréables que le fait qu'un ami puisse avoir de l'estime ou de l'empathie pour quelqu'un que soi-même on méprise ou l'on déteste.

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