Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
A moy que chault!

Relire Albert Cohen

12 Décembre 2015, 19:07pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

La Cop 21, c'est la Société des Nations "interdisant la guerre" à quelques mois de la seconde conflagration mondiale... Les vœux pieux et la méthode coué du "concert des nations" face à la réalité du monde... Les palinodies de salons et les facéties médiatiques face aux appétits insatiables et mortifères du capitalisme

Voir les commentaires

Cop 21

12 Décembre 2015, 18:28pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Les grands de ce monde ont décidé que désormais ils feraient moins chaud. Tout le monde en a l’air bien content. Moi aussi d’ailleurs, sauver la planète, je trouve ça cool. Méga sympa même. Il ne reste plus qu’à espérer qu’ils soient plus efficaces pour maîtriser les aléas du climat, contrôler les appétits des multinationiales, appliquer rigoureusement des normes industrielles en Chine comme au Burkina Faso, que pour éradiquer quelques milliers de tarés islamistes en claquettes faisant des rodéos en 4x4 dans le désert. En tout cas je suppose que la première mesure effective de cet « accord historique » consiste en l’annulation du Mondial de Football au Qatar en 2022, ces stades climatisés sous 45 degrés, ces populations transhumées pour servir de main d’œuvre , ces kilomètres de bitume à usage unique … Ha, on me dit dans l’oreillette que cela n’a rien à voir…

Voir les commentaires

Au nom d'une abstraction...

11 Décembre 2015, 21:16pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

« Tôt ou tard, quelqu’un fouillera dans les fichiers, reconstituera nos modes de vie, et restera stupéfait. Alors qu’ils connaissent une telle abondance matérielle, alors qu’il leur suffisait de si peu de travail pour disposer de tout le nécessaire, ils continuaient à s’acharner, à produire, à détruire leur cadre de vie et à dévorer le temps de leur vie ! Ils confondaient économie et raison de vivre, croissance et civilisation ! Ils ont fait jouer le grand orchestre du désir infini, de la mobilisation sans trêve, et de la croissance sans répit, jusqu’à détruire les conditions même de leur existence ! Ils ont sacrifié à la déesse économie l’eau de leurs sources et de leurs rivières, les poissons de la mer et des lacs, les fleurs et les fruits de leurs champs et de leurs forêts, les animaux des jungles, des brousses et des savanes ; au nom d’une abstraction, la croissance, ils ont détruit tout ce qui faisait la vie des femmes et des hommes de leur terre, de leur rivage et de leur famille. Des thèses, des mémoires, seront consacrés à cette étrange fascination pour le travail, pour la production, pour le chiffrage, pour une accumulation sans objet. Et sans doute la conclusion viendra-t-elle d’elle-même ; tout ce qui, avant eux, était consacré à l’au-delà, à l’espoir céleste ou terrestre d’une vie meilleure, tout ce qui après eux sera consacré à bien vivre, et même, à exceller dans l’art de vivre, eux l’investissaient dans un culte sans raison et sans Dieu, par reproduction machinale des gestes de la foi, sans la foi, et des rites de l’espoir, sans l’espoir. »

Hervé Juvin, « Le mur de l’ouest n’est pas tombé », Editions Pierre-Guillaume de Roux.

