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A moy que chault!

Chanson

24 Novembre 2014, 22:44pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Des kikis, des kikis

Tu en as vu, tu en as pris

Bien plus que ta pauvre maman

Limitée à deux ou trois glands

Toi tu es une femme libérée,

Libre de bien se faire bourrer

En tous temps et en tous lieux

Par moult et moult de ces messieurs

Si tu aimes vraiment tant cela

Moi, franchement, ça me va,

Mais ne vient pas alors chialer

Une fois la trentaine bien tassée

Quand tu ne survis plus que par ton psy

Et tes soirées en boîtes de nuit.

Ces heures où tu te défonces la tête

En feignant de croire que c'est la fête

A la recherche d'un chevalier

Egaré dans ton milieu de paumés

Un mec qui jamais ne voudra

Une serpillière telle que toi.

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La, la, la

24 Novembre 2014, 01:15am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

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Vivre

24 Novembre 2014, 01:14am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Il faut follement aimer la vie pour avoir si souvent envie de mourir en voyant ce que les gens en font.

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Masochisme sans conséquence

24 Novembre 2014, 00:49am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

De Claire Brétécher à Frédéric Beigbéder en passant par tous leurs épigones et succédanés de plus ou moins grand talent, il est frappant de voir à quelle point la classe litérraro-bobo-pédanto-branchouilo-moderne est capable de critiquer avec férocité et finesse ce qu'elle est, de dénoncer avec justesse et acuité ses propres fatuités, ses forfanteries et ses incohérences. Mais sans jamais pousser cette démonstration acide et caustique jusqu'à une volonté de changement ou de remise en question. Nous sommes des merdes ridicules, on vous l'explique et vous le démontre avec habilité et drôlerie, mais on le restera. Parce qu'on est bien au chaud, parce que la soupe est bonne et que tout autre chemin serait dangereux et fatiguant. Le bouffon est devenu clerc et se complaît à jouer alternativement les deux rôles.

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Pendant que t'es dans tes baskets, funky, paillettes, coke et cola...

23 Novembre 2014, 14:31pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Pendant que t'es dans tes baskets, funky, paillettes, coke et cola...Pendant que t'es dans tes baskets, funky, paillettes, coke et cola...
Pendant que t'es dans tes baskets, funky, paillettes, coke et cola...Pendant que t'es dans tes baskets, funky, paillettes, coke et cola...
Pendant que t'es dans tes baskets, funky, paillettes, coke et cola...Pendant que t'es dans tes baskets, funky, paillettes, coke et cola...
Pendant que t'es dans tes baskets, funky, paillettes, coke et cola...Pendant que t'es dans tes baskets, funky, paillettes, coke et cola...Pendant que t'es dans tes baskets, funky, paillettes, coke et cola...

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Entremetteurs

22 Novembre 2014, 02:22am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

Le dîner avait à peine commencé depuis une quinzaine de minutes et un silence gêné écrasait déjà la tablée exagérément éclairée par un lustre à 8 branches plus adapté à une salle de bal de Versailles qu'à un salon de deux pièces parisien.

François avait flairé le piège mais son ennui avait été plus fort et il avait accepté, une fois encore, l'invitation de Pierre et Audrey. Ils étaient d'ailleurs forts gentils, Pierre et Audrey, ils s'inquiétaient pour lui, cherchaient à l'aider, à le soutenir, à lui faire rencontrer des gens. Malgré les difficultés, les égarements et les pesanteurs de leur propre couple, ils restaient persuadés que le célibat tardif est malsain, voir carrément inquiétant, et s'efforçaient donc d'organiser ce genre de soirées où ils obligeaient deux pauvres malheureux – qui généralement n'avait rien demandé à personne – à se retrouver face à face, entourés des sourires mielleux et des phrases sibyllines de leurs hôtes. François ne parvenait pourtant pas à vraiment leur en vouloir car, même si elle s'avérait toujours un peu sadique et méprisante, leur démarche n'en restait pas moins presque respectable, témoignant d'une forme, certes ambiguë mais indiscutable, d'intérêt, tranchant avec l'indifférence totale et assumée de 99% des individus pour tout ce qui n'est pas eux.