Voir les commentaires

Voter FN, sans hésitation ni illusion…

11 Décembre 2015, 17:18pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Alors que le système ne cesse de dénoncer et conspuer le fantasmatique « fascisme » du FN, ses vélléités autoritaires, son prétendu racialisme sous-jacent, son odieux « anti-libéralisme » économique et sociétal, nous nous trouvons dans la situation ambivalente et schizophrène où nombre de nationalistes, de radicaux, de tercéristes, de solidaritstes s’apprêtent justement à ne pas voter pour lui parce qu’ils savent – à raison – que le FN n’est absolument rien de tout cela… Il s’agirait alors de jauger le FN au regard d’un programme révolutionnaire qu’il n’a jamais prétendu incarner, amis comme ennemis lui prêtant des intentions et des ambitions qu’il n’a jamais eues, les uns l’accusant de les cacher, les autres de ne pas les assumer. Dans tous les cas, le FN serait coupable de ne pas correspondre aux divers fantasmes de chacun. Le FN est un parti électoraliste, républicain, populiste et patriote. C’est bien peu, sans doute, mais c’est également beaucoup par rapport à l’offre autorisée. Et c’est bien là que se situe la vraie question : faire croître ou non la marge la plus extrême autorisée par le système ? Faire enfler ou non la soupape qui a au moins le mérite d’un jour pouvoir péter ? Des électeurs frustrés peuvent se rebeller, des abstentionnistes jamais. Nous savons bien que le vote est inutile, sinon nous ferions autre chose depuis bien longtemps. Mais le vote FN l’est un peu moins que les autres. Le mot « France » résonne-t-il et trouve-t-il un écho différent dans le cœur et l’âme des candidats portant l’étiquette FN que chez tous les autres prétendants de la ploutocratie dite « républicaine », évidemment et indéniablement – à quelques exceptions près sans doute…- : oui, et sans commune mesure ! Qu’ils aient ou non les moyens de cette aspiration, de ce « ressenti », peu importe finalement, puisque le jeu politicien n’est pas le lieu de l’idéal mais du possible, du moindre mal, de l’éventualité d’un hypothétique « mieux ». Et ce « mieux », s’il n’est pas aussi radical, aussi flamboyant, aussi révolutionnaire, aussi passionné et grandiose que nous l’espérons, du moins n’existe-il – même de façon résiduelle – que sous l’étiquette du flambeau tricolore. Le FN ou le néant de la « mêmeté », du non-changement, du conservatisme mortifère. Sans le FN, pas de possibles troubles ou changements, dans quel que sens que soit. Pour le pire ou le meilleur, le vote FN est stimuli dans un corps social subclaquant, un coup de grisou au sein d’une post modernité en coma avancé à force d’auto-satisfaction morale. Avec le FN, il ne se passera peut-être pas grand-chose, avec les autres, il ne se passera certainement rien. Ceux qui savent que le combat politique ne commence ni ne finit avec élections doivent voter Front National comme un soldat souhaite la promotion de l’officier qui lui tirera moins sûrement et impitoyablement dans le dos, comme un ouvrier promeut le représentant syndical le moins corrompu… Sans illusion, sans enthousiasme même, mais aussi sans honte ni tergiversation. Comme une nécessité hygiénique, sanitaire. Pour les moins salauds, les moins vendus, les moins tarés. En attendant de se remettre au travail pour les vraies choses sérieuses, qui ne consistent pas à boire des bières en refaisant le monde mais à travailler à l’établissement d’une véritable contre-culture et d’une effective contre-société. Zentropa Voter FN, sans hésitation ni illusion… Alors que le système ne cesse de dénoncer et conspuer le fantasmatique « fascisme » du FN, ses vélléités autoritaires, son prétendu racialisme sous-jacent, son odieux « anti-libéralisme » économique et sociétal, nous nous trouvons dans la situation ambivalente et schizophrène où nombre de nationalistes, de radicaux, de tercéristes, de solidaritstes s’apprêtent justement à ne pas voter pour lui parce qu’ils savent – à raison – que le FN n’est absolument rien de tout cela… Il s’agirait alors de jauger le FN au regard d’un programme révolutionnaire qu’il n’a jamais prétendu incarner, amis comme ennemis lui prêtant des intentions et des ambitions qu’il n’a jamais eues, les uns l’accusant de les cacher, les autres de ne pas les assumer. Dans tous les cas, le FN serait coupable de ne pas correspondre aux divers fantasmes de chacun. Le FN est un parti électoraliste, républicain, populiste et patriote. C’est bien peu, sans doute, mais c’est également beaucoup par rapport à l’offre autorisée. Et c’est bien là que se situe la vraie question : faire croître ou non la marge la plus extrême autorisée par le système ? Faire enfler ou non la soupape qui a au moins le mérite d’un jour pouvoir péter ? Des électeurs frustrés peuvent se rebeller, des abstentionnistes jamais. Nous savons bien que le vote est inutile, sinon nous ferions autre chose depuis bien longtemps. Mais le vote FN l’est un peu moins que les autres. Le mot « France » résonne-t-il et trouve-t-il un écho différent dans le cœur et l’âme des candidats portant l’étiquette FN que chez tous les autres prétendants de la ploutocratie dite « républicaine », évidemment et indéniablement – à quelques exceptions près sans doute…- : oui, et sans commune mesure ! Qu’ils aient ou non les moyens de cette aspiration, de ce « ressenti », peu importe finalement, puisque le jeu politicien n’est pas le lieu de l’idéal mais du possible, du moindre mal, de l’éventualité d’un hypothétique « mieux ». Et ce « mieux », s’il n’est pas aussi radical, aussi flamboyant, aussi révolutionnaire, aussi passionné et grandiose que nous l’espérons, du moins n’existe-il – même de façon résiduelle – que sous l’étiquette du flambeau tricolore. Le FN ou le néant de la « mêmeté », du non-changement, du conservatisme mortifère. Sans le FN, pas de possibles troubles ou changements, dans quel que sens que soit. Pour le pire ou le meilleur, le vote FN est stimuli dans un corps social subclaquant, un coup de grisou au sein d’une post modernité en coma avancé à force d’auto-satisfaction morale. Avec le FN, il ne se passera peut-être pas grand-chose, avec les autres, il ne se passera certainement rien. Ceux qui savent que le combat politique ne commence ni ne finit avec élections doivent voter Front National comme un soldat souhaite la promotion de l’officier qui lui tirera moins sûrement et impitoyablement dans le dos, comme un ouvrier promeut le représentant syndical le moins corrompu… Sans illusion, sans enthousiasme même, mais aussi sans honte ni tergiversation. Comme une nécessité hygiénique, sanitaire. Pour les moins salauds, les moins vendus, les moins tarés. En attendant de se remettre au travail pour les vraies choses sérieuses, qui ne consistent pas à boire des bières en refaisant le monde mais à travailler à l’établissement d’une véritable contre-culture et d’une effective contre-société.

Zentropa

Voter FN, sans hésitation ni illusion…

Voir les commentaires

Saint Nicolas

10 Décembre 2015, 20:34pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Les voilà revenus les luminaires clignotants couverts de faux givre vous indiquant qu’il est temps le faire la fête. Marcher dans la rue sous leur impératif appel et chercher du regard, parmi la litanie des ampoules, celle déjà grillée qui rompt un peu l’implacable diktat. Le contraste avec le clochard roulé en boule dans son entrée d’immeuble est trop convenu, trop facile. Il doit être content au contraire, lui… davantage de lumière, de chaleur, des gens rendus plus généreux par la mauvaise conscience de leurs sacs de courses remplies jusqu’à la gueule… Plutôt une bonne période en somme.

Fête ni vulgaire ni indécente, juste implacable. Pas d’enfants à faire rêver dans l’illusion d’un Père Noël non coca-coalisé, pas de sapin familial, pas de conventions à moquer discrètement, pas de grande table décorée… Avoir loupé toutes les nécessaires étapes qui mènent à cela, pour d’orgueilleuses raisons ou de piteuses circonstances dont on peine désormais à même se souvenir. La vanité se paie d’une overdose de solitude, mais elle ne se guérit pas.

Les gens se suicident à Noël parce qu’ils espèrent ressusciter en gloire. Mais ils se bornent à crever de misère, encore exaltés par l’imbécile et cruel espoir que leur décès touchera quelqu’un, alors qu’ils seront plus vite oubliés qu’une vedette de télé réalité. Il faut mourir pour soi. Pas pour punir des gens qui n’y sont, globalement, pour rien. Et qui se foutent de tout ça, comme du reste.

Voir les commentaires

Mystère

10 Décembre 2015, 16:40pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

A mon grand embarras, Dominique de Roux m’est toujours tombé des mains. Mais tant d’amis, de brillants camarades, bien plus légitimes que moi à jauger les magnificences de l’âme et du style, m’en en ont tellement loué les mérites, l’implacable génie, que je m’y étais résigné, acceptant d’être un piètre lecteur, un semi-aveugle. Mais je reçois aujourd’hui la réédition de « La France de Jean Yann » et malgré tous mes élans de bonne volonté, tous mes efforts d’humilité, tout ma bonne volonté, je ne parviens à naviguer qu’entre incompréhension et consternation... « Vrai, une certaine dissolution. Autre chose. Et l’infidélité par désespoir. Immédiatement tout. Demain trop tard. » On dirait du Sollers… Alors je renonce, honteusement bien sûr - car c’est certainement preuve que je suis bien trop con - mais je renonce.

Voir les commentaires

Le socle

6 Décembre 2015, 01:21am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Beaucoup de choses auxquelles je croyais se sont effondrées, les moqueurs, les persifleurs et les cyniques ont souvent eu raison. Pourtant je ne regrette rien, non pas par bravade, orgueil ou refus du réel mais parce que j’ai rencontré des hommes, deux ou trois, qu’ils ne connaîtront jamais, ressenti des choses qu’ils ne percevront jamais, humer des parfums qu’ils ne peuvent même pas imaginer. J’ai côtoyé, comme eux, la bassesse, la facilité, la lâcheté, la laideur, mais j’ai aussi croisé, contrairement à eux, le dévouement, le courage, la poésie, la grandeur, la folie… Ce n’est pas la voie que j’ai choisi qui était mauvaise, c’est moi qui n’ai pas été à la hauteur de celle-ci. Mais de l’avoir foulée, d’en avoir ressenti la vigueur et la force, d’avoir été blessé par les ronces qui l’encombrent, d’en avoir aperçu la pente vertigineuse, est un trésor d’une toute autre nature que leurs PEL et leurs points retraite…