Il mangeait maintenant son gaspacho le nez planté aux tréfonds de son assiette creuse, attendant que l'un des autres convives parvienne à briser un silence de plus en plus pesant qu'il n'avait aucunement l'intention de meubler. « Saboteur » pensait Pierre. « Crétin » murmurait Audrey. Lui profitait du moment pour tenter de comprendre ce qui avait bien pu faire penser aux deux zouaves qu'il « devrait super bien s'entendre » avec la (plus très) jeune personne assise de l'autre côté de la table. Non pas que celle-ci soit dénuée de qualités, d'intérêt ou de charme mais c'est l'hypothèse de compatibilité qui le plongeait dans des abîmes de perplexité amusée. Elle était conseillère financière dans un groupe pharmaceutique, « amoureuse des voyages et des grands espaces », « active et entreprenante », « ambitieuse mais humaine », « attachée à un certain standing », « très sensibilisée à la cause animale », membre d'un club de randonnée et d'un autre de lecture, « catholique mais pas dans le sens coincé du terme » et surtout « toujours en découverte d'elle même ». Qu'est-ce qui avait pu faire naître l'idée absurde et saugrenue d'un quelconque rapprochement, d'une quelconque attirance réciproque?

La réponse était finalement assez simple : « Tu es seul, elle est seule, et à vos âges, vous n'allez quand même pas faire trop les difficiles. ». Il rougissait presque de honte en pensant au désarroi et à l'accablement symétrique de la jeune femme. Les amis, c'est formidable, mais, finalement, il les préférait absents ou indifférents que lourdement maladroits.

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Et vous mes mains, ne tremblez pas...

19 Novembre 2014, 15:56pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

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Petite conne

19 Novembre 2014, 15:26pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

"Tu fréquentais un monde
d'imbéciles mondains
Où cette poudre immonde
se consomme au matin,

Où le fric autorise
à se croire à l'abri
Et de la cour d'assises
et de notre mépris

Que ton triste univers
nous inspirait, malins
en sirotant nos bières
ou en fumant nos joints...

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Un dernier pour la route

19 Novembre 2014, 15:08pm

Publié par amoyquechault.over-blog.com

La musique martelait son crâne, les basses faisaient vibrer ses tympans et accentuaient les diverses douleurs qui commençaient envahir son corps. La nausée déjà au bord des lèvres, il recommandait néanmoins des verres, mécaniquement, frénétiquement. Tout ce qu'il voyait, tout ce qu'il entendait, tout ce qu'il sentait, percevait, lui donnait envie de boire, encore et encore, jusqu'à en crever. Ou du moins à feindre de crever, à en caresser l'idée.

La comédie sociale à laquelle il s'adonnait presque joyeusement encore une heure auparavant ne l'amusait plus. Restaient la haine et le dégoût, conquérants et vénéneux.

Trop de mots prononcés sans les penser, trop de simagrées, trop de gestes inutiles, trop de gesticulations vaines, trop d'imitations, trop de comédies... Boursouflures d'un monde ou plus rien n'est vrai, honnête, simple et sincère, où tout est calculé, mesuré, compté. Banalité d'un constat, naïveté d'une infinie tristesse. Refuse-t-on de jouer parce qu'on méprise les règles ou parce que l'on ne dispose pas des bonnes cartes ? Perdant glorieux ou vaincu revanchard ? Révolte ou aigreur ? Seules la violence et le sang pourraient trancher, peut-être.

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Bienveillance

19 Novembre 2014, 10:21am

Publié par amoyquechault.over-blog.com

  • « Putain, tu sais qui j'ai vu hier en rentrant en métro ? »

  • « Non... »

  • « Stéphane ! »

  • « Ton ex ? »

  • « Oui. Je te jure, le pauvre, il m'a fait de la peine... »

  • « Tant mieux. »

  • « Pourquoi tu dis ça ? »

  • « Ben... ses ex, en général, on préfère les voir accablés et misérables que rayonnants de bonheur et de satisfaction... »

  • « Heu non, pas du tout... Je ne suis pas comme ça moi... »

  • « D'accord. »

  • « Toujours est-il que le pauvre était tout seul, dans son coin. Alors que moi j'étais avec Adam. J'avais l'impression de lui balancer tout mon bonheur à la gueule. J'en étais presque gênée... »

  • « J'imagine. »

  • « Surtout que lorsqu'on est ensemble avec Adam, on ne peut s'empêcher de se toucher, de s'embrasser tu vois... Pas par provoc, mais c'est tellement passionnel entre nous, un truc de fous... »

  • « Oui, je comprends. »

  • « Lui il était sur son strapontin, avec son pauvre bouquin... »

  • « Il lisait dans le métro. Le gars au bord du gouffre quoi... »

  • « Carrément... Enfin j'espère quand même que ça n'a pas été trop dur pour lui.. »

  • « Moi aussi »

  • « Ha oui, tu l'aimais bien, toi, Stéphane ? »

  • « Ni plus ni moins que les autres... »

  • « Oui, comme moi. »

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