Il me peut m’arriver d’être profondément triste, amer ou accablé, mais jamais de douter de cet idéal qui n’est pas une utopie mais un projet, une construction possible pour un avenir moins misérable. J’ai vécu, et je vivrais, jusqu’à mon dernier souffle, à l’humble niveau de mes capacités et de mes talents, pour cette aube immense et rouge à laquelle tant ont sacrifié beaucoup plus que je ne le pourrais jamais. Je crois au fascisme comme ultime dignité de l’homme face à la marchandisation du monde, comme sursaut de collectif contre l’atomisation individualiste, comme seule alternative au cauchemar capitaliste, comme dernier vestige d’héroïsme, comme seule possibilité de justice sociale, comme résilience du communautaire et de l’enraciné, comme unique défense du différencié…

Mon cœur est pur de haine et ressentiment. J’attends mes ennemis et mes juges avec sérénité. Et à vrai dire, je les emmerde. Eux me le rendent bien d’ailleurs, qui méprisent et glaviotent. Ma vie est toute petite, certes, mais je ne l’aurais pas passée à ricaner.

Voir les commentaires

Les autres

5 Décembre 2015, 22:36pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Bien au-delà du spectacle histrionnesque des prétendus « antifascistes » ou des ultimes soubresauts des gargouilles robespierro-laïcardes, il est plus beaucoup plus terrible d’observer un couple de jeunes gens « bien nés », éduqués, diplômés, honnêtement intelligents, plutôt sympathiques, qui n’en ont strictement rien à branler de rien, se foutent d’à peu près tout si ce n’est leur carrière et leurs projets de vacances, ne connaissent absolument rien en dehors de leur matière « d’étude » et sont forts heureux et satisfaits de cela. Ce sont les futures « élites bourgeoises » et elles n’ont aucune idée à peu près solide de l’histoire de France, encore moins de celle du Monde, sont d’une naïveté béate confondante et échangeraient sans hésiter une seule seconde leur passeport contre une Green card américaine. Pour eux vous n’êtes pas seulement un vestige mais également un triste sire qui « voit tout en noir » et « ramène tout au politique », un névrosé mal à l’aise dans le monde tel qu’il est et qui veut de ce fait en dégouter les autres. Ni hostiles ni agressifs, simplement indifférents et dubitatifs, ils ne voient pas ce qui va si mal et savent que, de toute façon, « même si c’était vrai », on n’y pourrait rien… Ils sont horriblement prosaïques, absolument matérialistes, farouchement fatalistes. Ils seraient Bantous qu’ils vous seraient moins étrangers… Ils vous voient à l’hospice ou à l’asile. Vous les apercevez à peine, car ils sont évanescents. Mais ils sont cent mille et vous êtes seul. Ou deux, parfois.

Voir les commentaires

Les gueux à la niche!

1 Décembre 2015, 18:37pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Affichage surréaliste sur les panneaux d’information du périphérique parisien : « Cop 21 : évitez de circuler. »

Message doublement délirant et absurde puisque, d’une part, pour le lire, il est nécessaire d’être déjà en train de circuler et, d’autre part, parce qu’il induit le fait que les gens ont le loisir et la possibilité de choisir de circuler ou non, qu’ils peuvent décider de ne pas se rendre au travail ou à l’école pour y déposer ou chercher leurs enfants. Totale déconnection d’avec le réel déjà illustrée par les propos de la grande bécasse Royal invitant « ceux qui sont obligés d’aller travailler » à privilégier les transports en communs. « Ceux qui sont obligés d’aller travailler » ! Mais ma cocotte, à part toi et tes petits copains, satrapes parasitaires, fonctionnaires de la péroraison et de l’inutile, c’est tout le monde qui est « obligé d’aller travailler », tous les jours, 5 jours par semaine, qu’il y ait un sommet à la con entre oligarques planétaires ou pas.

« Ils ont des difficultés de circulation ? Qu’ils posent donc une RTT ! ». Bécassine se mue en Marie-Antoinette de sous-préfecture pour dégoiser sa méconnaissance totale de la réalité du monde du travail et son évident mépris pour des ploucs pleurnichards qui osent émettre des critiques d’ordre bassement prosaïque face au gigantesque et merveilleux barnum à paillettes du Bourget et sa glorieuse mission écologisto-mondialiste !

Voir les commentaires

<< < 1 2